Bien-être, Boulot

Trouver son x et tourner autour avant d’y accéder

On jase de plus en plus de «trouver son x». Être sur son x, c’est sentir qu’on est à sa place. Pour être sur son x, plusieurs miseront sur l’emploi. Comment trouver l’emploi qui nous convient réellement ? Pendant un moment, certains spécialistes disaient qu’il fallait le créer. Ce n’est pas fait pour tout le monde. Depuis quelques mois, j’ai vraiment l’impression d’avoir trouvé mon x. Je l’avais déjà trouvé, mais je ne savais pas vraiment comment l’utiliser. Vous vous sentez peut-être ainsi dans votre projet d’écriture. Vous sentez vraiment que vous devez écrire, mais vous en doutez. Peut-être en doutez-vous seulement parce que vous n’avez pas encore trouvé le chemin pour accéder à votre x. Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous raconter mon parcours pour vous montrer qu’il peut être difficile de trouver la porte qui mène à son x. Il ne faut jamais le perdre de vue et travailler pour l’atteindre.

Trouver mon x

CEGEP, session d’hiver 2007. J’entre dans le cours de littérature, un livre de François Barcelo à la main. Je m’en souviens très bien. C’était le livre Bossalo, facilement reconnaissable à sa couverture jaune et noire. Je m’asseois et je continue à lire avant que le cours commence. Une fille s’assoit le bureau à côté et me dit : «Tu lis vraiment tout le temps.» Ou quelque chose comme ça. Je ne me souviens plus si j’ai répondu, mais ce moment-là est resté gravé dans ma mémoire. Peut-être parce qu’il est arrivé quelque chose pendant les vacances de Noël 2006, quelques semaines plus tôt.

J’habitais encore chez mes parents. Je descends les marches, les yeux rivés sur un livre. Ma mère, qui était dans la cuisine à ce moment-là, a contourné l’ilôt et m’a dit : «Je ne sais pas pourquoi tu ne travaillerais pas là-dedans, tu lis tout le temps.» C’est gravé dans ma mémoire. C’est comme si j’avais découvert qu’il y avait des gens qui travaillaient pour faire des livres. Les livres sont tellement magiques, que je ne pensais pas que des personnes pouvaient travailler.

À partir de ce moment, j’ai lu un tas de trucs! J’ai fait un baccalauréat en communications avec des stages en édition et pendant lequel j’ai fait un échange interuniversitaire en France pour faire des cours en édition. Puis, j’ai fait un DESS en édition.

Vous devez vous demander pourquoi je n’ai pas opté pour un baccalauréat en littérature ? Au départ, je me destinais au cinéma. J’avais donc fait des demandes à l’université en ce sens. Pourtant, même si j’avais délaissé le cinéma, le bacc en littérature me rebutait particulièrement. Passer un temps fou à faire de analyses de textes, etc. Pas pour moi. Ce que j’aime d’un livre, c’est comment il rencontre son public, ce qu’il nous fait vivre ou non. Bref, les communications m’ont semblé un chemin intéressant pour faire la promotion des livres et leur permettre de rencontrer des lecteurs qui pourraient les apprécier.

Quand son x est super contingenté

Il faut se dire la vérité. Si vous souhaitez travailler dans l’édition, que ce soit comme auteur ou comme éditeur, ce domaine est SUPER contingenté. La bonne nouvelle, c’est que, dans mon temps (oui oui je suis assez vieille pour dire ça), il y avait très peu de stages, voire aucun. Depuis quelques années, je vois de plus en plus d’offres de stage et d’emplois. Il n’en demeure pas moins que les offres sont peu nombreuses par rapport aux nombres de personnes qui rêvent d’accéder à la magie d’une maison d’édition.

C’était vrai pour moi. J’ai envoyé des dizaines de cv, tous restés sans réponse. J’ai travaillé 3 jours chez Renaud-bray avant de trouver la perle rare comme libraire chez Alire à Longueuil. Après 9 mois, j’ai trouvé un emploi de chargé de projet pigiste pour Chenelière Éducation. Chenelière est toujours mon principal client. En fait, sans le savoir, j’étais devenue pigiste et ça m’a ouvert des portes, notamment le plaisir de travailler à la maison et d’organiser mon horaire comme je le souhaitais.

(Parenthèses. Je serais encore libraire si le salaire m’aurait permis de réaliser tous mes rêves. J’espère un jour redevenir libraire… mais pour l’instant, j’ai d’autres plans !)

C’est sûr que travailler dans l’édition scolaire, ce n’est pas le côté glamour de l’édition. Et pourtant, j’ai senti que je pouvais enfin montrer de quoi j’étais capable… mais ce n’était pas encore tout à fait ça.

Aimer ce qu’on fait… mais en vouloir plus

Être sur son x, c’est un sentiment puissant de bien-être. Quand vous l’avez trouvé, vous le savez. En travaillant comme pigiste, j’ai fait des formations complémentaires ici et là, notamment avec l’ANEL.

Si mes collègues chez Chenelière lisent ce texte, sachez que j’aime beaucoup ce que je fais. Toutefois, j’ai toujours eu plusieurs projets différents à la fois. J’avais envie de challenge. C’est pourquoi j’ai créé WOW lecture en 2016 pendant mon congé de maternité. Ce blogue parle de littérature jeunesse et c’était une façon de montrer ma passion principale : les livres d’images, la littérature jeunesse, les histoires, le livre. Aujourd’hui, WOW lecture est en pleine croissance. Il y a plus de 200 abonnés Facebook et ça me fait tellement plaisir de lire les commentaires des lecteurs.

Depuis plusieurs mois, j’ai bâti mon site web et mon blogue professionnel. J’y ai parlé de gestion de projets, de rédaction… en me cherchant encore un peu. Puis, après avoir interagi sur plusieurs groupes Facebook, j’ai écrit des textes qui me ressemblent sur l’édition et l’écriture. J’ai trouvé ma niche : l’édition. Depuis que j’ai trouvé ma niche, je suis tellement motivée à travailler sur mon blogue.

Puis, vint la lumière

Gros titre révélateur pour vous dire que j’ai trouvé ce que je voulais faire. Je voulais guider les gens qui ont des projets d’écriture dans la rencontre avec leur public, que ce soit en passant par un éditeur ou non. C’est pourquoi je bâtis en ce moment le programme «Mon projet éditorial». Il débutera dès la fin juillet avec un premier webinaire gratuit sur les types d’édition. Au fil des mois, je bâtirai un contenu qui me ressemble mais qui saura aussi éclairer les gens sur l’édition. Comme ça, vous ne serez pas comme moi quand je pensais que les livres étaient faits magiquement. Quoiqu’il y a toujours un peu de magie dans un livre.

Pourquoi partir de mon côté au lieu de continuer à chercher un emploi en édition?

Sérieusement, je rêve toujours de travailler dans une maison d’édition prestigieuse. Je sais que je pourrais y faire ma marque et apprendre des autres personnes présentes. Toutefois, deux choses m’empêchent d’aller dans cette voie présentement : la liberté de mon horaire et le marché.

Sérieusement, je ne peux pas concevoir de ne plus travailler chez moi. J’aime mon horaire (ou mon anti-horaire). J’aime être proche de ma famille même quand je travaille. J’aime avoir le contrôle sur le bruit, les heures de travail, ma fatigue, mes disponibilités, etc.

Puis, il y a le marché. Oui, les emplois sont mieux affichés que «dans mon temps», mais ils ne sont pas très nombreux. La compétition est féroce. Haha ! Pour l’instant, j’ai vraiment envie d’aider les gens qui ont un projet d’écriture en tête. J’ai envie de vous donner de l’assurance, de la confiance. Parfois, quand un projet est trop flou, notre motivation prend le bord. J’ai envie de vous offrir du concret.

 

Et vous, sentez-vous que vous êtes sur votre x? Votre projet d’écriture vous aide-t-il à vous en rapprocher?

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2 Comment

  1. Reply
    Julie lit au lit
    juillet 15, 2017 at 12:58

    Merci de nous partager ton cheminement. De mon côté, l’écriture me permet de me réaliser. C’est tellement clair que je pourrais en parler pendant 1000 mots minimum 😉

    J’ai bien hâte de suivre tes projets à venir!

    1. Reply
      Marie-Michèle
      juillet 17, 2017 at 11:07

      Merci beaucoup Julie! 🙂

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