Browsing Category

Projet édito // Autoédition

Écriture, Projet édito // Autoédition

Écriture de mon livre (partie 1)

Comme plusieurs le savent, je travaille présentement un livre. Étant donné que je suis un cordonnier mal chaussé, j’ai de la difficulté à mettre mon projet en priorité. Par conséquent, après un petit sondage sur ma page, vous avez noté de l’intérêt pour mon projet d’écriture. Je l’avoue, j’espère que de vous faire ce petit compte-rendu m’aidera à y travailler régulièrement. Je vous présente donc les premières étapes d’écriture de mon livre.

Vous ne serez pas surpris de savoir que je prépare un guide pour l’autoédition. Évidemment, je veux que ce livre soit le prolongement de mes services auprès des auteurs.

Première étape : définir mon sujet

Je connais le sujet de mon livre depuis un an déjà. Et pourtant, ça ne sortait pas. Il me manquait l’angle de traitement parfait. J’ai un secret à vous dire : je déteste répéter la même chose. En fait, je n’aime pas écrire plusieurs fois sur le même sujet. Alors, j’avais besoin de faire une twist à mon projet pour éviter de sentir que je radote.

Un peu avant les Fêtes, j’ai enfin trouvé l’angle que je voulais lui donner. Comme je le disais, il y a plusieurs livres sur l’autoédition. Par contre, l’angle de traitement me permet de me distinguer des livres existants. Je crois qu’il est important de prendre le temps d’y penser.

Deuxième étape : définir ma vision et ma mission

Comme un entrepreneur, je crois qu’un auteur autopublié devrait avoir un point de vue d’entrepreneur sur ton projet. Il faut définir la vision et la mission de son livre. La vision, c’est où je vois le livre une fois qu’il sera terminé. Et je le vois entre les mains de tous les auteurs qui voudront s’autopublier. La mission, c’est le but ou l’objectif ultime du livre. De mon côté, ce sera d’outiller l’auteur pour qu’il développe son côté entrepreneur. Je ne vous en dis pas plus quand même. Il ne faudra pas donner toutes les surprises.

Troisième étape : définir mon lecteur

Ça peut être facile de se dire qu’on sait à qui on écrit. Dans le cas de mon livre, j’écrirai pour les auteurs qui veulent s’autopublier. Oui oui, vraiment ! Mais qui est-il particulièrement ? De mon côté, je m’adresse principalement à des entrepreneurs qui feront des livres pratiques. Et ça n’enlève pas que je peux accompagner des auteurs de non-fiction qui ne sont pas entrepreneurs. L’idée est seulement d’orienter mon texte pour outiller un lecteur en particulier.

Quatrième étape : définir mes objectifs

Ici, je parle des objectifs de mon livre et non de mes objectifs à moi. Quelle est la différence ? En fait, je me demande quel est l’objectif de mon livre. Est-ce d’informer ? de guider ? Je ne parle donc pas des objectifs de vente par exemple.

Pour définir mes objectifs, je me suis demandé comment mes lecteurs doivent se sentir après la lecture de leur livre. Je garderai toujours ces objectifs en tête lors de l’écriture de mon livre.

Prochaine étape : peaufiner mon plan

J’ai déjà un plan, mais je dois l’ajuster avec le nouvel angle de traitement et mes objectifs. Je dois le bâtir pour répondre entièrement à ma mission. Comment vais-je outiller les auteurs autoédités pour qu’ils voient leur livre comme une petite business. Je pense qu’il faut toujours prendre le temps de se poser pour mieux décoller. Ensuite, on peut écrire en sachant EXACTEMENT où on s’en va. Et disons-le, c’est pas mal plus efficace comme ça.

Je travaillerai sur mon projet dans mon nouveau défi gratuit Motiv’action pour écrire au quotidien (du 18 février au 4 mars 2019). Rejoignez-nous !

Écriture, Projet édito // Autoédition, rédaction

Écrire un livre, avez-vous pensé à la structure de votre chapitre?

Quand on est porté par une idée, on fait un plan sommaire et hop, on se lance ! Pourtant, au moment d’écrire un livre, on gagnerait à s’attarder à la structure d’un chapitre. Je trouve que c’est une étape qui est souvent laissée de côté alors qu’elle est cruciale pour avoir un livre cohérent et de qualité. Qu’est-ce que la structure d’un chapitre ? C’est la façon dont vous présenterez l’information à l’intérieur d’un chapitre. Dans cet article, je voulais vous expliquer pourquoi vous devriez prendre le temps d’y réfléchir avant d’écrire. Et je vous montrerai également comment la planifier.

Qu’est-ce que la structure d’un chapitre ?

Évidemment, dans un roman, vous connaissez déjà la structure de votre intrigue.

Dans un livre pratique, c’est une autre histoire. On a tendance à écrire notre contenu sans se soucier vraiment de sa présentation. Pourtant, elle est essentielle pour l’expérience de lecture que vous souhaitez offrir à votre lecteur.

La structure de chapitre se définit selon les objectifs de votre ouvrage et bien sûr, selon votre public cible. Si vous parlez à des enfants ou à des ados, vous ne ferez pas la même présentation que si vous vous adressez à des adultes experts de votre domaine. Donc, avant de choisir votre structure, pensez à votre objectif et à votre lecteur cible.

Pourquoi réfléchir à la structure d’un chapitre ?

Tout simplement pour rendre l’expérience de lecture agréable. Un lecteur qui vit une belle expérience de lecture a beaucoup plus de chances de terminer sa lecture. Imaginez si vous avez un livre où il y a du texte pleine page. Pas de paragraphe. Pas de gras. Pas de titre. Juste du texte. Outch. Je vous garantis que vous ne le lirez pas jusqu’au bout.

La structure du chapitre permet de mettre de l’information en évidence et d’attirer l’attention sur celle-ci. Votre contenu est alors plus facile à comprendre.

À quoi peut ressembler la structure d’un chapitre ?

Je vous présente une liste d’éléments qui peuvent être inclus dans votre mise en page pour mettre en évidence certains passages, par exemple. Je ne les expliquerai pas davantage, mais si vous avez des questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire sous l’article.

  • Niveaux de titres (essentiel !!!!)
  • Tableaux
  • Figures
  • Graphiques
  • Photos d’ambiance
  • Illustrations
  • Définition de mots en marge
  • Exemple dans un encadré
  • Exercice
  • Encadré général
  • Gras pour faire ressortir certains mots
  • Pied de page, pour les références par exemple
  • Ouverture de contenu, pour y présenter une introduction, un objectif, etc.
  • Objectifs
  • Citations
  • Renvoi au glossaire

La structure de chapitre est un guide pour l’utilisation de ces éléments. Voici un exemple.

Vous pourriez décider que dans chaque chapitre, vous mettrez au moins un exemple. Il sera toujours présenté dans un encadré. Vous pouvez aussi dire que tous les mots clés seront définis en marge pour éviter au lecteur de se casser la tête. Enfin, vous pourriez décider que vous utiliserez 3 à 5 photos d’ambiance par chapitre. Si vous faites un livre de jardinage par exemple, les photos d’ambiance sont essentielles.

Vous vous définissez donc des normes à appliquer à chaque chapitre. Vous aurez ainsi un livre cohérent où le contenu sera présenté de façon dynamique.

Comment choisir la structure d’un chapitre ?

Comme je le disais plus haut, il y a quelques éléments qui peuvent vous guider dans le choix de votre structure de chapitre.

  1. Votre objectif

Demandez-vous pourquoi vous écrivez votre livre. Est-ce pour informer, divertir, guider, etc. ?

  1. Votre lecteur

Qui lira votre livre ? Oui, tout le monde peut lire votre livre, mais qui le lira en premier ? Est-ce un passionné de bouffe vegan, un amateur d’aviation, etc. ? Écrivez-vous pour des débutants, des experts ?

La notion de lecteur est vraiment essentielle. Sérieusement, vous devez le connaître pour faire des choix judicieux. Si vous parlez à un débutant, les définitions en marge ou en fin d’ouvrage seront un gros plus. Vous pouvez mettre les mots définis en gras dans le texte pour que le lecteur les repère facilement.

En gros, pensez à simplifier la vie de votre lecteur.

  1. Votre sujet

Certains sujets demanderont inévitablement une mise en page dynamique. Par exemple, si vous écrivez sur le cycle des plantes, des figures explicatives seront fort probablement pertinentes. Il en est de même si vous préparez un livre de maths. Vous voudrez présenter des mises en situation ainsi que des formules. Assurez-vous d’opter pour une mise en page claire.

 

La structure de chapitre se prépare avant l’écriture. Elle permet une cohérence dans l’ouvrage. Vous pouvez ainsi mettre de l’information en évidence et rendre la lecture dynamique. Pensez à votre lecteur. Vous voulez être son ami. Vous voulez qu’il revienne vers vous.

 

Je voudrais terminer cet article sur une petite note éditoriale. Vous savez que je favorise le travail d’équipe, donc d’engager des professionnels pour vous aider à différents moments dans votre travail. Après avoir écrit votre livre en préparant les éléments de vos chapitres, le graphiste devra le mettre en page. Tous les graphistes ne sont pas bons en mise en page. Ils n’ont pas tous de l’expérience en mise en page de livre. Alors, prenez le temps de magasiner. La mise en page de livre est un art aussi.

Diffusion-Distribution, Projet édito // Autoédition, Promotion

Auteur autoédité, qu’est-ce que ça implique?

L’autoédition dépasse la simple publication de son livre. Après tout, pour être lu, il faut être vendu. Alors, l’auteur dépasse le stade de l’écriture. Il doit faire la promotion et la distribution de son livre, autrement dit de son produit. Il devient alors un petit entrepreneur. Ainsi, quand on choisit l’autoédition, choisit beaucoup plus que le statut d’auteur. On choisit l’aventure entrepreneuriale. Qu’est-ce que ça implique ?

La gestion de projets et d’une équipe

Comme tout entrepreneur, l’auteur doit créer un produit de qualité qui se démarque. Et comme on ne peut pas être bon dans tout, il est important de s’entourer. L’auteur doit donc gérer les étapes de son projet et l’équipe qui lui permettra d’offrir un livre professionnel.

La gestion de budget

Oui, il ne faut pas oublier qu’il y a de l’argent dans le concept de l’autoédition. Il faut de l’argent pour investir et avoir la qualité. Et il y aura des ventes, donc encore de l’argent. Comme l’entrepreneur, l’auteur ne devra pas avoir peur de regarder ses chiffres. Un auteur déterminé, qui croit en son projet ne doit pas avoir peur d’investir pour avoir tous les outils nécessaires à sa réussite.

La gestion de la promotion

Voilà qui fait peur ou qui intrigue les auteurs autoédités. C’est à eux de tout faire. Comme les entrepreneurs. Il est normal de s’informer, d’aller chercher une formation ou des conseils. L’auteur en général n’est pas un bon vendeur. Et pourtant, il doit convaincre les gens de lire son livre. Ce n’est pas rien. Il faut donc ajouter des cordes à son arc ou s’entourer de personnes qui s’y connaissent.

La gestion de la distribution

Comment se procurera-t-on son livre ? L’auteur doit y penser avant même le lancement de son livre. Il doit avoir un moyen de vendre ses livres : une plateforme de vente en ligne, des points de vente, etc. Comme la promotion, la distribution se planifie. L’auteur doit pouvoir s’organiser à l’avance pour travailler sa visibilité.

 

Bien souvent, c’est cette touche de l’entrepreneuriat que l’auteur autoédité n’a pas : planifier la vente et la promotion de son livre. On se lance dans l’écriture avec cœur. On y consacre de longues heures, mais quand le livre est prêt, on cherche les lecteurs. Il ne faut donc pas se demander pourquoi les premières copies peinent à s’envoler. L’auteur est un artisan des mots. Tout ce qui touche la promotion et la distribution lui échappe bien malgré lui. Et c’est bien correct. Il faut seulement avoir le courage de l’avouer et de trouver la solution qui nous convient pour devenir l’auteur-entrepreneur que nous souhaitons être.

 

Projet édito // Autoédition, rédaction

Tenir ses résolutions pour terminer son livre cette année

Nouvelle année qui amène un sentiment de renouveau. C’est pourquoi on ne peut résister à se fixer des résolutions. Qu’on les appelle « résolutions », « objectifs », « projet » ou autre, elles nous permettent de remettre les compteurs à zéro. De repartir du bon pied. Même si on dit qu’il ne faut pas attendre le Nouvel An pour passer à l’action, il n’y a rien comme janvier pour choisir ses nouvelles priorités. Priorités, oui. Pourtant, on a tendance à les oublier après un certain temps. Et entre vous et moi, un livre ne peut se terminer en plein milieu. Alors, il faut pouvoir tenir notre résolution. Comment les tenir ? Comment aller au bout de son projet ? Je veux être franche avec vous. Je ne suis pas la meilleure pour fixer des résolutions. Bien souvent, j’oublie ou je pense à ce que je voudrais accomplir sans le formuler officiellement. Par contre, il y a quelques petites choses que j’ai remarquées pour aller au bout de ses projets. Je vous les partage ici.

Éviter de se mettre de la pression

Avez-vous remarqué que lorsque vous vous mettez de la pression, vous ne donnez pas votre meilleur ? Oui, vous pouvez être efficace (par peur de manquer la date de remise), mais êtes-vous réellement au top ? C’est la même chose pour les résolutions. Si vous vous pressez à réaliser votre projet, vous ne serez peut-être pas pleinement satisfait du résultat. L’écriture et l’autoédition demandent du temps. Comment pourrez-vous vendre un livre si vous n’en êtes pas fier ? Alors, respirez. Prenez le temps de poser les bases de votre projet et de faire un plan. Comme il s’agit d’un projet à long terme (ou moyen terme), il faut planifier et vous organiser.

Quelques éléments à mettre en place

D’ailleurs, s’organiser est le deuxième point dont je veux vous parler. Voici quelques points que vous pouvez planifier dès maintenant, peu importe à quelle étape vous en êtes.

1. Savoir pourquoi vous écrivez votre livre.

Quand on sait pourquoi on fait quelque chose, c’est beaucoup plus facile de garder sa motivation. Chaque fois que vous aurez des doutes ou une petite baisse d’énergie, vous pourrez revenir au pourquoi. Mieux encore, je vous invite à l’écrire à un endroit clé. Vous pourrez ainsi y revenir plus souvent.

2. Voir loin.

Pour garder le cap, il faut savoir où on va. Alors, maintenant que vous savez pourquoi vous écrivez votre livre, demandez-vous où vous voulez aller. Est-ce seulement pour votre famille ou voulez-vous conquérir la francophonie (et la planète) ? Où en serez-vous avec votre livre dans 1 an, 5 ans, etc. ? Vous pourrez faire des choix cohérents pour votre projet, par exemple dans le choix des points de vente.

3. Avoir un plan.

Comme je l’ai mentionné plus haut, votre plan est important. Il existe ici deux types de plans :

– le plan d’écriture.

– le plan de match.

Le plan d’écriture est, bien sûr, le plan de ton livre. Le plan de match peut comprendre votre budget, les soumissions et les coordonnées de vos collaborateurs, une liste de choses à faire, un plan pour ta promotion et ta distribution.

4. Définir le défi.

Les résolutions demeurent des défis parce qu’il faut développer de nouvelles habitudes. Alors, il faut se mettre au défi quitte à en faire des mini-défis qui deviendront une routine, une nouvelle habitude. Ce peut être de vous accorder un moment pour écrire chaque jour. Et c’est en faisant une place à ce projet que vous pourrez terminer votre projet… et tenir votre résolution.

Alors, pour mener à bien votre projet, je crois qu’il est essentiel de se donner du temps. Rien ne sert de courir. Prenez les prochains mois pour mettre les bases de votre projet et vous lancez en confiance. Vous saurez ainsi où vous allez et vous ne recommencerez pas plusieurs fois. De plus, quand vous connaîtrez vos éléments de base, vous aurez un petit plan de match pour attaquer votre projet. Vous saurez quelles décisions prendre. Cette année, je vous souhaite beaucoup de succès dans vos projets d’écriture.

Projet édito // Autoédition

Pourquoi poser les bases de son projet d’autoédition?

En janvier 2019, j’offrirai un atelier en ligne, Je publie mon livre en 2019. Cet atelier permettra aux participants de poser les bases de leur projet en autoédition. Je jase souvent de planification et vous vous demandez peut-être pourquoi. À quoi sert la planification de son projet en autoédition? Après tout, on écrit, on publie et hop! Et s’il y avait plus? Oui, il y a plus si vous avez les bonnes bases. Voici quelles sont les bases et pourquoi vous devriez y réfléchir.

Avoir une vision pour aller plus loin.

La vision ne se limite pas à imaginer votre livre. Il faut aller plus loin.

Quel est votre objectif? Votre vision sera influencée par votre objectif. Si vous souhaitez laisser vos mémoires à votre famille, vous n’aurez certainement pas la même vision que si vous souhaitez sensibiliser les gens à une cause.

Donc, définissez votre vision (et nous le ferons dans l’atelier). Pourquoi? Vous pourrez:
– préparer votre promotion.
– prendre des décisions cohérentes pour la mise en page (par exemple, choisir des photos, imprimer en couleur, etc.)
– choisir où vendre votre livre.

Définir sa mission pour pouvoir échanger avec vos lecteurs.

Qu’est-ce qu’une mission? C’et la raison profonde pour laquelle vous avez écrit ce livre.

Vous la connaissez forcément, même si vous ne l’avez pas encore énoncée clairement. Il faut seulement prendre le temps d’écouter votre coeur.

Pendant l’atelier, nous prendrons le temps de l’écrire pour vous aider à présenter votre livre à votre lecteur. Vous pourrez les toucher et les amener à s’identifier à vous, à votre histoire.

Faire le point sur les priorités pour faire progresser votre projet. 

Peut importe où vous en êtes dans votre projet, il est important de faire le point sur vos priorités. Où en êtes-vous? Quelles sont vos priorités?
– Terminer la lecture de votre manuscrit.
– Faire une relecture.
– Faire un budget et économiser.
– Chercher des collaborateurs.
– Etc.

Et pourquoi? La réponse est évidente. Comment avancer si vous ne savez pas ce que vous devez faire. 

L’autoédition suit votre rythme. Donc, priorité n’est pas synonyme de rapidité. Prenez le temps de vous arrêter. Il faut être patient pour atteindre une qualité de pro. (Si ça vous aide, utilisez un échéancier pour vous motiver.)

Lister vos besoins pour passer à l’action.

Dans votre plan, vous devez savoir ce dont vous avez besoin pour passer à la prochaine étape, non? Donc, prenez une pause pour faire une liste. Et si vous me suivez depuis un moment, vous savez que je ne crois pas que l’autoédition se fait en solo. On ne peut pas être bon dans tout. Alors, misez sur un livre de qualité plutôt que de tout vous mettre sur les épaules.

Pourquoi faire cette liste? Pour savoir ce que vous avez besoin et prévoir le coup (et le coût). Avez-vous besoin de temps, de collaborateurs, d’inspiration, d’illustrations, de photos, etc.? Soyez prêts à investir et à vous donner la chance de réussir. Soyez à la hauteur de votre mission et de votre travail sur ce livre.

 

Pendant l’atelier, nous définirons les priorités et les besoins des participants. Oui, vous pouvez le faire vous-mêmes. Par contre, parfois, il faut cette petite poussée pour se lancer. Donc, si vous souhaitez vous joindre à nous, suivez ce lien.

Et surtout, posez vos bases pour amener votre projet là où il le mérite. 

Projet édito // Autoédition

Concrètement, comment on fait ça un livre ?

Ça y est, vous voulez publier votre livre dans les prochains mois… et la seule question qui vous vient en tête c’est : « Comment je fais ça ? ». Bon. Vous avez une petite idée quand même, mais vous demeurez incertains. Quand on parle d’autoédition, les auteurs peuvent adapter les étapes à leurs besoins. Tout de même, il y a des incontournables. Voici le chemin complet de l’autoédition.

Faire lire son manuscrit

Voici une étape que vous aimeriez bien sauter… On est persuadé d’avoir un manuscrit génial, on a peur de la critique ou on veut tout simplement épargner des sous. Et même si vous avez déjà beaucoup travaillé sur votre manuscrit, un regard extérieur peut vraiment faire la différence dans la qualité de votre texte. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous avez le nez collé dessus et vous ne voyez plus les faiblesses. Quelles sont vos options pour faire lire votre manuscrit ?

  1. Les bêta-lecteurs

Qu’est-ce que c’est ? Ce sont des lecteurs bénévoles qui liront votre manuscrit en vous offrant leurs commentaires les plus sincères et les plus pertinents. Le danger ? Tomber sur des bêta-lecteurs qui ne le font pas pour la bonne raison et ça peut se traduire par peu de commentaires, des commentaires peu pertinents, etc. Par contre, en choisissant bien vos bêta-lecteurs, vous pourrez avoir l’avis de vos lecteurs idéaux.

  1. Le lecteur professionnel

Disons-le. Vous devrez payer. C’est assurément le gros désavantage de cette option. Par contre, vous aurez l’avis de personne qualifiée dans le domaine de l’édition. D’une personne qui en a vu d’autres. Une personne qui pourra mettre le doigt sur les petites incohérences, les passages un peu plus mous. Une personne qui pourra vous accompagner dans la réécriture de certains passages. Les lecteurs de manuscrit offrent souvent plusieurs forfaits, d’une lecture en surface à une lecture très approfondie.

Faire réviser son texte

Étape incontournable. Même si vous croyez être bons en français, faites réviser votre texte. Le réviseur a un petit quelque chose de plus. Il verra des choses que vous n’auriez jamais vues et même, il pourra soulever les dernières incohérences, les petites répétitions, etc. Vous faites un manuscrit un peu particulier et vous avez peur que le réviseur défasse votre travail ? N’hésitez pas à lui en parler et à lui donner des consignes, par exemple de ne pas toucher aux dialogues à moins qu’il y ait une coquille parce que vous voulez garder la façon de parler particulière de votre personnage.

Pour ne rien oublier, téléchargez la checklist gratuite Mon projet d’autoédition en 11 étapes.

Faire monter son livre par un professionnel (couverture incluse)

Rien. Rien. Rien ne va remplacer le travail d’un graphiste. Rien. Le graphiste connaît les codes graphiques pour créer une maquette qui répond réellement à vos besoins. Et, la couverture compte aussi. Vous ne pouvez pas faire votre couverture vous-mêmes. C’est trop important. C’est la première chose que le lecteur voit. Elle doit donc être de qualité et dégager du professionnalisme. Vous pouvez même acheter des couvertures préfaites par des graphistes à petit prix. Évidemment, une couverture originale est préférable, mais si vous avez un petit budget, une couverture en vrac est mieux que rien. Pensez que vous voulez attirer l’attention de votre lecteur potentiel.

Faire corriger son livre

J’ai l’impression que les auteurs sous-estiment souvent cette étape. Pourtant, la correction des épreuves est vraiment un must. Un correcteur d’expérience sera à la fois un réviseur et un correcteur d’épreuves. Il va s’occuper des dernières coquilles. Il pourra remarquer les petites erreurs d’uniformisation. Il va s’assurer que la maquette fonctionne partout (et proposer des solutions au besoin). Il va vérifier les coupures de mots en fin de ligne aussi. Bref, le correcteur, je l’adore. C’est dur de s’en passer.

Vérifiez avec votre réviseur. Il offre peut-être ce service. Et vous seriez surpris de toutes les erreurs qu’on trouve une fois que le manuscrit est mis en page. C’est complètement une autre façon de voir votre texte.

 

Ensuite, le chemin varie.

Voulez-vous faire imprimer votre livre ou non ?

 

Faire imprimer… ou non

Ici, vous pouvez prendre plusieurs chemins.

  1. L’impression

C’est vraiment excitant pour tenir son livre dans ses mains. Par contre, il faut penser que les boîtes de livres seront chez vous tant que vous ne les vendrez pas.

  1. Le format numérique seulement

Vous pouvez le proposer sur votre site, mais aussi sur différentes plateformes de diffusion numérique. L’avantage ? Vous n’avez pas à gérer de stock. Le désavantage ? Vous vous limitez aux personnes qui aiment lire en format numérique et qui, dans certains cas, ont une liseuse.

  1. L’impression et le format numérique

Pourquoi vous limitez à un ou à l’autre ? Profitez des avantages de chacun et surtout, réfléchissez à votre lecteur cible. Comment lit-il ? Si vous vous adressez à un public plus âgé, il ne sera peut-être pas familier avec la technologie.

 

Voici donc une vue d’ensemble du chemin pour faire votre livre. À travers ces étapes, vous devez commander votre ISBN et demandez votre dépôt légal. Vous pouvez également demander de participer aux données de catalogage (CIP), mais ce n’est pas obligatoire. Vous devez enfin penser à votre distribution et à votre promotion. Comment vendrez-vous votre livre et comment vous ferez-vous connaître ?

 

Prêts à vous lancer? La formation en ligne Mon projet d’autoédition en 11 étapes est la bible de l’autoédition. Plus de 4 heures de vidéos pour aborder votre projet comme un pro!

Projet édito // Autoédition

Quoi planifier pour mon projet d’autoédition ?

En autoédition, il y a beaucoup à penser. En dehors de son livre, il ne faut pas oublier tout l’aspect administratif (ISBN, dépôt légal, etc.), la promotion et la vente. C’est pourquoi la planification est essentielle… pour ne pas en perdre des bouts. Planifier, c’est se donner une vue d’ensemble de son projet pour :

  • prévoir les prochaines étapes ;
  • élaborer un plan de promotion et de distribution avant la sortie du livre ;
  • voir venir les problèmes, par exemple les retards.

Dans cet article, je vous propose de regarder quoi planifier dans votre projet.

La production de votre livre

Dès que vous approchez de la fin de la rédaction, vous pouvez commencer à planifier la production de votre livre. Vous pouvez demander des soumissions aux personnes avec qui vous aimeriez travailler. Vous pouvez également leur demander leurs disponibilités pour avoir une meilleure idée du moment où ils pourront travailler sur votre projet.

La planification à cette étape vous permet de coordonner le travail des membres de votre équipe. Et surtout, vous ne pouvez pas les mettre « back à back ». Vous devez vous donner du temps. Par exemple, si vous voulez prévoir les étapes de révision et de mise en page, il faudra :

  • demander une date de livraison approximative à votre réviseur ;
  • vous garder un petit coussin en cas de retard ;
  • garder du temps pour votre validation ;
  • garder un autre petit coussin si vous avez des questions pour le réviseur.

Tout cela, avant la prochaine étape.

Vous devez être réaliste. Si vous travaillez à temps plein, que vous avez des enfants, que vous avez d’autres engagements, etc., aurez-vous vraiment le temps de valider la révision de votre livre en une semaine ?

Donc, faites l’exercice pour chaque étape (lecture professionnelle, révision, graphisme, infographie) et vous aurez une date approximative pour prévoir l’impression de votre livre.

La date de parution de votre livre

Qu’est-ce que la date de parution de votre livre ? Il s’agit de la date à laquelle il est prêt pour la vente. Prévoir la parution de son livre permet d’annoncer quand il sera réellement en vente.

Il faut donc calculer le temps d’impression ainsi qu’un petit coussin pour évaluer la date de parution.

La date de lancement de votre livre

Si vous décidez d’organiser un lancement pour votre livre, vous devez connaître sa date de parution. Après tout, vous voulez en avoir des copies à vendre lors du lancement. Vous calculerez donc un coussin entre la date de parution et le lancement du livre. Vous aurez également besoin de planifier la réservation de la salle, du traiteur, de la musique, les personnes qui vous aideront, etc.

La promotion

Pour moi, c’est un des points essentiels de la planification. Sans votre planification des étapes précédente, vous ne pourrez pas planifier votre promotion. Vous devez planifier pour savoir :

  • quand commencer à parler de votre livre ;
  • quand faire une prévente (si vous le souhaitez) ;
  • à quels événements vous voudrez participer pour vendre votre livre ;
  • quand organiser un tirage (si vous le souhaitez) ;
  • où vous voudrez vendre votre livre ;
  • etc.

Et je vous donne indice, ça ne se planifie pas au moment que vous avez le livre dans vos mains. Il sera trop tard.

La planification est un moyen de professionnaliser votre aventure d’autoédition. Vous savez où vous allez et comment vous y allez. Vous savez ce que vous voulez et surtout, vous montrez que vous abordez votre livre comme un produit à vendre et à diffuser auprès de ses lecteurs potentiels.

 

Pour savoir quoi planifier à chaque étape, téléchargez la checklist «Mon projet d’autoédition en 11 étapes». 

Diffusion-Distribution, Projet édito // Autoédition

Quand publier son livre ?

 

Quand publier son livre?

Vous écrivez votre livre et vous voulez déjà l’autoéditer. Une question vous chicote : quand publier mon livre ? Bien sûr, cette question se pose dès le départ, puis en cours de route… Puis, vous voyez la lumière au bout du tunnel. Votre manuscrit s’approche de sa version finale. Vous désirez entreprendre votre processus d’autoédition : la production et la promotion de votre livre. Donc, une date de parution est nécessaire. Comment la choisir ? Il y a plusieurs éléments à prendre en compte pour déterminer la date idéale. Dans cet article, nous discuterons des rentrées littéraires, des fêtes et des journées ou semaines thématiques. Nous parlerons surtout de la date idéale.

À garder en tête

Avant de commencer, il faut savoir qu’en autoédition ou non, votre livre entre en compétition avec des milliers de livres. En effet, chaque année, c’est entre 4000 et 5000 livres québécois qui rejoignent le marché du livre. Il ne faut pas oublier les titres français (plus de 81 000 titres imprimés en 2017) qui traversent l’océan. (À noter que ce ne sont pas les 81 000 titres qui ont été distribués au Québec… mais quand même !) Et, bien sûr, il y a les livres des années passées qui continuent de vivre sur le marché.

Pourquoi je dis « compétition » ? On aimerait vraiment que tous les livres aient leur chance. Pourtant, ce n’est pas possible. Pour le plaisir, voici une petite réflexion sur le sujet. Calculez votre temps libre dans une journée ou une semaine. Puis, listez vos loisirs (sport, entraînements, lecture, art, jeux vidéo, etc.). Maintenant, comparez. Combien de temps pouvez-vous réellement accorder à chacun ? Voilà. Votre temps consacré à la lecture est restreint et c’est la même chose pour tout le monde. On ne peut donc pas lire tous les livres publiés. Il faut choisir. Certains livres se distinguent plus que d’autres, par leur contenu ou leur auteur.

Conclusion : Quand vous choisissez votre date de publication, gardez cette information en tête. Vous êtes en compétition avec des milliers de livres. Le choix de votre date de parution peut être une occasion d’attirer l’attention et de vous distinguer. Pour ce faire, élaborez votre stratégie de visibilité. (Nous pourrons en reparler. Ce peut être le sujet d’un accompagnement.)

 

Maintenant, voici quelques éléments à étudier pour choisir votre date de lancement.

Les rentrées littéraires

Je ne sais pas pour vous, mais les rentrées littéraires ont ce petit quelque chose de glamour. On dirait qu’on entre par la grande porte. On partage le moment avec d’autres grandes vedettes du livre. Tout le monde se met à parler des nouveautés… mais de quelles nouveautés ?

Les rentrées littéraires sont en fin août-début septembre et janvier-février habituellement. De mon côté, je compte également le Salon du livre de Montréal comme une rentrée littéraire. Plusieurs auteurs vedettes sortent leur livre quelques jours avant le Salon du livre. Même avec ce côté hot, les rentrées littéraires sont-elles réellement de bons moments pour publier votre livre ?

Si vous êtes noyés dans une mer de plusieurs milliers de livres par année, vous l’êtes assurément pendant les rentrées littéraires. Si vous pensez contacter des journalistes ou des influenceurs, gardez en tête qu’ils reçoivent beaucoup de livres et qu’ils ne peuvent pas tout lire. Donc, si vous choisissez de publier pendant les rentrées littéraires, faites-vous remarquer !

Les fêtes

Pour les fêtes, on peut penser à Noël, Saint-Valentin, Pâques, etc. Si vous faites un livre thématique, il est normal de profiter de ces événements. Par exemple, un livre portant sur la décoration de table pourra très bien s’inscrire dans le temps de Noël.

Encore, il faut se rappeler que Noël est une période importante pour les livres. D’ailleurs, plusieurs livres sortent juste avant le Salon du livre de Montréal (mi-novembre) en prévision de Noël. Plusieurs personnes font leurs achats des fêtes pendant le Salon, par exemple.

Donc, comme pour les rentrées littéraires, les fêtes commerciales sont des moments prisés pour les livres thématiques. Comme vous n’avez pas de machine de distribution ou de diffusion derrière vous, assurez-vous d’avoir une stratégie solide pour vous distinguer et attirer l’œil de journalistes, blogueurs, influenceurs et autres.

Les journées ou les semaines thématiques

Il y a la Journée sans achat, la Journée sans ma voiture, la Journée du yoga, etc. En fait, il y en a pour tous les goûts. Elles gagnent en popularité pour les créateurs de contenu. Elles devraient également piquer votre curiosité. Voici quelques petites choses à penser.

  1. Certaines journées sont particulièrement occupées côté contenu. On peut penser à la Journée internationale de la femme par exemple. Vous devez donc vous préparer à devoir vous distinguer. Alors, ne lancez pas votre livre la journée même. Préparez le terrain.
  2. Certaines journées sont beaucoup moins sollicitées. Si elles s’harmonisent bien à votre sujet, foncez.
  3. Choisissez votre journée avec soin pour éviter d’avoir des liens avec votre sujet de livre un peu tirés par les cheveux.

Il y a aussi les semaines thématiques, par exemple la Semaine contre l’intimidation ou la Semaine nationale pour la prévention du suicide. Si vous préparez un livre sur ces sujets, allez-y. Tout le monde aura les yeux tournés vers ce sujet pendant plusieurs jours. Ayez en tête d’avoir un angle unique et proposez des entrevues ou autres afin d’attirer l’attention des médias.

Et vous, votre date préférée ?

Malgré tous les repères dans le calendrier, quelle est votre date préférée ? Vous devez choisir une date avec laquelle vous êtes à l’aise : pas trop loin, pas trop proche, pas en plein milieu d’une période importante de votre vie, etc.

Prenez une date qui vous permettra d’être flexible dans les dernières étapes de production de votre livre. Choisissez également une date qui vous permettra de préparer une belle stratégie de visibilité afin de le faire connaître.
Bref, choisissez une date en laquelle vous avez confiance. Comme on dit, rien ne sert de courir, il faut partir à point.

 

Choisir une date de parution est un tournant dans votre aventure d’autoédition. Elle signifie que vous passez à une autre étape. Vous devez donc la choisir avec soin. Ne la dévoilez pas tout de suite. Assurez-vous de pouvoir la respecter avant de pouvoir l’annoncer. Puis, construisez votre stratégie de promotion autour de cette date : avant, pendant, après le lancement de votre livre.

 

Alors, dites-nous quand paraîtra votre livre.

 

Rejoignez le groupe Autoédition | Groupe d’entraide pour poursuivre la conversation.

Diffusion-Distribution, Écriture, Livres, Projet édito // Autoédition, rédaction

Ton projet d’autoédition : de quoi as-tu peur ?

Il y a quelques semaines, dans mon groupe Autoédition | Groupe d’entraide, j’ai demandé à mes membres quelles étaient leurs craintes par rapport à l’autoédition. J’ai vite cru que ce serait l’argent. Et pourtant ! Il y a eu tant de réponses variées que j’ai décidé de répondre dans un article. Je crois que tu te retrouveras dans ces craintes. (Psst. Je t’invite à venir partager le tout sur le groupe.) Dans cet article, je vais donc te parler de ces peurs et comment les surmonter. Il n’y a pas de formule magique, j’ai moi-même une crainte. Découvre-la plus bas !

1. L’argent

Si tu me suis depuis un moment, tu sais que pour moi, la qualité est essentielle. Pourquoi faire un livre tout croche ? Un tel livre ne se vendra pas. Il ne trouvera pas son lecteur idéal. Pour faire un livre de qualité dont tu seras fier, tu dois investir. Tu dois t’entourer. En payant des professionnels en révision, en correction, en graphisme, etc., tu propulses ton projet à un autre niveau. Tu affirmes que ton projet est important, que tu veux qu’il soit parfait. Vois tes dépenses comme un investissement. La qualité que tu atteindras avec des professionnels, tu la gagneras en vente. Ce ne sera peut-être pas 100 copies d’un coup, mais tu en vendras. Tu en vendras parce que ton produit va être attirant et bien fait. Combinés à ton puissant message, tu trouveras ton lecteur.

2. Le perfectionnisme

Sérieusement, on veut tous que notre livre soit parfait. On ne veut pas une coquille, pas une erreur de mise en page. On veut une belle impression. On veut des couleurs vibrantes. On veut que notre contenu soit par-fait ! Parfois, on attend même qu’il soit trop parfait avant de passer à l’action. Croyez-moi, j’en sais quelque chose. Malheureusement, il ne faut pas attendre que ce soit parfait. On repousse alors le moment de plus en plus en se mettant une pression énorme.

Je fais des projets où nous sommes cinq personnes à lire chaque chapitre plusieurs fois et étonnamment, il reste toujours des coquilles niaiseuses. Nous sommes trois à vérifier chaque épreuve de chaque chapitre trois ou quatre fois et pourtant, il reste des erreurs de mise en page. Oui, je sais, c’est décourageant. Pourtant, le simple fait d’être où tu es en ce moment devrait te remplir de fierté. Salut ! Tu as écrit un livre (ou tu l’écris en ce moment). C’est déjà un grand projet. Tu dois donc lâcher-prise sur ces petits détails qui te font peur. Et ça compte aussi pour les erreurs de l’imprimeur. N’oublie pas de demander une épreuve avant qu’il imprime toutes tes copies, mais sache qu’on n’est jamais à l’abri d’une erreur ou d’un petit accident. Reste positif et fonce.

3. Les échéances

Personnellement, je trouve que les échéances sont motivantes ! Elles permettent de garder le cap, d’avoir une vision de notre projet… et surtout, de planifier toutes les étapes après l’impression (tu sais, promo + distribution). Le seul problème avec les échéances, c’est quand elles ne sont pas réalistes. Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes fin juin. Si tu décides de publier un livre pour décembre, mais que tu n’as rien d’écrit, tu dois t’y mettre… MAINTENANT. On a tendance à penser que ça va se faire tout seul, que les mots vont nous arriver facilement étant donné qu’on connaît bien notre sujet. Ce n’est pas aussi facile que ça. Alors, avant de te fixer une échéance, fais-toi un plan. Détermine combien de temps tu as besoin pour écrire un chapitre, demande des soumissions pour évaluer le temps de révision et de montage de ton livre. (Je vais te dire un secret. Les réviseurs et les graphistes sont des gens occupés. Alors, il est fort possible qu’ils ne puissent pas faire ton livre le lendemain de ton envoi. Prévois le coup dans ton échéancier.) N’oublie pas ta vie quotidienne. Parfois, on ne peut pas aller aussi vite qu’on le souhaiterait. Oh ! Et surtout, dévoile la date seulement quand tu es certain qu’elle tient la route. La date, c’est d’abord un engagement envers toi-même.

4. La gestion de projet

Oui, il y a de la gestion : révision, infographie, budget, impression, promotion, distribution, etc. C’est inévitable… à moins que tu délègues le tout à une autre personne. Sinon, tu n’as pas le choix. Donc, retrousse tes manches et organise-toi. Crée un échéancier, un budget, un plan stratégique, des listes de points de vente à contacter, etc. Tu es maître de ton projet, c’est à toi de prendre le taureau par les cornes et de foncer. Oui, ça fait peur de prendre beaucoup de décisions, mais quand tu t’entoures bien, tu ne peux que réussir.

Surtout, donne-toi le temps. Ce n’est pas en faisant les choses rapidement qu’on obtient les meilleurs résultats. Prends ton temps pour bien établir tes stratégies.

5. La vente

Ça, c’est ma peur. Pas la vente en tant que telle, mais surtout que mon livre ne trouve pas son lecteur. Il y a donc deux points de vue sur le concept de « vente » : la peur de vendre et la peur de ne pas vendre.

La peur de vendre dans cet article signifie surtout que tu as peur de faire les démarches nécessaires pour vendre : organiser des séances de dédicaces, participer à des salons, aller dans des points de vente pour présenter ton livre, etc. Pourtant, c’est incontournable. Bien sûr, tu peux te contenter de ta boutique en ligne. Par contre, selon le genre de livre que tu publies, il est possible que ce ne soit pas suffisant pour vendre. Alors, vois-le comme une sortie de zone. Sortir de sa zone de confort, c’est très souvent gagnant. Les premiers coups, ça va être vraiment difficile. Ensuite, tu vas prendre le tour et tu vas convaincre tout le monde ! Avant de te présenter, prépare ton pitch et fais la liste de toutes les qualités de ton livre. Tu es le mieux placé pour en parler !

6. La distribution

Bête noire de l’autoédition, la distribution (et par extension, la promotion) est vraiment un point faible du processus. Tu dois concevoir ton livre comme un produit. Oublie la distribution à l’ancienne, tu n’auras pas accès à un distributeur. Alors, sois créatif.

Tu es maintenant un entrepreneur. Tu as créé un produit et tu veux le vendre. Bâtis une stratégie. Tu dois maintenant regarder ton livre comme un produit à vendre. Informe-toi sur le marketing, utilise les médias sociaux, etc. N’oublie pas ta boutique en ligne.

Voilà. Les peurs de l’autoédition ne sont pas insurmontables. Il te faut un mindset puissant. Tu prends le contrôle de ton projet et tu le mènes jusqu’au bout. Imagine la fierté que tu vivras. Imagine les émotions que tu vivras en tenant ton livre dans tes mains. Je crois que ce sentiment vaudra amplement toutes les sorties de zone que tu vivras pendant ton aventure en autoédition.  

Projet édito // Autoédition

Se vendre : penser son livre comme un produit


Choisir l’autoédition, c’est devenir entrepreneur. Après tout, pour être lus, vous devrez vendre votre livre. Sauf si, bien sûr, vous souhaitez seulement être lus par vos proches. Cet article s’adresse aux auteurs qui souhaitent faire voyager leurs livres. Vous devenez entrepreneurs. C’est maintenant le temps de penser à votre stratégie. C’est pourquoi il faut entrevoir votre produit et réfléchir à un petit plan d’affaires. Dans les prochaines lignes, je vous propose de surveiller quelques éléments afin d’envisager votre livre comme votre premier produit. Comment vendre votre livre si vous ne mettez pas certains éléments en place.

Miser sur les éléments qui vous distinguent

Si ce n’est pas déjà fait, rendez-vous à la bibliothèque ou à la librairie pour observer les ouvrages de vos concurrents. On trouve souvent l’édition romantique, mais il n’en demeure pas moins qu’il faut vendre.

Observez les livres de vos concurrents et faites la liste des éléments qui vous distinguent. Utilisez ces éléments dans vos communications sur les médias sociaux, dans des événements, etc.

Pensez votre couverture, votre quatrième de couverture et votre table des matières

La première chose qu’on voit, c’est la couverture de votre livre. Prenez le temps de la bâtir avec votre graphiste. Elle transmettra votre personnalité, votre message, etc. Vous devez donc convaincre votre lecteur potentiel au premier coup d’œil.

La deuxième chose qu’on regarde est la quatrième de couverture. Votre texte doit être court et punché. Vous faites un livre de non-fiction ? Listez les avantages. Dites pourquoi nous devons lire votre livre. Vous faites un livre de fiction ? Racontez l’histoire, mais évitez de trop en dévoiler. La quatrième de couverture est l’art de séduire votre lecteur potentiel.

La table des matières est aussi un précieux allié pour un livre de non-fiction. Parfois, on trouve nos titres de chapitre attirants et percutants. Pourtant, s’ils ne sont pas clairs sur le sujet du chapitre, certaines personnes pourraient refermer votre livre. Des titres qui annoncent le contenu permettent au lecteur potentiel d’avoir une idée précise sur le contenu et voir s’il peut combler ses besoins.

Connaître votre public

Comme tout bon businessman ou businesswoman, vous devez connaître à qui s’adresse votre livre. Qui le lira ? En le connaissant, vous pourrez plus facilement communiquer avec lui. Vous saurez ce qui l’intéresse et où le trouver. Vous saurez comment votre livre l’aidera dans son quotidien et vous saurez quels mots-clés utiliser pour l’interpeler.

Calculer votre prix de vente

Pour les produits, les entreprises calculent leur prix de vente avec les différents frais encourus pour le projet. Pour les livres, vous devez aussi calculer votre prix. Par contre, vous devez aussi vous fier au marché. On sait qu’un format poche a un prix entre 11,95 $ et 19,95 $ et qu’un grand format tourne autour de 35,95 $ et 39,99 $.

Voyez comment vous pouvez respecter ces prix. Il ne faut pas le faire à tout prix. Par contre, vous devez être conscient de votre prix de vente. Comme les livres sont un produit du haut de la pyramide de Maslow (besoin d’estime, besoin d’accomplissement), ils ne sont pas la priorité quotidienne de plusieurs d’entre nous. Vous devez donc être convaincants, notamment avec le prix. Si vous avez deux livres avec des approches semblables et un petit budget, vous choisirez peut-être en fonction du prix.

Bâtir une stratégie de distribution

Choisir l’autoédition, c’est choisir de tout faire soi-même. Prenez le temps de développer votre stratégie de distribution dès le départ. Que pouvez-vous regarder pour planifier votre distribution ? Voici quelques idées.

  • Les points de vente à contacter
  • Une boutique en ligne
  • Les points de vente en ligne
  • Les événements auxquels participer
  • Les influenceurs à contacter

Bâtir une stratégie marketing

Pour vendre votre livre, il vous faut une stratégie marketing. Assoyez-vous et pensez-y.

  • Où vendrez-vous votre livre ? Une boutique en ligne ? Des points de vente ?
  • Comment communiquerez-vous avec vos lecteurs potentiels ? Médias sociaux, événements, etc. ?
  • Quels outils promotionnels utiliserez-vous ? Signets, dépliants, affiches, etc. ?

N’oubliez pas de définir les mots clés qui vous permettront de communiquer avec votre lecteur potentiel. Quel est son problème ? Comment votre livre pourrait l’aider ?

 

Surtout, ayez un point de vue entrepreneurial pour votre projet d’autoédition. Informez-vous comme un entrepreneur : comment gérer ses médias sociaux, comment faire son marketing, quels produits promotionnels produire, etc. Un livre est un produit. Il doit être vendu pour être lu. N’attendez pas avoir le livre entre vos mains pour penser à votre stratégie de vente. Prenez le temps d’y penser dès le départ.

Alors, prêt à planifier la vente de votre livre ?