J’ai une vision romantique du livre. Pas une vision d’auteurs inspirés travaillant à la fenêtre de leur bureau. J’ai une vision romantique du roman qui voyage d’un auteur, à un éditeur, en passant par un libraire jusqu’à un lecteur. Ou par un chemin différent… Nous en discuterons dans des articles futurs.

Pour relancer mon blogue, laisse-moi te raconter comment j’ai développé ma vision du livre. Le livre, au-delà d’un texte, comme stratégie et produit.

Là où tout a commencé…

Je me rappelle encore la scène dans les moindres détails. Assise à mon bureau, en classe au cégep, je lisais Bossalo de François Barcelo. En y repensant, je l’avais sûrement acheté à cause de sa couverture jaune et noire. Quoi qu’il en soit, j’attends que le cours commence quand une fille que je connais à peine se tourne vers moi et me lance: « Tu lis tout le temps toi! »

Ce moment aurait été anodin si quelques semaines plus tard, pendant les vacances de noël, ma mère ne m’avait pas dit: « Je ne comprends pas pourquoi tu n’étudies pas pour faire des livres. Tu en as toujours un dans les mains. » Elle avait bien raison. D’ailleurs, je venais de descendre les escaliers en lisant un livre.

Je n’avais jamais pensé qu’il y avait des gens dont le métier était de faire des livres.
Pour moi, les livres se faisaient par magie.

Et après ?

Il faut le dire. Je n’ai aucun plaisir à faire des études de textes. Aucun. En fait, c’est surtout parce que ça me prive du plaisir de lire. Lire un texte pour l’analyser n’a rien à voir avec lire pour le plaisir.

Alors, je n’ai même pas pensé à faire des études littéraires. Dans les faits, je voulais étudier en cinéma. C’est le chemin que j’avais pris au cégep et on me collait souvent le rôle du réalisateur. J’aimais beaucoup ça… mais ce n’était pas encore LA chose que j’aimerais faire plus tard.

J’ai abouti en Communications à l’UQAM. Plus particulièrement, en stratégies de production culturelle et médiatique. J’ai beaucoup aimé apprendre à gérer des projets culturels. Et sur un coup de tête, et par besoin de changer d’air, je suis allée étudier 6 mois dans le sud de la France. J’y ai suivi des cours en édition, cours auxquels je n’avais pas le droit à Montréal dans mon programme.

Ça a été l’amour. L’amour pour la France, bien sûr. Mais aussi, l’amour pour les livres et surtout, pour le marché du livre. Mon dada à moi, c’est l’industrie du livre: comment on les fait (et tous les choix stratégiques qui s’y cachent), comment on les diffuse et comment ils trouvent leurs lecteurs.

Ma vision du livre, à la fois romantique et stratégique

Si tu es en amour avec les livres, tu es sûrement d’accord avec moi sur au moins un point : le livre est magique. Il peut changer une vie.

Tu as sûrement un livre préféré. Ou un livre qui t’a profondément marqué. On sort d’un livre parfois totalement chamboulé, d’autres fois sans vraiment savoir quoi en penser. Mais un livre ne laisse jamais indifférent.

Quand j’étudiais en communications culturelles, il y avait une phrase ou du moins, un concept, qui m’avait marqué. Ou peut-être même deux.

  1. La culture est un produit. Ça nous fait mal au cœur de l’entendre, mais un livre doit se vendre. Comme un film, un pantalon ou une orange. En fait, je t’entends déjà grincer des dents. Ne t’inquiète pas, ce n’est pas mauvais d’être un produit. Ça n’enlève pas le romantisme du livre. Au contraire ! Ça montre que le livre veut courtiser son lecteur, comme ta marque de vêtements préférée essaie de te faire de l’œil.
  2. En temps difficile, la culture écope. Oui. Si tu es serré dans ton budget, que choisiras-tu ? L’épicerie ou la librairie ? On aimerait tous dire la librairie, mais la réalité en est tout autre. Et ça, c’est dur pour l’industrie… parce que le livre est un produit. Il doit se vendre pour vivre.

Un livre nous permet de vivre des moments forts, et il s’inscrit dans une stratégie. Sinon, pourquoi lancer tel ou tel auteur populaire une semaine avant le Salon du livre ? N’est-ce pas là un choix stratégique ? Et quoi dire de la rentrée culinaire juste avant les fêtes ? Ou des livres de barbecue juste avant l’été ?

Le livre est stratégique et romantique. Et c’est ce que j’aime.
J’explorerai le sujet davantage dans le prochain article.

Ma renaissance

C’est à cet amour que je reviens à la vie avec mon entreprise et mon blogue. J’ai envie de te faire découvrir tout ce que j’aime des livres sans me limiter à l’écriture. Je te présenterai ceux qui contribuent à rendre le livre si passionnant. Si les textes sont captivants, le parcours du livre (l’objet) l’est tout autant.

Un livre, c’est magique. On peut y vivre une foule d’émotions. On peut pleurer. On peut réfléchir. Surtout, on passe un moment seul avec soi-même. #Metime.

Si un livre a changé ta vie, imagine si tu étais l’auteur qui changerait la vie d’une autre personne.

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