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Projet édito // Autoédition

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3 questions à te poser pendant les Fêtes pour passer à l’action en 2018

Dans le temps des Fêtes, on est bousculé par le temps… justement ! Les partys et les soupers s’enchaînent. Les journées filent et au final, les Fêtes se terminent sans avoir pu prendre du temps pour soi. De plus en plus de personnes souhaitent prendre du temps pour faire le bilan de l’année et prévoir l’année suivante. Si ça vous arrive, vous vous dites sûrement PAR OÙ COMMENCER ? Voici 3 questions à te poser pour passer à l’action en 2018… avant même de planifier ton projet !

Pourquoi je veux écrire un livre et le publier ?

C’est souvent un feeling, une inspiration. Alors, prends le temps de mettre des mots sur ce sentiment. Tu pourras mettre le doigt sur ce qui t’allume vraiment dans ce projet.

C’est un projet qui te demandera beaucoup de volonté et d’énergie. En cas de moments de doute, tu pourras revenir au POURQUOI. Demande-toi pourquoi tu veux écrire et pourquoi tu veux être publié. Après tout, il est possible d’écrire sans être publié. Tu pourrais aussi te demander pourquoi tu veux être lu ?

Pourquoi je veux être publié par un éditeur ? Pourquoi je suis tentée par l’autoédition ?

Il n’y a pas un choix meilleur que d’autres, mais ils n’engagent pas les mêmes décisions et la même planification. Même chose si vous choisissez l’édition à compte d’auteur.

Intéressé par les types d’édition ?
Je redonnerai le webinaire gratuit «Les types d’édition» fin janvier 2018 ou début février 2018. Suis la page Facebook pour en savoir davantage !

Les raisons te semblent sûrement évidentes, par exemple l’argent. Pourtant, en détaillant toutes les raisons, tu te sentiras plus en paix avec ton choix.

Je suis prêt à _____ %. Qu’est-ce qu’il me manque pour passer à l’action ?

Savoir ce qui nous empêche d’avancer est important. Tu pourras ensuite trouver la solution pour aller de l’avant. Ce qui te manque peut prendre plusieurs formes : les ressources financières et matérielles, la peur, le soutien familial, etc. Prends le temps des Fêtes pour assumer qui tu es et de te sentir complètement confortable dans ton projet.

Quelles sont les solutions ? Maintenant que tu connais ce qui te ralentit, il faut trouver des solutions. Écris tes solutions à la première personne pour bien te les approprier. Tu prendras ainsi le contrôle sur ce qui te manque. Sois vraie. Dis-toi ce qui te fait peur dans ces solutions. Puis, prends ton courage à deux mains et mets en pratique la solution choisie. Tu dois foncer pour te réaliser. Pour ça, il faut vaincre ses peurs et surmonter les obstacles.

Maintenant que tu connais bien ta situation face à ton projet d’édition, tu peux commencer à planifier.

Tu peux commencer avec le cours gratuit… ici !

Dans les prochaines semaines, nous aborderons janvier sous le thème de la planification et des objectifs.

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5 pièges à éviter pour se rapprocher de ton rêve de publication en 2018

Début décembre. L’heure est au bilan. Avez-vous eu une belle année en général ? Comment sont votre santé, et celle de vos proches ? De quoi êtes-vous le plus fières ? Qui dans votre entourage vous a impressionné cette année et pourquoi ?

Où en est votre rêve de publication ?

Facile de mettre nos projets en veilleuse pour s’occuper de nos proches par exemple. Il n’y a aucune gêne à avoir, vous n’êtes pas la seule à avoir bousculé vos plans pour faire de la place à la famille, aux amis, au travail, etc.

Toutes sortes de choses peuvent nous amener à repousser votre rêve de publication. En voici quelques-uns accompagnés des conseils pour éviter que ça se reproduise en 2018.

1. Du mal à organiser le contenu.

Vous avez une idée, mais vous êtes incapables de bâtir un plan qui tient la route ? Prenez le temps de mettre toutes vos idées sur papier. Supprimez celles qui ne sont pas directement en lien avec votre sujet pour éviter de vous éparpiller. Puis, éliminez les idées qui ne s’adressent pas è votre lecteur cible. N’oubliez pas de demander du feedback à une personne objective.

2. Syndrome de l’imposteur.

Pas un auteur ? Pas un éditeur ? Certains diront que ce n’est pas tout le monde qui peut être auteur et, encore moins, éditeur. C’est sûrement vrai, mais c’est impossible de le savoir sans l’avoir essayé. Prenez votre courage et notez toutes vos questions et vos inquiétudes. Pour répondre à vos questions, faites une recherche et demandez des conseils à un professionnel. Pour les inquiétudes, il faut les connaître pour les surmonter. Après avoir discuté avec un professionnel, vous pourrez réduire vos craintes.

3. Ne pas savoir par où commencer.

Pas d’excuses. Commencez par suivre mon cours gratuit «Définir mon projet éditorial» pour en savoir plus sur les étapes en autoédition.

Si vous souhaitez un accompagnement plus personnalisé, je bâtis un accompagnement de lancement. Écrivez-moi pour savoir comment je peux vous aider : info@mariemichelemartel.ca.

4. L’argent.

L’argent est un obstacle à beaucoup de choses. Prenez le temps de planifier votre projet, de demander des estimations, etc. Bâtissez-vous un budget. C’est avec des pratiques professionnelles que vous démontrerez votre leadership, vos compétences et votre désir de bien faire les choses. Encore là, dans mon cours gratuit, vous aurez les bases pour bâtir votre budget.

5. Le manque de temps.

J’adore celle-ci. J’y pense moi-même régulièrement, mais ma devise ou mon mantra est «Une chose à la fois». Alors, si vous manquez de temps aujourd’hui, vous vous éloignez un peu plus de votre rêve.

 

En 2018, fini la procrastination, bonjour le rêve !

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Jasons finances avec Louise Tremblay, CPA, CMA, MBA et auteure autoéditée

Il y a quelques semaines, j’ai assisté à une formation de Louise Tremblay, CPA, concernant la fiscalité des auteurs autoédités. Il y avait beaucoup à dire. Certaines choses plus complexes que d’autres. C’est pourquoi je l’ai invitée pour nous parler de finances/fiscalités et d’autoédition. Nous espérons toutes les deux que cette entrevue vous sera utile.

Quand on choisit l’autoédition, l’auteur devient en quelque sorte un travailleur autonome, n’est-ce pas ?

Il faut que le projet ait pour but de dégager des profits éventuels. S’il s’agit d’un passe-temps, il n’y a aucune déduction fiscale admissible.

L’auteur qui se lance en autoédition avec l’intention d’en faire une entreprise profitable devient travailleur autonome, propriétaire d’une entreprise individuelle. Même si en parallèle il occupe un emploi, il peut être employé et travailleur autonome.

Quel serait le premier geste à poser quand on se lance dans l’autoédition d’un point de vue comptable ?

Comme entrepreneur, l’élaboration d’un plan d’affaire devrait être le premier geste à poser. Ce document sert de réflexion sur tous les éléments qui touchent au projet, et servira de guide par la suite. Dans le cadre du plan d’affaire, l’étape financière est la construction d’un budget. Idéalement, on voudra produire trois scénarios : réaliste, optimiste, pessimiste. Le budget obligera l’auteur à obtenir des soumissions et à bien comprendre le coût global du projet, puis prendre dès le début les décisions appropriées.

Quelle serait une bonne habitude à adopter quant à la comptabilité de notre occupation d’auteur ?

Conserver toutes les copies de factures, tenir un registre de déplacements qui indique les kilomètres parcourus pour fins d’affaire (salons du livre, activités, livraison de livres par exemple à des libraires, etc.). Idéalement, puisque certains coupons de caisse s’effacent avec le temps, numériser ou photocopier ces factures. Tenir un agenda permettra de valider qu’on comptabilise bien tous nos déplacements. L’agenda servira éventuellement dans le cadre d’une vérification fiscale à démontrer que l’auteur a réellement l’intention de réaliser des profits à la lumière des activités promotionnelles auxquelles il prend part.

On entend souvent qu’il faut faire plus de 30 000 $ par année pour réclamer des taxes. Pourtant, il peut être avantageux de s’inscrire aux taxes dès le départ. Peux-tu nous expliquer pourquoi ?

On a l’obligation de s’inscrire à la TPS-TVQ si on réalise plus de 30 000 $ de revenus taxables sur quatre trimestres consécutifs. Par contre, il peut être avantageux de s’inscrire même si les recettes sont en deçà du seuil de 30 000$. Comme inscrit, on peut réclamer toutes les taxes payées sur les dépenses admissibles. Ces taxes peuvent représenter un bon montant en tout début de projet quand on doit payer les frais de révision, correction, montage graphique, premier tirage.

Si on n’est pas inscrit, on peut tout de même déduire les taxes comme dépenses admissibles, mais alors plutôt que de récupérer 100% on ne récupère que plus ou moins 10% à 40% selon votre taux moyen d’imposition.

Puisque l’auteur devient un travailleur autonome, il a droit à certaines déductions. Quels genres de factures peut-il conserver pour avoir le droit aux déductions au moment des impôts ?

Les dépenses suivantes, puisqu’elles sont directement liées au projet d’autoédition sont déductibles : frais de correction et révision, frais de montage graphique, impression des signets, coût des livres vendus, publicité, papeterie, frais de lancement, de participation à des salons et foires, déplacements, etc. Comme des règles particulières s’appliquent à des dépenses spécifiques, vous devriez en discuter avec votre comptable.

Quel conseil aimerais-tu donner aux personnes qui se lancent dans l’autoédition ?

Souvent, les auteurs ont travaillé de longs mois, même des années, avant de finaliser un texte. Surtout dans le cadre d’une première œuvre, les auteurs cheminent longtemps avant de décider de publier. Mais quand la décision est prise, qu’ils ont accepté de se livrer, ils voudraient que tout aille très vite.

Les auteurs qui se lancent en autoédition ont tout intérêt à bien saisir les enjeux, et de s’outiller pour mieux comprendre tous les éléments pertinents au projet. Je recommande fortement aux auteurs de s’informer sur le monde de l’autoédition avant de se lancer.

Mais si le succès était au rendez-vous ? L’auteur qui aura élaboré un plan d’affaire, un budget et organisé sa comptabilité vivra ce succès beaucoup plus sereinement que celui qui ne l’a pas fait.

 

Louise a écrit Bogue Céleste, Géants et Miniatures. Découvrez-les sur son site.

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Série «Autoédition» : Entrevue avec Andrée-Ann Proulx pour «Les petits grands voyageurs»

Andrée-Ann Proulx est éducatrice spécialisée. Il y a plusieurs années, elle a décidé de se lancer dans l’autoédition. Cette année, elle réédite son album Les petits grands voyageurs découvrent le monde. Pour l’occasion, elle a accepté de répondre à mes questions sur l’autoédition.
Psst. Pour découvrir son travail, rendez-vous sur sa boutique Etsy. Toujours hésitant ? Voyez mon article sur mon blogue personnel, WOW lecture.

1. Quand et comment as-tu décidé de t’autoéditer ?

J’ai décidé de m’autoéditer presque au départ. Je voulais créer mon livre parce que ça faisait du sens pour moi. Je voulais avant tout léguer quelque chose à mes enfants en ce qui a trait à mes valeurs d’ouverture face à la différence, à la variété culturelle, à la prise du risque et au goût du voyage. Je voulais avoir le plus de liberté possible dans mon contenu. Aussi, je voulais travailler avec une illustratrice en particulier qui comprenait mon mood et avec qui j’avais une complicité artistique. Je suis passée par La Ruche, une plate-forme de sociofinancement pour avoir les fonds nécessaires pour faire imprimer mes livres. En récompense d’un don de 20$, j’offrais le livre. J’ai travaillé fort et j’ai rapidement atteint mon objectif. Après ça, je suis allée voir un éditeur jeunesse avec la première version imprimée de mes deux livres. On m’a dit que c’était intéressant, on m’a encouragé à persévérer, on m’a même proposé de me donner un coup de main, mais on m’a informée que ce n’était pas exactement ce qu’ils recherchaient, qu’ils ont plusieurs demandes, qu’ils ne prennent pas de collections complètes, etc. C’est certain que j’ai été déçue, car j’y aurais vu une grande fierté d’être édité par une belle maison d’édition jeunesse, mais en même temps je croyais en mon projet. Je me suis plutôt tournée vers la recherche de solutions pour améliorer mon produit et me faire connaître.

2. As-tu eu des doutes en cours de projet ?

Je n’ai jamais eu de doutes sur la bienveillance de ma mission d’entreprise et sur la pertinence de mes produits, mais oui j’ai eu bien des doutes. Je me suis sentie comme une impostrice dans le domaine du livre. Je ne savais pas si j’écrivais assez bien. J’étais constamment dans le doute, mais le doute m’a amenée à m’améliorer. J’ai engagé une graphiste professionnelle, une réviseure et une enseignante pour m’aider à peaufiner mon produit. J’ai réalisé que le fond était là, mais que mon livre pouvait être plus professionnel et plus complet. Je me suis entourée de professionnels. Ça m’a amené à réaliser des outils pédagogiques, des pistes de réflexion, des bricolages, un carnet de voyage, des macarons, des cartes postales, des étiquettes à bagages, alouette! J’ai toujours douté et je doute encore. J’essaie d’utiliser ce sentiment plutôt que de le laisser m’envahir et briser mon projet.

3. Quelles étaient tes peurs ? As-tu eu des périodes de découragement ? Si oui, comment te motivais-tu ?

Quand je suis passée par La Ruche, j’ai eu peur que les gens m’encouragent par charité, par pitié. J’avais envie de leur dire: « Tu sais, c’est pas grave si tu m’encourages pas! » Mais, quand des gens que je ne connaissais pas me disaient que leurs enfants aimaient mes livres, ça me donnait un peu plus confiance! Deux ans plus tard, j’ai encore peur que les gens n’aiment pas mon produit, mais j’ai travaillé très fort pour le rendre le plus aimable possible! Haha! Je me rationalise aussi en me disant qu’on ne peut pas plaire à tout le monde non plus!

4. Quelle étape a été la plus difficile pour toi ?

Le plus difficile pour moi est de bien comprendre le monde des finances qui va avec le fait d’avoir une entreprise. Je parle au présent parce que c’est encore un défi. Ce n’est vraiment pas mon domaine. Pour ça, j’accepte que mon comptable ait un peu pitié de moi!

5. As-tu eu du soutien, de l’aide pour t’y retrouver ?

Oui j’ai eu du soutien, et j’en ai encore. Je me suis toujours entourée de gens qui croyaient en moi. Le plus grand soutien que j’ai eu est celui de mon chum qui m’a toujours encouragée à aller de l’avant. Aussi, ma graphiste a été généreuse pour me coacher dans le monde de l’entrepreneuriat et du marketing. Je suis très choyée de les avoir et je sais mesurer ma chance!

6. Y a-t-il quelque chose que tu ferais différemment ? As-tu un conseil pour les gens qui se lance dans l’aventure ?

Si j’avais à recommencer, je ferais exactement la même chose. À quelqu’un qui veut se lancer dans l’aventure de l’autoédition, je lui dirais de foncer. Foncer sans attendre que tout soit parfait. Foncer en acceptant de douter, de s’améliorer. Foncer en acceptant d’être accompagné par différents professionnels (on ne peut pas performer dans tous les domaines). Foncer si c’est notre rêve, si ça a du sens dans notre vie, si ça nous allume.

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Quelle est votre vision de publication?

Pourquoi planifier votre projet d’autoédition ? Ce serait tellement plus simple de suivre notre excitation et de se lancer sans même établir de plan au départ. Pourtant, la planification de votre projet d’autoédition vous guidera dans l’ensemble de vos décisions. La vision de publication, c’est ce que vous voulez comme résultat final. Quand vous fermez vos yeux et que vous vous voyez avec votre livre, que voyez-vous ? Quelles sont vos attentes ? Mes clients rient quand je leur demande leurs objectifs et que je leur demande s’ils veulent dominer le Québec et le monde. Votre vision de publication vous permettra d’atteindre ces objectifs qui semblent impressionnants au départ, mais qui vous animeront au cours des prochains mois. Voici pourquoi je veux vous parler de votre vision. Définissez-la, affichez-la, suivez-la.

Votre vision de publication

La vision répond à la simple question : où voulez-vous aller avec votre projet d’autoédition ? Vous souhaitez écrire vos mémoires et les remettre à votre famille ? Parfait. Vous souhaitez écrire un livre pour vos enfants ? Génial. Vous souhaitez écrire un roman et le vendre à quelques dizaines d’exemplaires ? C’est bon. Vous pouvez aussi viser plus haut ! Il n’y a pas seulement les maisons d’édition qui peuvent se mettre de rêver aux best-sellers. En fait, la vision est vraiment personnelle. Toutefois, ne vous empêchez pas de rêver. Votre vision doit vous motiver et même, vous faire un peu peur. Pourquoi ? Tout simplement parce que s’il n’est pas assez gros pour vous faire peur, vous n’y trouverez pas de défi. Un défi vous force à travailler sur vous et à vous dépasser.

Vote vision ne s’arrête pas seulement à votre diffusion. Elle peut aussi définir s’il s’agit d’un projet unique ou si vous souhaitez publier une série de livres. Elle peut aussi dire avec qui vous souhaitez travailler. Par exemple, vous pourriez souhaiter travailler avec un spécialiste reconnu dans votre domaine pour la rédaction de tel ou tel chapitre. La vision n’a aucune limite. À vous de déterminer la vôtre.

Comment définir ma vision ?

Comme nous venons de le dire, la vision est personnelle. Deux personnes avec le même projet n’auront sûrement pas la même vision. C’est pourquoi il est bien important de la définir clairement afin de choisir le bon chemin pour s’y rendre.

Votre pourquoi

En fait, en commençant votre projet, vous savez sûrement ce qui vous a poussé à l’entreprendre. Alors, si vous savez pourquoi vous écrivez ce livre, vous avez déjà une piste de votre vision. Est-ce pour aider les professeurs ou les parents-éducateurs ? Est-ce pour raconter votre histoire ? Si vous écrivez un livre pédagogique, il y a fort à parier que votre vision ne se limitera pas à votre entourage. Par contre, si vous souhaitez raconter votre vie, vous pourriez le faire seulement pour transmettre votre récit à vos enfants. Utilisez votre raison d’écrire pour bien définir votre vision.

Votre public-cible

Pour valider votre vision, vous pouvez également penser à votre public cible. Pour qui écrivez-vous ? Si vous écrivez pour les professeurs ou les parents-éducateurs, il serait incohérent de restreindre votre vision à votre ville, par exemple. Il y a des professeurs et des parents-éducateurs dans toute la province.

Comment utiliser ma vision ?

Votre vision de publication sera assurément une grande source de motivation. Voici quelques trucs pour ne pas perdre votre vision dans la folie du quotidien.

  1. Si vous êtes une personne visuelle, prenez le temps de l’écrire sur une feuille et de l’afficher dans votre lieu de travail ou votre bureau à la maison. Il est prouvé qu’en lisant plusieurs fois des mots ou des phrases qui résonnent pour nous, celles-ci auront une influence sur notre attitude et nos décisions. Par conséquent, si vous souhaitez réellement conquérir le Québec avec votre livre, écrivez-le dans un endroit où vous pourrez le voir quotidiennement.
  2. Dites-le à voix haute. C’est un truc que l’on voit très régulièrement, mais il est important de le rappeler. Il ne faut pas avoir peur de parler de nos projets. En en parlant à voix haute, vous donnez vie à votre projet. Vous prenez votre place et vous affirmez votre désir de réussir.

Que faire si vous avez commencé votre projet sans même déterminer votre vision ? Prenez le temps de vous arrêter quelques heures. Demandez-vous où vous voulez aller avec ce projet de publication. Peut-être connaissez-vous déjà la réponse, mais en l’affichant ou en le disant à haute voix, vous pourrez l’affirmer. Continuez à travailler sur votre projet ; vous verrez, les prochaines décisions que vous aurez à prendre auront plus de sens.

Alors, où allez-vous ?

 

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5 éléments à ne pas négliger dans votre packaging

 

Combien de livres sont publiés par année ? Selon les statistiques, 4000 à 5000 sont publiés par année au Québec. De son côté, la France publie plus de 75 000 livres par année. Même s’ils ne sont pas tous disponibles ici, plusieurs milliers d’entre eux sont importés pour le marché québécois. Tous ces livres sont en compétition pour obtenir notre attention. Et quelle est la première fois que l’on regarde avant de s’approprier un livre ? Il y a fort à parier que vous regardez la couverture. Même si vous ne le voulez pas, elle aura un effet sur votre opinion. C’est pourquoi je voulais vous parler de votre packaging ou l’emballage. L’emballage est un élément non négligeable de votre marketing. Il doit être réfléchi afin de servir votre objectif : rejoindre vos lecteurs. Voici donc quelques éléments de packaging à réfléchir au moment de la production de votre livre.

1. La couverture et la quatrième de couverture

Quoi de plus excitant que de voir la couverture finale de notre livre ? Avant de pouvoir la contempler, il faut pouvoir prendre les bonnes décisions pour avoir une couverture qui parle à notre lecteur potentiel.

La qualité de votre couverture montrera aussi votre professionnalisme. Par exemple, si vous faites un livre (ou même un ebook !) pour montrer votre expertise, la couverture doit dégager expérience, professionnalisme, connaissance de votre sujet. La couverture établit votre image de marque. De plus, vous devez parler à votre lecteur. Par conséquent, vous devez bien connaître votre public cible et le genre de votre livre pour faire une couverture qui pourra les convaincre de feuilleter votre livre s’il est sur une table avec une dizaine d’autres titres. Optez pour un équilibre entre ce que vous aimez et ce que votre lecteur aimera. Par exemple, les livres historiques ou les livres fantastiques doivent répondre aux normes de ce genre.

Votre quatrième de couverture est en quelque sorte un pitch de vente. Vous avez très peu d’espace pour faire valoir votre livre. Vous devez piquer la curiosité de votre lecteur potentiel, mais vous ne devez pas tout lui dévoiler. Il faut créer du suspense tout en donnant assez de contenu pour que votre lecteur se reconnaisse et se sente interpeler. Beau défi n’est-ce pas ?

N’oubliez pas de penser à l’épine de votre livre. Il s’agit de la partie cachant la reliure de votre livre. Quelles informations voulez-vous écrire ? On y voit normalement l’auteur, le titre et le logo de la maison d’édition.

2. L’intérieur

Même si c’est l’intérieur, la maquette du livre fait partie de l’emballage. C’est l’emballage de votre texte, de vos mots. Vous devez prendre le temps de concevoir votre maquette avec un graphiste afin qu’elle réponde à des normes universelles, notamment pour la lisibilité. Par exemple, vous devez choisir une typographie facile et à lire et choisir une grosseur qui ne nuira pas à la lecture. Ce ne doit pas être trop gros ou trop petit. Les titres doivent être distinctifs, comme les titres courants et les numéros de page.

Avez-vous un index, une table des matières, des remerciements ? Comment ces composantes servent-elles votre contenu ? Comment vous permettront-elles de vous démarquer et d’atteindre votre objectif ? Quel est l’avantage concurrentiel de votre compétiteur ? Pouvez-vous offrir un outil qui vous permettra de vous distinguer à votre tour ?

Pour savoir davantage sur le processus de production, notamment les éléments graphiques d’un livre, suivez ma formation «CRÉER mon projet éditorial».

3. La jaquette

La jaquette d’un livre est cette enveloppe de papier qui recouvre le livre. On dit qu’elle sert à protéger le livre. Ça peut se justifier pour un beau livre, mais qu’en est-il des romans ? Est-elle vraiment utile ? Personnellement, je jette très rapidement la jaquette. Je la trouve encombrante et inutile. Souvent, il y a seulement une reproduction de la couverture. Elle n’apporte rien de plus.

Alors, pourquoi penser à une jaquette ? Demandez-vous si vous souhaitez protéger votre livre. Si oui, demandez-vous comment vous pourriez utiliser cet outil de façon créative. Voulez-vous l’utiliser pour montrer votre avantage concurrentiel ? N’oubliez pas que la jaquette doit tout de même reprendre des éléments essentiels (titre, auteur, élément visuel) afin que les gens puissent reconnaître votre livre même s’il est protégé.

4. Le bandeau

Le bandeau est cette fameuse bande de papier que l’on met par-dessus le livre. On le voit souvent dans deux situations :

a) un prix littéraire. Si le livre a remporté un prix littéraire d’importance, les éditeurs ajoutent parfois un bandeau sur lequel on peut mettre le nom du prix.

b) un auteur attendu ou un titre attendu. S’il s’agit d’un auteur populaire qui revient en force après un moment d’absence, ou s’il s’agit d’un livre tant attendu (pensons aux différents tomes d’une série par exemple), le bandeau peut permettre au lecteur de repérer l’information facilement sur une table.

L’utilisation du bandeau doit être réfléchie. Il s’agit de coûts supplémentaires qui peuvent être payant si vous avez un message à faire passer, mais il peut aussi être un simple bout de papier que les lecteurs s’empresseront de mettre aux poubelles. C’est la triste réalité, très peu de gens conservent les bandeaux. Ils savent bien qu’il s’agit d’un outil de promotion.

5. Les autres: signets, invitations, communiqués de presse, les produits dérivés, etc.

Le packaging ne s’arrête pas seulement à votre livre. Il s’agit aussi de tout ce qui l’entoure, que ce soit les signets, les invitations au lancement, les communiqués de presse, les produits dérivés, etc. Ces éléments doivent être alignés avec votre livre. Ils doivent respecter votre image de marque, que ce soit dans le message ou dans le l’aspect graphique de ces outils. Des outils ? Bien sûr ! Ce sont des outils qui soutiendront la promotion de votre livre.

Parfois, on peut douter de l’utilité des signets. N’en doutez pas ! Les signets sont un bel outil pour débuter la conversation. Une personne pourra s’arrêter pour prendre un signet et vous pourrez alors ouvrir la discussion. De plus, plusieurs personnes collectionnent les signets. Elles s’arrêteront irrémédiablement à votre table lors d’un événement pour prendre un de vos signets. À vous de prendre le temps de discuter avec eux. Soyez vendeurs ! Qu’on le veuille ou non, un livre est un produit qui doit être vendu pour être lu.

Les invitations au lancement et les communiqués de presse doivent véhiculer les informations essentielles. Par contre, elles doivent être en harmonie avec votre livre. D’ailleurs, pour mon blogue personnel, je reçois régulièrement des communiqués de presse. Pourtant, leur mise en page varie très rarement. Vous avez un peu de temps et de créativité, pour la réalisation de ces feuillets. Vous attirerez l’œil des personnes à qui vous enverrez votre livre. Vous augmenterez vos chances d’avoir de la visibilité. Rappelons que les journalistes, blogueurs, etc. sont souvent sollicités pour lire des livres. Donnez-leur le goût d’ouvrir le vôtre et de le lire !

Voyez à ce sujet ma vidéo sur le packaging de l’envoi de presse de Trois portugais sous un parapluie (sans compter le mort).

Avez-vous pensé à des produits dérivés ? Les produits dérivés peuvent être de bons choix pour annoncer votre livre. Du même coup, vous pourrez financer la publication de votre livre. Attention ! Les produits dérivés doivent être alignés avec votre vision de publication. Ce peut être des objets qui sont en «vedette» dans votre livre, ou des objets liés à votre sujet. Ce peut aussi être des objets connexes qui s’adressent au même public : un livre à colorier pour un livre pour enfants, par exemple. L’important, c’est de toujours garder en tête votre vision pour éviter de faire des produits inutiles ou qui n’attireront pas le bon public.

 

Alors, que ce soit pour votre livre ou pour tout ce qui l’entoure, vous devez toujours avoir une ligne directrice au niveau du message et du graphisme. Cette ligne directrice doit servir votre vision de publication. Quel est votre objectif ? Transmettre votre expertise, atteindre la rentabilité, vivre de vos publications, etc. À vous de le déterminer, mais garder en tête que votre emballage servira votre objectif. N’oubliez pas aussi qu’avec tous les livres qui se disputent l’attention des lecteurs, vous devez vous démarquer… du premier coup d’œil !

 

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Édition et autoédition : chercher et trouver l’information

Quand j’étais à l’Université, je devais faire deux stages obligatoires. Malgré les dizaines de CV et lettres de présentation envoyées, j’ai seulement eu une réponse positive. Et encore, la personne n’avait jamais eu de stagiaire. Elle était seule dans sa maison d’édition et ne savait pas trop comment procéder, mais l’aide serait la bienvenue.

Je remercie encore cette personne, car elle m’a permis d’apprendre.

Apprendre l’édition. Point.

Tout simplement, parce que trouver de l’information sur l’édition, c’est compliqué. Quand j’étais étudiante et que je cherchais de l’information, je mettais plusieurs heures à faire des recherches par mot-clé dans Google. Heureusement, après quelques recherches, j’avais une base d’auteurs qui m’ont permis de découvrir d’autres auteurs, etc. Mais, si on sort de la théorie, il était vraiment difficile d’avoir de l’information pratique sur le fonctionnement de l’édition.

C’est d’ailleurs pourquoi je tiens ce blogue. Pour partager mon expérience et mes conseils. Évidemment, tout le monde a sa façon de travailler. Cependant, quand on souhaite aller à la rencontre du monde éditoriale, il faut chercher un peu la porte d’entrée.

Voici quelques questions en lien avec la recherche d’informations sur l’édition.

Pourquoi et quand chercher de l’information ?

J’en parle souvent, mais il faut planifier votre projet. Oui, écrire peut se faire de façon spontanée, au gré de votre inspiration. Par contre, pour passer en mode «Édition ou autoédition», il faut se préparer. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous entrez dans un milieu où l’attention du lecteur est accaparée par des centaines de nouveautés à chaque saison littéraire. Vous devez vous préparer à affronter la mer éditoriale.

Vous entrez dans un milieu où l’attention du lecteur est accaparée par des centaines de nouveautés à chaque saison littéraire. 

Si des centaines de livres sont publiés par année, sans oublier les livres qui sont importés de France, sachez que des centaines, voire des milliers sont refusés à la publication. En cherchant l’information, vous pourrez déterminer si vous tentez l’aventure dans une maison d’édition ou si vous préférez vous lancer dans l’autoédition. Vous pourrez, dans le premier cas, chercher les maisons d’édition qui pourraient être intéressées par votre type de récit. Vous pourrez également vous informer sur l’envoi de votre manuscrit.

Oui oui. Vous ne pouvez pas envoyer votre manuscrit n’importe comment aux maisons d’édition. Certaines refusent les manuscrits envoyés par la poste. Certaines les acceptent, mais refusent qu’ils soient reliés. Certaines exigent une lettre de présentation et d’autres exigent des normes de présentation du fichier. Un simple non respect de ces consignes vous mènera à un refus. Si vous n’avez pas pris le temps de lire les conditions, une maison d’édition pourra se questionner sur votre intérêt pour leur travail.

Quand chercher l’information ? Dès le début. Si vous écrivez pour le plaisir, prenez le temps de finaliser votre manuscrit. Vous ne serez donc pas influencés par tout ce que vous aurez lu. Par contre, il est important de ne pas retarder votre recherche d’informations. Si vous souhaitez vous lancer dans l’autoédition, vous pourrez ramasser les fonds nécessaires pour la production de votre livre tout en poursuivant son écriture.

Pour en savoir plus sur les étapes d’autoédition, je vous invite à suivre ma formation gratuite «DÉFINIR mon projet éditorial».

Quoi chercher ?

Quel chemin vous intéresse le plus : l’édition ou l’autoédition ? Voici quelques pistes de réflexion qui devront orienter vos recherches.

Édition

– Cibler les maisons d’édition

– Connaître leurs exigences quant à l’envoi de manuscrits

– Vous informer sur les maisons d’édition ciblées : nouveautés, ligne éditoriale, etc. (C’est comme une entrevue, soyez préparés et montrer votre intérêt dans votre lettre de présentation.)

Autoédition

– Connaître les étapes de publication

– Connaître les obligations pour la publication, par exemple le numéro ISBN

– Connaître les obligations financières

– Améliorer votre processus de marketing pour vendre votre livre, ça peut aller jusqu’à une formation en marketing comme la création d’un site web, la création d’une page Facebook pour vos publications, etc.

– etc.

Comment chercher l’information ?

Le principal problème de la recherche sur le milieu éditorial sur Google, c’est le nom même du domaine : l’édition. Avez-vous remarqué que si vous tapez «Édition» sur Google, vous ne trouverez JAMAIS ce que vous cherchez vraiment ? Vous aurez des millions de pages qui contiennent le mot «Édition» certes, mais surtout dans le sens de «1re édition, 2e édition, etc.» ou dans le sens de «Maison d’édition».

Il n’y a pas de réponse parfaite. Vous devez vous essayer, surtout si vous optez pour l’autoédition. Toutefois, il faut être alerte. Vous tomberez assurément sur des maisons d’édition à compte d’auteur. Il vous faudra distinguer l’information de la vente.

Voici quelques mots qui vous mèneront directement vers de l’information : ISBN, dépôt légal, données de catalogage, autoédition, etc.

Aussi, vérifiez que vous êtes bien sur une page québécoise. Les normes et obligations en France ne sont pas les mêmes.

 

Je continue de croire que l’information sur l’édition n’est pas assez diffusée. Si elle l’était, certains auteurs ne seraient pas déçus par les processus de sélection, les processus de correction qui suivent, etc. Une bonne recherche d’informations vous permettra d’entreprendre votre projet avec confiance.

Comme c’est la raison d’être de mon blogue, je vous invite à fouiller dans le contenu qu’il contient. Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question (et c’est fort possible), n’hésitez pas à m’écrire.

 

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Projet édito // Autoédition

Se lancer ou non ? Dans le fond, de quoi avez-vous peur ?

Tout comme vous, j’hésite souvent à me lancer. Même si je suis persuadée de la validité de mon projet, de son besoin d’exister, je doute. Je me pose des questions. Je vois le plan clairement dans ma tête et pourtant, je ne passe pas à l’action. Peut-être est-ce la même chose pour vous avec votre processus d’édition. Avez-vous peur de faire un pas de plus en avant ? Avez-vous peur de vous lancer ? Dans cet article un peu moins théorique ou pratico-pratique, j’avais envie de jaser de la peur de se lancer.

Pourquoi se lancer dans l’autoédition ?

Maude Collin a fait un article très intéressant sur l’autoédition. Elle a contacté des auteurs qui ont choisi cette voie et leur a demandé «pourquoi». Je reprends ici, à ma manière bien sûr, les principales raisons de ce choix.

  1. Besoin de liberté. Si vous êtes sélectionnés par un éditeur, vous devrez répondre à ses exigences éditoriales. Après tout, l’éditeur prend le risque de vous publier. Il doit donc harmoniser votre livre à sa ligne éditoriale. Il devra donc faire des choix notamment au niveau de la couverture, de la maquette, etc. Il vous demandera aussi certaines corrections.
  2. Besoin de se tailler une place. C’est bien connu, les places en maison d’édition sont restreintes. Après tout, ils ne peuvent pas publier tous les livres qu’ils reçoivent (jusqu’à des milliers de manuscrits par année). L’autoédition permet de se publier soi-même, à son rythme sans passer par les comités de lecture.
  3. Besoin de prendre le contrôle de ses droits et son projet. Lorsque vous optez pour l’autoédition, vous gardez le plein contrôle sur vos droits ainsi que sur l’ensemble du projet. Vous récupérez les parts de l’éditeur et de l’auteur. Si vous vous autodistribuez, vous récupérez également la part du distributeur.

Si les avantages sont si grands, pourquoi hésiter ?

Même si l’autoédition est alléchante, elle contient son lot de craintes. En voici quelques-unes.

  1. L’engagement financier. Oui, sans éditeur, c’est à vous de payer les frais entourant l’autoédition de votre livre. Vous devez donc vous entourer de professionnels qui sauront vous faire grandir et qui feront grandir votre texte : réviseur, graphiste, correcteur, illustrateur, etc.
  2. La gestion. L’autoédition vous demande d’être à vos affaires, comme on dit. Il faut gérer l’échéancier de votre équipe, gérer le travail sur votre texte, gérer les factures et les paiements, gérer les demandes d’ISBN et de données de catalogage, etc. (Pour en savoir davantage sur ces étapes, écoutez la formation gratuite « DÉFINIR mon projet éditorial ».)

Alors, de quoi avez-vous peur ?

Il est normal d’avoir peur de se lancer. Après tout, qu’arrivera-t-il si vous n’arrivez pas à vendre votre livre ? Resterez-vous pris avec tous les livres ?

Il faut bien connaître votre objectif avant de vous lancer dans l’autoédition. Souhaitez-vous seulement vendre quelques dizaines de livres à votre famille ? Souhaitez-vous que votre livre soit disponible partout au Québec ? Souhaitez-vous seulement que votre livre vous accompagne pendant vos conférences, par exemple ? En connaissant votre objectif, vous ferez des choix qui s’harmoniseront avec votre vision.

Alors, dès maintenant, définissez votre objectif. Puis, pensez aux raisons qui vous empêchent de passer à l’action. Enfin, trouvez une solution. Voici quelques pistes de réflexion.

  1. La peur de ne pas attirer de lecteurs potentiels.
  2. La peur de gérer une équipe, un projet.
  3. La peur de gérer des stocks.
  4. La peur de se vendre.
  5. La peur de ne pas livrer un livre de qualité, de ne pas faire le livre de vos rêves.

 

Alors, prenez votre peur à deux mains et lancez-vous… à votre rythme !

 

 

 

 

 

Projet édito // Autoédition

Qui complétera votre équipe éditoriale?

L’édition n’est pas un travail qui se fait en solo. Être bien entouré est un véritable avantage qui paraîtra sur la qualité de votre ouvrage. Vous vous demandez peut-être de qui vous aurez besoin pour compléter votre équipe éditoriale. Dans ce billet, j’avais envie de vous présenter les principaux intervenants qui pourraient vous donner un gros coup de pouce dans votre projet. Spécialisés, ils sauront répondre à vos attentes, parce que c’est leur métier. Tout simplement.

Le lecteur professionnel

Il ne faut pas sous-estimer l’importance de faire relire son texte. Ce peut être un véritable souffle de fraîcheur qui vous donnera de nouvelles idées. Ce peut aussi être l’occasion de valider ses hésitations. Il y a deux types de lecteurs professionnels.

  1. Le lecteur général. Le lecteur général vous donnera son avis sur les incohérences, la structure, les passages forts et faibles, etc.
  2. Le lecteur expert. Le lecteur expert est une personne qui connaît bien votre domaine. Par exemple, si vous préparez un livre en comptabilité, il peut être important de le faire relire par un collègue. Il pourra vérifier vos exemples de calculs, vos propos pour éviter des erreurs malheureuses qui pourraient nuire à la crédibilité de votre ouvrage.

Le réviseur

Bien connu, le réviseur est responsable de la révision linguistique. Il s’occupe de la langue, mais vous pouvez aussi lui demander de jeter un coup d’œil à la structure et aux incohérences. Vous pouvez lui demander d’écrire ses commentaires. Bien sûr, son travail sera moins détaillé qu’un lecteur professionnel.

Saviez-vous que vous pouvez aussi avoir recours à un réviseur scientifique ? Il joue le rôle du lecteur expert. Il connaît bien votre domaine et vous permettra d’avoir l’esprit tranquille. Il est capable de vérifier le contenu (la justesse de vos propos) ainsi que le contenu des formules scientifiques ou des calculs comptables par exemple.

Le graphiste

Quand on pense à la publication, on pense souvent au graphiste en premier. Après tout, en tant qu’auteur, on ne maîtrise pas nécessairement les différents codes graphiques et les logiciels qui permettent de mettre en page le livre.

Deux types de travail graphique pour votre ouvrage : la maquette intérieure et la maquette de la couverture. Vous pourrez trouver un graphiste à l’aise avec ces deux éléments. À vous d’en discuter avec les graphistes que vous contactez.

La maquette intérieure, c’est l’intérieur du livre tout simplement. Comment seront présentés les chapitres, les notes de bas de page, les numéros de pages, la table des matières, etc.

La maquette de la couverture, c’est la couverture, l’épine et la quatrième de couverture. On y trouve tous les éléments qui permettent de bien identifier votre livre ainsi que le résumé de la quatrième de couverture.

Attention, à cette étape, vous aurez peut-être besoin d’un illustrateur pour avoir un travail original. Vous pouvez également repartir d’une photo dans une banque libre de droits et demander au graphiste de travailler à partir de cette image. À vous de décider, mais surtout écouter les conseils de votre graphiste qui s’y connaît davantage dans ce domaine.

Le correcteur d’épreuves

Je trouve toujours que ce poste est sous-estimé. Le correcteur d’épreuves est le dernier œil de lynx sur votre livre. Il relira le livre lorsqu’il est mis en page. Il comparera avec la version Word et s’assurera de vérifier l’emplacement des différents éléments. Il vérifiera aussi les dernières coquilles, les coupures en fin de ligne, etc.

Certains réviseurs font également de la correction d’épreuves.

L’indexeur

J’aime parler des indexeurs qui font un travail de moine ! Si vous faites un livre pratique, pensez vraiment à l’index. N’aimez-vous pas chercher un thème dans un index pour facilement le retrouver dans le livre ? Pourquoi est-ce que ce serait différent pour votre ouvrage ? Alors, foncez et cherchez un indexeur. Ils sont plus discrets, mais ils vous seront d’une grande utilité. Ils repèrent les termes importants et s’assurent de bien lister toutes les pages en lien avec ce thème… dans TOUT votre livre. Quand même !

 

Voilà ! Savez-vous déjà qui complètera votre équipe éditoriale ?

 

Photo de rawpixel.com sur Unsplash

Projet édito // Autoédition

Série «Autoédition» : Entrevue avec Stéphanie Labelle, Les Éditions PPL

Autoedition_Iles magiques_StephanieLabelle_MarieMicheleMartelStéphanie Labelle a publié Les îles magiques en autoédition. Aujourd’hui, elle a accepté de répondre à mes questions. Elle dégage une telle confiance. Vous verrez, vous serez super motivés à vous lancer!

1. Quand et comment as-tu décidé de t’autoéditer ?

J’ai toujours voulu écrire un album jeunesse. J’adore les livres pour enfants. Mon copain, Patrice Laflamme, m’a alors mis au défi d’écrire mes 3 idées principales et quelques mois plus tard, le livre Les îles magiques arrivait. Mon chum connaissait un imprimeur au Québec, nous avons fait des recherches pour trouver une illustratrice et nous nous sommes lancés. Nous avons décidé de tout prendre en charge et de créer notre propre premier projet en amoureux.

2. As-tu eu des doutes en cours de projet ?

Non, je n’ai pas eu de doute sur nos démarches d’autoédition. J’ai eu des doutes à propos de l’histoire, mais je pense que c’est normal.

3. Peux-tu nous parler des étapes à travers lesquelles tu es passée ? As-tu engagé une réviseure, un infographiste, etc. ?

Il y a plusieurs étapes. Trouver mes idées, les mettre sur papier, tricoter une histoire autour, mais j’ai dû chercher plus fort pour trouver LA personne qui allait être capable de mettre des images sur mes mots et qui allait réussir à dessiner ce que j’avais dans ma tête. Une fois que j’ai trouvé Chloé Lalancette avec son merveilleux talent, sa créativité et sa façon d’oser, le livre a pris vie. Ensuite, comme j’ai une peur immense des fautes d’orthographe, de syntaxe et de structure de phrases, nous avons effectivement fait appel à une réviseure et c’est la meilleure décision qu’on a pu prendre. Comme je mentionnais plus haut, nous avons dû faire appel à un imprimeur, faire le dépôt légal ainsi que de demander notre code ISBN.

4. Quelles étaient tes peurs ? As-tu eu des périodes de découragement ? Si oui, comment te motivais-tu ?

La peur qu’il y ait des erreurs dans mon texte et aussi la crainte que les gens n’apprécient pas le livre. Surtout les gens des Îles-de-la-Madeleine et les enfants. J’ai eu aussi peur pendant un moment de décevoir les gens qui m’encourageaient et qui me soutenaient. Je n’ai pas tellement vécu de périodes de découragement. Ce projet me stimulait et me donnait de l’énergie. Encore aujourd’hui, j’adore m’occuper de ce projet, de publier des petites photos, rencontrer des gens pour créer des collaborations et voir que certaines personnes sont touchées par l’histoire.

5. Quelle étape a été la plus difficile pour toi ?

J’en ai 2. Le début, le maudit syndrome de la page blanche. Aussi, je pense que la petite période où on publiait le livre, il y avait un rush avec la mise en page, la réviseure, moi, ma classe du moment (oui, je suis enseignante) et ça tombait en plus dans la période de la remise du premier bulletin et les rencontres de parents. J’étais complètement débordée. Disons que j’avais hâte aux vacances de Noël.

6. As-tu eu du soutien, de l’aide pour t’y retrouver ?

Par chance mon amoureux (merci énormément pour tout, il est merveilleux), mon père et sa copine aux Îles-de-la-Madeleine, ma meilleure amie (ti-coquelicot) et Chloé l’illustratrice. Sans eux, le livre Les îles magiques ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.

7. Y a-t-il quelque chose que tu ferais différemment ? As-tu un conseil pour les gens qui se lance dans l’aventure ?

Je ne changerais rien. J’ai adoré mon expérience et notre deuxième livre est présentement dans le four. Mon conseil: Allez-y! Foncez, mais surtout entourez-vous bien!