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Profiter de Noël en autoédition

Noël est une période importante pour un éditeur. Les livres font de parfaits cadeaux à mettre sous le sapin. C’est souvent à ce moment que l’éditeur fait les ventes les plus importantes de l’année, à quelques exceptions près. Pourquoi est-ce que ce devrait être différent pour l’autoédition ? Un livre autoédité de qualité a aussi sa place dans un bel emballage cadeau, mais comment profiter de cette vague festive ? Dans les prochaines lignes, nous ferons un brainstorm pour augmenter votre visibilité pendant les fêtes.

Bien sûr, la visibilité ne se gagne pas en un clin d’œil. Au contraire, ça se travaille sur plusieurs mois. C’est pourquoi on dit souvent qu’il faut faire la promotion de son livre avant qu’il soit imprimé et disponible à la vente. En autoédition, cette affirmation est encore plus vraie. Comme vous n’avez pas accès aux canaux de diffusion que les éditeurs utilisent, il faut faire preuve de créativité pour vous faire connaître. Donc, même si cet article vous donne des pistes de réflexion, vous devez déjà avoir fait un travail en amont pour attirer l’attention. Ce n’est pas en appliquant une des idées ci-dessous que vous aurez instantanément des ventes. Sortez l’entrepreneur en vous et apprenez à vous vendre.

Pourquoi votre livre serait un bon cadeau de Noël ?

C’est facile de dire qu’on veut vendre notre livre, mais il faut savoir comment il pourra plaire aux lecteurs. Ce n’est pas suffisant de dire : « Il est bon. » On ne peut pas vous croire. Pour savoir s’il est bon, le lecteur doit le lire. C’est d’ailleurs un défi du livre. Comment peut-on savoir si on fait un bon achat ? On ne le peut pas, tant qu’on ne l’a pas fait.

Du coup, vous devez trouver comment votre livre plaira et aidera votre lecteur. Vous devez y croire profondément et faire passer le message. Donc, vous ne devez pas vendre votre livre seulement. Il faut vendre ses bienfaits et tout ce qui l’entoure. Prenons un exemple. Disons que vous avez écrit un livre sur le jardinage pour débutants (parce que je prends toujours cet exemple), comment votre lecteur sera convaincu de faire un bon choix ? Peut-être que vous lui offrirez la chance de mettre de la vie dans son environnement. Peut-être que vous lui offrez d’enfin avoir un jardin de rêves… sans se casser la tête ! Peut-être même que vous lui offrez la solution pour éviter que ses plantes meurent après quelques jours seulement (bien souvent mon cas).

Alors, avant même de bâtir votre stratégie de promotion, réfléchissez à la valeur de votre livre. En quoi se distingue-t-il et comment votre lecteur grandira après sa lecture ?

Vos médias sociaux

En autoédition, les médias sociaux ont une place bien spéciale dans la stratégie de promotion. Bien utilisés… et surtout, utilisés avec créativité, ils peuvent offrir une belle visibilité et vous permettre de rejoindre des dizaines, voire des centaines et des milliers de personnes. Pour arriver à ce résultat, il faut travailler fort et avoir une idée originale.

Dans cet article, nous nous concentrons sur Noël. Par contre, vous pourrez reprendre ces idées pendant l’année. Vous pourrez aussi surveiller l’arrivée prochaine d’une formation sur les médias sociaux en 2019. Voici donc quelques idées pour animer vos pages.

  1. Partager des extraits de votre livre.
  2. Partager votre parcours, vous présenter. (Quand on s’attache à l’auteur, on veut tout lire de lui !)
  3. Partager les raisons de lire votre livre.
  4. Présenter le contenu de votre livre. Préparez des publications à chaque semaine pour présenter un thème de votre livre.

Faites une recherche sur le Web pour découvrir des dizaines d’idées de publications et adaptez-les à votre produit: votre livre.

Faire parler de vous

Disons-le, votre visibilité est limitée au départ. Vous avez votre famille, vos amis et l’objectif, c’est de rejoindre des gens que vous ne connaissez pas. Pour faire cela, il peut être intéressant de communiquer avec des influenceurs, blogueurs et autres médias pour parler de votre livre. Ceux qui misent sur le local sont de bonnes personnes à contacter au départ. Ce peut être votre journal local ou un influenceur qui vient de votre patelin.

Oui, mais comment les contacter ? Écrivez-leur. Assurez-vous de connaître leurs intérêts. Si vous faites un livre de jardinage et que vous contactez un blogueur qui parle de sports, le lien ne sera peut-être pas évident. Surtout, préparez une offre. Dans ce cas, il faut être prêt à offrir au moins un livre. Vous pourriez leur demander s’ils seraient intéressés à faire une entrevue avec vous, s’ils veulent en parler avec leurs abonnés, s’ils voudraient organiser un concours pour Noël, etc. Dans tous les cas, n’oubliez pas d’écrire comment vous procurer votre livre. Les gens ne font pas l’effort de chercher sur Internet pour trouver un truc dont ils ont entendu parlé à telle ou telle place. Il faut faire simple simple simple.

Évidemment, pour pouvoir les contacter, vous devez les connaître. Du coup, restez à l’affût. Informez-vous et surveillez les opportunités.

Créer des partenariats

Qu’est-ce que ça veut dire ? C’est le moment de sortir votre créativité. Vous pouvez vous unir à une autre entreprise pour créer des paquets cadeaux. Voici des exemples.

  1. Vous avez un livre de jardinage. Pourquoi ne pas offrir des petits outils de jardinage ? Un certificat-cadeau pour un court de jardinage ?
  2. Vous faites un livre pour enfants. Pourquoi ne pas offrir un petit jouet, une peluche, un cahier à colorier ?
  3. Vous faites un livre pour les mamans. Pourquoi ne pas offrir des produits de bien-être, des serviettes douces, des bougies, etc. ?
  4. Vous faites un livre qui demande de la réflexion. Pourquoi ne pas offrir un cahier et un crayon avec votre livre ?

Je crois que vous voyez un peu le genre. Les paquets cadeaux sont appréciés, car ils permettent d’offrir un cadeau spécial et complet. Vous pourrez aussi profiter de la visibilité de l’autre entreprise. Bien sûr, vous devez aussi faire la promotion de votre côté. C’est du donnant-donnant.

Faire une surprise

Sérieusement, qui n’aime pas les surprises ? Certaines personnes oui, mais en général, on aime bien avoir un petit plus. Ça fait un doux velours. Donc, vous pouvez proposer d’ajouter une petite surprise avec chaque commande. N’oubliez pas que cette surprise ne doit pas ajouter des frais de livraison sur votre commande. Elle ne doit donc pas être grosse ou trop lourde.

Vous pouvez aussi proposer de joindre un emballage cadeau à votre commande. Vous pourrez ajouter un petit sac avec du papier de soie, ou une quantité suffisante de papier d’emballage pour éviter que vos lecteurs courent dans les boutiques pour se procurer un emballage.

 

Ce ne sont que quelques idées pour vous aider à augmenter votre visibilité pendant les Fêtes. Comme vous le savez, le monde est envahi par des milliers de livres par année, sans oublier les livres qui sont parus les années précédentes. Du coup, il faut prendre le temps de réfléchir à votre stratégie pour vous permettre de sortir du lot. Soyez à l’écoute de vos lecteurs. Parlez-leur de choses qui les intéressent.

Votre livre n’est pas terminé ? Profitez des prochaines semaines pour observer ce que les auteurs font pour se faire remarquer. Prenez des notes et soyez prêts pour l’année prochaine !

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Préparer la page de vente de son livre

Le 27 septembre 2018, j’ai reçu Alexandra Martel en live sur ma page Facebook. Alexandra est une pro de l’écriture persuasive. De quoi ? Oui oui, de l’écriture pour vendre. D’ailleurs, son entreprise se nomme Les mots pour vendre. Alexandra est la pro des pages de vente. C’est pourquoi je l’ai invitée. Quand on est auteur, on n’est pas nécessairement bon vendeur. Voici donc les trucs d’Alexandra.

Qu’est-ce qu’une page de vente ?

C’est une page de votre site où vous vendez votre livre. En fait, vous ne vendez pas votre livre. Vous vendez les bénéfices que le lecteur en tirera. Vous devez donc vous adresser à votre lecteur. N’écrivez pas trop au « je ». Utilisez plutôt le « tu » ou le « vous ».

Que doit contenir une page de vente de livre ?

Voici en rafale les informations à inclure dans votre page de vente. Attention, elles ne sont pas nécessairement en ordre.

  1. Le résumé.
  2. Si vous faites un livre de non-fiction, un aperçu de la table des matières.
  3. Les bénéfices qu’en retirera votre lecteur.
  4. Les témoignages de lecteurs déjà conquis.
  5. Un appel à l’action, c’est-à-dire la possibilité pour le lecteur d’acheter votre livre.
  6. Une présentation de vous.

Où prendre ses témoignages ?

Bien entendu, il est possible que vous n’ayez pas de témoignages de lecteurs au moment de la vente de votre livre. Par contre, vous pouvez contacter vos premiers lecteurs après quelques semaines pour savoir où ils en sont et s’ils apprécient leur lecture. Vous aurez donc des témoignages pour garnir votre page de vente.

Parler de soi

Lors de notre discussion, Alexandra a précisé qu’il fallait être prudent lorsqu’on se présente sur une page de vente. Il ne faut pas trop parler de soi. En fait, il faut parler de soi en parlant au « vous ». Nébuleux ? Voici son exemple. Quand on demande à Alexandra ce qu’elle fait dans la vie, elle ne commence pas en parlant de son parcours en droit pour atterrir en marketing. Elle commence en disant : « As-tu de la difficulté à vendre tes produits ? » Si la réponse est oui, elle lui dit : « Je peux t’aider. » Boum. Elle a fait une entrée en matière remarquée qui a tout de suite séduit son interlocuteur. Vous devez faire la même chose sur votre page de vente. Vous pouvez même commencer votre texte avec une question qui accrochera votre lecteur.

Les éléments visuels

Les éléments visuels font partie de votre page de vente. Vous devez donc en inclure lorsque c’est pertinent. Il faut bien entendu la photo de couverture de votre livre. Si vous pouvez le faire en mockup, c’est encore mieux. Qu’est-ce qu’un mockup ? C’est un montage qui montre la couverture de votre livre sur un livre fictif.

Vous pouvez également ajouter des photos pour illustrer les différentes parties de votre livre par exemple. La photo doit être pertinente et servir le contenu du livre.

Pour voir un mockup et l’utilisation des visuels sur une page de vente, vous pouvez voir la page de vente d’une cliente d’Alexandra. (Ce n’est pas Alexandra qui a écrit cette page de vente, mais ça vous donnera une bonne idée.)

Un extrait du livre

Vous pouvez aussi offrir un passage de votre livre, que ce soit en téléchargeant les premières pages ou en ayant l’option pour feuilleter les premières pages. Le lecteur pourra vraiment voir ce qu’il achète.

La rédaction persuasive… de quoi ?

Lors du live avec Alexandra, je lui ai demandé de nous parler de la rédaction persuasive. Persuasif, n’est-ce pas perçu négativement ? Oui et non. En fait, la rédaction persuasive se fait tout en subtilités. Évidemment, on veut vendre, mais on ne veut pas avoir l’air de vendeurs d’assurance ou de voitures.

L’idée, c’est d’opter pour une écriture douce qui exprime l’empathie, sans mettre de pression à l’acheteur. Alors, il est très important de ne pas culpabiliser votre lecteur. Ce n’est pas de sa faute s’il ne sait pas faire telle ou telle chose. Par contre, votre livre peut l’aider à aller de l’avant. C’est pourquoi vous devez vendre cette solution. Et c’est cette solution que les lecteurs achèteront.

Pour faciliter votre réflexion, Alexandra propose un exercice AVANT/APRÈS. Prenez une feuille et d’un côté, écrivez AVANT. De l’autre, écrivez APRÈS. Sur le côté avant, décrivez comment votre lecteur se sent avant la lecture de votre livre. De l’autre, comment vous aimeriez qu’il se sente après avoir lu votre livre. Pour bâtir votre page de vente, vous pouvez accrocher votre lecteur en lui parlant de son avant pour l’amener vers le après. C’est un exercice d’écriture qui, s’il est bien fait, convaincra votre lecteur idéal. Donc, prenez le temps de la travailler.

En résumé…

Voici quelques éléments à garder en tête.

  1. À qui parlez-vous ? Prenez le temps de décrire votre lecteur idéal.
  2. Quelle transformation (solution) lui vendez-vous ? Comment se sentira-t-il à la fin de sa lecture ?
  3. Avez-vous inclus des éléments visuels ? Sont-ils pertinents ?

 

Si vous voulez un coup de main pour bâtir votre page de vente, je vous invite à visiter le site Les mots pour vendre pour contacter Alexandra.

Projet édito // Autoédition

Quoi planifier pour mon projet d’autoédition ?

En autoédition, il y a beaucoup à penser. En dehors de son livre, il ne faut pas oublier tout l’aspect administratif (ISBN, dépôt légal, etc.), la promotion et la vente. C’est pourquoi la planification est essentielle… pour ne pas en perdre des bouts. Planifier, c’est se donner une vue d’ensemble de son projet pour :

  • prévoir les prochaines étapes ;
  • élaborer un plan de promotion et de distribution avant la sortie du livre ;
  • voir venir les problèmes, par exemple les retards.

Dans cet article, je vous propose de regarder quoi planifier dans votre projet.

La production de votre livre

Dès que vous approchez de la fin de la rédaction, vous pouvez commencer à planifier la production de votre livre. Vous pouvez demander des soumissions aux personnes avec qui vous aimeriez travailler. Vous pouvez également leur demander leurs disponibilités pour avoir une meilleure idée du moment où ils pourront travailler sur votre projet.

La planification à cette étape vous permet de coordonner le travail des membres de votre équipe. Et surtout, vous ne pouvez pas les mettre « back à back ». Vous devez vous donner du temps. Par exemple, si vous voulez prévoir les étapes de révision et de mise en page, il faudra :

  • demander une date de livraison approximative à votre réviseur ;
  • vous garder un petit coussin en cas de retard ;
  • garder du temps pour votre validation ;
  • garder un autre petit coussin si vous avez des questions pour le réviseur.

Tout cela, avant la prochaine étape.

Vous devez être réaliste. Si vous travaillez à temps plein, que vous avez des enfants, que vous avez d’autres engagements, etc., aurez-vous vraiment le temps de valider la révision de votre livre en une semaine ?

Donc, faites l’exercice pour chaque étape (lecture professionnelle, révision, graphisme, infographie) et vous aurez une date approximative pour prévoir l’impression de votre livre.

La date de parution de votre livre

Qu’est-ce que la date de parution de votre livre ? Il s’agit de la date à laquelle il est prêt pour la vente. Prévoir la parution de son livre permet d’annoncer quand il sera réellement en vente.

Il faut donc calculer le temps d’impression ainsi qu’un petit coussin pour évaluer la date de parution.

La date de lancement de votre livre

Si vous décidez d’organiser un lancement pour votre livre, vous devez connaître sa date de parution. Après tout, vous voulez en avoir des copies à vendre lors du lancement. Vous calculerez donc un coussin entre la date de parution et le lancement du livre. Vous aurez également besoin de planifier la réservation de la salle, du traiteur, de la musique, les personnes qui vous aideront, etc.

La promotion

Pour moi, c’est un des points essentiels de la planification. Sans votre planification des étapes précédente, vous ne pourrez pas planifier votre promotion. Vous devez planifier pour savoir :

  • quand commencer à parler de votre livre ;
  • quand faire une prévente (si vous le souhaitez) ;
  • à quels événements vous voudrez participer pour vendre votre livre ;
  • quand organiser un tirage (si vous le souhaitez) ;
  • où vous voudrez vendre votre livre ;
  • etc.

Et je vous donne indice, ça ne se planifie pas au moment que vous avez le livre dans vos mains. Il sera trop tard.

La planification est un moyen de professionnaliser votre aventure d’autoédition. Vous savez où vous allez et comment vous y allez. Vous savez ce que vous voulez et surtout, vous montrez que vous abordez votre livre comme un produit à vendre et à diffuser auprès de ses lecteurs potentiels.

 

Pour savoir quoi planifier à chaque étape, téléchargez la checklist «Mon projet d’autoédition en 11 étapes». 

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Ça coûte combien l’autoédition ?

Soyons franc. L’autoédition, ça peut coûter aussi cher que vous le souhaitez… et ça ne peut pas rien coûter. Vous devez investir un minimum pour avoir un livre de qualité à votre image… et comme dans tout, vous pouvez toujours payer pour des extras et faire grimper la facture. Donc, avant d’attaquer cet article, il faut déjà s’entendre sur quelques principes :

  1. Les gens ne travaillent pas gratuitement… sauf peut-être votre meilleur ami. Certains services semblent évidents, comme la révision linguistique. Pourtant, toutes les personnes qui travailleront sur votre livre contribueront à son succès. Il ne faut pas penser que l’un est plus important que l’autre. Alors, ce n’est pas vrai que le travail d’un illustrateur est moins important que celui de votre réviseur linguistique. Ce n’est pas juste une illustration, c’est votre image. Il y a une recherche importante pour arriver à ce résultat, comme la réviseure qui recherche les règles concernant différentes utilisations linguistiques.
  2. Les prix peuvent grandement varier. Une des questions qu’on me pose le plus souvent, c’est : « Oui, mais as-tu une échelle de prix ? Une idée de combien ça pourrait coûter ? » La réponse est : oui… mais surtout non. Beaucoup de données influencent les estimations que vous recevrez pour bâtir votre équipe éditoriale. Un exemple simple serait l’impression. Tout influence le prix : le papier, le type de reliure, la couleur, le format, etc. Alors, la seule vraie façon de répondre à la question « Combien ça coûte ? », c’est de demander des prix pour votre projet.

Pourquoi investir dans votre projet d’autoédition ?

Avant de parler de prix, voici pourquoi vous devriez prendre le budget de votre projet au sérieux.

  1. Pour livrer une expérience de lecture qui marquera votre lecteur

Voulez-vous un livre à tout prix, ou voulez-vous un livre à votre image ? En partageant votre expertise, vos connaissances, votre vécu, vous vous mettez de l’avant. Que voulez-vous que les gens retiennent de leur lecture ? Pas seulement de leur lecture, de leur expérience globale ! Oui oui, la couverture, le papier, la mise en page, tout influence notre expérience de lecture. Vous voulez marquer votre lecteur, assurez-vous de livrer un ouvrage qui offre une expérience de lecture incroyable en cohérence avec votre message.

  1. Pour avoir un livre qui correspond à votre image de marque

En plus d’une expérience de lecture, votre livre doit parler pour vous. Il deviendra votre porte-parole. Il doit donc transmettre un message bien précis : celui de votre marque. Même si vous n’avez pas une entreprise, si vous vous lancez dans l’autoédition, vous décidez d’être travailleur autonome, puisque vous souhaitez vendre votre livre, non ?

Vous devenez donc votre propre marque. Qui êtes-vous ? Quel est votre objectif ? Quelles sont les valeurs que vous voulez faire passer dans votre ouvrage : détermination, connaissance, persévérance, etc. ? Il est important de se connaître pour mettre son image de l’avant. Êtes-vous un professionnel coloré ? Alors, pourquoi faire un livre à la mise en page ennuyeuse ?

  1. Par fierté

Vous bâtissez une expérience de lecture incroyable, à votre image en plus… Il ne faut pourtant pas oublier quelque chose de très important : la fierté. L’écriture d’un livre et l’autoédition de celui-ci sont un projet d’envergure qui demande beaucoup d’investissement personnel (pas seulement d’argent). Soyez fier de votre produit. Si vous ne l’êtes pas, vous ne pourrez pas le vendre. Et il faudra le vendre pour être lu… à moins bien sûr que vous le donniez. C’est à vous de voir.

Où et combien investir ?

Par où commencer ? Par planifier. Planifier votre budget et votre équipe. Il est important de dire qu’un professionnel ne se magasine pas seulement sur la base de son prix. Suivez votre feeling. Vous devez être à l’aise avec la personne que vous choisirez. Après tout, elle aura la prochaine étape de votre projet entre les mains.

Voyons maintenant chaque étape où vous aurez à investir. Je vous présente ici les étapes incontournables dans un processus professionnel. Rappelez-vous que chaque étape est optionnelle. Pourtant, certaines étapes semblent essentielles, comme la révision linguistique. Si votre budget est restreint, miser sur vos forces et déléguer vos faiblesses.

La lecture de manuscrit

Pour certains, la lecture de manuscrit par un lecteur professionnel pourra sembler inutile et pour d’autres, essentielle. La lecture de manuscrit vous permet d’avoir un regard extérieur sur votre texte, d’avoir des commentaires constructifs qui vous permettront d’améliorer votre texte et de connaître les points faibles à retravailler.

Plusieurs lecteurs professionnels, qu’ils soient agents littéraires ou conseillers littéraires ou comme moi (coucou !), ont des forfaits de lecture de manuscrit. Vous pourrez avoir des lectures approfondies ou en surface. Vous pourrez également avoir la lecture des premières pages seulement, par exemple.

Maximiser votre budget pour choisir le forfait qui vous convient. N’oubliez pas que vous souhaitez partager vos connaissances et votre expertise. Vous pouvez donc faire appel à un collègue aussi pour avoir une lecture plus scientifique de votre manuscrit. Qu’est-ce qu’une lecture scientifique ? Il s’agit d’un professionnel de votre milieu qui vous donne ses commentaires sur son manuscrit. Ses commentaires seront davantage en lien avec le contenu. Le lecteur généraliste pourra vous faire des commentaires sur le contenu, mais aussi sur la structure.

Combien ça coûte ? Le prix d’une lecture approfondie pourra dépasser plusieurs centaines de dollars, mais le lecteur vous remettre une fiche de lecture détaillée. Pensez qu’il s’agit d’un investissement pour améliorer la qualité de votre texte au regard de votre lecteur idéal.

La révision linguistique

Nul besoin de vous décrire de long en large la révision linguistique. Le réviseur s’assurera de la qualité de langue de votre manuscrit. Il pourra aussi faire des commentaires quant à la compréhension et parfois, à la structure.

Combien ça coûte ? Ne soyez pas surpris si je vous dis que le prix varie grandement selon le manuscrit. Plusieurs éléments peuvent influencer le prix. D’abord, le niveau de difficulté de la révision. Si vous avez de grandes difficultés en écriture, il est possible que le réviseur travaille plus longtemps sur votre manuscrit. Le prix augmentera alors. Certains réviseurs ont un tarif au mot, d’autres ont un tarif à l’heure.

La révision linguistique repose sur une grande confiance. Votre réviseur devra comprendre votre objectif. Par exemple, si vous souhaitez vulgariser des concepts théoriques, il devra respecter cette consigne et respecter votre souhait de simplification. Si vous vous adressez à des experts dans votre domaine, choisissez un réviseur qui a de l’expérience dans ce domaine afin qu’il puisse comprendre le sujet de votre texte.

L’infographie

L’infographie comporte deux volets : la maquette intérieure et la couverture.

La maquette intérieure est toute la présentation intérieure du texte. La couverture, je crois que vous savez ce que c’est. Certains graphistes ne font pas de couverture, alors que d’autres ne font pas de mise en page intérieure. Informez-vous afin de vous assurer que votre graphiste est à l’aise avec deux volets. Sinon, vous pourriez avoir deux graphistes.

Combien ça coûte ? Le prix pour la maquette intérieure varie selon différents facteurs (êtes-vous vraiment surpris ?) : complexité des éléments à présenter (titres, onglets, numéros de pages), présence d’illustrations, etc. Certains graphistes vous feront un prix à l’heure. D’autres vous donneront un prix pour le concept général, puis un prix à la page.

Pour la couverture, il ne faut pas oublier qu’elle est le premier élément que le lecteur potentiel verra. Elle doit être unique, attirer l’œil et faire passer un message puissant. Elle doit parler à votre lecteur idéal. Il faut donc compter plusieurs centaines de dollars pour une couverture, en haut de 400 $.

L’impression

Avoir un livre imprimé est tellement plus excitant. Pourtant, l’impression peut être un poste budgétaire effrayant.

Combien ça coûte ? Voilà une question piège. Si plusieurs facteurs peuvent influencer le prix de toutes les étapes de votre projet, sachez que les possibilités sont pratiquement infinies pour l’impression. Il y a le type de papier, le type de reliure, le type de papier pour la couverture, le format, le nombre de pages, etc. De plus, il faut savoir que plus vous commandez, plus le prix par exemplaire sera petit. C’est le prix du gros.

Le marketing

Le marketing est vraiment difficile à chiffrer. Vous avez les outils de promotion, le web, les consignations, les événements, les conférences, etc. Vous devez donc miser sur des éléments de marketing avec lesquels vous êtes à l’aise :

  • le marketing en ligne : boutique en ligne, médias sociaux, etc.
  • les événements : salons du livre, salons des artisans, etc.
  • les outils de promotion : argumentaire, signets, affiches, etc.
  • les conférences : parler devant public, ça vous tente ?

Combien ça coûte ? Autant que vous le souhaitez ! À vous de vous lancer !

 

Voilà ! C’était mon article sur le coût de l’autoédition. Il ne vous donnera jamais le prix exact d’un projet, parce que tous les projets sont différents. Par contre, vous savez maintenant à quoi vous attendre. Si vous êtes du genre anxieux quand on parle d’argent, prenez le temps de demander des prix, de vous bâtir un budget. Éviter d’avoir des surprises en cours de route. Préparez-vous et vous vivrez une aventure incroyable qui vous amènera un sentiment incroyable de fierté et d’accomplissement !

Écriture, rédaction

Comment un éditeur peut vous aider pour votre blogue ?

Sur les différents groupes Facebook, il arrive régulièrement que certaines personnes demandent l’aide d’un éditeur pour leur blogue. Qu’entend-on par «édition de blogue» ? Après discussion, j’ai souvent eu l’impression que ces personnes recherchent plutôt un réviseur. Mais, encore ? Dans cet article, je vous propose une réflexion sur ce qu’un éditeur peut faire pour votre blogue. Nous y discuterons de son rôle général, puis de son rôle pour votre blogue.

Un éditeur, qu’est-ce que ça mange en hiver ?

L’éditeur est tellement plus qu’un réviseur. En fait, il n’est même pas nécessairement réviseur. Bien qu’il se débrouille bien avec les mots, ce n’est pas sa spécialité. Voici les principales responsabilités d’un éditeur.

Le travail sur le manuscrit

L’éditeur travaille main dans la main avec l’auteur afin de peaufiner son texte. Ils travaillent ensemble la structure, les péripéties, etc. Bien entendu, le travail sur le manuscrit peut inclure la révision linguistique de celui-ci. Par contre, la révision est habituellement remise à un réviseur.

La construction d’un catalogue éditorial

L’éditeur a la responsabilité de bâtir un catalogue éditorial cohérent avec sa ligne éditoriale. La ligne éditoriale consiste en l’orientation de la maison d’édition, par exemple la publication de roman québécois érotique. La précision de la ligne éditoriale peut varier d’une maison d’édition à l’autre. (C’est pourquoi on dit souvent de vérifier la politique éditoriale d’une maison d’édition avant d’envoyer son manuscrit, question de ne pas faire un envoi inutile.)

Après tout, une maison d’édition est une entreprise. Elle doit être cohérente pour « entrer dans son argent ».

Le travail de promotion

L’éditeur a la responsabilité d’assurer la promotion des livres de son catalogue. Il crée des argumentaires pour les représentants, organise des lancements à l’occasion, organise la présence aux salons du livre, envoie des communiqués de presse aux différents médias, etc.

Comme je le disais, il s’agit de quelques responsabilités de l’éditeur. Voyons comment celles-ci peuvent s’appliquer à votre blogue.

Un éditeur pour votre blogue

Bloguer demande beaucoup de travail : la rédaction, la promotion et les différentes tâches entourant la mise en ligne. Bien souvent, les blogues sont des projets personnels qui ne rapportent pas vraiment d’argent. Alors, selon les objectifs du blogueur, il peut être stressant d’investir dans de l’aide. Par contre, cette aide peut être précieuse pour faire passer votre blogue à un autre niveau. Voici comment les rôles de l’éditeur pourraient s’appliquer à votre blogue.

Le travail sur le manuscrit : billet de blogue

L’éditeur peut travailler avec vous vos billets de blogue. Il vous permettra d’aligner et de structurer votre message. Il vous aidera à peaufiner votre contenu. Il pourra souligner les passages plus faibles, les phrases qui sont vides de sens. Il pourra vous dire si vous tournez en rond ou si vous atteignez vraiment votre objectif. Il vous dira si les titres choisis servent bien le contenu, etc. L’éditeur est un œil extérieur qui vous aidera à améliorer votre texte.

La construction d’un catalogue éditorial : le calendrier éditorial

Même si ce n’est pas toujours vrai, l’éditeur doit être structuré. Je dis que ce n’est pas toujours vrai, parce que certains éditeurs sont plus créatifs que d’autres. Certains organisent leur entreprise avec des objectifs et des stratégies. D’autres iront au fil des saisons littéraires. À chacun son style. Dans un cas comme dans l’autre, il est habile pour structurer un catalogue éditorial.

L’équivalent du catalogue éditorial pour le blogue ? Le calendrier éditorial. L’éditeur pourra vous aider à bâtir une ligne éditoriale pour votre blogue. Attention ! C’est à vous de trouver votre niche, mais il pourra vous guider dans le choix des articles. Il pourra vous proposer certains sujets auxquels vous n’aurez même pas pensé. Ensemble, vous pourrez bâtir un calendrier éditorial cohérent qui vous permettra d’atteindre vos objectifs.

Je parle souvent de planification sur ce blogue. Ici, c’est exactement ce qu’il faut faire. Penser à vos sujets à l’avance afin de les organiser dans une véritable stratégie. Parfois, on tasse un sujet pour profiter d’une vague. Tant mieux ! Le calendrier éditorial ne doit pas être rigide. Il doit pouvoir s’adapter aux tendances, mais il doit répondre à votre objectif aussi. Par exemple, si vous souhaitez promouvoir un cours gratuit sur un sujet précis, vous pourrez intéresser vos lecteurs en préparant une série d’articles sur le sujet avant d’annoncer votre cours gratuit.

Le travail de promotion : la gestion de médias sociaux et autres

Que vous soyez auteur de livres ou blogueur, une chose est sûre : vous devez vous faire connaître pour être lus. La promotion est incontournable ! Ce n’est pas à l’éditeur de faire tout le travail. Après tout, il s’agit de votre travail. Vous devez vous vendre.

Comment l’éditeur peut-il vous aider ? L’éditeur pourrait vous aider à travailler sur votre kit média par exemple. Il pourrait, dans certains cas, vous suggérer des idées d’entreprises à contacter. Il ne faut pas oublier que l’éditeur est avant tout une aide sur votre contenu. Il pourrait vous aider à bâtir votre contenu pour les médias sociaux. Attention. Ce ne sont pas tous les éditeurs qui sont à l’aise avec les médias sociaux et les techniques de promotion spécifiques au blogue. C’est pourquoi il faut choisir un éditeur qui n’est pas seulement un éditeur de livre, mais un éditeur qui connaît bien le domaine du blogue. À cette étape, il faut discuter avec l’éditeur de vos besoins. Il doit aussi pouvoir vous dire ce qu’il peut et ne peut pas faire pour vous.

 

Comme je le disais plutôt, un blogue est souvent un projet personnel et y investir de l’argent peut être stressant. Par conséquent, vous serez tentés par les bas tarifs de certains éditeurs. Il y a une chose à ne pas oublier. Rien n’est plus important que l’ambiance de travail. Si vous payez moins cher, mais que vous êtes constamment en conflits, vous serez sûrement heureux d’investir un peu plus pour bâtir une véritable relation de confiance qui vous permettra de grandir et de vous accomplir.