Bien-être, Boulot

Conciliation famille-travail-blogue: assumer ses limites, sans culpabilité

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un sujet qui, à mon avis, ne circule pas assez dans le monde du blogue : la conciliation famille-travail-blogue. Les blogueuses (et blogueurs) traitent de sujets variés. Plusieurs d’entre elles ont des familles. Pensons évidemment à celles qui ont des blogues de maternité/famille, mais il y a des blogueuses dans plusieurs domaines. Je prendrai mon exemple. J’ai démarré mon blogue personnel, WOW lecture, en octobre 2016, pendant mon congé de maternité. J’avais un objectif : bâtir un portfolio pour montrer mes capacités de rédactrice ainsi que ma passion pour la lecture et les livres pour enfants.

Du moment où tu décides de créer un blogue, tu veux bien faire les choses. Tu lis beaucoup, tu fais des cours en ligne, tu t’abonnes à des groupes pour apprendre auprès de blogueuses expérimentées. Tu mets en place un calendrier éditorial, tu construis une stratégie de médias sociaux. Tu veux des partenariats, une infolettre, etc. Il y a tellement de choses à faire pour améliorer ton blogue et ta présente sur le web. Tu veux tout faire… et tu te rends compte que tous les conseils sur la planification, les infolettres, la fréquence de publication, etc., ça ne peut pas s’appliquer à ta vie. Tu es une maman, tu es (je l’espère) une amoureuse, tu es une travailleuse ! Tu es ambitieuse, déterminée, mais NON, tu n’as pas tes soirées et tes fins de semaine libres. C’est bien correct.

Voici ma petite réflexion sur la conciliation famille-travail-blogue, parce que parfois, il faut se dire : « Woh ! Une chose à la fois. »

Le mythe de la planification

Vous le savez, je suis gestionnaire de projets. Je suis une «brute» des échéanciers. Je suis connue pour faire une gestion efficace des échéances tout en respectant les besoins de mes collègues (du moins, c’est ce qu’on m’a dit). Pourtant, dans mon quotidien, les échéanciers sont instables. Pour tous ceux qui ne sont pas encore entrés dans le monde de la parentalité, sachez que vous n’avez pas d’horaire stable. Toute la soirée, les «Maman» sortent de nul part. Et les fins de semaine, soyons réalistes, vous voulez passer du temps en famille. Oui, il est possible de se garder quelques heures ici et là pour écrire, mais est-ce assez pour développer votre blogue à la vitesse de croisière conseillée ? Hum… Non ! Comment voulez-vous pouvoir développer une infolettre régulière, un produit gratuit, des produits passifs, des stratégies de médias sociaux en quelques heures ici et là.

Pour bloguer, il faut pouvoir voir à long terme. Il faut pouvoir concevoir une stratégie globale. Vous devez pouvoir concevoir un calendrier éditorial, faire des recherches, créer des visuels, etc. Quelques heures ici et là, si vous êtes maman, ne vous donneront pas le temps de faire tout ce que vous voulez. Il sera difficile de même prendre le temps de réfléchir à une stratégie globale.

J’entends déjà certaines personnes dire que, dans ce cas-là, pourquoi bloguer ? Ne bloguez pas si vous n’avez pas le temps. Bloguer permet de libérer notre créativité, d’écrire pour le plaisir, mais aussi pour le plaisir d’être lu. Il permet d’aider les autres, de se sentir en communauté. Bloguer permet d’avoir confiance en soi et de se développer personnellement et professionnellement. Oui, bloguer est exigeant. Il demande de la discipline, de l’écoute, de la créativité. Pourtant, c’est exactement ce qu’on attend du blogging. Il faut seulement pouvoir poser ses limites et les assumer, sans culpabilité.

Ma philosophie pour bloguer

Sur certains groupes Facebook dont je suis membre, je remarque que plusieurs personnes posent des questions sur la planification du temps accordé à son blogue toutes les semaines. J’ai envie de partager ma façon de voir les choses avec vous. Oui, je veux :

  1. bien faire les choses et créer une communauté autour de mon blogue.
  2. avoir une présence sur les médias sociaux qui me permettent de créer une discussion avec les membres de ma communauté.

Je veux aussi :

  1. être capable de me dire que ce soir, je suis TROP fatiguée pour écrire ou planifier mon prochain cadeau gratuit.
  2. dire que ma semaine de travail a été surchargée et que je n’ai pas eu le temps d’écrire… et que oui, il n’y aura pas de billet cette semaine et je ne me sens pas coupable.
  3. pouvoir être absente de Facebook une journée ; je ne disparaîtrai pas de l’algorithme pour toujours.
  4. surtout, faire de mon mieux.

« Faire de mon mieux » est l’une des phrases les plus importantes dans mon quotidien. Je me le dis régulièrement, dans toutes les facettes de ma vie. Je fais de mon mieux. Point. Je suis fatiguée et je rêve de mon lit, tant pis ça attendra demain. Aujourd’hui, j’ai fait de mon mieux.

On nous bombarde de conseils pour blogueurs : publier tant de fois par mois, une infolettre doit contenir ceci, être envoyée à telle fréquence pour créer un lien d’attachement, etc. Pourtant, on oublie (souvent) une chose : notre blogue n’est pas notre travail à temps plein. La vérité, c’est que le blogue n’est pas la priorité au quotidien. On aimerait bien dire que l’on vit de notre blogue, mais ce n’est pas vrai pour la TRÈS TRÈS grande majorité des blogueurs. On capote quand quelques dizaines ou centaines de personnes lisent nos articles. On a un puissant sentiment que notre travail est récompensé et avec raison, parce qu’il vient avec des sacrifices. On doit pouvoir choisir nos priorités et c’est parfait. Il faut pouvoir le faire sans culpabilité.

Le besoin de performance

Bloguer vient aussi avec un besoin de performance : fréquence de publications, visiteurs uniques, etc. On lit sur les sites qu’il faut travailler fort à long terme pour obtenir des statistiques incroyables, mais pendant ce temps, il y a deux mots au cœur de nos semaines : travailler fort. Travailler fort à être une maman, une travailleuse ambitieuse et une blogueuse déterminée. On travaille fort de très tôt le matin, à très tard le soir. On nous dit de ne pas focaliser sur les statistiques alors que tous les trucs proposés sont là pour nous aider à augmenter notre visibilité et à faire croître notre performance. (Attention, ce n’est pas la motivation principale, mais on veut pouvoir être utile à quelqu’un, sentir qu’on a été lu, etc. Pour ça, il faut mettre tout en place pour se faire voir.)

Aujourd’hui, je me suis donc permis un texte éditorial. J’avais envie d’en parler parce qu’on nous propose des défis, des cours gratuits, pour nous permettre de tout mettre en place. Et pourtant, le temps n’est pas magique. Il ne tombe pas du ciel. La fièvre du petit dernier et l’horaire impossible du conjoint ne sont pas des variables contrôlables. J’ai envie de vous dire de faire de votre mieux. Faites de votre mieux, soyez heureuses de ce que vous avez accompli. Acceptez vos limites (c’est parfait comme ça !) et faites une chose à la fois. J’ai confiance en vous.

Si vous voulez un peu d’encouragement, écrivez-moi ! J’en discuterai avec vous avec plaisir !

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