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Préparer la page de vente de son livre

Le 27 septembre 2018, j’ai reçu Alexandra Martel en live sur ma page Facebook. Alexandra est une pro de l’écriture persuasive. De quoi ? Oui oui, de l’écriture pour vendre. D’ailleurs, son entreprise se nomme Les mots pour vendre. Alexandra est la pro des pages de vente. C’est pourquoi je l’ai invitée. Quand on est auteur, on n’est pas nécessairement bon vendeur. Voici donc les trucs d’Alexandra.

Qu’est-ce qu’une page de vente ?

C’est une page de votre site où vous vendez votre livre. En fait, vous ne vendez pas votre livre. Vous vendez les bénéfices que le lecteur en tirera. Vous devez donc vous adresser à votre lecteur. N’écrivez pas trop au « je ». Utilisez plutôt le « tu » ou le « vous ».

Que doit contenir une page de vente de livre ?

Voici en rafale les informations à inclure dans votre page de vente. Attention, elles ne sont pas nécessairement en ordre.

  1. Le résumé.
  2. Si vous faites un livre de non-fiction, un aperçu de la table des matières.
  3. Les bénéfices qu’en retirera votre lecteur.
  4. Les témoignages de lecteurs déjà conquis.
  5. Un appel à l’action, c’est-à-dire la possibilité pour le lecteur d’acheter votre livre.
  6. Une présentation de vous.

Où prendre ses témoignages ?

Bien entendu, il est possible que vous n’ayez pas de témoignages de lecteurs au moment de la vente de votre livre. Par contre, vous pouvez contacter vos premiers lecteurs après quelques semaines pour savoir où ils en sont et s’ils apprécient leur lecture. Vous aurez donc des témoignages pour garnir votre page de vente.

Parler de soi

Lors de notre discussion, Alexandra a précisé qu’il fallait être prudent lorsqu’on se présente sur une page de vente. Il ne faut pas trop parler de soi. En fait, il faut parler de soi en parlant au « vous ». Nébuleux ? Voici son exemple. Quand on demande à Alexandra ce qu’elle fait dans la vie, elle ne commence pas en parlant de son parcours en droit pour atterrir en marketing. Elle commence en disant : « As-tu de la difficulté à vendre tes produits ? » Si la réponse est oui, elle lui dit : « Je peux t’aider. » Boum. Elle a fait une entrée en matière remarquée qui a tout de suite séduit son interlocuteur. Vous devez faire la même chose sur votre page de vente. Vous pouvez même commencer votre texte avec une question qui accrochera votre lecteur.

Les éléments visuels

Les éléments visuels font partie de votre page de vente. Vous devez donc en inclure lorsque c’est pertinent. Il faut bien entendu la photo de couverture de votre livre. Si vous pouvez le faire en mockup, c’est encore mieux. Qu’est-ce qu’un mockup ? C’est un montage qui montre la couverture de votre livre sur un livre fictif.

Vous pouvez également ajouter des photos pour illustrer les différentes parties de votre livre par exemple. La photo doit être pertinente et servir le contenu du livre.

Pour voir un mockup et l’utilisation des visuels sur une page de vente, vous pouvez voir la page de vente d’une cliente d’Alexandra. (Ce n’est pas Alexandra qui a écrit cette page de vente, mais ça vous donnera une bonne idée.)

Un extrait du livre

Vous pouvez aussi offrir un passage de votre livre, que ce soit en téléchargeant les premières pages ou en ayant l’option pour feuilleter les premières pages. Le lecteur pourra vraiment voir ce qu’il achète.

La rédaction persuasive… de quoi ?

Lors du live avec Alexandra, je lui ai demandé de nous parler de la rédaction persuasive. Persuasif, n’est-ce pas perçu négativement ? Oui et non. En fait, la rédaction persuasive se fait tout en subtilités. Évidemment, on veut vendre, mais on ne veut pas avoir l’air de vendeurs d’assurance ou de voitures.

L’idée, c’est d’opter pour une écriture douce qui exprime l’empathie, sans mettre de pression à l’acheteur. Alors, il est très important de ne pas culpabiliser votre lecteur. Ce n’est pas de sa faute s’il ne sait pas faire telle ou telle chose. Par contre, votre livre peut l’aider à aller de l’avant. C’est pourquoi vous devez vendre cette solution. Et c’est cette solution que les lecteurs achèteront.

Pour faciliter votre réflexion, Alexandra propose un exercice AVANT/APRÈS. Prenez une feuille et d’un côté, écrivez AVANT. De l’autre, écrivez APRÈS. Sur le côté avant, décrivez comment votre lecteur se sent avant la lecture de votre livre. De l’autre, comment vous aimeriez qu’il se sente après avoir lu votre livre. Pour bâtir votre page de vente, vous pouvez accrocher votre lecteur en lui parlant de son avant pour l’amener vers le après. C’est un exercice d’écriture qui, s’il est bien fait, convaincra votre lecteur idéal. Donc, prenez le temps de la travailler.

En résumé…

Voici quelques éléments à garder en tête.

  1. À qui parlez-vous ? Prenez le temps de décrire votre lecteur idéal.
  2. Quelle transformation (solution) lui vendez-vous ? Comment se sentira-t-il à la fin de sa lecture ?
  3. Avez-vous inclus des éléments visuels ? Sont-ils pertinents ?

 

Si vous voulez un coup de main pour bâtir votre page de vente, je vous invite à visiter le site Les mots pour vendre pour contacter Alexandra.

Diffusion-Distribution, Écriture, Livres, Projet édito // Autoédition, rédaction

Ton projet d’autoédition : de quoi as-tu peur ?

Il y a quelques semaines, dans mon groupe Autoédition | Groupe d’entraide, j’ai demandé à mes membres quelles étaient leurs craintes par rapport à l’autoédition. J’ai vite cru que ce serait l’argent. Et pourtant ! Il y a eu tant de réponses variées que j’ai décidé de répondre dans un article. Je crois que tu te retrouveras dans ces craintes. (Psst. Je t’invite à venir partager le tout sur le groupe.) Dans cet article, je vais donc te parler de ces peurs et comment les surmonter. Il n’y a pas de formule magique, j’ai moi-même une crainte. Découvre-la plus bas !

1. L’argent

Si tu me suis depuis un moment, tu sais que pour moi, la qualité est essentielle. Pourquoi faire un livre tout croche ? Un tel livre ne se vendra pas. Il ne trouvera pas son lecteur idéal. Pour faire un livre de qualité dont tu seras fier, tu dois investir. Tu dois t’entourer. En payant des professionnels en révision, en correction, en graphisme, etc., tu propulses ton projet à un autre niveau. Tu affirmes que ton projet est important, que tu veux qu’il soit parfait. Vois tes dépenses comme un investissement. La qualité que tu atteindras avec des professionnels, tu la gagneras en vente. Ce ne sera peut-être pas 100 copies d’un coup, mais tu en vendras. Tu en vendras parce que ton produit va être attirant et bien fait. Combinés à ton puissant message, tu trouveras ton lecteur.

2. Le perfectionnisme

Sérieusement, on veut tous que notre livre soit parfait. On ne veut pas une coquille, pas une erreur de mise en page. On veut une belle impression. On veut des couleurs vibrantes. On veut que notre contenu soit par-fait ! Parfois, on attend même qu’il soit trop parfait avant de passer à l’action. Croyez-moi, j’en sais quelque chose. Malheureusement, il ne faut pas attendre que ce soit parfait. On repousse alors le moment de plus en plus en se mettant une pression énorme.

Je fais des projets où nous sommes cinq personnes à lire chaque chapitre plusieurs fois et étonnamment, il reste toujours des coquilles niaiseuses. Nous sommes trois à vérifier chaque épreuve de chaque chapitre trois ou quatre fois et pourtant, il reste des erreurs de mise en page. Oui, je sais, c’est décourageant. Pourtant, le simple fait d’être où tu es en ce moment devrait te remplir de fierté. Salut ! Tu as écrit un livre (ou tu l’écris en ce moment). C’est déjà un grand projet. Tu dois donc lâcher-prise sur ces petits détails qui te font peur. Et ça compte aussi pour les erreurs de l’imprimeur. N’oublie pas de demander une épreuve avant qu’il imprime toutes tes copies, mais sache qu’on n’est jamais à l’abri d’une erreur ou d’un petit accident. Reste positif et fonce.

3. Les échéances

Personnellement, je trouve que les échéances sont motivantes ! Elles permettent de garder le cap, d’avoir une vision de notre projet… et surtout, de planifier toutes les étapes après l’impression (tu sais, promo + distribution). Le seul problème avec les échéances, c’est quand elles ne sont pas réalistes. Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes fin juin. Si tu décides de publier un livre pour décembre, mais que tu n’as rien d’écrit, tu dois t’y mettre… MAINTENANT. On a tendance à penser que ça va se faire tout seul, que les mots vont nous arriver facilement étant donné qu’on connaît bien notre sujet. Ce n’est pas aussi facile que ça. Alors, avant de te fixer une échéance, fais-toi un plan. Détermine combien de temps tu as besoin pour écrire un chapitre, demande des soumissions pour évaluer le temps de révision et de montage de ton livre. (Je vais te dire un secret. Les réviseurs et les graphistes sont des gens occupés. Alors, il est fort possible qu’ils ne puissent pas faire ton livre le lendemain de ton envoi. Prévois le coup dans ton échéancier.) N’oublie pas ta vie quotidienne. Parfois, on ne peut pas aller aussi vite qu’on le souhaiterait. Oh ! Et surtout, dévoile la date seulement quand tu es certain qu’elle tient la route. La date, c’est d’abord un engagement envers toi-même.

4. La gestion de projet

Oui, il y a de la gestion : révision, infographie, budget, impression, promotion, distribution, etc. C’est inévitable… à moins que tu délègues le tout à une autre personne. Sinon, tu n’as pas le choix. Donc, retrousse tes manches et organise-toi. Crée un échéancier, un budget, un plan stratégique, des listes de points de vente à contacter, etc. Tu es maître de ton projet, c’est à toi de prendre le taureau par les cornes et de foncer. Oui, ça fait peur de prendre beaucoup de décisions, mais quand tu t’entoures bien, tu ne peux que réussir.

Surtout, donne-toi le temps. Ce n’est pas en faisant les choses rapidement qu’on obtient les meilleurs résultats. Prends ton temps pour bien établir tes stratégies.

5. La vente

Ça, c’est ma peur. Pas la vente en tant que telle, mais surtout que mon livre ne trouve pas son lecteur. Il y a donc deux points de vue sur le concept de « vente » : la peur de vendre et la peur de ne pas vendre.

La peur de vendre dans cet article signifie surtout que tu as peur de faire les démarches nécessaires pour vendre : organiser des séances de dédicaces, participer à des salons, aller dans des points de vente pour présenter ton livre, etc. Pourtant, c’est incontournable. Bien sûr, tu peux te contenter de ta boutique en ligne. Par contre, selon le genre de livre que tu publies, il est possible que ce ne soit pas suffisant pour vendre. Alors, vois-le comme une sortie de zone. Sortir de sa zone de confort, c’est très souvent gagnant. Les premiers coups, ça va être vraiment difficile. Ensuite, tu vas prendre le tour et tu vas convaincre tout le monde ! Avant de te présenter, prépare ton pitch et fais la liste de toutes les qualités de ton livre. Tu es le mieux placé pour en parler !

6. La distribution

Bête noire de l’autoédition, la distribution (et par extension, la promotion) est vraiment un point faible du processus. Tu dois concevoir ton livre comme un produit. Oublie la distribution à l’ancienne, tu n’auras pas accès à un distributeur. Alors, sois créatif.

Tu es maintenant un entrepreneur. Tu as créé un produit et tu veux le vendre. Bâtis une stratégie. Tu dois maintenant regarder ton livre comme un produit à vendre. Informe-toi sur le marketing, utilise les médias sociaux, etc. N’oublie pas ta boutique en ligne.

Voilà. Les peurs de l’autoédition ne sont pas insurmontables. Il te faut un mindset puissant. Tu prends le contrôle de ton projet et tu le mènes jusqu’au bout. Imagine la fierté que tu vivras. Imagine les émotions que tu vivras en tenant ton livre dans tes mains. Je crois que ce sentiment vaudra amplement toutes les sorties de zone que tu vivras pendant ton aventure en autoédition.