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Couverture d’un livre

Projet édito // Autoédition

Se vendre : penser son livre comme un produit


Choisir l’autoédition, c’est devenir entrepreneur. Après tout, pour être lus, vous devrez vendre votre livre. Sauf si, bien sûr, vous souhaitez seulement être lus par vos proches. Cet article s’adresse aux auteurs qui souhaitent faire voyager leurs livres. Vous devenez entrepreneurs. C’est maintenant le temps de penser à votre stratégie. C’est pourquoi il faut entrevoir votre produit et réfléchir à un petit plan d’affaires. Dans les prochaines lignes, je vous propose de surveiller quelques éléments afin d’envisager votre livre comme votre premier produit. Comment vendre votre livre si vous ne mettez pas certains éléments en place.

Miser sur les éléments qui vous distinguent

Si ce n’est pas déjà fait, rendez-vous à la bibliothèque ou à la librairie pour observer les ouvrages de vos concurrents. On trouve souvent l’édition romantique, mais il n’en demeure pas moins qu’il faut vendre.

Observez les livres de vos concurrents et faites la liste des éléments qui vous distinguent. Utilisez ces éléments dans vos communications sur les médias sociaux, dans des événements, etc.

Pensez votre couverture, votre quatrième de couverture et votre table des matières

La première chose qu’on voit, c’est la couverture de votre livre. Prenez le temps de la bâtir avec votre graphiste. Elle transmettra votre personnalité, votre message, etc. Vous devez donc convaincre votre lecteur potentiel au premier coup d’œil.

La deuxième chose qu’on regarde est la quatrième de couverture. Votre texte doit être court et punché. Vous faites un livre de non-fiction ? Listez les avantages. Dites pourquoi nous devons lire votre livre. Vous faites un livre de fiction ? Racontez l’histoire, mais évitez de trop en dévoiler. La quatrième de couverture est l’art de séduire votre lecteur potentiel.

La table des matières est aussi un précieux allié pour un livre de non-fiction. Parfois, on trouve nos titres de chapitre attirants et percutants. Pourtant, s’ils ne sont pas clairs sur le sujet du chapitre, certaines personnes pourraient refermer votre livre. Des titres qui annoncent le contenu permettent au lecteur potentiel d’avoir une idée précise sur le contenu et voir s’il peut combler ses besoins.

Connaître votre public

Comme tout bon businessman ou businesswoman, vous devez connaître à qui s’adresse votre livre. Qui le lira ? En le connaissant, vous pourrez plus facilement communiquer avec lui. Vous saurez ce qui l’intéresse et où le trouver. Vous saurez comment votre livre l’aidera dans son quotidien et vous saurez quels mots-clés utiliser pour l’interpeler.

Calculer votre prix de vente

Pour les produits, les entreprises calculent leur prix de vente avec les différents frais encourus pour le projet. Pour les livres, vous devez aussi calculer votre prix. Par contre, vous devez aussi vous fier au marché. On sait qu’un format poche a un prix entre 11,95 $ et 19,95 $ et qu’un grand format tourne autour de 35,95 $ et 39,99 $.

Voyez comment vous pouvez respecter ces prix. Il ne faut pas le faire à tout prix. Par contre, vous devez être conscient de votre prix de vente. Comme les livres sont un produit du haut de la pyramide de Maslow (besoin d’estime, besoin d’accomplissement), ils ne sont pas la priorité quotidienne de plusieurs d’entre nous. Vous devez donc être convaincants, notamment avec le prix. Si vous avez deux livres avec des approches semblables et un petit budget, vous choisirez peut-être en fonction du prix.

Bâtir une stratégie de distribution

Choisir l’autoédition, c’est choisir de tout faire soi-même. Prenez le temps de développer votre stratégie de distribution dès le départ. Que pouvez-vous regarder pour planifier votre distribution ? Voici quelques idées.

  • Les points de vente à contacter
  • Une boutique en ligne
  • Les points de vente en ligne
  • Les événements auxquels participer
  • Les influenceurs à contacter

Bâtir une stratégie marketing

Pour vendre votre livre, il vous faut une stratégie marketing. Assoyez-vous et pensez-y.

  • Où vendrez-vous votre livre ? Une boutique en ligne ? Des points de vente ?
  • Comment communiquerez-vous avec vos lecteurs potentiels ? Médias sociaux, événements, etc. ?
  • Quels outils promotionnels utiliserez-vous ? Signets, dépliants, affiches, etc. ?

N’oubliez pas de définir les mots clés qui vous permettront de communiquer avec votre lecteur potentiel. Quel est son problème ? Comment votre livre pourrait l’aider ?

 

Surtout, ayez un point de vue entrepreneurial pour votre projet d’autoédition. Informez-vous comme un entrepreneur : comment gérer ses médias sociaux, comment faire son marketing, quels produits promotionnels produire, etc. Un livre est un produit. Il doit être vendu pour être lu. N’attendez pas avoir le livre entre vos mains pour penser à votre stratégie de vente. Prenez le temps d’y penser dès le départ.

Alors, prêt à planifier la vente de votre livre ?

Projet édito // Autoédition

5 éléments à ne pas négliger dans votre packaging

 

Combien de livres sont publiés par année ? Selon les statistiques, 4000 à 5000 sont publiés par année au Québec. De son côté, la France publie plus de 75 000 livres par année. Même s’ils ne sont pas tous disponibles ici, plusieurs milliers d’entre eux sont importés pour le marché québécois. Tous ces livres sont en compétition pour obtenir notre attention. Et quelle est la première fois que l’on regarde avant de s’approprier un livre ? Il y a fort à parier que vous regardez la couverture. Même si vous ne le voulez pas, elle aura un effet sur votre opinion. C’est pourquoi je voulais vous parler de votre packaging ou l’emballage. L’emballage est un élément non négligeable de votre marketing. Il doit être réfléchi afin de servir votre objectif : rejoindre vos lecteurs. Voici donc quelques éléments de packaging à réfléchir au moment de la production de votre livre.

1. La couverture et la quatrième de couverture

Quoi de plus excitant que de voir la couverture finale de notre livre ? Avant de pouvoir la contempler, il faut pouvoir prendre les bonnes décisions pour avoir une couverture qui parle à notre lecteur potentiel.

La qualité de votre couverture montrera aussi votre professionnalisme. Par exemple, si vous faites un livre (ou même un ebook !) pour montrer votre expertise, la couverture doit dégager expérience, professionnalisme, connaissance de votre sujet. La couverture établit votre image de marque. De plus, vous devez parler à votre lecteur. Par conséquent, vous devez bien connaître votre public cible et le genre de votre livre pour faire une couverture qui pourra les convaincre de feuilleter votre livre s’il est sur une table avec une dizaine d’autres titres. Optez pour un équilibre entre ce que vous aimez et ce que votre lecteur aimera. Par exemple, les livres historiques ou les livres fantastiques doivent répondre aux normes de ce genre.

Votre quatrième de couverture est en quelque sorte un pitch de vente. Vous avez très peu d’espace pour faire valoir votre livre. Vous devez piquer la curiosité de votre lecteur potentiel, mais vous ne devez pas tout lui dévoiler. Il faut créer du suspense tout en donnant assez de contenu pour que votre lecteur se reconnaisse et se sente interpeler. Beau défi n’est-ce pas ?

N’oubliez pas de penser à l’épine de votre livre. Il s’agit de la partie cachant la reliure de votre livre. Quelles informations voulez-vous écrire ? On y voit normalement l’auteur, le titre et le logo de la maison d’édition.

2. L’intérieur

Même si c’est l’intérieur, la maquette du livre fait partie de l’emballage. C’est l’emballage de votre texte, de vos mots. Vous devez prendre le temps de concevoir votre maquette avec un graphiste afin qu’elle réponde à des normes universelles, notamment pour la lisibilité. Par exemple, vous devez choisir une typographie facile et à lire et choisir une grosseur qui ne nuira pas à la lecture. Ce ne doit pas être trop gros ou trop petit. Les titres doivent être distinctifs, comme les titres courants et les numéros de page.

Avez-vous un index, une table des matières, des remerciements ? Comment ces composantes servent-elles votre contenu ? Comment vous permettront-elles de vous démarquer et d’atteindre votre objectif ? Quel est l’avantage concurrentiel de votre compétiteur ? Pouvez-vous offrir un outil qui vous permettra de vous distinguer à votre tour ?

Pour savoir davantage sur le processus de production, notamment les éléments graphiques d’un livre, suivez ma formation «CRÉER mon projet éditorial».

3. La jaquette

La jaquette d’un livre est cette enveloppe de papier qui recouvre le livre. On dit qu’elle sert à protéger le livre. Ça peut se justifier pour un beau livre, mais qu’en est-il des romans ? Est-elle vraiment utile ? Personnellement, je jette très rapidement la jaquette. Je la trouve encombrante et inutile. Souvent, il y a seulement une reproduction de la couverture. Elle n’apporte rien de plus.

Alors, pourquoi penser à une jaquette ? Demandez-vous si vous souhaitez protéger votre livre. Si oui, demandez-vous comment vous pourriez utiliser cet outil de façon créative. Voulez-vous l’utiliser pour montrer votre avantage concurrentiel ? N’oubliez pas que la jaquette doit tout de même reprendre des éléments essentiels (titre, auteur, élément visuel) afin que les gens puissent reconnaître votre livre même s’il est protégé.

4. Le bandeau

Le bandeau est cette fameuse bande de papier que l’on met par-dessus le livre. On le voit souvent dans deux situations :

a) un prix littéraire. Si le livre a remporté un prix littéraire d’importance, les éditeurs ajoutent parfois un bandeau sur lequel on peut mettre le nom du prix.

b) un auteur attendu ou un titre attendu. S’il s’agit d’un auteur populaire qui revient en force après un moment d’absence, ou s’il s’agit d’un livre tant attendu (pensons aux différents tomes d’une série par exemple), le bandeau peut permettre au lecteur de repérer l’information facilement sur une table.

L’utilisation du bandeau doit être réfléchie. Il s’agit de coûts supplémentaires qui peuvent être payant si vous avez un message à faire passer, mais il peut aussi être un simple bout de papier que les lecteurs s’empresseront de mettre aux poubelles. C’est la triste réalité, très peu de gens conservent les bandeaux. Ils savent bien qu’il s’agit d’un outil de promotion.

5. Les autres: signets, invitations, communiqués de presse, les produits dérivés, etc.

Le packaging ne s’arrête pas seulement à votre livre. Il s’agit aussi de tout ce qui l’entoure, que ce soit les signets, les invitations au lancement, les communiqués de presse, les produits dérivés, etc. Ces éléments doivent être alignés avec votre livre. Ils doivent respecter votre image de marque, que ce soit dans le message ou dans le l’aspect graphique de ces outils. Des outils ? Bien sûr ! Ce sont des outils qui soutiendront la promotion de votre livre.

Parfois, on peut douter de l’utilité des signets. N’en doutez pas ! Les signets sont un bel outil pour débuter la conversation. Une personne pourra s’arrêter pour prendre un signet et vous pourrez alors ouvrir la discussion. De plus, plusieurs personnes collectionnent les signets. Elles s’arrêteront irrémédiablement à votre table lors d’un événement pour prendre un de vos signets. À vous de prendre le temps de discuter avec eux. Soyez vendeurs ! Qu’on le veuille ou non, un livre est un produit qui doit être vendu pour être lu.

Les invitations au lancement et les communiqués de presse doivent véhiculer les informations essentielles. Par contre, elles doivent être en harmonie avec votre livre. D’ailleurs, pour mon blogue personnel, je reçois régulièrement des communiqués de presse. Pourtant, leur mise en page varie très rarement. Vous avez un peu de temps et de créativité, pour la réalisation de ces feuillets. Vous attirerez l’œil des personnes à qui vous enverrez votre livre. Vous augmenterez vos chances d’avoir de la visibilité. Rappelons que les journalistes, blogueurs, etc. sont souvent sollicités pour lire des livres. Donnez-leur le goût d’ouvrir le vôtre et de le lire !

Voyez à ce sujet ma vidéo sur le packaging de l’envoi de presse de Trois portugais sous un parapluie (sans compter le mort).

Avez-vous pensé à des produits dérivés ? Les produits dérivés peuvent être de bons choix pour annoncer votre livre. Du même coup, vous pourrez financer la publication de votre livre. Attention ! Les produits dérivés doivent être alignés avec votre vision de publication. Ce peut être des objets qui sont en «vedette» dans votre livre, ou des objets liés à votre sujet. Ce peut aussi être des objets connexes qui s’adressent au même public : un livre à colorier pour un livre pour enfants, par exemple. L’important, c’est de toujours garder en tête votre vision pour éviter de faire des produits inutiles ou qui n’attireront pas le bon public.

 

Alors, que ce soit pour votre livre ou pour tout ce qui l’entoure, vous devez toujours avoir une ligne directrice au niveau du message et du graphisme. Cette ligne directrice doit servir votre vision de publication. Quel est votre objectif ? Transmettre votre expertise, atteindre la rentabilité, vivre de vos publications, etc. À vous de le déterminer, mais garder en tête que votre emballage servira votre objectif. N’oubliez pas aussi qu’avec tous les livres qui se disputent l’attention des lecteurs, vous devez vous démarquer… du premier coup d’œil !

 

Éléments graphiques d'un livre

Penser à votre couverture: pourquoi et comment ?

La rédaction est terminée. Les étapes de révision sont bien avancées. Il est temps de jaser de la couverture. Si vous êtes publié par un éditeur, il prendra en charge cette étape. Toutefois, si vous vous autoéditez, vous avez décidé de garder le contrôle sur votre projet. Du coup, vous devez aussi prendre le contrôle de la conception graphique de votre couverture. L’aventure dépasse la mise en page de votre texte. Vous devez créer une image à votre projet. Et la première chose qui représente votre projet, c’est votre couverture. Alors, saurez-vous y accorder le temps nécessaire ? Dans ce billet, j’ai pensé vous dire pourquoi vous devez prendre le temps de penser à votre couverture. Je vais aussi vous donner quelques pistes pour alimenter votre réflexion.

On n’a pas deux chances de faire bonne impression.

La couverture d’un livre est la première chose qu’on voit. Qu’on le veuille ou non, la couverture influence l’achat d’un livre. Votre couverture doit donc attirante. Elle doit attirer l’œil et intéresser les lecteurs potentiels à prendre le livre, le feuilleter et lire le texte sur la quatrième de couverture.

Selon le Ministère de la culture et des communications du Québec, près de 5000 titres sont publiés chaque année. Sans compter les titres d’éditeurs étrangers qui se frayent un chemin dans nos librairies. Vous imaginez la compétition ! Si votre couverture peut vous permettre de vous distinguer, pourquoi ne pas y passer plus de temps ?

Votre couverture doit convertir des lecteurs surprise.

La couverture affirme votre image de marque.

Est-ce que vous prévoyez publier d’autres livres ? Alors, assoyez votre image de marque dès maintenant. Les maisons d’édition font préparer leur branding par des experts afin de créer de la cohérence dans leurs collections et leurs livres. Prenez le temps de faire l’exercice. Vous n’avez sûrement pas les moyens de consulter une agence pour bâtir votre image de marque. Toutefois, prenez les livres que vous avez à la maison. Si vous en avez plusieurs d’une même maison d’édition, comparez-les entre eux. Sinon, regarder la couverture et le côté du livre afin de trouver des indices du branding. Vous pourrez vous en inspirer. Bien sûr, gardez en tête que la couverture doit vous ressembler.

La couverture véhicule un message.

En plus de vous ressembler, la couverture doit s’harmoniser avec le style de votre livre. Une couverture de roman policier n’utilise pas les mêmes codes qu’une couverture pour un livre de chick-lit. Soyez sensible à cette idée, car si vous ratez votre première impression, il est possible que le lecteur n’apprécie pas la lecture du livre. Après tout, il s’attendait à autre chose.

La couverture est un puissant outil de communication. C’est pourquoi il doit transmettre, de façon évidente ou non, des éléments qui pousseront un lecteur à le choisir. Dans les éléments évidents à présenter, nous pourrions parler du titre, de l’auteur, de l’illustrateur (s’il y a lieu) et de la maison d’édition. Le tout est complété par une présentation visuelle. L’élément visuel transmet le message «non évident» de la couverture. Le choix de l’illustration, du style jusqu’à l’élément représenté, influencera le lecteur. En fait, même le choix de la police de caractère pour écrire votre texte influencera l’opinion du lecteur potentiel. Par exemple, certaines polices de caractère évoqueront le manque de professionnalisme. Je pense notamment à la typo Courrier New. Pour vous assurer de respecter les codes visuels (qui sont bien souvent des règles non écrites et inconnues du large public), consultez un graphiste.

Comment penser à votre couverture alors ?

Comme votre couverture véhicule un message, est la vedette de votre branding et accroche l’œil de vos lecteurs potentiels, vous devez prendre le temps de vous poser certaines questions avant de la concevoir. En voici quelques-unes.

  1. Quel est votre lecteur idéal ?
  2. À quoi ressemblent les couvertures de vos concurrents ?
  3. Qu’est-ce que vous aimez d’une couverture ? Qu’est-ce qui vous accroche ?
  4. Quel est le style de votre livre ?
  5. Quelle ambiance voulez-vous installer ?
  6. Quelle couleur vous inspire votre livre ?

Même si votre livre est incroyable, si votre couverture n’attire par l’œil des lecteurs, vous passerez sûrement à côté de plusieurs ventes. Votre couverture est l’un de vos principaux arguments de vente, sinon le principal ! Après tout, il sera repris sur toutes les plateformes : boutiques en ligne, critiques littéraires, etc. Si votre livre est sur une pile dans une librairie, ce sera la couverture qui sera à la vue de tous en premier. N’oubliez pas que les piles de livres attirent l’œil. Ce n’est pas pour rien que les livres s’arrachent les places sur les présentoirs et sur les tables en magasin. Pensez à votre couverture pourrait grandement aider votre marketing et vos ventes. Pensez-y !

 

Photo par chuttersnap de Unsplash