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Projet édito // Autoédition

Écriture, Projet édito // Autoédition

Écrire un livre, connaître son lecteur idéal

Oublions le côté romantique du livre. Écrire un livre, c’est comme développer un produit. (Je parle principalement des œuvres de non-fiction bien sûr.) Il est important de le réfléchir comme un produit. J’entends déjà des gens qui seront offusqués, qui diront qu’il faut écrire un livre avec son cœur, sans tenir compte des lecteurs. Je ne suis pas d’accord. Pour être lu, il faut vendre. Et pour vendre, il faut connaître son public. Alors, à qui s’adressera votre livre ? Dans les prochaines lignes, je vous dirai savoir qui est votre lecteur idéal et pourquoi vous devriez le connaître vraiment.

Le lecteur idéal: qui est-ce?

Au risque de « péter votre bulle », il y a des livres qui sont commandés par les éditeurs. Oui oui, ils ne sortent pas de l’imaginaire de l’auteur, mais plutôt d’une commande d’un éditeur. Ça compte pour certaines séries de romans, mais aussi pour plusieurs livres pratiques. Comme le sous-entend le mot « commande », l’éditeur a une idée précise sur certains points de ce qu’il veut.

C’est la même chose pour votre livre. Que vous écriviez un livre pour partager votre témoignage ou votre expertise, vous devez savoir pour qui vous écrivez. Vous devez savoir ce qui le touche, ce qui l’interpelle pour écrire un livre qui le fera vibrer.

Sans plus attendre, voici pourquoi vous devriez connaître votre lecteur idéal.

Pourquoi connaître son lecteur idéal ?

1. Votre couverture et votre maquette intérieure

Vous ferez des choix directement liés votre public lorsqu’il sera question de votre couverture et de votre maquette intérieure. Si vous écrivez un témoignage, que choisirez-vous ? Une illustration ou une photo ? Regardez les livres sur les tablettes. Ce n’est pas pour rien que beaucoup de couvertures se «ressemblent». Elles ont le même public. Si elles dérogent trop du modèle «populaire» du moment, elles risquent de ne pas attirer l’œil du public.

Votre maquette intérieure ? Bien sûr qu’elle est touchée par votre lecteur idéal. Votre lecteur est un enfant ou un adulte ? Selon votre réponse, vous devez ajuster votre soutien visuel. Votre lecteur a-t-il plus de 60-70 ans ? Il est probable que vous deviez mettre les titres et le texte un peu plus gros. Soyez à l’écoute de votre lecteur, il vous en sera grandement reconnaissance.

2. Le support

Ferez-vous un livre imprimé ou un livre numérique… ou les deux ? Si votre public est plus âgé, peut-être qu’il ne sera pas à l’aise avec le livre numérique. L’inverse est aussi vrai.

3. L’angle de traitement de votre sujet

Vous adressez-vous à des débutants, des experts ? Vous n’aborderez pas un sujet de la même façon. Si vous vous adressez à des experts, vous n’aurez pas à définir certains termes techniques. Par contre, si vous écrivez pour des débutants, vous devrez les définir et même, les répéter à l’occasion dans le livre pour faciliter la compréhension de votre contenu.

La narration

Si vous racontez une histoire, vous devrez faire attention aussi à votre lecteur. Vous devrez savoir s’il connaît certaines références historiques ou de quelle région il vient (par exemple, pour savoir si vous pouvez utiliser certaines expressions).

Le format

Selon votre sujet, vous devrez choisir si votre lecteur idéal est prêt à vous lire dans un format poche par exemple. Si votre lecteur est du genre à prendre beaucoup de notes, voudrez-vous lui donner un petit livre ou y aller plutôt avec un grand format.

Le prix

Ça va de pair avec le format. Bien sûr, beaucoup de données influencent le calcul de votre prix, mais vous devez demeurer sensibles à votre marché. Si tous les livres de votre domaine sont 24,95 et que le vôtre vous revient à 45 $, vous devez vous démarquer. Vous devez avoir des avantages concurrentiels pour convaincre le lecteur de vous choisir.

 

Comme vous le voyez, le lecteur idéal a de l’influence sur plusieurs facettes de votre projet de livre. Bien entendu, vous devez demeurer authentiques dans votre écriture. Vous devez seulement utiliser ce que vous savez de votre client idéal pour mettre votre expertise et votre histoire en valeur.

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Comment publier mon livre?

Il y a quelques semaines, je faisais des recherches sur un sujet et Google me suggérait toujours cette question : Comment publier mon livre ? Vous devez donc être plusieurs à vous poser la question. J’ai décidé d’y répondre. Dans cet article, je vous propose une vision d’ensemble des différents types d’édition. Vous verrez les options qui s’offrent à vous et mes conseils pour chacune d’elles. Vous pourrez enfin vous questionner pour choisir l’option qui vous convient.

Les trois principales formes d’édition sont l’édition traditionnelle, l’édition à compte d’auteur et l’autoédition. Il y a d’autres formes plus «obscures», comme l’édition commanditée, mais nous n’en parlerons pas dans cet article.

L’édition traditionnelle ou l’édition à compte d’éditeur

L’édition traditionnelle est l’édition comme on la connaît principalement. Ce sont des éditeurs qui publient des manuscrits qu’ils ont reçus ou commandés. On l’appelle aussi (quoique rarement) l’édition à compte d’éditeur, parce que c’est l’éditeur qui assume les frais de publication.

Il faut comprendre que l’éditeur reçoit des milliers de manuscrits par année. Évidemment, il a un budget. Il ne peut donc pas publier tous les livres qu’il reçoit. De plus, les livres passent par un comité de lecture afin d’assurer un certain niveau de qualité du texte et qu’ils respectent la ligne éditoriale de la maison d’édition.

Les maisons d’édition font partie d’un réseau de professionnels que l’on appelle souvent «la chaîne du livre». L’éditeur publie un livre, le diffuseur assure la représentation de l’ouvrage, le distributeur s’occupe de la logistique (livraison, gestion des stocks, etc.) et le libraire vend le livre. C’est la version simplifiée, mais vous voyez le portrait. Chaque intervenant se prend un pourcentage du prix de vente du livre. Par conséquent, l’auteur reçoit généralement 10% du prix de vente sur chaque livre vendu, sauf si vous êtes une grande vedette.

Mes conseils :

  1. Pour l’envoi de manuscrits, assurez-vous de respecter les normes imposées par les éditeurs.
  2. Faites vérifier votre contrat avec un avocat ou un agent littéraire ayant la formation adéquate.
  3. Assurez-vous d’être consulté aux différentes étapes. Par contre, soyez conscient que l’éditeur doit faire certains choix pour être aligné avec sa politique éditoriale.
  4. Impliquez-vous dans la promotion. Les éditeurs aiment les auteurs qui s’impliquent pour faire connaître leurs livres.

L’édition à compte d’auteur

L’édition à compte d’auteur signifie que c’est l’auteur qui paie pour publier son livre. Il remet son manuscrit à un éditeur pour qu’il publie le livre. L’édition à compte d’auteur n’a pas toujours bonne presse. On accuse souvent ces éditeurs de prendre les sous des auteurs sans offrir de soutien éditorial comme la lecture de manuscrit, un regard sur la révision, etc. Par contre, ce type d’édition peut être intéressant pour les gens qui n’ont pas beaucoup de temps ou qui ne sont pas à l’aise avec la gestion de projet. C’est important de magasiner son éditeur.

Bien sûr, comme vous payez pour le service, vous demeurez propriétaire de vos droits.

Mes conseils :

  1. Assurez-vous d’être consulté à chaque étape.
  2. Vérifiez le contrat avec la maison d’édition auprès d’un avocat ou d’un agent littéraire qualifié.
  3. Demandez du soutien. On reproche souvent à l’édition à compte d’auteur de ne pas offrir le soutien éditorial adéquat, notamment la lecture de manuscrit.

 

Pour l’édition traditionnelle ou l’édition à compte d’auteur, rappelez-vous qu’il y a de bons éditeurs et de mauvais éditeurs. C’est comme dans n’importe quelle profession. Dépassez votre souhait d’être publié pour trouver un éditeur qui vous écoute. Assurez-vous d’avoir une belle connexion avec lui.

L’autoédition

L’autoédition est une forme d’édition où l’auteur prend en charge toutes les étapes et tous les frais. Il est responsable de gérer son projet, d’engager les professionnels et de bâtir une stratégie de diffusion et de distribution.

L’autoédition demande de l’investissement de temps et d’argent. Pour obtenir un livre de qualité, il faut investir, que ce soit dans la forme (graphisme, outils marketing, etc.) ou le fond (révision linguistique, lecteur professionnel, etc.). Bien sûr, c’est à vous de choisir où vous voulez investir, mais assurez-vous de prendre des choix éclairés pour faire un ouvrage de qualité.

Quand l’autoédition a mauvaise presse, on parle souvent de la piètre qualité de la publication : choix du papier, graphisme de mauvaise qualité, fautes de français, etc. Votre livre est votre porte-parole, votre ambassadeur, une mauvaise qualité peut nuire à votre contenu et à votre image.

Mes conseils :

  1. Assurez-vous de bien vous entourer pour profiter de l’expertise des professionnels avec qui vous travaillerez : réviseur, correcteur, lecteur professionnel, graphiste, etc. Bâtissez une équipe éditoriale qui contribuera à la réussite de votre livre.
  2. Ayez une attitude professionnelle pour votre projet. Qu’est-ce que je veux dire ? Faites des choix professionnels. Ne vous empressez pas de publier par manque de budget par exemple. Prenez le temps de bien faire les choses afin que votre livre soit à la hauteur de son contenu.
  3. Faites une étude de marché. Une étude de marché pourra vous aider à faire des choix éclairés en regardant ce qu’il y a déjà sur les tablettes.

 

>> Dans les ressources gratuites, vous avez un tableau qui récapitule les avantages et les désavantages de chaque type d’édition. Vous pouvez y avoir accès en vous abonnant à l’infolettre.

 

Quelques questions à me poser pour choisir la bonne option

Chaque type d’édition a des avantages et des désavantages. Pour choisir la bonne option, vous devez réfléchir à vos priorités. Voici quelques questions à vous poser pour pousser votre réflexion.

  1. Comment est-ce que je perçois l’édition traditionnelle?
  2. Quelles sont mes forces et mes faiblesses pour mon projet d’édition?
  3. Quelles sont mes peurs quant à mon projet de publication?
  4. Quelle est ma position quant aux droits d’auteurs?
  5. Comment est-ce que j’envisage le branding de mon livre?

N’hésitez pas à poser des questions pour faire un choix éclairé. Et surtout, ne pensez pas que l’autoédition vaut moins que l’édition traditionnelle. Il faut faire un choix qui nous convient parfaitement pour avoir le livre ses rêves.

 

>> Rejoins le groupe Autoédition | Groupe d’entraide sur Facebook pour partager vos questions et votre parcours avec d’autres personnes amoureuses des livres.

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Publier un livre: faire une étude de marché

 

Je le dis souvent. Au travail, je n’ai pas une approche romantique du livre. J’ai plutôt une approche communicationnelle : un livre doit rencontrer son public. Pour ce faire, il faut non seulement connaître son publier, mais il faut aussi connaître ses concurrents. Certaines personnes n’aiment pas entendre que le livre est un produit, mais c’en est un! Il doit être vendu et consommé. Encore plus en autoédition, lorsque l’auteur doit assumer tous les frais. Pour connaître la compétition, rien de mieux qu’une étude de marché. Que vous écriviez un roman ou un livre de non-fiction, une étude de marché peut être intéressante. Je vous invite à découvrir pourquoi vous devriez faire une étude de marché et quels éléments vous devriez surveiller.

Avant de commencer, sachez que la longueur de votre étude de marché est à votre discrétion. Ce sera un outil pour vous avant tout. C’est à vous de juger combien de livres vous voulez regarder. Pour une couverture complète, il est préférable d’y aller avec 5 livres et plus. Par contre, 3 livres peuvent être bien assez selon votre domaine. N’oubliez pas de prioriser les livres récents, notamment pour la mise en page, la couverture et même, l’angle adopté par l’auteur.

Pourquoi faire une étude de marché?

Le livre est un produit qui entre en compétition avec des milliers d’autres produits chaque année… et pas seulement des livres. Quand on y pense, les connaissances que vous souhaitez transmettre sont en compétition avec les blogues, les podcasts, etc. de votre domaine. Si vous écrivez un roman, ne vous sentez pas à l’abri. Une étude de marché peut être très utile pour savoir comment vous positionner sur le marché.

Cette étape peut sembler inutile pour plusieurs. Pourtant, l’étude de marché permet d’apprendre une foule d’informations sur les livres de votre secteur d’activités ou de votre genre. Voici des raisons plus précises de faire une étude de marché.

  1. Connaître la concurrence. Comme je le mentionnais plus haut, oui, le livre est en compétition avec d’autres livres… et d’autres médias. La première étape dans une étude de marché est de chercher ses concurrents. Si vous connaissez bien votre domaine, vous connaîtrez sûrement déjà des auteurs et des livres. Dépassez ce stade. Découvrez des auteurs moins connus, mais dont le livre a un format semblable à ce que vous voulez écrire.
  2. Découvrir les forces et les faiblesses des livres des concurrents. En observant les ouvrages de vos concurrents, vous pourrez bâtir un plan solide. Vous pourrez profiter de leurs forces et utiliser les faiblesses à votre avantage. Par exemple, si vous constatez qu’ils ne montrent pas assez d’exemples de famille où les deux parents travaillent, vous pourrez présenter ces exemples dans votre livre.
  3. Mieux vous distinguer. En connaissant vos concurrents et leurs faiblesses, vous comprenez que vous pourrez vous distinguer. Que ce soit pour la couverture ou la maquette intérieure, vous aurez la possibilité d’avoir une vue d’ensemble des plus récents ouvrages pour vous tailler une place sur le marché.
  4. Valider des choix. Si vous avez déjà commencé, voire terminé la rédaction, l’étude de marché pourra vous permettre de valider vos choix dans la structure du livre par exemple. Vous pourrez valider vos choix de couverture et de maquette aussi.
  5. Gagner en professionnalisme. L’autoédition est une arme à double tranchant. Il faut faire attention, car vos choix pourraient nuire à la qualité de votre livre. En sauvant de l’argent ici et là, vous pouvez nuire à votre produit carrément. En analysant le marché, vous pourrez faire des choix éclairés et adaptés à votre public. Vous saurez donc où investir.

 

L’étude de cas permet vraiment d’avoir une vue d’ensemble pour vous distinguer et vous tailler une place sur le marché.

 

Après tout, vous voulez être lu, non?

 

Les éléments à surveiller

Je vous présente ici les principaux éléments à surveiller quand vous faites une étude de marché. Bien sûr, certains éléments pourraient ne pas être utiles pour vous. N’hésitez pas à adapter la liste suivante à votre projet.

  1. La couverture et ses composantes. Évidemment, la première chose que l’on voit, c’est la couverture. Cet élément doit obligatoirement être dans votre étude de cas. D’ailleurs, c’est un des éléments pour lesquels la date de publication des ouvrages que vous étudierez est essentielle. Les couvertures et les styles graphiques vieillissent et évoluent à travers le temps. Alors, même si vous trouverez un concurrent pertinent, mais qu’il date de 1990, il est possible que la couverture ne parle plus à votre lecteur idéal.
    Prenez le temps de lister les éléments qui la composent : nom de l’auteur, maison d’édition, sous-titre, élément visuel. Mettez le plus de détails possible sur ce que vous inspire l’élément visuel. Idéalement, prenez une photo pour ne pas oublier la couverture si vous y revenez plus tard!
  2. La quatrième de couverture ses composantes. Écrire une quatrième de couverture demande d’être stratégique. Il faut savoir se vendre, sans trop en révéler. Pour vous guider, notez tout ce qui est présenté dans la quatrième de couverture. Parle-t-on des sections présentées dans le livre ? Parle-t-on des avantages concurrentiels, comme les tableaux, les exemples, les exercices ?
    Aussi, n’oubliez pas de noter les éléments visuels de la quatrième de couverture. Est-ce seulement du texte ? Y a-t-il des titres ? Y a-t-il un tableau récapitulatif ? Comme pour la couverture, vous pouvez prendre une photo pour y revenir plus tard au besoin.
  3. La table des matières. Il ne s’agit pas ici de regarder la présentation visuelle de la table des matières. Quoique… vous pouvez vous inspirer. Par contre, vous pourriez voir comment est structuré le livre : bibliographie, glossaire, index, sections (sujets traités), caractéristiques du manuel, préface, etc. En peaufinant les sections de votre livre, vous montrerez votre professionnalisme.
  4. Les supports visuels. Dressez la liste des éléments visuels utilisés dans la maquette du livre : tableaux, figures, encadrés, rubriques, pictogrammes, etc. Notez également leur utilité. Est-ce que les encadrés sont utilisés pour présenter quelque chose en particulier, comme des exemples ? Est-ce qu’il y a des pictogrammes pour guider le lecteur ? Voyez ensuite comment vous pourriez utiliser des concepts et des éléments visuels qui dynamiseront la lecture de votre livre, mais aussi qui contribuera à la compréhension de votre contenu.
    Ça compte aussi pour les photos et les illustrations.
  5. Le prix. Bien entendu, vous devrez faire des calculs pour vous assurez d’être rentable. Par contre, vous pouvez regarder les prix des livres de vos concurrents pour vous assurer d’être dans la bonne tranche.
  6. La mise en page générale. Regardez la mise en page générale des autres livres. Notez comment ils présentent les titres, les sous-titres, le texte courant. Vous pourrez voir ce qui s’applique aux ouvrages de votre domaine. Vous pouvez également noter le format du livre. Si vous prévoyez faire un grand format, mais que tous les livres dans la même catégorie sont en format poche, il y a sûrement une raison.
  7. Le public cible. Si vous écrivez un livre pour les femmes, restreignez votre public. Est-ce des mamans ? Si oui, est-ce des mamans à la maison, des mamans qui travaillent ? Des mamans qui tricotent ? Des mamans qui s’entraînent ? Voyez comment vos concurrents écrivent à leur public. Soyez attentifs aux détails.
  8. L’angle de traitement. Si vous trouvez des livres qui traitent du même sujet que vous, étudiez comment vos concurrents l’abordent. Dans quel angle le présente-t-il ? L’idée n’est pas de reprendre le même angle, c’est plutôt de voir comment vous vous positionnez par rapport à leur façon d’aborder le sujet. Si vous avez le même angle, voyez comment vous pourriez vous distinguer, notamment avec les éléments nommés ci-dessus.

 

Voilà !

Je crois que vous êtes équipés pour commencer votre propre étude de marché. Vous avez des questions, n’hésitez pas à m’écrire.

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Réussir ton aventure d’autoédition sans expérience

Tu as ton manuscrit. Puis, tu te dis : «Par où commencer ?» Tu penses à ton inexpérience en édition. Devrait-elle t’arrêter ? En 2018, je te souhaite de passer à l’action. Malgré ton manque d’expérience en édition, tu pourrais bien avoir 4 choses essentielles pour réussir ton aventure en autoédition : une vision, de l’organisation, de la volonté et un esprit de vente. En lisant ce texte, tu verras si tu as tout pour vaincre ton manque d’expérience.

La vision

Peut-être souhaites-tu être publié depuis longtemps… ou depuis quelques temps seulement. Toutes les réponses sont bonnes. L’important, c’est que l’envie de publier est si forte que tu te vois déjà en train de tenir ton livre entre tes mains. C’est vrai, tu aurais peut-être aimé que ce soit sous la bannière d’une maison d’édition reconnue (on comprend ça !). Pourtant, l’autoédition s’offre à toi pour diverses raisons. Tu te vois bien à Noël apporter ton livre pour le montrer à tous les membres de ta famille.

Tu as déjà une vision.

La vision peut prendre différents chemins. La première voie est celui du produit fini. On se voit bien tenir un livre avec notre nom sur la couverture. Mais encore ? Que veux-tu pour la qualité de ton livre ? Quel genre de papier ? Quel genre de couverture ? Des photographies, des illustrations ? Quel format ? La vision peut aussi s’appliquer à la diffusion de ton livre : dans ta librairie préférée, dans ton café préféré, dans la vitrine de ta boutique, sur des grands sites de vente en ligne, etc.

Pour savoir comment définir ta vision, je te propose de lire ce texte.

L’organisation

L’organisation, c’est :

  • la planification de ton projet qui te permet d’éviter les surprises ;
  • la gestion de ton projet pour éviter qu’il ne s’éternise ;
  • ton équipe qui te permet d’atteindre ta vision de publication.

L’organisation passe surtout par la discipline. Tu feras ce projet dans le confort de ton foyer, de ton atelier, de ton bureau, pas dans un cadre formel. Tu dois donc apprendre à te discipliner et à gérer ton temps pour atteindre ton objectif dans l’échéancier que tu as bâti.

Tu trouveras une foule d’outils sur la page Ressources gratuites. Inscris-toi à l’infolettre (dans la barre latérale) pour y avoir accès.

La volonté

Tu dois vouloir ce projet au plus profond de toi. Publier est un projet de cœur. Oui, il peut être pratique pour ta visibilité, ta crédibilité, ta business… mais il doit aussi venir de ton cœur.

Tu dois avoir la volonté de faire un produit de qualité. (C’est pas mal plus difficile de vendre un produit bâclé.)

Tu dois avoir la volonté de planifier ton projet pour éviter les mauvaises surprises… et du même coup, le découragement.

Tu dois avoir la volonté de rendre ce projet exceptionnel.

Tu dois avoir la volonté de croire en toi.

Alors, le veux-tu vraiment ?

L’esprit de vente

Eh oui. Difficile d’y échapper. Si tu choisis l’autoédition, tu n’as pas d’équipe de vente à ton service… à moins bien sûr que ta business possède une équipe de vente. Si tu te publies comme un projet personnel, tu dois être prêt à te vendre.

Es-tu prêt à te présenter aux gens dans divers événements ? Es-tu prêt à animer différents médias sociaux pour parler de ta passion et partager ton amour pour ton projet ? Ton meilleur atout sera de te bâtir une communauté. Tu dois pouvoir te créer une image de marque. Après tout, tu es l’auteur et la maison d’édition. Tu es la marque de ton projet. C’est à toi de prendre le contrôle de la vente et de bâtir une stratégie qui te ressemble.

 

Cet article voulait te faire réfléchir et te dire que tu n’as pas besoin d’expérience pour te lancer en autoédition. Tu dois avoir une vision, faire preuve d’organisation, le vouloir plus que tout et partager ta passion dans une stratégie de vente.

 

Alors, prêt pour la grande aventure ?

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3 questions à te poser pendant les Fêtes pour passer à l’action en 2018

Dans le temps des Fêtes, on est bousculé par le temps… justement ! Les partys et les soupers s’enchaînent. Les journées filent et au final, les Fêtes se terminent sans avoir pu prendre du temps pour soi. De plus en plus de personnes souhaitent prendre du temps pour faire le bilan de l’année et prévoir l’année suivante. Si ça vous arrive, vous vous dites sûrement PAR OÙ COMMENCER ? Voici 3 questions à te poser pour passer à l’action en 2018… avant même de planifier ton projet !

Pourquoi je veux écrire un livre et le publier ?

C’est souvent un feeling, une inspiration. Alors, prends le temps de mettre des mots sur ce sentiment. Tu pourras mettre le doigt sur ce qui t’allume vraiment dans ce projet.

C’est un projet qui te demandera beaucoup de volonté et d’énergie. En cas de moments de doute, tu pourras revenir au POURQUOI. Demande-toi pourquoi tu veux écrire et pourquoi tu veux être publié. Après tout, il est possible d’écrire sans être publié. Tu pourrais aussi te demander pourquoi tu veux être lu ?

Pourquoi je veux être publié par un éditeur ? Pourquoi je suis tentée par l’autoédition ?

Il n’y a pas un choix meilleur que d’autres, mais ils n’engagent pas les mêmes décisions et la même planification. Même chose si vous choisissez l’édition à compte d’auteur.

Intéressé par les types d’édition ?
Je redonnerai le webinaire gratuit «Les types d’édition» fin janvier 2018 ou début février 2018. Suis la page Facebook pour en savoir davantage !

Les raisons te semblent sûrement évidentes, par exemple l’argent. Pourtant, en détaillant toutes les raisons, tu te sentiras plus en paix avec ton choix.

Je suis prêt à _____ %. Qu’est-ce qu’il me manque pour passer à l’action ?

Savoir ce qui nous empêche d’avancer est important. Tu pourras ensuite trouver la solution pour aller de l’avant. Ce qui te manque peut prendre plusieurs formes : les ressources financières et matérielles, la peur, le soutien familial, etc. Prends le temps des Fêtes pour assumer qui tu es et de te sentir complètement confortable dans ton projet.

Quelles sont les solutions ? Maintenant que tu connais ce qui te ralentit, il faut trouver des solutions. Écris tes solutions à la première personne pour bien te les approprier. Tu prendras ainsi le contrôle sur ce qui te manque. Sois vraie. Dis-toi ce qui te fait peur dans ces solutions. Puis, prends ton courage à deux mains et mets en pratique la solution choisie. Tu dois foncer pour te réaliser. Pour ça, il faut vaincre ses peurs et surmonter les obstacles.

Maintenant que tu connais bien ta situation face à ton projet d’édition, tu peux commencer à planifier.

Tu peux commencer avec le cours gratuit… ici !

Dans les prochaines semaines, nous aborderons janvier sous le thème de la planification et des objectifs.

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5 pièges à éviter pour se rapprocher de ton rêve de publication en 2018

Début décembre. L’heure est au bilan. Avez-vous eu une belle année en général ? Comment sont votre santé, et celle de vos proches ? De quoi êtes-vous le plus fières ? Qui dans votre entourage vous a impressionné cette année et pourquoi ?

Où en est votre rêve de publication ?

Facile de mettre nos projets en veilleuse pour s’occuper de nos proches par exemple. Il n’y a aucune gêne à avoir, vous n’êtes pas la seule à avoir bousculé vos plans pour faire de la place à la famille, aux amis, au travail, etc.

Toutes sortes de choses peuvent nous amener à repousser votre rêve de publication. En voici quelques-uns accompagnés des conseils pour éviter que ça se reproduise en 2018.

1. Du mal à organiser le contenu.

Vous avez une idée, mais vous êtes incapables de bâtir un plan qui tient la route ? Prenez le temps de mettre toutes vos idées sur papier. Supprimez celles qui ne sont pas directement en lien avec votre sujet pour éviter de vous éparpiller. Puis, éliminez les idées qui ne s’adressent pas è votre lecteur cible. N’oubliez pas de demander du feedback à une personne objective.

2. Syndrome de l’imposteur.

Pas un auteur ? Pas un éditeur ? Certains diront que ce n’est pas tout le monde qui peut être auteur et, encore moins, éditeur. C’est sûrement vrai, mais c’est impossible de le savoir sans l’avoir essayé. Prenez votre courage et notez toutes vos questions et vos inquiétudes. Pour répondre à vos questions, faites une recherche et demandez des conseils à un professionnel. Pour les inquiétudes, il faut les connaître pour les surmonter. Après avoir discuté avec un professionnel, vous pourrez réduire vos craintes.

3. Ne pas savoir par où commencer.

Pas d’excuses. Commencez par suivre mon cours gratuit «Définir mon projet éditorial» pour en savoir plus sur les étapes en autoédition.

Si vous souhaitez un accompagnement plus personnalisé, je bâtis un accompagnement de lancement. Écrivez-moi pour savoir comment je peux vous aider : info@mariemichelemartel.ca.

4. L’argent.

L’argent est un obstacle à beaucoup de choses. Prenez le temps de planifier votre projet, de demander des estimations, etc. Bâtissez-vous un budget. C’est avec des pratiques professionnelles que vous démontrerez votre leadership, vos compétences et votre désir de bien faire les choses. Encore là, dans mon cours gratuit, vous aurez les bases pour bâtir votre budget.

5. Le manque de temps.

J’adore celle-ci. J’y pense moi-même régulièrement, mais ma devise ou mon mantra est «Une chose à la fois». Alors, si vous manquez de temps aujourd’hui, vous vous éloignez un peu plus de votre rêve.

 

En 2018, fini la procrastination, bonjour le rêve !

Projet édito // Autoédition

Jasons finances avec Louise Tremblay, CPA, CMA, MBA et auteure autoéditée

Il y a quelques semaines, j’ai assisté à une formation de Louise Tremblay, CPA, concernant la fiscalité des auteurs autoédités. Il y avait beaucoup à dire. Certaines choses plus complexes que d’autres. C’est pourquoi je l’ai invitée pour nous parler de finances/fiscalités et d’autoédition. Nous espérons toutes les deux que cette entrevue vous sera utile.

Quand on choisit l’autoédition, l’auteur devient en quelque sorte un travailleur autonome, n’est-ce pas ?

Il faut que le projet ait pour but de dégager des profits éventuels. S’il s’agit d’un passe-temps, il n’y a aucune déduction fiscale admissible.

L’auteur qui se lance en autoédition avec l’intention d’en faire une entreprise profitable devient travailleur autonome, propriétaire d’une entreprise individuelle. Même si en parallèle il occupe un emploi, il peut être employé et travailleur autonome.

Quel serait le premier geste à poser quand on se lance dans l’autoédition d’un point de vue comptable ?

Comme entrepreneur, l’élaboration d’un plan d’affaire devrait être le premier geste à poser. Ce document sert de réflexion sur tous les éléments qui touchent au projet, et servira de guide par la suite. Dans le cadre du plan d’affaire, l’étape financière est la construction d’un budget. Idéalement, on voudra produire trois scénarios : réaliste, optimiste, pessimiste. Le budget obligera l’auteur à obtenir des soumissions et à bien comprendre le coût global du projet, puis prendre dès le début les décisions appropriées.

Quelle serait une bonne habitude à adopter quant à la comptabilité de notre occupation d’auteur ?

Conserver toutes les copies de factures, tenir un registre de déplacements qui indique les kilomètres parcourus pour fins d’affaire (salons du livre, activités, livraison de livres par exemple à des libraires, etc.). Idéalement, puisque certains coupons de caisse s’effacent avec le temps, numériser ou photocopier ces factures. Tenir un agenda permettra de valider qu’on comptabilise bien tous nos déplacements. L’agenda servira éventuellement dans le cadre d’une vérification fiscale à démontrer que l’auteur a réellement l’intention de réaliser des profits à la lumière des activités promotionnelles auxquelles il prend part.

On entend souvent qu’il faut faire plus de 30 000 $ par année pour réclamer des taxes. Pourtant, il peut être avantageux de s’inscrire aux taxes dès le départ. Peux-tu nous expliquer pourquoi ?

On a l’obligation de s’inscrire à la TPS-TVQ si on réalise plus de 30 000 $ de revenus taxables sur quatre trimestres consécutifs. Par contre, il peut être avantageux de s’inscrire même si les recettes sont en deçà du seuil de 30 000$. Comme inscrit, on peut réclamer toutes les taxes payées sur les dépenses admissibles. Ces taxes peuvent représenter un bon montant en tout début de projet quand on doit payer les frais de révision, correction, montage graphique, premier tirage.

Si on n’est pas inscrit, on peut tout de même déduire les taxes comme dépenses admissibles, mais alors plutôt que de récupérer 100% on ne récupère que plus ou moins 10% à 40% selon votre taux moyen d’imposition.

Puisque l’auteur devient un travailleur autonome, il a droit à certaines déductions. Quels genres de factures peut-il conserver pour avoir le droit aux déductions au moment des impôts ?

Les dépenses suivantes, puisqu’elles sont directement liées au projet d’autoédition sont déductibles : frais de correction et révision, frais de montage graphique, impression des signets, coût des livres vendus, publicité, papeterie, frais de lancement, de participation à des salons et foires, déplacements, etc. Comme des règles particulières s’appliquent à des dépenses spécifiques, vous devriez en discuter avec votre comptable.

Quel conseil aimerais-tu donner aux personnes qui se lancent dans l’autoédition ?

Souvent, les auteurs ont travaillé de longs mois, même des années, avant de finaliser un texte. Surtout dans le cadre d’une première œuvre, les auteurs cheminent longtemps avant de décider de publier. Mais quand la décision est prise, qu’ils ont accepté de se livrer, ils voudraient que tout aille très vite.

Les auteurs qui se lancent en autoédition ont tout intérêt à bien saisir les enjeux, et de s’outiller pour mieux comprendre tous les éléments pertinents au projet. Je recommande fortement aux auteurs de s’informer sur le monde de l’autoédition avant de se lancer.

Mais si le succès était au rendez-vous ? L’auteur qui aura élaboré un plan d’affaire, un budget et organisé sa comptabilité vivra ce succès beaucoup plus sereinement que celui qui ne l’a pas fait.

 

Louise a écrit Bogue Céleste, Géants et Miniatures. Découvrez-les sur son site.

Projet édito // Autoédition

Série «Autoédition» : Entrevue avec Andrée-Ann Proulx pour «Les petits grands voyageurs»

Andrée-Ann Proulx est éducatrice spécialisée. Il y a plusieurs années, elle a décidé de se lancer dans l’autoédition. Cette année, elle réédite son album Les petits grands voyageurs découvrent le monde. Pour l’occasion, elle a accepté de répondre à mes questions sur l’autoédition.
Psst. Pour découvrir son travail, rendez-vous sur sa boutique Etsy. Toujours hésitant ? Voyez mon article sur mon blogue personnel, WOW lecture.

1. Quand et comment as-tu décidé de t’autoéditer ?

J’ai décidé de m’autoéditer presque au départ. Je voulais créer mon livre parce que ça faisait du sens pour moi. Je voulais avant tout léguer quelque chose à mes enfants en ce qui a trait à mes valeurs d’ouverture face à la différence, à la variété culturelle, à la prise du risque et au goût du voyage. Je voulais avoir le plus de liberté possible dans mon contenu. Aussi, je voulais travailler avec une illustratrice en particulier qui comprenait mon mood et avec qui j’avais une complicité artistique. Je suis passée par La Ruche, une plate-forme de sociofinancement pour avoir les fonds nécessaires pour faire imprimer mes livres. En récompense d’un don de 20$, j’offrais le livre. J’ai travaillé fort et j’ai rapidement atteint mon objectif. Après ça, je suis allée voir un éditeur jeunesse avec la première version imprimée de mes deux livres. On m’a dit que c’était intéressant, on m’a encouragé à persévérer, on m’a même proposé de me donner un coup de main, mais on m’a informée que ce n’était pas exactement ce qu’ils recherchaient, qu’ils ont plusieurs demandes, qu’ils ne prennent pas de collections complètes, etc. C’est certain que j’ai été déçue, car j’y aurais vu une grande fierté d’être édité par une belle maison d’édition jeunesse, mais en même temps je croyais en mon projet. Je me suis plutôt tournée vers la recherche de solutions pour améliorer mon produit et me faire connaître.

2. As-tu eu des doutes en cours de projet ?

Je n’ai jamais eu de doutes sur la bienveillance de ma mission d’entreprise et sur la pertinence de mes produits, mais oui j’ai eu bien des doutes. Je me suis sentie comme une impostrice dans le domaine du livre. Je ne savais pas si j’écrivais assez bien. J’étais constamment dans le doute, mais le doute m’a amenée à m’améliorer. J’ai engagé une graphiste professionnelle, une réviseure et une enseignante pour m’aider à peaufiner mon produit. J’ai réalisé que le fond était là, mais que mon livre pouvait être plus professionnel et plus complet. Je me suis entourée de professionnels. Ça m’a amené à réaliser des outils pédagogiques, des pistes de réflexion, des bricolages, un carnet de voyage, des macarons, des cartes postales, des étiquettes à bagages, alouette! J’ai toujours douté et je doute encore. J’essaie d’utiliser ce sentiment plutôt que de le laisser m’envahir et briser mon projet.

3. Quelles étaient tes peurs ? As-tu eu des périodes de découragement ? Si oui, comment te motivais-tu ?

Quand je suis passée par La Ruche, j’ai eu peur que les gens m’encouragent par charité, par pitié. J’avais envie de leur dire: « Tu sais, c’est pas grave si tu m’encourages pas! » Mais, quand des gens que je ne connaissais pas me disaient que leurs enfants aimaient mes livres, ça me donnait un peu plus confiance! Deux ans plus tard, j’ai encore peur que les gens n’aiment pas mon produit, mais j’ai travaillé très fort pour le rendre le plus aimable possible! Haha! Je me rationalise aussi en me disant qu’on ne peut pas plaire à tout le monde non plus!

4. Quelle étape a été la plus difficile pour toi ?

Le plus difficile pour moi est de bien comprendre le monde des finances qui va avec le fait d’avoir une entreprise. Je parle au présent parce que c’est encore un défi. Ce n’est vraiment pas mon domaine. Pour ça, j’accepte que mon comptable ait un peu pitié de moi!

5. As-tu eu du soutien, de l’aide pour t’y retrouver ?

Oui j’ai eu du soutien, et j’en ai encore. Je me suis toujours entourée de gens qui croyaient en moi. Le plus grand soutien que j’ai eu est celui de mon chum qui m’a toujours encouragée à aller de l’avant. Aussi, ma graphiste a été généreuse pour me coacher dans le monde de l’entrepreneuriat et du marketing. Je suis très choyée de les avoir et je sais mesurer ma chance!

6. Y a-t-il quelque chose que tu ferais différemment ? As-tu un conseil pour les gens qui se lance dans l’aventure ?

Si j’avais à recommencer, je ferais exactement la même chose. À quelqu’un qui veut se lancer dans l’aventure de l’autoédition, je lui dirais de foncer. Foncer sans attendre que tout soit parfait. Foncer en acceptant de douter, de s’améliorer. Foncer en acceptant d’être accompagné par différents professionnels (on ne peut pas performer dans tous les domaines). Foncer si c’est notre rêve, si ça a du sens dans notre vie, si ça nous allume.

Projet édito // Autoédition

Quelle est votre vision de publication?

Pourquoi planifier votre projet d’autoédition ? Ce serait tellement plus simple de suivre notre excitation et de se lancer sans même établir de plan au départ. Pourtant, la planification de votre projet d’autoédition vous guidera dans l’ensemble de vos décisions. La vision de publication, c’est ce que vous voulez comme résultat final. Quand vous fermez vos yeux et que vous vous voyez avec votre livre, que voyez-vous ? Quelles sont vos attentes ? Mes clients rient quand je leur demande leurs objectifs et que je leur demande s’ils veulent dominer le Québec et le monde. Votre vision de publication vous permettra d’atteindre ces objectifs qui semblent impressionnants au départ, mais qui vous animeront au cours des prochains mois. Voici pourquoi je veux vous parler de votre vision. Définissez-la, affichez-la, suivez-la.

Votre vision de publication

La vision répond à la simple question : où voulez-vous aller avec votre projet d’autoédition ? Vous souhaitez écrire vos mémoires et les remettre à votre famille ? Parfait. Vous souhaitez écrire un livre pour vos enfants ? Génial. Vous souhaitez écrire un roman et le vendre à quelques dizaines d’exemplaires ? C’est bon. Vous pouvez aussi viser plus haut ! Il n’y a pas seulement les maisons d’édition qui peuvent se mettre de rêver aux best-sellers. En fait, la vision est vraiment personnelle. Toutefois, ne vous empêchez pas de rêver. Votre vision doit vous motiver et même, vous faire un peu peur. Pourquoi ? Tout simplement parce que s’il n’est pas assez gros pour vous faire peur, vous n’y trouverez pas de défi. Un défi vous force à travailler sur vous et à vous dépasser.

Vote vision ne s’arrête pas seulement à votre diffusion. Elle peut aussi définir s’il s’agit d’un projet unique ou si vous souhaitez publier une série de livres. Elle peut aussi dire avec qui vous souhaitez travailler. Par exemple, vous pourriez souhaiter travailler avec un spécialiste reconnu dans votre domaine pour la rédaction de tel ou tel chapitre. La vision n’a aucune limite. À vous de déterminer la vôtre.

Comment définir ma vision ?

Comme nous venons de le dire, la vision est personnelle. Deux personnes avec le même projet n’auront sûrement pas la même vision. C’est pourquoi il est bien important de la définir clairement afin de choisir le bon chemin pour s’y rendre.

Votre pourquoi

En fait, en commençant votre projet, vous savez sûrement ce qui vous a poussé à l’entreprendre. Alors, si vous savez pourquoi vous écrivez ce livre, vous avez déjà une piste de votre vision. Est-ce pour aider les professeurs ou les parents-éducateurs ? Est-ce pour raconter votre histoire ? Si vous écrivez un livre pédagogique, il y a fort à parier que votre vision ne se limitera pas à votre entourage. Par contre, si vous souhaitez raconter votre vie, vous pourriez le faire seulement pour transmettre votre récit à vos enfants. Utilisez votre raison d’écrire pour bien définir votre vision.

Votre public-cible

Pour valider votre vision, vous pouvez également penser à votre public cible. Pour qui écrivez-vous ? Si vous écrivez pour les professeurs ou les parents-éducateurs, il serait incohérent de restreindre votre vision à votre ville, par exemple. Il y a des professeurs et des parents-éducateurs dans toute la province.

Comment utiliser ma vision ?

Votre vision de publication sera assurément une grande source de motivation. Voici quelques trucs pour ne pas perdre votre vision dans la folie du quotidien.

  1. Si vous êtes une personne visuelle, prenez le temps de l’écrire sur une feuille et de l’afficher dans votre lieu de travail ou votre bureau à la maison. Il est prouvé qu’en lisant plusieurs fois des mots ou des phrases qui résonnent pour nous, celles-ci auront une influence sur notre attitude et nos décisions. Par conséquent, si vous souhaitez réellement conquérir le Québec avec votre livre, écrivez-le dans un endroit où vous pourrez le voir quotidiennement.
  2. Dites-le à voix haute. C’est un truc que l’on voit très régulièrement, mais il est important de le rappeler. Il ne faut pas avoir peur de parler de nos projets. En en parlant à voix haute, vous donnez vie à votre projet. Vous prenez votre place et vous affirmez votre désir de réussir.

Que faire si vous avez commencé votre projet sans même déterminer votre vision ? Prenez le temps de vous arrêter quelques heures. Demandez-vous où vous voulez aller avec ce projet de publication. Peut-être connaissez-vous déjà la réponse, mais en l’affichant ou en le disant à haute voix, vous pourrez l’affirmer. Continuez à travailler sur votre projet ; vous verrez, les prochaines décisions que vous aurez à prendre auront plus de sens.

Alors, où allez-vous ?

 

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5 éléments à ne pas négliger dans votre packaging

 

Combien de livres sont publiés par année ? Selon les statistiques, 4000 à 5000 sont publiés par année au Québec. De son côté, la France publie plus de 75 000 livres par année. Même s’ils ne sont pas tous disponibles ici, plusieurs milliers d’entre eux sont importés pour le marché québécois. Tous ces livres sont en compétition pour obtenir notre attention. Et quelle est la première fois que l’on regarde avant de s’approprier un livre ? Il y a fort à parier que vous regardez la couverture. Même si vous ne le voulez pas, elle aura un effet sur votre opinion. C’est pourquoi je voulais vous parler de votre packaging ou l’emballage. L’emballage est un élément non négligeable de votre marketing. Il doit être réfléchi afin de servir votre objectif : rejoindre vos lecteurs. Voici donc quelques éléments de packaging à réfléchir au moment de la production de votre livre.

1. La couverture et la quatrième de couverture

Quoi de plus excitant que de voir la couverture finale de notre livre ? Avant de pouvoir la contempler, il faut pouvoir prendre les bonnes décisions pour avoir une couverture qui parle à notre lecteur potentiel.

La qualité de votre couverture montrera aussi votre professionnalisme. Par exemple, si vous faites un livre (ou même un ebook !) pour montrer votre expertise, la couverture doit dégager expérience, professionnalisme, connaissance de votre sujet. La couverture établit votre image de marque. De plus, vous devez parler à votre lecteur. Par conséquent, vous devez bien connaître votre public cible et le genre de votre livre pour faire une couverture qui pourra les convaincre de feuilleter votre livre s’il est sur une table avec une dizaine d’autres titres. Optez pour un équilibre entre ce que vous aimez et ce que votre lecteur aimera. Par exemple, les livres historiques ou les livres fantastiques doivent répondre aux normes de ce genre.

Votre quatrième de couverture est en quelque sorte un pitch de vente. Vous avez très peu d’espace pour faire valoir votre livre. Vous devez piquer la curiosité de votre lecteur potentiel, mais vous ne devez pas tout lui dévoiler. Il faut créer du suspense tout en donnant assez de contenu pour que votre lecteur se reconnaisse et se sente interpeler. Beau défi n’est-ce pas ?

N’oubliez pas de penser à l’épine de votre livre. Il s’agit de la partie cachant la reliure de votre livre. Quelles informations voulez-vous écrire ? On y voit normalement l’auteur, le titre et le logo de la maison d’édition.

2. L’intérieur

Même si c’est l’intérieur, la maquette du livre fait partie de l’emballage. C’est l’emballage de votre texte, de vos mots. Vous devez prendre le temps de concevoir votre maquette avec un graphiste afin qu’elle réponde à des normes universelles, notamment pour la lisibilité. Par exemple, vous devez choisir une typographie facile et à lire et choisir une grosseur qui ne nuira pas à la lecture. Ce ne doit pas être trop gros ou trop petit. Les titres doivent être distinctifs, comme les titres courants et les numéros de page.

Avez-vous un index, une table des matières, des remerciements ? Comment ces composantes servent-elles votre contenu ? Comment vous permettront-elles de vous démarquer et d’atteindre votre objectif ? Quel est l’avantage concurrentiel de votre compétiteur ? Pouvez-vous offrir un outil qui vous permettra de vous distinguer à votre tour ?

Pour savoir davantage sur le processus de production, notamment les éléments graphiques d’un livre, suivez ma formation «CRÉER mon projet éditorial».

3. La jaquette

La jaquette d’un livre est cette enveloppe de papier qui recouvre le livre. On dit qu’elle sert à protéger le livre. Ça peut se justifier pour un beau livre, mais qu’en est-il des romans ? Est-elle vraiment utile ? Personnellement, je jette très rapidement la jaquette. Je la trouve encombrante et inutile. Souvent, il y a seulement une reproduction de la couverture. Elle n’apporte rien de plus.

Alors, pourquoi penser à une jaquette ? Demandez-vous si vous souhaitez protéger votre livre. Si oui, demandez-vous comment vous pourriez utiliser cet outil de façon créative. Voulez-vous l’utiliser pour montrer votre avantage concurrentiel ? N’oubliez pas que la jaquette doit tout de même reprendre des éléments essentiels (titre, auteur, élément visuel) afin que les gens puissent reconnaître votre livre même s’il est protégé.

4. Le bandeau

Le bandeau est cette fameuse bande de papier que l’on met par-dessus le livre. On le voit souvent dans deux situations :

a) un prix littéraire. Si le livre a remporté un prix littéraire d’importance, les éditeurs ajoutent parfois un bandeau sur lequel on peut mettre le nom du prix.

b) un auteur attendu ou un titre attendu. S’il s’agit d’un auteur populaire qui revient en force après un moment d’absence, ou s’il s’agit d’un livre tant attendu (pensons aux différents tomes d’une série par exemple), le bandeau peut permettre au lecteur de repérer l’information facilement sur une table.

L’utilisation du bandeau doit être réfléchie. Il s’agit de coûts supplémentaires qui peuvent être payant si vous avez un message à faire passer, mais il peut aussi être un simple bout de papier que les lecteurs s’empresseront de mettre aux poubelles. C’est la triste réalité, très peu de gens conservent les bandeaux. Ils savent bien qu’il s’agit d’un outil de promotion.

5. Les autres: signets, invitations, communiqués de presse, les produits dérivés, etc.

Le packaging ne s’arrête pas seulement à votre livre. Il s’agit aussi de tout ce qui l’entoure, que ce soit les signets, les invitations au lancement, les communiqués de presse, les produits dérivés, etc. Ces éléments doivent être alignés avec votre livre. Ils doivent respecter votre image de marque, que ce soit dans le message ou dans le l’aspect graphique de ces outils. Des outils ? Bien sûr ! Ce sont des outils qui soutiendront la promotion de votre livre.

Parfois, on peut douter de l’utilité des signets. N’en doutez pas ! Les signets sont un bel outil pour débuter la conversation. Une personne pourra s’arrêter pour prendre un signet et vous pourrez alors ouvrir la discussion. De plus, plusieurs personnes collectionnent les signets. Elles s’arrêteront irrémédiablement à votre table lors d’un événement pour prendre un de vos signets. À vous de prendre le temps de discuter avec eux. Soyez vendeurs ! Qu’on le veuille ou non, un livre est un produit qui doit être vendu pour être lu.

Les invitations au lancement et les communiqués de presse doivent véhiculer les informations essentielles. Par contre, elles doivent être en harmonie avec votre livre. D’ailleurs, pour mon blogue personnel, je reçois régulièrement des communiqués de presse. Pourtant, leur mise en page varie très rarement. Vous avez un peu de temps et de créativité, pour la réalisation de ces feuillets. Vous attirerez l’œil des personnes à qui vous enverrez votre livre. Vous augmenterez vos chances d’avoir de la visibilité. Rappelons que les journalistes, blogueurs, etc. sont souvent sollicités pour lire des livres. Donnez-leur le goût d’ouvrir le vôtre et de le lire !

Voyez à ce sujet ma vidéo sur le packaging de l’envoi de presse de Trois portugais sous un parapluie (sans compter le mort).

Avez-vous pensé à des produits dérivés ? Les produits dérivés peuvent être de bons choix pour annoncer votre livre. Du même coup, vous pourrez financer la publication de votre livre. Attention ! Les produits dérivés doivent être alignés avec votre vision de publication. Ce peut être des objets qui sont en «vedette» dans votre livre, ou des objets liés à votre sujet. Ce peut aussi être des objets connexes qui s’adressent au même public : un livre à colorier pour un livre pour enfants, par exemple. L’important, c’est de toujours garder en tête votre vision pour éviter de faire des produits inutiles ou qui n’attireront pas le bon public.

 

Alors, que ce soit pour votre livre ou pour tout ce qui l’entoure, vous devez toujours avoir une ligne directrice au niveau du message et du graphisme. Cette ligne directrice doit servir votre vision de publication. Quel est votre objectif ? Transmettre votre expertise, atteindre la rentabilité, vivre de vos publications, etc. À vous de le déterminer, mais garder en tête que votre emballage servira votre objectif. N’oubliez pas aussi qu’avec tous les livres qui se disputent l’attention des lecteurs, vous devez vous démarquer… du premier coup d’œil !