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Projet édito // Autoédition

Quoi planifier pour mon projet d’autoédition ?

En autoédition, il y a beaucoup à penser. En dehors de son livre, il ne faut pas oublier tout l’aspect administratif (ISBN, dépôt légal, etc.), la promotion et la vente. C’est pourquoi la planification est essentielle… pour ne pas en perdre des bouts. Planifier, c’est se donner une vue d’ensemble de son projet pour :

  • prévoir les prochaines étapes ;
  • élaborer un plan de promotion et de distribution avant la sortie du livre ;
  • voir venir les problèmes, par exemple les retards.

Dans cet article, je vous propose de regarder quoi planifier dans votre projet.

La production de votre livre

Dès que vous approchez de la fin de la rédaction, vous pouvez commencer à planifier la production de votre livre. Vous pouvez demander des soumissions aux personnes avec qui vous aimeriez travailler. Vous pouvez également leur demander leurs disponibilités pour avoir une meilleure idée du moment où ils pourront travailler sur votre projet.

La planification à cette étape vous permet de coordonner le travail des membres de votre équipe. Et surtout, vous ne pouvez pas les mettre « back à back ». Vous devez vous donner du temps. Par exemple, si vous voulez prévoir les étapes de révision et de mise en page, il faudra :

  • demander une date de livraison approximative à votre réviseur ;
  • vous garder un petit coussin en cas de retard ;
  • garder du temps pour votre validation ;
  • garder un autre petit coussin si vous avez des questions pour le réviseur.

Tout cela, avant la prochaine étape.

Vous devez être réaliste. Si vous travaillez à temps plein, que vous avez des enfants, que vous avez d’autres engagements, etc., aurez-vous vraiment le temps de valider la révision de votre livre en une semaine ?

Donc, faites l’exercice pour chaque étape (lecture professionnelle, révision, graphisme, infographie) et vous aurez une date approximative pour prévoir l’impression de votre livre.

La date de parution de votre livre

Qu’est-ce que la date de parution de votre livre ? Il s’agit de la date à laquelle il est prêt pour la vente. Prévoir la parution de son livre permet d’annoncer quand il sera réellement en vente.

Il faut donc calculer le temps d’impression ainsi qu’un petit coussin pour évaluer la date de parution.

La date de lancement de votre livre

Si vous décidez d’organiser un lancement pour votre livre, vous devez connaître sa date de parution. Après tout, vous voulez en avoir des copies à vendre lors du lancement. Vous calculerez donc un coussin entre la date de parution et le lancement du livre. Vous aurez également besoin de planifier la réservation de la salle, du traiteur, de la musique, les personnes qui vous aideront, etc.

La promotion

Pour moi, c’est un des points essentiels de la planification. Sans votre planification des étapes précédente, vous ne pourrez pas planifier votre promotion. Vous devez planifier pour savoir :

  • quand commencer à parler de votre livre ;
  • quand faire une prévente (si vous le souhaitez) ;
  • à quels événements vous voudrez participer pour vendre votre livre ;
  • quand organiser un tirage (si vous le souhaitez) ;
  • où vous voudrez vendre votre livre ;
  • etc.

Et je vous donne indice, ça ne se planifie pas au moment que vous avez le livre dans vos mains. Il sera trop tard.

La planification est un moyen de professionnaliser votre aventure d’autoédition. Vous savez où vous allez et comment vous y allez. Vous savez ce que vous voulez et surtout, vous montrez que vous abordez votre livre comme un produit à vendre et à diffuser auprès de ses lecteurs potentiels.

 

Pour savoir quoi planifier à chaque étape, téléchargez la checklist «Mon projet d’autoédition en 11 étapes». 

Diffusion-Distribution, Écriture, Livres, Projet édito // Autoédition, rédaction

Ton projet d’autoédition : de quoi as-tu peur ?

Il y a quelques semaines, dans mon groupe Autoédition | Groupe d’entraide, j’ai demandé à mes membres quelles étaient leurs craintes par rapport à l’autoédition. J’ai vite cru que ce serait l’argent. Et pourtant ! Il y a eu tant de réponses variées que j’ai décidé de répondre dans un article. Je crois que tu te retrouveras dans ces craintes. (Psst. Je t’invite à venir partager le tout sur le groupe.) Dans cet article, je vais donc te parler de ces peurs et comment les surmonter. Il n’y a pas de formule magique, j’ai moi-même une crainte. Découvre-la plus bas !

1. L’argent

Si tu me suis depuis un moment, tu sais que pour moi, la qualité est essentielle. Pourquoi faire un livre tout croche ? Un tel livre ne se vendra pas. Il ne trouvera pas son lecteur idéal. Pour faire un livre de qualité dont tu seras fier, tu dois investir. Tu dois t’entourer. En payant des professionnels en révision, en correction, en graphisme, etc., tu propulses ton projet à un autre niveau. Tu affirmes que ton projet est important, que tu veux qu’il soit parfait. Vois tes dépenses comme un investissement. La qualité que tu atteindras avec des professionnels, tu la gagneras en vente. Ce ne sera peut-être pas 100 copies d’un coup, mais tu en vendras. Tu en vendras parce que ton produit va être attirant et bien fait. Combinés à ton puissant message, tu trouveras ton lecteur.

2. Le perfectionnisme

Sérieusement, on veut tous que notre livre soit parfait. On ne veut pas une coquille, pas une erreur de mise en page. On veut une belle impression. On veut des couleurs vibrantes. On veut que notre contenu soit par-fait ! Parfois, on attend même qu’il soit trop parfait avant de passer à l’action. Croyez-moi, j’en sais quelque chose. Malheureusement, il ne faut pas attendre que ce soit parfait. On repousse alors le moment de plus en plus en se mettant une pression énorme.

Je fais des projets où nous sommes cinq personnes à lire chaque chapitre plusieurs fois et étonnamment, il reste toujours des coquilles niaiseuses. Nous sommes trois à vérifier chaque épreuve de chaque chapitre trois ou quatre fois et pourtant, il reste des erreurs de mise en page. Oui, je sais, c’est décourageant. Pourtant, le simple fait d’être où tu es en ce moment devrait te remplir de fierté. Salut ! Tu as écrit un livre (ou tu l’écris en ce moment). C’est déjà un grand projet. Tu dois donc lâcher-prise sur ces petits détails qui te font peur. Et ça compte aussi pour les erreurs de l’imprimeur. N’oublie pas de demander une épreuve avant qu’il imprime toutes tes copies, mais sache qu’on n’est jamais à l’abri d’une erreur ou d’un petit accident. Reste positif et fonce.

3. Les échéances

Personnellement, je trouve que les échéances sont motivantes ! Elles permettent de garder le cap, d’avoir une vision de notre projet… et surtout, de planifier toutes les étapes après l’impression (tu sais, promo + distribution). Le seul problème avec les échéances, c’est quand elles ne sont pas réalistes. Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes fin juin. Si tu décides de publier un livre pour décembre, mais que tu n’as rien d’écrit, tu dois t’y mettre… MAINTENANT. On a tendance à penser que ça va se faire tout seul, que les mots vont nous arriver facilement étant donné qu’on connaît bien notre sujet. Ce n’est pas aussi facile que ça. Alors, avant de te fixer une échéance, fais-toi un plan. Détermine combien de temps tu as besoin pour écrire un chapitre, demande des soumissions pour évaluer le temps de révision et de montage de ton livre. (Je vais te dire un secret. Les réviseurs et les graphistes sont des gens occupés. Alors, il est fort possible qu’ils ne puissent pas faire ton livre le lendemain de ton envoi. Prévois le coup dans ton échéancier.) N’oublie pas ta vie quotidienne. Parfois, on ne peut pas aller aussi vite qu’on le souhaiterait. Oh ! Et surtout, dévoile la date seulement quand tu es certain qu’elle tient la route. La date, c’est d’abord un engagement envers toi-même.

4. La gestion de projet

Oui, il y a de la gestion : révision, infographie, budget, impression, promotion, distribution, etc. C’est inévitable… à moins que tu délègues le tout à une autre personne. Sinon, tu n’as pas le choix. Donc, retrousse tes manches et organise-toi. Crée un échéancier, un budget, un plan stratégique, des listes de points de vente à contacter, etc. Tu es maître de ton projet, c’est à toi de prendre le taureau par les cornes et de foncer. Oui, ça fait peur de prendre beaucoup de décisions, mais quand tu t’entoures bien, tu ne peux que réussir.

Surtout, donne-toi le temps. Ce n’est pas en faisant les choses rapidement qu’on obtient les meilleurs résultats. Prends ton temps pour bien établir tes stratégies.

5. La vente

Ça, c’est ma peur. Pas la vente en tant que telle, mais surtout que mon livre ne trouve pas son lecteur. Il y a donc deux points de vue sur le concept de « vente » : la peur de vendre et la peur de ne pas vendre.

La peur de vendre dans cet article signifie surtout que tu as peur de faire les démarches nécessaires pour vendre : organiser des séances de dédicaces, participer à des salons, aller dans des points de vente pour présenter ton livre, etc. Pourtant, c’est incontournable. Bien sûr, tu peux te contenter de ta boutique en ligne. Par contre, selon le genre de livre que tu publies, il est possible que ce ne soit pas suffisant pour vendre. Alors, vois-le comme une sortie de zone. Sortir de sa zone de confort, c’est très souvent gagnant. Les premiers coups, ça va être vraiment difficile. Ensuite, tu vas prendre le tour et tu vas convaincre tout le monde ! Avant de te présenter, prépare ton pitch et fais la liste de toutes les qualités de ton livre. Tu es le mieux placé pour en parler !

6. La distribution

Bête noire de l’autoédition, la distribution (et par extension, la promotion) est vraiment un point faible du processus. Tu dois concevoir ton livre comme un produit. Oublie la distribution à l’ancienne, tu n’auras pas accès à un distributeur. Alors, sois créatif.

Tu es maintenant un entrepreneur. Tu as créé un produit et tu veux le vendre. Bâtis une stratégie. Tu dois maintenant regarder ton livre comme un produit à vendre. Informe-toi sur le marketing, utilise les médias sociaux, etc. N’oublie pas ta boutique en ligne.

Voilà. Les peurs de l’autoédition ne sont pas insurmontables. Il te faut un mindset puissant. Tu prends le contrôle de ton projet et tu le mènes jusqu’au bout. Imagine la fierté que tu vivras. Imagine les émotions que tu vivras en tenant ton livre dans tes mains. Je crois que ce sentiment vaudra amplement toutes les sorties de zone que tu vivras pendant ton aventure en autoédition.  

Projet édito // Autoédition

Se vendre : penser son livre comme un produit


Choisir l’autoédition, c’est devenir entrepreneur. Après tout, pour être lus, vous devrez vendre votre livre. Sauf si, bien sûr, vous souhaitez seulement être lus par vos proches. Cet article s’adresse aux auteurs qui souhaitent faire voyager leurs livres. Vous devenez entrepreneurs. C’est maintenant le temps de penser à votre stratégie. C’est pourquoi il faut entrevoir votre produit et réfléchir à un petit plan d’affaires. Dans les prochaines lignes, je vous propose de surveiller quelques éléments afin d’envisager votre livre comme votre premier produit. Comment vendre votre livre si vous ne mettez pas certains éléments en place.

Miser sur les éléments qui vous distinguent

Si ce n’est pas déjà fait, rendez-vous à la bibliothèque ou à la librairie pour observer les ouvrages de vos concurrents. On trouve souvent l’édition romantique, mais il n’en demeure pas moins qu’il faut vendre.

Observez les livres de vos concurrents et faites la liste des éléments qui vous distinguent. Utilisez ces éléments dans vos communications sur les médias sociaux, dans des événements, etc.

Pensez votre couverture, votre quatrième de couverture et votre table des matières

La première chose qu’on voit, c’est la couverture de votre livre. Prenez le temps de la bâtir avec votre graphiste. Elle transmettra votre personnalité, votre message, etc. Vous devez donc convaincre votre lecteur potentiel au premier coup d’œil.

La deuxième chose qu’on regarde est la quatrième de couverture. Votre texte doit être court et punché. Vous faites un livre de non-fiction ? Listez les avantages. Dites pourquoi nous devons lire votre livre. Vous faites un livre de fiction ? Racontez l’histoire, mais évitez de trop en dévoiler. La quatrième de couverture est l’art de séduire votre lecteur potentiel.

La table des matières est aussi un précieux allié pour un livre de non-fiction. Parfois, on trouve nos titres de chapitre attirants et percutants. Pourtant, s’ils ne sont pas clairs sur le sujet du chapitre, certaines personnes pourraient refermer votre livre. Des titres qui annoncent le contenu permettent au lecteur potentiel d’avoir une idée précise sur le contenu et voir s’il peut combler ses besoins.

Connaître votre public

Comme tout bon businessman ou businesswoman, vous devez connaître à qui s’adresse votre livre. Qui le lira ? En le connaissant, vous pourrez plus facilement communiquer avec lui. Vous saurez ce qui l’intéresse et où le trouver. Vous saurez comment votre livre l’aidera dans son quotidien et vous saurez quels mots-clés utiliser pour l’interpeler.

Calculer votre prix de vente

Pour les produits, les entreprises calculent leur prix de vente avec les différents frais encourus pour le projet. Pour les livres, vous devez aussi calculer votre prix. Par contre, vous devez aussi vous fier au marché. On sait qu’un format poche a un prix entre 11,95 $ et 19,95 $ et qu’un grand format tourne autour de 35,95 $ et 39,99 $.

Voyez comment vous pouvez respecter ces prix. Il ne faut pas le faire à tout prix. Par contre, vous devez être conscient de votre prix de vente. Comme les livres sont un produit du haut de la pyramide de Maslow (besoin d’estime, besoin d’accomplissement), ils ne sont pas la priorité quotidienne de plusieurs d’entre nous. Vous devez donc être convaincants, notamment avec le prix. Si vous avez deux livres avec des approches semblables et un petit budget, vous choisirez peut-être en fonction du prix.

Bâtir une stratégie de distribution

Choisir l’autoédition, c’est choisir de tout faire soi-même. Prenez le temps de développer votre stratégie de distribution dès le départ. Que pouvez-vous regarder pour planifier votre distribution ? Voici quelques idées.

  • Les points de vente à contacter
  • Une boutique en ligne
  • Les points de vente en ligne
  • Les événements auxquels participer
  • Les influenceurs à contacter

Bâtir une stratégie marketing

Pour vendre votre livre, il vous faut une stratégie marketing. Assoyez-vous et pensez-y.

  • Où vendrez-vous votre livre ? Une boutique en ligne ? Des points de vente ?
  • Comment communiquerez-vous avec vos lecteurs potentiels ? Médias sociaux, événements, etc. ?
  • Quels outils promotionnels utiliserez-vous ? Signets, dépliants, affiches, etc. ?

N’oubliez pas de définir les mots clés qui vous permettront de communiquer avec votre lecteur potentiel. Quel est son problème ? Comment votre livre pourrait l’aider ?

 

Surtout, ayez un point de vue entrepreneurial pour votre projet d’autoédition. Informez-vous comme un entrepreneur : comment gérer ses médias sociaux, comment faire son marketing, quels produits promotionnels produire, etc. Un livre est un produit. Il doit être vendu pour être lu. N’attendez pas avoir le livre entre vos mains pour penser à votre stratégie de vente. Prenez le temps d’y penser dès le départ.

Alors, prêt à planifier la vente de votre livre ?

Projet édito // Autoédition

Comment publier mon livre?

Il y a quelques semaines, je faisais des recherches sur un sujet et Google me suggérait toujours cette question : Comment publier mon livre ? Vous devez donc être plusieurs à vous poser la question. J’ai décidé d’y répondre. Dans cet article, je vous propose une vision d’ensemble des différents types d’édition. Vous verrez les options qui s’offrent à vous et mes conseils pour chacune d’elles. Vous pourrez enfin vous questionner pour choisir l’option qui vous convient.

Les trois principales formes d’édition sont l’édition traditionnelle, l’édition à compte d’auteur et l’autoédition. Il y a d’autres formes plus «obscures», comme l’édition commanditée, mais nous n’en parlerons pas dans cet article.

L’édition traditionnelle ou l’édition à compte d’éditeur

L’édition traditionnelle est l’édition comme on la connaît principalement. Ce sont des éditeurs qui publient des manuscrits qu’ils ont reçus ou commandés. On l’appelle aussi (quoique rarement) l’édition à compte d’éditeur, parce que c’est l’éditeur qui assume les frais de publication.

Il faut comprendre que l’éditeur reçoit des milliers de manuscrits par année. Évidemment, il a un budget. Il ne peut donc pas publier tous les livres qu’il reçoit. De plus, les livres passent par un comité de lecture afin d’assurer un certain niveau de qualité du texte et qu’ils respectent la ligne éditoriale de la maison d’édition.

Les maisons d’édition font partie d’un réseau de professionnels que l’on appelle souvent «la chaîne du livre». L’éditeur publie un livre, le diffuseur assure la représentation de l’ouvrage, le distributeur s’occupe de la logistique (livraison, gestion des stocks, etc.) et le libraire vend le livre. C’est la version simplifiée, mais vous voyez le portrait. Chaque intervenant se prend un pourcentage du prix de vente du livre. Par conséquent, l’auteur reçoit généralement 10% du prix de vente sur chaque livre vendu, sauf si vous êtes une grande vedette.

Mes conseils :

  1. Pour l’envoi de manuscrits, assurez-vous de respecter les normes imposées par les éditeurs.
  2. Faites vérifier votre contrat avec un avocat ou un agent littéraire ayant la formation adéquate.
  3. Assurez-vous d’être consulté aux différentes étapes. Par contre, soyez conscient que l’éditeur doit faire certains choix pour être aligné avec sa politique éditoriale.
  4. Impliquez-vous dans la promotion. Les éditeurs aiment les auteurs qui s’impliquent pour faire connaître leurs livres.

L’édition à compte d’auteur

L’édition à compte d’auteur signifie que c’est l’auteur qui paie pour publier son livre. Il remet son manuscrit à un éditeur pour qu’il publie le livre. L’édition à compte d’auteur n’a pas toujours bonne presse. On accuse souvent ces éditeurs de prendre les sous des auteurs sans offrir de soutien éditorial comme la lecture de manuscrit, un regard sur la révision, etc. Par contre, ce type d’édition peut être intéressant pour les gens qui n’ont pas beaucoup de temps ou qui ne sont pas à l’aise avec la gestion de projet. C’est important de magasiner son éditeur.

Bien sûr, comme vous payez pour le service, vous demeurez propriétaire de vos droits.

Mes conseils :

  1. Assurez-vous d’être consulté à chaque étape.
  2. Vérifiez le contrat avec la maison d’édition auprès d’un avocat ou d’un agent littéraire qualifié.
  3. Demandez du soutien. On reproche souvent à l’édition à compte d’auteur de ne pas offrir le soutien éditorial adéquat, notamment la lecture de manuscrit.

 

Pour l’édition traditionnelle ou l’édition à compte d’auteur, rappelez-vous qu’il y a de bons éditeurs et de mauvais éditeurs. C’est comme dans n’importe quelle profession. Dépassez votre souhait d’être publié pour trouver un éditeur qui vous écoute. Assurez-vous d’avoir une belle connexion avec lui.

L’autoédition

L’autoédition est une forme d’édition où l’auteur prend en charge toutes les étapes et tous les frais. Il est responsable de gérer son projet, d’engager les professionnels et de bâtir une stratégie de diffusion et de distribution.

L’autoédition demande de l’investissement de temps et d’argent. Pour obtenir un livre de qualité, il faut investir, que ce soit dans la forme (graphisme, outils marketing, etc.) ou le fond (révision linguistique, lecteur professionnel, etc.). Bien sûr, c’est à vous de choisir où vous voulez investir, mais assurez-vous de prendre des choix éclairés pour faire un ouvrage de qualité.

Quand l’autoédition a mauvaise presse, on parle souvent de la piètre qualité de la publication : choix du papier, graphisme de mauvaise qualité, fautes de français, etc. Votre livre est votre porte-parole, votre ambassadeur, une mauvaise qualité peut nuire à votre contenu et à votre image.

Mes conseils :

  1. Assurez-vous de bien vous entourer pour profiter de l’expertise des professionnels avec qui vous travaillerez : réviseur, correcteur, lecteur professionnel, graphiste, etc. Bâtissez une équipe éditoriale qui contribuera à la réussite de votre livre.
  2. Ayez une attitude professionnelle pour votre projet. Qu’est-ce que je veux dire ? Faites des choix professionnels. Ne vous empressez pas de publier par manque de budget par exemple. Prenez le temps de bien faire les choses afin que votre livre soit à la hauteur de son contenu.
  3. Faites une étude de marché. Une étude de marché pourra vous aider à faire des choix éclairés en regardant ce qu’il y a déjà sur les tablettes.

 

>> Dans les ressources gratuites, vous avez un tableau qui récapitule les avantages et les désavantages de chaque type d’édition. Vous pouvez y avoir accès en vous abonnant à l’infolettre.

 

Quelques questions à me poser pour choisir la bonne option

Chaque type d’édition a des avantages et des désavantages. Pour choisir la bonne option, vous devez réfléchir à vos priorités. Voici quelques questions à vous poser pour pousser votre réflexion.

  1. Comment est-ce que je perçois l’édition traditionnelle?
  2. Quelles sont mes forces et mes faiblesses pour mon projet d’édition?
  3. Quelles sont mes peurs quant à mon projet de publication?
  4. Quelle est ma position quant aux droits d’auteurs?
  5. Comment est-ce que j’envisage le branding de mon livre?

N’hésitez pas à poser des questions pour faire un choix éclairé. Et surtout, ne pensez pas que l’autoédition vaut moins que l’édition traditionnelle. Il faut faire un choix qui nous convient parfaitement pour avoir le livre ses rêves.

 

>> Rejoins le groupe Autoédition | Groupe d’entraide sur Facebook pour partager vos questions et votre parcours avec d’autres personnes amoureuses des livres.

Diffusion-Distribution

La distribution : faire voyager son livre en autoédition

Deux choses inquiètent généralement les auteurs qui souhaitent se lancer dans l’autoédition, le budget et la diffusion et la distribution de leur livre. J’ai répondu à la première inquiétude dans cet article. Aujourd’hui, je répondrai à la deuxième inquiétude : la diffusion et la distribution. En autoédition, la distribution est un peu le nerf de la guerre. Sans les grosses machines de distribution des maisons d’édition, comment s’en sortir ? Deux mots à retenir : dévouement et créativité. Je vous en parle dès maintenant.

Comment fonctionnent la diffusion et la distribution traditionnelle ?

Les éditeurs ont des contrats avec un diffuseur-distributeur. Le diffuseur assure la représentation du livre sur le marché, notamment dans les librairies. Le distributeur s’occupe plutôt de la partie logistique : stockage des inventaires, livraison dans les points de vente, gestion des retours, etc. Bien souvent, un distributeur a un service de diffusion, ce qui permet d’avoir un service complet pour l’éditeur qui cherche à diffuser et distribuer ses livres sur tout le territoire québécois. Certains distributeurs ont aussi des ententes pour faire de la diffusion-distribution à l’extérieur du Québec.

Pourquoi les auteurs autoédités n’ont pas cette possibilité ?

Il est très rare qu’un auteur autoédité ait accès aux services d’un diffuseur-distributeur. Pourquoi ? Selon l’ADELF (Association des distributeurs exclusifs de livres de langue française), les diffuseurs-distributeurs recherchent des maisons d’édition qui ont un plan d’affaires à long terme. Les frais encourus par la représentation, la gestion des stocks et la logistique notamment nécessitent certaines garanties. Malheureusement, les auteurs autoédités peuvent rarement fournis ces garanties, par exemple la quantité de livres imprimés et le nombre de livres publiés dans les années à venir.

Les options de diffusion-distribution d’un auteur autoédité

Par conséquent, si vous choisissez l’aventure de l’autoédition, prévoyez dès le début que vous n’aurez pas de distributeur. Vous ne serez donc pas pris au dépourvu avec vos livres imprimés. Vous aurez déjà bâti votre stratégie. Après tout, ce que l’on veut, c’est vendre votre livre.

1. L’impression à la demande

Certains sites Internet vous permettent de déposer votre manuscrit et de faire de l’impression à la demande. Si vous vendez une copie de votre livre, l’entreprise imprimera une copie de votre livre et l’acheminera directement à l’acheteur.

Vous vous évitez ainsi une gestion d’inventaire. Par contre, l’impression à la demande n’est peut-être une option unique. Vous pourriez la combiner à d’autres options.

2. Un représentant

Si vous avez les moyens, vous pouvez engager une personne pour vous représenter sur la route. Je ne connais pas d’auteurs qui ont opté pour cette solution. Il faut pouvoir vendre un grand volume pour pouvoir faire du profit après avoir déduit le salaire de votre représentant.

3. Vous : votre créativité et du jus de bras

Bien souvent, les auteurs autoédités sont leur propre distributeur. Si vous préparez votre stratégie au fil de votre aventure éditoriale, vous pourrez réfléchir aux actions que vous poserez pour assurer votre visibilité. Je vous présente ici quelques options, mais n’hésitez pas à faire preuve de créativité.

a) La consignation

Voici une option plutôt traditionnelle. Comment fonctionne la consignation ? La consignation consiste à déposer quelques exemplaires de votre livre dans une librairie ou dans une boutique. Vous établissez une date pour un suivi des ventes. Le point de vente se prendra un pourcentage sur la vente et vous remettra le reste. Vous déciderez alors si vous continuez votre collaboration et, si oui, combien d’exemplaires supplémentaires vous pouvez laisser au marchand.

Pour votre information, dans le circuit de l’édition traditionnelle, les libraires reçoivent 40 % du prix de vente d’un livre.

Ici, il est intéressant de noter que les livres ne se vendent pas seulement en librairie. Certains auteurs se rendent dans des boutiques qui privilégient les créations québécoises, par exemple. Donc, si vous faites un livre de menuiserie ou de mécanique, pensez aux garages, aux grandes surfaces, etc. Si vous faites un livre de DIY, pensez aux boutiques d’artisanat, de projets créatifs, etc. Faites une liste de points de vente intéressants.

b) Les événements

Même si plusieurs salons du livre sont fermés aux auteurs qui se présentent seuls, sans éditeur ou distributeur, il est possible de se faire connaître dans d’autres types d’événements. Informez-vous sur les petits salons du livre de votre région, les salons d’artisans, les journées de la culture, etc.

Évidemment, ce travail vous demande de faire de la recherche et de remplir des formulaires d’inscription. Par contre, les événements vous permettent d’entrer en contact directement avec le public. Par conséquent, n’oubliez pas de bien cibler les événements. Si vous écrivez pour les enfants, n’allez pas dans un salon destiné aux professionnels. Il faut savoir mettre son énergie à la bonne place.

Du côté des événements, vous pouvez aussi organiser des séances de dédicace. Ces séances, souvent en librairie, sont un excellent moyen de rencontrer de nouveaux lecteurs. Vous pourrez aborder les gens pour leur présenter votre livre. N’hésitez pas à avoir des signets avec vous. Plusieurs personnes aiment avoir le signet pour se souvenir d’un titre par exemple. Lors de votre présence en librairie, vous pouvez également proposer de faire une lecture publique de votre livre. Par exemple, si vous avez un album jeunesse, vous pourriez inviter les familles à vous rejoindre à une heure précise pour la lecture de votre livre. Ce sera comme une heure du conte à la librairie ! (Et pourquoi ne pas proposer une heure du conte à votre bibliothèque de quartier ?) Si vous publiez un livre sur la santé par exemple, vous pouvez également proposer à la librairie d’organiser un événement où les gens seront invités à vous rencontrer pour avoir une lecture d’un extrait du livre et une discussion avec vous par la suite.

c) Le web

Le web est un incontournable pour vendre votre livre. Vous devez avoir une plateforme pour votre livre, que ce soit votre propre boutique en ligne ou une autre boutique, comme Etsy. Donc, si vous parlez de votre livre à quelqu’un, il pourra vous retrouver sur le web.

Pour dépasser les frontières géographiques de votre région, vous devez vous faire connaître sur le web. Votre boutique en ligne ne fera pas la job toute seule. Bâtissez une stratégie pour augmenter votre présence en ligne, notamment avec les médias sociaux.

Miser sur le web est intéressant, car il vous permet de rejoindre des personnes qui dépassent votre quartier, votre ville ou votre région. Pour profiter des avantages du web pour vendre votre livre, il faut travailler votre présenter en amont.

4. Miser sur sa communauté et sur la mission de votre livre

Ce n’est pas quand votre livre est imprimé que vous devez commencer à travailler votre visibilité sur le web. Vous devez préparer le terrain pour trouver vos lecteurs potentiels. Vous pourriez avoir un blogue, par exemple. Vous pourriez montrer votre expertise et votre passion pour votre livre. Ici et là, vous parlez de votre projet de livre.

L’important, c’est de commencer à vous faire connaître dès le début de votre aventure d’autoédition. Si vous attendez d’avoir votre livre imprimé, il se peut que vous deviez entreposer vos livres un petit moment avant de vous faire connaître.

 

En autoédition, il faut prendre le taureau par les cornes. À moins que vous souhaitiez publier un livre qui ne sera pas lu, il faut voir votre livre comme un produit. Comment feriez-vous la mise en marché de votre produit ? Qui devrait acheter mon livre ? Commencez dès maintenant à bâtir votre stratégie et à repérer les opportunités de vous faire connaître. Oui, il faut mettre vos craintes de côté. Il faut prendre votre courage et contacter des gens pour mettre votre livre de l’avant. Vous êtes capables ! Croyez en vous, croyez en votre projet !

 

Ici, je vous parle d’autoédition. Dans la section Ressources gratuites, vous pourrez consulter un tableau qui distingue les types d’édition. Pour avoir accès à cette page, abonnez-vous à mon infolettre.

Si vous avez une expérience différente de la diffusion-distribution pour votre livre autoédité, n’hésitez pas à m’écrire, je serai heureuse d’échanger avec vous : info@mariemichelemartel.ca.

Psst. Si vous cherchez de l’aide pour bâtir votre stratégie, n’hésitez pas à m’écrire. Nous pourrons discuter pour savoir comment je peux vous aider.