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Écriture, Entrepreneur

Écrire un livre pour capter l’attention de ton client

Écrire un livre n’est pas une mince tâche. Quand l’envie nous prendre de rassembler nos connaissances et de partager notre expertise dans un livre, on en ajoute une couche sur notre liste de choses à faire. Même si le projet est excitant, il demande beaucoup de temps et d’investissement pour peu de résultats rapidement. Et pourtant, on est conscient que l’on pourrait grandement aider nos clients potentiels avec ce livre et assurément capter leur attention.

Depuis que nous sommes multiécrans et multitout (applications, plateformes, fenêtres sur notre navigateur, etc.), notre attention est dissipée. Devant un écran, il est difficile de garder notre concentration sur une chose 5, 10 ou 15 minutes. Par exemple, il est difficile de lire un article de blogue de 1000 mots de A à Z sans être déconcentré par quelque chose. Évidemment, je parle de contenu texte. Quand on parle de vidéos, on est capable de garder le focus (un peu) plus longtemps. Qui n’a pas déjà fait autre chose en écoutant une série sur Netflix ?

Alors, qu’en est-il de tes publications sur les médias sociaux ? Combien de temps ton client accorde-t-il à tes publications dans son fil d’actualité ? Entre les autres publications, les publicités, les notifications, les jeux, etc., son attention pour ta publication doit se compter en quelques secondes.

Après tout, les médias sociaux t’offrent un espace de rencontre et (espérons-le) d’interaction avec tes clients potentiels et actuels.

En bonus, les médias sociaux « t’offrent » :
– un algorithme qui empêche la majorité de tes abonnés de voir tes publications ;
– un environnement propice aux distractions (publications, notifications, etc.) ;
– un espace limité pour t’exprimer et quelques lignes seulement pour attirer l’attention de ton client avant de cliquer sur Lire la suite.

Comment peux-tu tisser rapidement une relation de confiance avec un client qui te voit quelques secondes ici et là ?

Écrire un livre pour capter l’attention de ton lecteur plusieurs minutes par jour.

Soyons francs.

Écrire un livre demande du temps.

Publier un livre demande du temps et de l’argent.

Voir les résultats demande de la patience.

Donc, tu ne verras (sûrement) pas de résultats immédiatement après l’annonce de la parution de ton livre. Et c’est normal.

Et je comprends que ça peut te décourager.

Pourtant, c’est un investissement qui se fera sentir à long terme.

Quand un lecteur s’assoit avec un livre, que ce soit un livre papier ou un ebook, il est seul avec le texte. Il est en tête à tête avec l’histoire, le contenu, l’auteur. Et il faut avouer que c’est plus difficile de se laisser distraire par des onglets ou d’autres notifications dans un livre.

Et c’est en créant ce tête-à-tête que tu pourras tisser des liens de confiance avec tes clients potentiels. Certains d’entre eux ont besoin d’en apprendre beaucoup sur un entrepreneur avant de faire affaire avec lui. En te lisant sur un plus long texte, ils pourront mieux te connaître. Ils pourront comprendre ton expertise.

En publiant ton livre, tu créeras un espace intime pour pouvoir échanger avec ton client. Tu auras une conversation personnelle. Tu l’aideras à un moment où il en aura besoin.

 

Projet édito // Autoédition, rédaction

Tenir ses résolutions pour terminer son livre cette année

Nouvelle année qui amène un sentiment de renouveau. C’est pourquoi on ne peut résister à se fixer des résolutions. Qu’on les appelle « résolutions », « objectifs », « projet » ou autre, elles nous permettent de remettre les compteurs à zéro. De repartir du bon pied. Même si on dit qu’il ne faut pas attendre le Nouvel An pour passer à l’action, il n’y a rien comme janvier pour choisir ses nouvelles priorités. Priorités, oui. Pourtant, on a tendance à les oublier après un certain temps. Et entre vous et moi, un livre ne peut se terminer en plein milieu. Alors, il faut pouvoir tenir notre résolution. Comment les tenir ? Comment aller au bout de son projet ? Je veux être franche avec vous. Je ne suis pas la meilleure pour fixer des résolutions. Bien souvent, j’oublie ou je pense à ce que je voudrais accomplir sans le formuler officiellement. Par contre, il y a quelques petites choses que j’ai remarquées pour aller au bout de ses projets. Je vous les partage ici.

Éviter de se mettre de la pression

Avez-vous remarqué que lorsque vous vous mettez de la pression, vous ne donnez pas votre meilleur ? Oui, vous pouvez être efficace (par peur de manquer la date de remise), mais êtes-vous réellement au top ? C’est la même chose pour les résolutions. Si vous vous pressez à réaliser votre projet, vous ne serez peut-être pas pleinement satisfait du résultat. L’écriture et l’autoédition demandent du temps. Comment pourrez-vous vendre un livre si vous n’en êtes pas fier ? Alors, respirez. Prenez le temps de poser les bases de votre projet et de faire un plan. Comme il s’agit d’un projet à long terme (ou moyen terme), il faut planifier et vous organiser.

Quelques éléments à mettre en place

D’ailleurs, s’organiser est le deuxième point dont je veux vous parler. Voici quelques points que vous pouvez planifier dès maintenant, peu importe à quelle étape vous en êtes.

1. Savoir pourquoi vous écrivez votre livre.

Quand on sait pourquoi on fait quelque chose, c’est beaucoup plus facile de garder sa motivation. Chaque fois que vous aurez des doutes ou une petite baisse d’énergie, vous pourrez revenir au pourquoi. Mieux encore, je vous invite à l’écrire à un endroit clé. Vous pourrez ainsi y revenir plus souvent.

2. Voir loin.

Pour garder le cap, il faut savoir où on va. Alors, maintenant que vous savez pourquoi vous écrivez votre livre, demandez-vous où vous voulez aller. Est-ce seulement pour votre famille ou voulez-vous conquérir la francophonie (et la planète) ? Où en serez-vous avec votre livre dans 1 an, 5 ans, etc. ? Vous pourrez faire des choix cohérents pour votre projet, par exemple dans le choix des points de vente.

3. Avoir un plan.

Comme je l’ai mentionné plus haut, votre plan est important. Il existe ici deux types de plans :

– le plan d’écriture.

– le plan de match.

Le plan d’écriture est, bien sûr, le plan de ton livre. Le plan de match peut comprendre votre budget, les soumissions et les coordonnées de vos collaborateurs, une liste de choses à faire, un plan pour ta promotion et ta distribution.

4. Définir le défi.

Les résolutions demeurent des défis parce qu’il faut développer de nouvelles habitudes. Alors, il faut se mettre au défi quitte à en faire des mini-défis qui deviendront une routine, une nouvelle habitude. Ce peut être de vous accorder un moment pour écrire chaque jour. Et c’est en faisant une place à ce projet que vous pourrez terminer votre projet… et tenir votre résolution.

Alors, pour mener à bien votre projet, je crois qu’il est essentiel de se donner du temps. Rien ne sert de courir. Prenez les prochains mois pour mettre les bases de votre projet et vous lancez en confiance. Vous saurez ainsi où vous allez et vous ne recommencerez pas plusieurs fois. De plus, quand vous connaîtrez vos éléments de base, vous aurez un petit plan de match pour attaquer votre projet. Vous saurez quelles décisions prendre. Cette année, je vous souhaite beaucoup de succès dans vos projets d’écriture.

Diffusion-Distribution, Projet édito // Autoédition

Quand publier son livre ?

 

Quand publier son livre?

Vous écrivez votre livre et vous voulez déjà l’autoéditer. Une question vous chicote : quand publier mon livre ? Bien sûr, cette question se pose dès le départ, puis en cours de route… Puis, vous voyez la lumière au bout du tunnel. Votre manuscrit s’approche de sa version finale. Vous désirez entreprendre votre processus d’autoédition : la production et la promotion de votre livre. Donc, une date de parution est nécessaire. Comment la choisir ? Il y a plusieurs éléments à prendre en compte pour déterminer la date idéale. Dans cet article, nous discuterons des rentrées littéraires, des fêtes et des journées ou semaines thématiques. Nous parlerons surtout de la date idéale.

À garder en tête

Avant de commencer, il faut savoir qu’en autoédition ou non, votre livre entre en compétition avec des milliers de livres. En effet, chaque année, c’est entre 4000 et 5000 livres québécois qui rejoignent le marché du livre. Il ne faut pas oublier les titres français (plus de 81 000 titres imprimés en 2017) qui traversent l’océan. (À noter que ce ne sont pas les 81 000 titres qui ont été distribués au Québec… mais quand même !) Et, bien sûr, il y a les livres des années passées qui continuent de vivre sur le marché.

Pourquoi je dis « compétition » ? On aimerait vraiment que tous les livres aient leur chance. Pourtant, ce n’est pas possible. Pour le plaisir, voici une petite réflexion sur le sujet. Calculez votre temps libre dans une journée ou une semaine. Puis, listez vos loisirs (sport, entraînements, lecture, art, jeux vidéo, etc.). Maintenant, comparez. Combien de temps pouvez-vous réellement accorder à chacun ? Voilà. Votre temps consacré à la lecture est restreint et c’est la même chose pour tout le monde. On ne peut donc pas lire tous les livres publiés. Il faut choisir. Certains livres se distinguent plus que d’autres, par leur contenu ou leur auteur.

Conclusion : Quand vous choisissez votre date de publication, gardez cette information en tête. Vous êtes en compétition avec des milliers de livres. Le choix de votre date de parution peut être une occasion d’attirer l’attention et de vous distinguer. Pour ce faire, élaborez votre stratégie de visibilité. (Nous pourrons en reparler. Ce peut être le sujet d’un accompagnement.)

 

Maintenant, voici quelques éléments à étudier pour choisir votre date de lancement.

Les rentrées littéraires

Je ne sais pas pour vous, mais les rentrées littéraires ont ce petit quelque chose de glamour. On dirait qu’on entre par la grande porte. On partage le moment avec d’autres grandes vedettes du livre. Tout le monde se met à parler des nouveautés… mais de quelles nouveautés ?

Les rentrées littéraires sont en fin août-début septembre et janvier-février habituellement. De mon côté, je compte également le Salon du livre de Montréal comme une rentrée littéraire. Plusieurs auteurs vedettes sortent leur livre quelques jours avant le Salon du livre. Même avec ce côté hot, les rentrées littéraires sont-elles réellement de bons moments pour publier votre livre ?

Si vous êtes noyés dans une mer de plusieurs milliers de livres par année, vous l’êtes assurément pendant les rentrées littéraires. Si vous pensez contacter des journalistes ou des influenceurs, gardez en tête qu’ils reçoivent beaucoup de livres et qu’ils ne peuvent pas tout lire. Donc, si vous choisissez de publier pendant les rentrées littéraires, faites-vous remarquer !

Les fêtes

Pour les fêtes, on peut penser à Noël, Saint-Valentin, Pâques, etc. Si vous faites un livre thématique, il est normal de profiter de ces événements. Par exemple, un livre portant sur la décoration de table pourra très bien s’inscrire dans le temps de Noël.

Encore, il faut se rappeler que Noël est une période importante pour les livres. D’ailleurs, plusieurs livres sortent juste avant le Salon du livre de Montréal (mi-novembre) en prévision de Noël. Plusieurs personnes font leurs achats des fêtes pendant le Salon, par exemple.

Donc, comme pour les rentrées littéraires, les fêtes commerciales sont des moments prisés pour les livres thématiques. Comme vous n’avez pas de machine de distribution ou de diffusion derrière vous, assurez-vous d’avoir une stratégie solide pour vous distinguer et attirer l’œil de journalistes, blogueurs, influenceurs et autres.

Les journées ou les semaines thématiques

Il y a la Journée sans achat, la Journée sans ma voiture, la Journée du yoga, etc. En fait, il y en a pour tous les goûts. Elles gagnent en popularité pour les créateurs de contenu. Elles devraient également piquer votre curiosité. Voici quelques petites choses à penser.

  1. Certaines journées sont particulièrement occupées côté contenu. On peut penser à la Journée internationale de la femme par exemple. Vous devez donc vous préparer à devoir vous distinguer. Alors, ne lancez pas votre livre la journée même. Préparez le terrain.
  2. Certaines journées sont beaucoup moins sollicitées. Si elles s’harmonisent bien à votre sujet, foncez.
  3. Choisissez votre journée avec soin pour éviter d’avoir des liens avec votre sujet de livre un peu tirés par les cheveux.

Il y a aussi les semaines thématiques, par exemple la Semaine contre l’intimidation ou la Semaine nationale pour la prévention du suicide. Si vous préparez un livre sur ces sujets, allez-y. Tout le monde aura les yeux tournés vers ce sujet pendant plusieurs jours. Ayez en tête d’avoir un angle unique et proposez des entrevues ou autres afin d’attirer l’attention des médias.

Et vous, votre date préférée ?

Malgré tous les repères dans le calendrier, quelle est votre date préférée ? Vous devez choisir une date avec laquelle vous êtes à l’aise : pas trop loin, pas trop proche, pas en plein milieu d’une période importante de votre vie, etc.

Prenez une date qui vous permettra d’être flexible dans les dernières étapes de production de votre livre. Choisissez également une date qui vous permettra de préparer une belle stratégie de visibilité afin de le faire connaître.
Bref, choisissez une date en laquelle vous avez confiance. Comme on dit, rien ne sert de courir, il faut partir à point.

 

Choisir une date de parution est un tournant dans votre aventure d’autoédition. Elle signifie que vous passez à une autre étape. Vous devez donc la choisir avec soin. Ne la dévoilez pas tout de suite. Assurez-vous de pouvoir la respecter avant de pouvoir l’annoncer. Puis, construisez votre stratégie de promotion autour de cette date : avant, pendant, après le lancement de votre livre.

 

Alors, dites-nous quand paraîtra votre livre.

 

Rejoignez le groupe Autoédition | Groupe d’entraide pour poursuivre la conversation.

Diffusion-Distribution, Écriture, Livres, Projet édito // Autoédition, rédaction

Ton projet d’autoédition : de quoi as-tu peur ?

Il y a quelques semaines, dans mon groupe Autoédition | Groupe d’entraide, j’ai demandé à mes membres quelles étaient leurs craintes par rapport à l’autoédition. J’ai vite cru que ce serait l’argent. Et pourtant ! Il y a eu tant de réponses variées que j’ai décidé de répondre dans un article. Je crois que tu te retrouveras dans ces craintes. (Psst. Je t’invite à venir partager le tout sur le groupe.) Dans cet article, je vais donc te parler de ces peurs et comment les surmonter. Il n’y a pas de formule magique, j’ai moi-même une crainte. Découvre-la plus bas !

1. L’argent

Si tu me suis depuis un moment, tu sais que pour moi, la qualité est essentielle. Pourquoi faire un livre tout croche ? Un tel livre ne se vendra pas. Il ne trouvera pas son lecteur idéal. Pour faire un livre de qualité dont tu seras fier, tu dois investir. Tu dois t’entourer. En payant des professionnels en révision, en correction, en graphisme, etc., tu propulses ton projet à un autre niveau. Tu affirmes que ton projet est important, que tu veux qu’il soit parfait. Vois tes dépenses comme un investissement. La qualité que tu atteindras avec des professionnels, tu la gagneras en vente. Ce ne sera peut-être pas 100 copies d’un coup, mais tu en vendras. Tu en vendras parce que ton produit va être attirant et bien fait. Combinés à ton puissant message, tu trouveras ton lecteur.

2. Le perfectionnisme

Sérieusement, on veut tous que notre livre soit parfait. On ne veut pas une coquille, pas une erreur de mise en page. On veut une belle impression. On veut des couleurs vibrantes. On veut que notre contenu soit par-fait ! Parfois, on attend même qu’il soit trop parfait avant de passer à l’action. Croyez-moi, j’en sais quelque chose. Malheureusement, il ne faut pas attendre que ce soit parfait. On repousse alors le moment de plus en plus en se mettant une pression énorme.

Je fais des projets où nous sommes cinq personnes à lire chaque chapitre plusieurs fois et étonnamment, il reste toujours des coquilles niaiseuses. Nous sommes trois à vérifier chaque épreuve de chaque chapitre trois ou quatre fois et pourtant, il reste des erreurs de mise en page. Oui, je sais, c’est décourageant. Pourtant, le simple fait d’être où tu es en ce moment devrait te remplir de fierté. Salut ! Tu as écrit un livre (ou tu l’écris en ce moment). C’est déjà un grand projet. Tu dois donc lâcher-prise sur ces petits détails qui te font peur. Et ça compte aussi pour les erreurs de l’imprimeur. N’oublie pas de demander une épreuve avant qu’il imprime toutes tes copies, mais sache qu’on n’est jamais à l’abri d’une erreur ou d’un petit accident. Reste positif et fonce.

3. Les échéances

Personnellement, je trouve que les échéances sont motivantes ! Elles permettent de garder le cap, d’avoir une vision de notre projet… et surtout, de planifier toutes les étapes après l’impression (tu sais, promo + distribution). Le seul problème avec les échéances, c’est quand elles ne sont pas réalistes. Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes fin juin. Si tu décides de publier un livre pour décembre, mais que tu n’as rien d’écrit, tu dois t’y mettre… MAINTENANT. On a tendance à penser que ça va se faire tout seul, que les mots vont nous arriver facilement étant donné qu’on connaît bien notre sujet. Ce n’est pas aussi facile que ça. Alors, avant de te fixer une échéance, fais-toi un plan. Détermine combien de temps tu as besoin pour écrire un chapitre, demande des soumissions pour évaluer le temps de révision et de montage de ton livre. (Je vais te dire un secret. Les réviseurs et les graphistes sont des gens occupés. Alors, il est fort possible qu’ils ne puissent pas faire ton livre le lendemain de ton envoi. Prévois le coup dans ton échéancier.) N’oublie pas ta vie quotidienne. Parfois, on ne peut pas aller aussi vite qu’on le souhaiterait. Oh ! Et surtout, dévoile la date seulement quand tu es certain qu’elle tient la route. La date, c’est d’abord un engagement envers toi-même.

4. La gestion de projet

Oui, il y a de la gestion : révision, infographie, budget, impression, promotion, distribution, etc. C’est inévitable… à moins que tu délègues le tout à une autre personne. Sinon, tu n’as pas le choix. Donc, retrousse tes manches et organise-toi. Crée un échéancier, un budget, un plan stratégique, des listes de points de vente à contacter, etc. Tu es maître de ton projet, c’est à toi de prendre le taureau par les cornes et de foncer. Oui, ça fait peur de prendre beaucoup de décisions, mais quand tu t’entoures bien, tu ne peux que réussir.

Surtout, donne-toi le temps. Ce n’est pas en faisant les choses rapidement qu’on obtient les meilleurs résultats. Prends ton temps pour bien établir tes stratégies.

5. La vente

Ça, c’est ma peur. Pas la vente en tant que telle, mais surtout que mon livre ne trouve pas son lecteur. Il y a donc deux points de vue sur le concept de « vente » : la peur de vendre et la peur de ne pas vendre.

La peur de vendre dans cet article signifie surtout que tu as peur de faire les démarches nécessaires pour vendre : organiser des séances de dédicaces, participer à des salons, aller dans des points de vente pour présenter ton livre, etc. Pourtant, c’est incontournable. Bien sûr, tu peux te contenter de ta boutique en ligne. Par contre, selon le genre de livre que tu publies, il est possible que ce ne soit pas suffisant pour vendre. Alors, vois-le comme une sortie de zone. Sortir de sa zone de confort, c’est très souvent gagnant. Les premiers coups, ça va être vraiment difficile. Ensuite, tu vas prendre le tour et tu vas convaincre tout le monde ! Avant de te présenter, prépare ton pitch et fais la liste de toutes les qualités de ton livre. Tu es le mieux placé pour en parler !

6. La distribution

Bête noire de l’autoédition, la distribution (et par extension, la promotion) est vraiment un point faible du processus. Tu dois concevoir ton livre comme un produit. Oublie la distribution à l’ancienne, tu n’auras pas accès à un distributeur. Alors, sois créatif.

Tu es maintenant un entrepreneur. Tu as créé un produit et tu veux le vendre. Bâtis une stratégie. Tu dois maintenant regarder ton livre comme un produit à vendre. Informe-toi sur le marketing, utilise les médias sociaux, etc. N’oublie pas ta boutique en ligne.

Voilà. Les peurs de l’autoédition ne sont pas insurmontables. Il te faut un mindset puissant. Tu prends le contrôle de ton projet et tu le mènes jusqu’au bout. Imagine la fierté que tu vivras. Imagine les émotions que tu vivras en tenant ton livre dans tes mains. Je crois que ce sentiment vaudra amplement toutes les sorties de zone que tu vivras pendant ton aventure en autoédition.  

Projet édito // Autoédition

Se vendre : penser son livre comme un produit


Choisir l’autoédition, c’est devenir entrepreneur. Après tout, pour être lus, vous devrez vendre votre livre. Sauf si, bien sûr, vous souhaitez seulement être lus par vos proches. Cet article s’adresse aux auteurs qui souhaitent faire voyager leurs livres. Vous devenez entrepreneurs. C’est maintenant le temps de penser à votre stratégie. C’est pourquoi il faut entrevoir votre produit et réfléchir à un petit plan d’affaires. Dans les prochaines lignes, je vous propose de surveiller quelques éléments afin d’envisager votre livre comme votre premier produit. Comment vendre votre livre si vous ne mettez pas certains éléments en place.

Miser sur les éléments qui vous distinguent

Si ce n’est pas déjà fait, rendez-vous à la bibliothèque ou à la librairie pour observer les ouvrages de vos concurrents. On trouve souvent l’édition romantique, mais il n’en demeure pas moins qu’il faut vendre.

Observez les livres de vos concurrents et faites la liste des éléments qui vous distinguent. Utilisez ces éléments dans vos communications sur les médias sociaux, dans des événements, etc.

Pensez votre couverture, votre quatrième de couverture et votre table des matières

La première chose qu’on voit, c’est la couverture de votre livre. Prenez le temps de la bâtir avec votre graphiste. Elle transmettra votre personnalité, votre message, etc. Vous devez donc convaincre votre lecteur potentiel au premier coup d’œil.

La deuxième chose qu’on regarde est la quatrième de couverture. Votre texte doit être court et punché. Vous faites un livre de non-fiction ? Listez les avantages. Dites pourquoi nous devons lire votre livre. Vous faites un livre de fiction ? Racontez l’histoire, mais évitez de trop en dévoiler. La quatrième de couverture est l’art de séduire votre lecteur potentiel.

La table des matières est aussi un précieux allié pour un livre de non-fiction. Parfois, on trouve nos titres de chapitre attirants et percutants. Pourtant, s’ils ne sont pas clairs sur le sujet du chapitre, certaines personnes pourraient refermer votre livre. Des titres qui annoncent le contenu permettent au lecteur potentiel d’avoir une idée précise sur le contenu et voir s’il peut combler ses besoins.

Connaître votre public

Comme tout bon businessman ou businesswoman, vous devez connaître à qui s’adresse votre livre. Qui le lira ? En le connaissant, vous pourrez plus facilement communiquer avec lui. Vous saurez ce qui l’intéresse et où le trouver. Vous saurez comment votre livre l’aidera dans son quotidien et vous saurez quels mots-clés utiliser pour l’interpeler.

Calculer votre prix de vente

Pour les produits, les entreprises calculent leur prix de vente avec les différents frais encourus pour le projet. Pour les livres, vous devez aussi calculer votre prix. Par contre, vous devez aussi vous fier au marché. On sait qu’un format poche a un prix entre 11,95 $ et 19,95 $ et qu’un grand format tourne autour de 35,95 $ et 39,99 $.

Voyez comment vous pouvez respecter ces prix. Il ne faut pas le faire à tout prix. Par contre, vous devez être conscient de votre prix de vente. Comme les livres sont un produit du haut de la pyramide de Maslow (besoin d’estime, besoin d’accomplissement), ils ne sont pas la priorité quotidienne de plusieurs d’entre nous. Vous devez donc être convaincants, notamment avec le prix. Si vous avez deux livres avec des approches semblables et un petit budget, vous choisirez peut-être en fonction du prix.

Bâtir une stratégie de distribution

Choisir l’autoédition, c’est choisir de tout faire soi-même. Prenez le temps de développer votre stratégie de distribution dès le départ. Que pouvez-vous regarder pour planifier votre distribution ? Voici quelques idées.

  • Les points de vente à contacter
  • Une boutique en ligne
  • Les points de vente en ligne
  • Les événements auxquels participer
  • Les influenceurs à contacter

Bâtir une stratégie marketing

Pour vendre votre livre, il vous faut une stratégie marketing. Assoyez-vous et pensez-y.

  • Où vendrez-vous votre livre ? Une boutique en ligne ? Des points de vente ?
  • Comment communiquerez-vous avec vos lecteurs potentiels ? Médias sociaux, événements, etc. ?
  • Quels outils promotionnels utiliserez-vous ? Signets, dépliants, affiches, etc. ?

N’oubliez pas de définir les mots clés qui vous permettront de communiquer avec votre lecteur potentiel. Quel est son problème ? Comment votre livre pourrait l’aider ?

 

Surtout, ayez un point de vue entrepreneurial pour votre projet d’autoédition. Informez-vous comme un entrepreneur : comment gérer ses médias sociaux, comment faire son marketing, quels produits promotionnels produire, etc. Un livre est un produit. Il doit être vendu pour être lu. N’attendez pas avoir le livre entre vos mains pour penser à votre stratégie de vente. Prenez le temps d’y penser dès le départ.

Alors, prêt à planifier la vente de votre livre ?

Projet édito // Autoédition

Pourquoi planifier le budget de votre projet éditorial ?

Peut-être avez-vous écrit votre projet spontanément, sans penser à la suite. Peut-être me suivez-vous depuis un moment et vous vous demandez pourquoi j’insiste tellement sur la planification. Après tout, on traversera le pont quand on y sera arrivé. C’est vrai que je suis accroc à la planification, mais une bonne planification vous donnera la confiance nécessaire pour faire avancer votre projet. Disons-le, la planification ne doit pas vous empêcher de passer à l’action. C’est pourquoi j’avais envie de vous parler de planification cette semaine. Et, plus particulièrement, j’avais envie de vous parler de planification du budget de votre projet.

Pour avoir le résultat de vos rêves !

Voilà la raison la plus importante. Si vous partez en voyage, le décidez-vous la veille ou le préparez-vous des mois à l’avance afin de prévoir l’itinéraire, le budget, etc. C’est la même chose pour votre projet de publication.

Le budget vous permettra d’avoir la qualité de livre que vous souhaitez. Vous pourrez payer un graphiste pour la couverture de votre livre et avoir un résultat professionnel. La mise en page sera impeccable, tout comme l’impression. Vous aurez du papier de qualité. Bref, vous aurez un livre qui respirera le professionnalisme. Vous aurez un livre à la hauteur de vos attentes.

Pour ne pas retarder votre projet

Si vous avez établi un budget, vous pourrez faire avancer votre projet au rythme qui vous convient. Imaginons que vous n’avez pas d’idées sur les frais pour la réalisation de votre projet. Vous terminez la rédaction, puis vous partez à la chasse au réviseur ou au lecteur professionnel. Vous êtes alors surpris des estimations que vous recevez. Vous mettez votre projet de côté dans l’espoir de pouvoir ramasser les sous qui vous permettront de le relancer.

Si vous aviez déjà demandé des estimations, vous serez préparés. Vous pourrez faire avancer votre projet à votre rythme et bientôt tenir votre livre dans vos mains.

Pour ne pas avoir de surprise

Poser des questions. Ne vous faites pas d’estimation maison de votre projet. Demandez à des spécialistes comme des réviseurs, des graphistes, des estimations pour votre projet. Même si le nombre de pages change après quelques mois, vous aurez déjà une piste pour vous permettre de mettre les sous de côté.

Si vous voulez le document de planification complet gratuit, c’est ici.

Quoi planifier dans votre budget ?

Voici une petite liste des éléments à regarder pour votre budget. Choisissez ceux qui s’appliquent à votre projet et passez à l’action. Demandez vos premières estimations.

  1. Votre temps. S’il s’agit d’un projet pour le travail, votre temps a un prix. Combien de temps voulez-vous mettre sur votre projet ?
  2. Révision linguistique
  3. Graphisme
  4. Infographie
  5. Correction
  6. Lecteur extérieur ou accompagnateur d’écriture
  7. Droits de reproduction
  8. Impression
  9. Publicité. Voulez-vous créer des accessoires pour faire la promotion de votre projet ?

 

Vous pouvez prendre en charge votre projet d’autoédition. En fait, il suffit d’être bien préparé. Ne prenez pas votre budget à la légère, surtout si vous souhaitez offrir une vie publique à votre projet. Quand vous prenez le temps de bien faire les choses, les gens le reconnaissent. Ils seront attirés par la qualité de l’ouvrage. Maintenant, prenez le temps de travailler votre texte en quatrième de couverture pour attirer le lecteur et le convertir en fan de votre travail.

 

Photo par Harry Sandhu sur Unsplash

Bien-être, Boulot

Trouver son x et tourner autour avant d’y accéder

On jase de plus en plus de «trouver son x». Être sur son x, c’est sentir qu’on est à sa place. Pour être sur son x, plusieurs miseront sur l’emploi. Comment trouver l’emploi qui nous convient réellement ? Pendant un moment, certains spécialistes disaient qu’il fallait le créer. Ce n’est pas fait pour tout le monde. Depuis quelques mois, j’ai vraiment l’impression d’avoir trouvé mon x. Je l’avais déjà trouvé, mais je ne savais pas vraiment comment l’utiliser. Vous vous sentez peut-être ainsi dans votre projet d’écriture. Vous sentez vraiment que vous devez écrire, mais vous en doutez. Peut-être en doutez-vous seulement parce que vous n’avez pas encore trouvé le chemin pour accéder à votre x. Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous raconter mon parcours pour vous montrer qu’il peut être difficile de trouver la porte qui mène à son x. Il ne faut jamais le perdre de vue et travailler pour l’atteindre.

Trouver mon x

CEGEP, session d’hiver 2007. J’entre dans le cours de littérature, un livre de François Barcelo à la main. Je m’en souviens très bien. C’était le livre Bossalo, facilement reconnaissable à sa couverture jaune et noire. Je m’asseois et je continue à lire avant que le cours commence. Une fille s’assoit le bureau à côté et me dit : «Tu lis vraiment tout le temps.» Ou quelque chose comme ça. Je ne me souviens plus si j’ai répondu, mais ce moment-là est resté gravé dans ma mémoire. Peut-être parce qu’il est arrivé quelque chose pendant les vacances de Noël 2006, quelques semaines plus tôt.

J’habitais encore chez mes parents. Je descends les marches, les yeux rivés sur un livre. Ma mère, qui était dans la cuisine à ce moment-là, a contourné l’ilôt et m’a dit : «Je ne sais pas pourquoi tu ne travaillerais pas là-dedans, tu lis tout le temps.» C’est gravé dans ma mémoire. C’est comme si j’avais découvert qu’il y avait des gens qui travaillaient pour faire des livres. Les livres sont tellement magiques, que je ne pensais pas que des personnes pouvaient travailler.

À partir de ce moment, j’ai lu un tas de trucs! J’ai fait un baccalauréat en communications avec des stages en édition et pendant lequel j’ai fait un échange interuniversitaire en France pour faire des cours en édition. Puis, j’ai fait un DESS en édition.

Vous devez vous demander pourquoi je n’ai pas opté pour un baccalauréat en littérature ? Au départ, je me destinais au cinéma. J’avais donc fait des demandes à l’université en ce sens. Pourtant, même si j’avais délaissé le cinéma, le bacc en littérature me rebutait particulièrement. Passer un temps fou à faire de analyses de textes, etc. Pas pour moi. Ce que j’aime d’un livre, c’est comment il rencontre son public, ce qu’il nous fait vivre ou non. Bref, les communications m’ont semblé un chemin intéressant pour faire la promotion des livres et leur permettre de rencontrer des lecteurs qui pourraient les apprécier.

Quand son x est super contingenté

Il faut se dire la vérité. Si vous souhaitez travailler dans l’édition, que ce soit comme auteur ou comme éditeur, ce domaine est SUPER contingenté. La bonne nouvelle, c’est que, dans mon temps (oui oui je suis assez vieille pour dire ça), il y avait très peu de stages, voire aucun. Depuis quelques années, je vois de plus en plus d’offres de stage et d’emplois. Il n’en demeure pas moins que les offres sont peu nombreuses par rapport aux nombres de personnes qui rêvent d’accéder à la magie d’une maison d’édition.

C’était vrai pour moi. J’ai envoyé des dizaines de cv, tous restés sans réponse. J’ai travaillé 3 jours chez Renaud-bray avant de trouver la perle rare comme libraire chez Alire à Longueuil. Après 9 mois, j’ai trouvé un emploi de chargé de projet pigiste pour Chenelière Éducation. Chenelière est toujours mon principal client. En fait, sans le savoir, j’étais devenue pigiste et ça m’a ouvert des portes, notamment le plaisir de travailler à la maison et d’organiser mon horaire comme je le souhaitais.

(Parenthèses. Je serais encore libraire si le salaire m’aurait permis de réaliser tous mes rêves. J’espère un jour redevenir libraire… mais pour l’instant, j’ai d’autres plans !)

C’est sûr que travailler dans l’édition scolaire, ce n’est pas le côté glamour de l’édition. Et pourtant, j’ai senti que je pouvais enfin montrer de quoi j’étais capable… mais ce n’était pas encore tout à fait ça.

Aimer ce qu’on fait… mais en vouloir plus

Être sur son x, c’est un sentiment puissant de bien-être. Quand vous l’avez trouvé, vous le savez. En travaillant comme pigiste, j’ai fait des formations complémentaires ici et là, notamment avec l’ANEL.

Si mes collègues chez Chenelière lisent ce texte, sachez que j’aime beaucoup ce que je fais. Toutefois, j’ai toujours eu plusieurs projets différents à la fois. J’avais envie de challenge. C’est pourquoi j’ai créé WOW lecture en 2016 pendant mon congé de maternité. Ce blogue parle de littérature jeunesse et c’était une façon de montrer ma passion principale : les livres d’images, la littérature jeunesse, les histoires, le livre. Aujourd’hui, WOW lecture est en pleine croissance. Il y a plus de 200 abonnés Facebook et ça me fait tellement plaisir de lire les commentaires des lecteurs.

Depuis plusieurs mois, j’ai bâti mon site web et mon blogue professionnel. J’y ai parlé de gestion de projets, de rédaction… en me cherchant encore un peu. Puis, après avoir interagi sur plusieurs groupes Facebook, j’ai écrit des textes qui me ressemblent sur l’édition et l’écriture. J’ai trouvé ma niche : l’édition. Depuis que j’ai trouvé ma niche, je suis tellement motivée à travailler sur mon blogue.

Puis, vint la lumière

Gros titre révélateur pour vous dire que j’ai trouvé ce que je voulais faire. Je voulais guider les gens qui ont des projets d’écriture dans la rencontre avec leur public, que ce soit en passant par un éditeur ou non. C’est pourquoi je bâtis en ce moment le programme «Mon projet éditorial». Il débutera dès la fin juillet avec un premier webinaire gratuit sur les types d’édition. Au fil des mois, je bâtirai un contenu qui me ressemble mais qui saura aussi éclairer les gens sur l’édition. Comme ça, vous ne serez pas comme moi quand je pensais que les livres étaient faits magiquement. Quoiqu’il y a toujours un peu de magie dans un livre.

Pourquoi partir de mon côté au lieu de continuer à chercher un emploi en édition?

Sérieusement, je rêve toujours de travailler dans une maison d’édition prestigieuse. Je sais que je pourrais y faire ma marque et apprendre des autres personnes présentes. Toutefois, deux choses m’empêchent d’aller dans cette voie présentement : la liberté de mon horaire et le marché.

Sérieusement, je ne peux pas concevoir de ne plus travailler chez moi. J’aime mon horaire (ou mon anti-horaire). J’aime être proche de ma famille même quand je travaille. J’aime avoir le contrôle sur le bruit, les heures de travail, ma fatigue, mes disponibilités, etc.

Puis, il y a le marché. Oui, les emplois sont mieux affichés que «dans mon temps», mais ils ne sont pas très nombreux. La compétition est féroce. Haha ! Pour l’instant, j’ai vraiment envie d’aider les gens qui ont un projet d’écriture en tête. J’ai envie de vous donner de l’assurance, de la confiance. Parfois, quand un projet est trop flou, notre motivation prend le bord. J’ai envie de vous offrir du concret.

 

Et vous, sentez-vous que vous êtes sur votre x? Votre projet d’écriture vous aide-t-il à vous en rapprocher?