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Stéphanie Labelle

Projet édito // Autoédition

Série «Autoédition» : Entrevue avec Stéphanie Labelle, Les Éditions PPL

Autoedition_Iles magiques_StephanieLabelle_MarieMicheleMartelStéphanie Labelle a publié Les îles magiques en autoédition. Aujourd’hui, elle a accepté de répondre à mes questions. Elle dégage une telle confiance. Vous verrez, vous serez super motivés à vous lancer!

1. Quand et comment as-tu décidé de t’autoéditer ?

J’ai toujours voulu écrire un album jeunesse. J’adore les livres pour enfants. Mon copain, Patrice Laflamme, m’a alors mis au défi d’écrire mes 3 idées principales et quelques mois plus tard, le livre Les îles magiques arrivait. Mon chum connaissait un imprimeur au Québec, nous avons fait des recherches pour trouver une illustratrice et nous nous sommes lancés. Nous avons décidé de tout prendre en charge et de créer notre propre premier projet en amoureux.

2. As-tu eu des doutes en cours de projet ?

Non, je n’ai pas eu de doute sur nos démarches d’autoédition. J’ai eu des doutes à propos de l’histoire, mais je pense que c’est normal.

3. Peux-tu nous parler des étapes à travers lesquelles tu es passée ? As-tu engagé une réviseure, un infographiste, etc. ?

Il y a plusieurs étapes. Trouver mes idées, les mettre sur papier, tricoter une histoire autour, mais j’ai dû chercher plus fort pour trouver LA personne qui allait être capable de mettre des images sur mes mots et qui allait réussir à dessiner ce que j’avais dans ma tête. Une fois que j’ai trouvé Chloé Lalancette avec son merveilleux talent, sa créativité et sa façon d’oser, le livre a pris vie. Ensuite, comme j’ai une peur immense des fautes d’orthographe, de syntaxe et de structure de phrases, nous avons effectivement fait appel à une réviseure et c’est la meilleure décision qu’on a pu prendre. Comme je mentionnais plus haut, nous avons dû faire appel à un imprimeur, faire le dépôt légal ainsi que de demander notre code ISBN.

4. Quelles étaient tes peurs ? As-tu eu des périodes de découragement ? Si oui, comment te motivais-tu ?

La peur qu’il y ait des erreurs dans mon texte et aussi la crainte que les gens n’apprécient pas le livre. Surtout les gens des Îles-de-la-Madeleine et les enfants. J’ai eu aussi peur pendant un moment de décevoir les gens qui m’encourageaient et qui me soutenaient. Je n’ai pas tellement vécu de périodes de découragement. Ce projet me stimulait et me donnait de l’énergie. Encore aujourd’hui, j’adore m’occuper de ce projet, de publier des petites photos, rencontrer des gens pour créer des collaborations et voir que certaines personnes sont touchées par l’histoire.

5. Quelle étape a été la plus difficile pour toi ?

J’en ai 2. Le début, le maudit syndrome de la page blanche. Aussi, je pense que la petite période où on publiait le livre, il y avait un rush avec la mise en page, la réviseure, moi, ma classe du moment (oui, je suis enseignante) et ça tombait en plus dans la période de la remise du premier bulletin et les rencontres de parents. J’étais complètement débordée. Disons que j’avais hâte aux vacances de Noël.

6. As-tu eu du soutien, de l’aide pour t’y retrouver ?

Par chance mon amoureux (merci énormément pour tout, il est merveilleux), mon père et sa copine aux Îles-de-la-Madeleine, ma meilleure amie (ti-coquelicot) et Chloé l’illustratrice. Sans eux, le livre Les îles magiques ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.

7. Y a-t-il quelque chose que tu ferais différemment ? As-tu un conseil pour les gens qui se lance dans l’aventure ?

Je ne changerais rien. J’ai adoré mon expérience et notre deuxième livre est présentement dans le four. Mon conseil: Allez-y! Foncez, mais surtout entourez-vous bien!