Projet édito // Autoédition

Se lancer ou non ? Dans le fond, de quoi avez-vous peur ?

Tout comme vous, j’hésite souvent à me lancer. Même si je suis persuadée de la validité de mon projet, de son besoin d’exister, je doute. Je me pose des questions. Je vois le plan clairement dans ma tête et pourtant, je ne passe pas à l’action. Peut-être est-ce la même chose pour vous avec votre processus d’édition. Avez-vous peur de faire un pas de plus en avant ? Avez-vous peur de vous lancer ? Dans cet article un peu moins théorique ou pratico-pratique, j’avais envie de jaser de la peur de se lancer.

Pourquoi se lancer dans l’autoédition ?

Maude Collin a fait un article très intéressant sur l’autoédition. Elle a contacté des auteurs qui ont choisi cette voie et leur a demandé «pourquoi». Je reprends ici, à ma manière bien sûr, les principales raisons de ce choix.

  1. Besoin de liberté. Si vous êtes sélectionnés par un éditeur, vous devrez répondre à ses exigences éditoriales. Après tout, l’éditeur prend le risque de vous publier. Il doit donc harmoniser votre livre à sa ligne éditoriale. Il devra donc faire des choix notamment au niveau de la couverture, de la maquette, etc. Il vous demandera aussi certaines corrections.
  2. Besoin de se tailler une place. C’est bien connu, les places en maison d’édition sont restreintes. Après tout, ils ne peuvent pas publier tous les livres qu’ils reçoivent (jusqu’à des milliers de manuscrits par année). L’autoédition permet de se publier soi-même, à son rythme sans passer par les comités de lecture.
  3. Besoin de prendre le contrôle de ses droits et son projet. Lorsque vous optez pour l’autoédition, vous gardez le plein contrôle sur vos droits ainsi que sur l’ensemble du projet. Vous récupérez les parts de l’éditeur et de l’auteur. Si vous vous autodistribuez, vous récupérez également la part du distributeur.

Si les avantages sont si grands, pourquoi hésiter ?

Même si l’autoédition est alléchante, elle contient son lot de craintes. En voici quelques-unes.

  1. L’engagement financier. Oui, sans éditeur, c’est à vous de payer les frais entourant l’autoédition de votre livre. Vous devez donc vous entourer de professionnels qui sauront vous faire grandir et qui feront grandir votre texte : réviseur, graphiste, correcteur, illustrateur, etc.
  2. La gestion. L’autoédition vous demande d’être à vos affaires, comme on dit. Il faut gérer l’échéancier de votre équipe, gérer le travail sur votre texte, gérer les factures et les paiements, gérer les demandes d’ISBN et de données de catalogage, etc. (Pour en savoir davantage sur ces étapes, écoutez la formation gratuite « DÉFINIR mon projet éditorial ».)

Alors, de quoi avez-vous peur ?

Il est normal d’avoir peur de se lancer. Après tout, qu’arrivera-t-il si vous n’arrivez pas à vendre votre livre ? Resterez-vous pris avec tous les livres ?

Il faut bien connaître votre objectif avant de vous lancer dans l’autoédition. Souhaitez-vous seulement vendre quelques dizaines de livres à votre famille ? Souhaitez-vous que votre livre soit disponible partout au Québec ? Souhaitez-vous seulement que votre livre vous accompagne pendant vos conférences, par exemple ? En connaissant votre objectif, vous ferez des choix qui s’harmoniseront avec votre vision.

Alors, dès maintenant, définissez votre objectif. Puis, pensez aux raisons qui vous empêchent de passer à l’action. Enfin, trouvez une solution. Voici quelques pistes de réflexion.

  1. La peur de ne pas attirer de lecteurs potentiels.
  2. La peur de gérer une équipe, un projet.
  3. La peur de gérer des stocks.
  4. La peur de se vendre.
  5. La peur de ne pas livrer un livre de qualité, de ne pas faire le livre de vos rêves.

 

Alors, prenez votre peur à deux mains et lancez-vous… à votre rythme !

 

 

 

 

 

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