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Gestion de projet

Diffusion-Distribution, Écriture, Livres, Projet édito // Autoédition, rédaction

Ton projet d’autoédition : de quoi as-tu peur ?

Il y a quelques semaines, dans mon groupe Autoédition | Groupe d’entraide, j’ai demandé à mes membres quelles étaient leurs craintes par rapport à l’autoédition. J’ai vite cru que ce serait l’argent. Et pourtant ! Il y a eu tant de réponses variées que j’ai décidé de répondre dans un article. Je crois que tu te retrouveras dans ces craintes. (Psst. Je t’invite à venir partager le tout sur le groupe.) Dans cet article, je vais donc te parler de ces peurs et comment les surmonter. Il n’y a pas de formule magique, j’ai moi-même une crainte. Découvre-la plus bas !

1. L’argent

Si tu me suis depuis un moment, tu sais que pour moi, la qualité est essentielle. Pourquoi faire un livre tout croche ? Un tel livre ne se vendra pas. Il ne trouvera pas son lecteur idéal. Pour faire un livre de qualité dont tu seras fier, tu dois investir. Tu dois t’entourer. En payant des professionnels en révision, en correction, en graphisme, etc., tu propulses ton projet à un autre niveau. Tu affirmes que ton projet est important, que tu veux qu’il soit parfait. Vois tes dépenses comme un investissement. La qualité que tu atteindras avec des professionnels, tu la gagneras en vente. Ce ne sera peut-être pas 100 copies d’un coup, mais tu en vendras. Tu en vendras parce que ton produit va être attirant et bien fait. Combinés à ton puissant message, tu trouveras ton lecteur.

2. Le perfectionnisme

Sérieusement, on veut tous que notre livre soit parfait. On ne veut pas une coquille, pas une erreur de mise en page. On veut une belle impression. On veut des couleurs vibrantes. On veut que notre contenu soit par-fait ! Parfois, on attend même qu’il soit trop parfait avant de passer à l’action. Croyez-moi, j’en sais quelque chose. Malheureusement, il ne faut pas attendre que ce soit parfait. On repousse alors le moment de plus en plus en se mettant une pression énorme.

Je fais des projets où nous sommes cinq personnes à lire chaque chapitre plusieurs fois et étonnamment, il reste toujours des coquilles niaiseuses. Nous sommes trois à vérifier chaque épreuve de chaque chapitre trois ou quatre fois et pourtant, il reste des erreurs de mise en page. Oui, je sais, c’est décourageant. Pourtant, le simple fait d’être où tu es en ce moment devrait te remplir de fierté. Salut ! Tu as écrit un livre (ou tu l’écris en ce moment). C’est déjà un grand projet. Tu dois donc lâcher-prise sur ces petits détails qui te font peur. Et ça compte aussi pour les erreurs de l’imprimeur. N’oublie pas de demander une épreuve avant qu’il imprime toutes tes copies, mais sache qu’on n’est jamais à l’abri d’une erreur ou d’un petit accident. Reste positif et fonce.

3. Les échéances

Personnellement, je trouve que les échéances sont motivantes ! Elles permettent de garder le cap, d’avoir une vision de notre projet… et surtout, de planifier toutes les étapes après l’impression (tu sais, promo + distribution). Le seul problème avec les échéances, c’est quand elles ne sont pas réalistes. Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes fin juin. Si tu décides de publier un livre pour décembre, mais que tu n’as rien d’écrit, tu dois t’y mettre… MAINTENANT. On a tendance à penser que ça va se faire tout seul, que les mots vont nous arriver facilement étant donné qu’on connaît bien notre sujet. Ce n’est pas aussi facile que ça. Alors, avant de te fixer une échéance, fais-toi un plan. Détermine combien de temps tu as besoin pour écrire un chapitre, demande des soumissions pour évaluer le temps de révision et de montage de ton livre. (Je vais te dire un secret. Les réviseurs et les graphistes sont des gens occupés. Alors, il est fort possible qu’ils ne puissent pas faire ton livre le lendemain de ton envoi. Prévois le coup dans ton échéancier.) N’oublie pas ta vie quotidienne. Parfois, on ne peut pas aller aussi vite qu’on le souhaiterait. Oh ! Et surtout, dévoile la date seulement quand tu es certain qu’elle tient la route. La date, c’est d’abord un engagement envers toi-même.

4. La gestion de projet

Oui, il y a de la gestion : révision, infographie, budget, impression, promotion, distribution, etc. C’est inévitable… à moins que tu délègues le tout à une autre personne. Sinon, tu n’as pas le choix. Donc, retrousse tes manches et organise-toi. Crée un échéancier, un budget, un plan stratégique, des listes de points de vente à contacter, etc. Tu es maître de ton projet, c’est à toi de prendre le taureau par les cornes et de foncer. Oui, ça fait peur de prendre beaucoup de décisions, mais quand tu t’entoures bien, tu ne peux que réussir.

Surtout, donne-toi le temps. Ce n’est pas en faisant les choses rapidement qu’on obtient les meilleurs résultats. Prends ton temps pour bien établir tes stratégies.

5. La vente

Ça, c’est ma peur. Pas la vente en tant que telle, mais surtout que mon livre ne trouve pas son lecteur. Il y a donc deux points de vue sur le concept de « vente » : la peur de vendre et la peur de ne pas vendre.

La peur de vendre dans cet article signifie surtout que tu as peur de faire les démarches nécessaires pour vendre : organiser des séances de dédicaces, participer à des salons, aller dans des points de vente pour présenter ton livre, etc. Pourtant, c’est incontournable. Bien sûr, tu peux te contenter de ta boutique en ligne. Par contre, selon le genre de livre que tu publies, il est possible que ce ne soit pas suffisant pour vendre. Alors, vois-le comme une sortie de zone. Sortir de sa zone de confort, c’est très souvent gagnant. Les premiers coups, ça va être vraiment difficile. Ensuite, tu vas prendre le tour et tu vas convaincre tout le monde ! Avant de te présenter, prépare ton pitch et fais la liste de toutes les qualités de ton livre. Tu es le mieux placé pour en parler !

6. La distribution

Bête noire de l’autoédition, la distribution (et par extension, la promotion) est vraiment un point faible du processus. Tu dois concevoir ton livre comme un produit. Oublie la distribution à l’ancienne, tu n’auras pas accès à un distributeur. Alors, sois créatif.

Tu es maintenant un entrepreneur. Tu as créé un produit et tu veux le vendre. Bâtis une stratégie. Tu dois maintenant regarder ton livre comme un produit à vendre. Informe-toi sur le marketing, utilise les médias sociaux, etc. N’oublie pas ta boutique en ligne.

Voilà. Les peurs de l’autoédition ne sont pas insurmontables. Il te faut un mindset puissant. Tu prends le contrôle de ton projet et tu le mènes jusqu’au bout. Imagine la fierté que tu vivras. Imagine les émotions que tu vivras en tenant ton livre dans tes mains. Je crois que ce sentiment vaudra amplement toutes les sorties de zone que tu vivras pendant ton aventure en autoédition.  

Boulot

L’écoute : une qualité essentielle de la gestion de projet

Je suis gestionnaire de projets depuis 6 ans. Depuis, on m’a dit plusieurs fois que je suis efficace et attentive. Je suis plutôt fière de cette réputation. Et il y a un conseil qui m’y a menée, c’est qu’il faut toujours être à l’écoute de ses collaborateurs. C’est une qualité essentielle dans la gestion de projet et j’espère qu’elle solidifie la base de ma relation avec mes collaborateurs.

La gestion de projets nous amène à travailler avec une multitude de personnes. Parfois, nous connaissons nos collaborateurs, parfois nous ne les connaissons pas… et parfois, c’est entre les deux. Dans tous les cas, le gestionnaire de projets a la responsabilité de créer la magie dans le groupe afin que le projet qui sera livré soit de bonne qualité. Et pour ça, il faut que tout le monde se sente bien et heureux.

Soyez à l’écoute de vos collaborateurs. 

La gestion de projets, c’est un peu comme le travail à la chaîne. On achemine des documents aux différents intervenants afin d’obtenir un résultat final au bout de la chaîne. Même s’il s’agit d’une succession d’étapes à réaliser dans un délai précis, les intervenants sont des humains.

Nos collaborateurs sont comme nous. Et même s’ils sont à distance, ils sont nos collègues les plus proches. Après tout, on passe plusieurs semaines, voire plusieurs mois ensemble.

Si nous avons des journées chaotiques, il est fort probable que nous ne soyons pas les seuls.

Il faut être honnête.

De mon côté, j’ai un mari, deux enfants et un horaire très atypique. Tous les ingrédients pour faire en sorte que le plan de la journée prenne le bord! Alors, je ne cache rien avec mes collaborateurs. Je leur écris dès que je ne peux pas respecter un délai, dès que je dois m’absenter (question qu’ils ne soient pas inquiets si je ne réponds pas à leur courriel), etc. Du même coup, je veux créer avec eux une ambiance de confiance. Ils sentent donc qu’ils font vraiment partie de mon quotidien (je l’espère du moins!). Du même coup, ils se sentent à l’aise de partager la même chose avec moi.

Si mes enfants sont malades, il est possible qu’un membre de leur entourage le soit aussi. En quoi leur situation serait différente?

Une catastrophe en vue?

Je vous entends déjà dire : « Oui, c’est bien beau d’écouter, mais le travail doit se faire! ». C’est évident, mais je vois chaque étape comme une check-list. Sur notre check-list, il y a des tâches prioritaires et d’autres tâches nécessaires, mais moins urgentes. On se demande régulièrement si on peut remettre une tâche au lendemain. Alors, si votre collaborateur a besoin d’une journée ou deux de plus, est-ce vraiment une catastrophe?

L’écoute passe aussi par les mots.

Souvent, nous discutons à nos collaborateurs à travers des commentaires sur les documents. Ils nous laissent aussi des commentaires. Comme nous le savons tous, il est difficile de bien cerner le ton d’un commentaire écrit. Il faut tout de même rester à l’écoute des petits signes ici et là que nous laissent nos collaborateurs par leurs commentaires. Aussi, c’est à nous de faire attention aux signes que nous transmettons dans nos commentaires. Les commentaires sont au cœur de nos communications. À nous de créer un sentiment de confiance dans notre collaborateur et dans son travail.

L’écoute… ça commence bien avant les collaborateurs.

Avant même d’aborder le travail avec les collaborateurs, il faut aborder le travail que nous soumet le client. Il faut écouter ses demandes, ses normes de qualité, ses délais, etc. Le gestionnaire de projets doit être à l’écoute des demandes du client pour pouvoir aiguiller son équipe dans la bonne direction, éviter les aller-retours inutiles et surtout, les retards qui pourraient être problématiques. Il se doit aussi de transmettre la situation de l’équipe au client. Comment voulez-vous communiquer avec le client s’il n’a pas les mêmes informations que vous?

Vous êtes un client?

On disait souvent que le client est roi. Le dit-on encore? Si c’est vrai, ça n’empêche pas qu’il doit être à l’écoute de l’équipe dont il s’entoure. Ça ne sert à rien de pousser les membres de l’équipe. Si vous sentez que quelque chose vous échappe, allez à la chasse aux informations. Vous devez installer un sentiment de confiance si vous voulez qu’on vous le rende.

 

L’écoute est présente partout dans la gestion de projet et peu importe le rôle que vous y jouez, vous devez y mettre votre petit grain de sel.

 

Soyez à l’écoute… et on vous le rendra bien!