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Trop de contenu? Trop de mots? 4 façons de resserrer votre texte!

Emportée par la motivation et l’excitation, votre inspiration vous guide. Vous écrivez, écrivez, écrivez. Finalement, vous écrivez tellement que vous devez vous arrêter. Woh ! vous êtes-vous laissés emporter ? Avez-vous trop de mots ? Oui oui, un projet personnel de fiction comme un roman peut aussi avoir trop de mots. Si vous suivez mon cours gratuit, une des journées est consacrée aux limites. Pourquoi est-ce important de se fixer des limites avant de même de commencer votre projet ? Les limites vous permettent de garder le cap sur vos objectifs. Vous ne pouvez pas écrire un guide de 200 pages pour une conférence de 1 heure. Parfois, malheureusement, il est trop tard. On trouve, par exemple, que l’action de notre roman s’étire. Dans ce billet, je vous propose 4 solutions pour réduire votre nombre de mots… sans nécessairement tout jeter à la poubelle !

Couper

Cette première solution semble évidente. Il faut couper «dans l’gras» comme on dit. Est-ce si facile de couper ? Je n’en suis pas si sûre. Si vous optez pour couper du texte, commencez par garder votre objectif en tête. Pour quoi, pour qui, quoi, pourquoi ? Le texte actuel répond-il à cet objectif ou vous vous éparpillez ? Dans le cadre d’un texte de fiction, prenez du recul et évaluez si certains passages nuisent au rythme de votre récit. Ce peut être une description un peu trop longue, ou des mots qui énoncent une évidence. Si Andrea et Patrick sont amis depuis le début, pensez-vous qu’il est nécessaire de répéter «son ami Patrick» dans le texte ? Le lecteur aura sûrement compris le lien qui les unit. Dans le cadre d’un projet plus pratique, concentrez-vous sur votre objectif. Quel est le message que vous voulez transmettre ? Avez-vous ajouté du «flafla» ? Allez hop ! On coupe !

Reformuler

Quand un texte s’étire, il peut y avoir plusieurs raisons : répétitions, description trop longue, contenu pertinent, mais pas en lien avec votre objectif. Si c’est le cas, il y a deux options : 1) votre plan n’était pas assez clair dès le départ ; 2) votre idée n’est pas claire. Parfois, on se lance dans la rédaction avant d’avoir bien défini notre contenu. Certains lecteurs comprendront que votre idée est confuse. Ils pourraient alors arrêter leur lecture. Prenez le temps de bien organiser vos idées. Si vous avez un doute sur votre maîtrise du sujet, prenez le temps de faire de la recherche et de reformuler votre contenu de façon plus concise. N’oubliez pas de reformuler les phrases trop longues. (En plus, en utilisant des phrases courtes, vous réduisez vos chances de faire des fautes d’accord.)

Réorganiser

Cette solution n’est pas toujours possible. Cela dépend de votre plan de départ. Je vous explique. Disons que vous avez établi un plan solide. Pour votre conférence, vous souhaitez passer 20 minutes sur la première partie et 40 minutes sur la deuxième. Vous vous rendez compte que le contenu planifié pour la première partie est totalement pertinent. (Ça nous arrive tous d’avoir plus de choses à dire qu’on ne le pensait.) Votre guide de conférence grandit à vue d’œil. Vous ne pouvez donc pas couper, mais vous n’arrivez pas à reformuler non plus. Quoi faire ? Réorganiser. Évaluez si la deuxième partie ne pourrait pas être réorganisée. Peut-être pourrez-vous rééquilibrer le contenu entre les deux parties.

Offrir des bonus

Diviser votre manuscrit en plusieurs tomes, offrir du contenu supplémentaire disponible sur le web, créer un deuxième projet (par exemple, conférence, livre, webinair, etc.), etc. Ce sont toutes des façons de garder votre contenu tout en réduisant vos mots. Imaginez que vous écrivez une série de trois livres plutôt qu’un seul. Ne perdez pas de vue votre objectif. Cette stratégie doit servir votre objectif. Elle doit pouvoir aider votre projet et les personnes qui le liront. Ça ne peut pas être fait sur un coup de tête. Il faut penser votre projet de cette façon.

 

Avoir trop de contenu, trop de mots, c’est un problème. Ce peut être un beau problème. Il faut seulement prendre le temps d’y penser. Avant de choisir la méthode que vous utiliserez, pesez les pour et les contres. Au risque d’être répétitive, n’oubliez pas votre objectif. Si vous avez un projet pratique, n’oubliez pas comment vous voulez aider vos clients. Si vous avez un projet de fiction, n’oubliez pas le cœur de votre histoire. Quels sont les éléments sur lesquels vous souhaitez appuyer pour vendre votre histoire ? Organisez votre contenu afin qu’il demeure pertinent et non redondant. Il est au service de votre message et donc, à votre service.

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7 questions pour faire une lecture critique de vos textes

Il faut parfois prendre du recul et poser un regard critique sur son texte. Bien souvent, nous pouvons nous demander par où commencer. J’ai pensé partager avec vous les questions que je me pose le plus souvent lorsque je fais une lecture critique. Vous en avez d’autres ? N’hésitez pas à les proposer dans les commentaires.

1. Est-ce nécessaire ou pertinent ?

Dure question, mais il faut parfois se demander si un passage ou même, un concept est réellement nécessaire. L’ajout inutile d’informations peut alourdir le texte et vous faire dévier de votre objectif principal. D’autant plus qu’un passage non nécessaire peut simplement créer de la confusion pour le lecteur.

2. Est-ce redondant ?

Il y a plusieurs façons d’être redondant. En voici quelques-unes.

  1. La répétition de termes. Utilisez un dictionnaire de synonymes au besoin, mais évitez de toujours utiliser les mêmes termes. La lecture est lourde et ennuyante si l’écriture manque de dynamisme dans le choix des mots.
  2. La répétition de concepts. Évidemment, vous devez expliquer les nouveaux concepts, mais soyez prudents. Selon la longueur de votre texte, la répétition de définitions peut alourdir le texte inutilement.
  3. La répétition due à un mauvais découpage. Ce type de répétition peut rejoindre la répétition de concepts. En fait, il s’agit de texte qui se recoupe et se répète entre les sections de votre texte. D’où l’importance de créer un plan détaillé avant de commencer la rédaction de votre contenu.

Il faut demeurer à l’écoute du public auquel s’adresse votre projet. Si vous organisez une conférence d’introduction à un sujet, la répétition peut être utile pour bien faire comprendre une notion. Rappelez-vous toutefois de reformuler le contenu afin de proposer une autre façon de l’aborder.

3. Est-ce que le contenu est clair pour les non-initiés ?

Je le répète. Restez toujours à l’écoute de votre public. Si vous créez du contenu actuellement, votre public sera composé de plusieurs lecteurs dont les niveaux de connaissance seront différents. Vous devez donc être accessibles tant pour les débutants que pour les plus avancés et ce, sans être ennuyant pour les plus avancés. Tout un défi, n’est-ce pas ? Voici deux questions qui pourront vous aider à savoir si votre contenu est clair.

a) Est-ce que j’évite la confusion entre des termes et des concepts semblables ?

Assurez-vous de bien distinguer les concepts. Si vous utilisez des synonymes pour certains termes, n’hésitez pas à le mentionner afin que le lecteur ne se pose pas de questions. Mettez-vous à sa place.

b) Devrais-je ajouter des exemples ?

Théorie. Théorie. Théorie. C’est bien beau, mais c’est lourd. Afin de faciliter la compréhension de votre contenu, proposez des exemples ici et là dans votre texte. Variez le niveau de complexité de vos exemples afin de vous adresser à tout le monde.

4. Est-ce que ce passage coupe ma lecture ?

Parfois, on pense qu’une information est pertinente à tel endroit ou on aimerait inviter les lecteurs à consulter tel document. On est vraiment rempli de belles intentions, mais un piège s’y cache. Ce type d’information peut couper la lecture. Dans certains cas, le lecteur peut même sentir qu’il s’agit d’une publicité.

Si l’information vous semble très pertinente, mais que vous sentez qu’elle n’a pas sa place, pensez à d’autres astuces pour l’insérer dans votre texte. Pourquoi ne pas ajouter un petit encadré ou tout simplement, ajouter un paragraphe à la fin de la section pour présenter les informations complémentaires ?

D’autres éléments peuvent couper la lecture : les paragraphes trop longs, les explications trop théoriques, etc. Prenez le temps de relire votre texte du point de vue du lecteur si vous avez un doute sur la fluidité de votre texte.

5. Est-ce que le contenu est bien découpé ?

Comme je le mentionnais plus haut, le plan vous aidera à bien découper vos idées et à éviter la confusion entre les sections. Si vos idées se pilent l’une sur l’autre, il est fort possible que votre lecteur abandonne sa lecture rapidement. Pensez-y et prenez le temps d’organiser vos idées. Et pourquoi ne pas les laisser mijoter quelques heures, voire quelques jours ?

6. Est-ce que le style est constant ?

Voilà une chose qui peut rendre la lecture étrange : le changement de style. Disons que vous écrivez un texte plutôt formel. Vous utilisez un style qui s’accorde à vos propos. Vous utilisez le « vous », vous utilisez des marqueurs de relation, etc. Soudainement, vous laissant emporter par votre enthousiasme, vous utilisez des abréviations, le « tu » et des mots d’un registre plus familier. Attention ! Vous venez de changer de lecteur ? Vous avez décidé de changer de style ? Veillez à l’uniformité de votre texte. Soyez constant pour rendre la lecture fluide et agréable.

7. Est-ce qu’il y a un petit plus qui permet au lecteur de s’informer davantage ?

Cette question n’est peut-être pas applicable à votre projet, mais pensez-y. Votre texte permet-il à votre lecteur de s’informer davantage ? Ce petit plus peut prendre différentes formes. La forme la plus simple demeure la bibliographie. Non seulement il est essentiel de donner vos références, mais une bibliographie complète et même commentée incitera vos lecteurs à explorer le sujet davantage.

 

Alors voilà ! Vous pouvez maintenant reprendre votre texte et le regarder d’un autre point de vue. Peut-être préférerez-vous confier la lecture à une personne externe (je suis là ! J), mais vous aurez tout de même des pistes pour comprendre ses commentaires. Quoi qu’il en soit, poser un regard critique sur votre travail pourra vous aider à l’améliorer ou même, à avoir de nouvelles idées.

Bonne lecture !

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Écriture : Quoi faire quand je bloque ? 5 idées pour brasser votre projet!

Que ce soit pour préparer une présentation devant public ou pour le plaisir d’écrire, rien ne peut nous prépare au «blocage». Il peut annoncer le syndrome de la page blanche, et il peut aussi être le signe du doute. Quoi qu’il en soit, il faut pouvoir surmonter le blocage pour aller au bout de notre projet. Dans ce billet, je vous donne quelques trucs pour venir à bout du blocage. Avant cela, demandez-vous à quel moment il survient. Vous pourriez découvrir un modèle et trouver des trucs pour l’éviter. Vous verrez, dans ce billet, vous vous poserez beaucoup de questions, mais vous aurez sûrement aussi beaucoup de réponses.

Quand le blocage arrive-t-il?

Même si on pense que le blocage n’arrive que quand on est en cours de rédaction, il peut arriver à plusieurs moments… Savoir quand on bloque peut en dire beaucoup sur nous-mêmes. Le blocage peut arriver au moment même où l’idée apparaît. Combien de fois avez-vous eu une idée, et vous l’avez chassée de vos pensées? Je suis dans le même bateau. Plusieurs de mes idées n’ont même pas touché un papier. Parfois, on se dit que ce n’est pas une bonne idée ou que c’est du déjà-vu. La vérité, c’est qu’il y a eu beaucoup de formations sur un même sujet, beaucoup de livres sur le même sujet et pourtant, ils sont tous différents. Ils ont la touche personnelle de leur auteur. Alors, même si cette idée vous semble être du déjà-vu ou que vous avez le sentiment qu’elle n’est pas parfaite, mettez-la sur papier.

Une fois qu’une idée a touché le papier, on peut bloquer de nouveau. Personnellement, le plan est la chose qui me bloque tout le temps. Pour tout ce qui est écriture pratique, c’est facile, mais pour la fiction, ouf ! Je bloque. On dirait que mon idée perd de son intérêt quand elle doit être découpée dans un plan. Alors, pourquoi faire un plan? Tout simplement parce que nos idées ont besoin d’être organisées. Retournez à ce billet pour vous rappeler les raisons de faire un plan. Alors, le plan est un passage parfois douloureux, mais essentiel à la cohérence de votre projet.

Et que dire du blocage en cours de rédaction! Rien à faire, il projette l’ombre du syndrome de la page blanche. Combattez-le pour arriver au bout de votre projet. Imaginez le sentiment que vous ressentirez au moment d’y mettre la touche finale.

Alors, comment combattre le blocage?

Quoi faire quand je bloque?

Quand on demande aux gens ce qu’ils font lorsqu’ils bloquent, les mêmes trucs reviennent… et j’aimerais en ajouter quelques-unes. Voici 5 idées pour brasser votre projet et mettre fin au blocage.

  1. Laisser mijoter

Prenez le temps de laisser votre idée mijoter. Ça ne sert à rien d’être pressé. Généralement, quand on est pressé, on est plus maladroit. Alors, pourquoi risquer de travailler trop rapidement ? Prenez quelques jours pour faire le vide. N’y pensez plus. Attention, il y a un risque à cette technique. Il est possible que vous décidiez de ne jamais revenir. Les raisons sont personnelles, mais parfois, le projet ne nous convient plus. Tout simplement. C’est bien correct ! Il ne faut pas culpabiliser, mais il faut savoir pourquoi ce projet ne nous intéresse plus. Pensez-y!

Laisser mijoter… Ça peut être facile, mais quand on a une échéance, on ne peut pas laisser mijoter trop longtemps. Je suis bien d’accord. Parfois, un petit 24 heures d’attente et hop! J’essaie d’ailleurs de le faire pour tous mes billets de blogue. Alors, vous m’en donnerez des nouvelles.

  1. Faire lire à notre entourage

Êtes-vous du genre à ne pas vouloir faire lire vos textes avant qu’ils ne soient terminés? Je comprends ça aussi. La seule chose, c’est que le blocage vous empêche déjà d’avancer. Alors, prenez votre courage à deux mains et demandez à quelqu’un de votre entourage de lire votre texte. Choisissez quelqu’un qui aura des commentaires constructifs. Après tout, vous souhaitez des pistes de réflexion pour continuer votre rédaction. Vous ne cherchez pas nécessairement un « WOW! C’est super bon! ». Vous voulez faire bouger vos idées.

  1. Revenir à notre plan

Le plan, ami ou ennemi? Quoi qu’il en soit, quand on se laisse emporter par la rédaction et qu’on bloque, on peut retourner à notre plan. Il devient alors notre meilleur ami. Il nous rappelle notre idée de base et surtout, le chemin qu’on voulait prendre pour se rendre à la finale. C’est un peu comme le plan d’affaires pour un entrepreneur. Le plan regroupe toutes les idées, les péripéties, etc. Alors, retournez à votre plan et évaluez votre progression. Avez-vous pris le bon chemin? Si non, est-ce que votre nouveau chemin est meilleur que celui que vous aviez prévu dans votre plan? La fusion d’anciennes idées et de nouvelles idées peut créer des idées encore plus excitantes.

  1. Se lire sur un autre support, dans un autre lieu

Méthode inusitée, mais pourquoi pas? Vous êtes habitué d’écrire sur votre ordinateur, mais maintenant, la vue de votre ordinateur vous angoisse? Passez à un autre format. Imprimez votre manuscrit et prenez un bon vieux crayon. Assoyez-vous dans un endroit où vous ne travaillez jamais et relisez-vous. Le fait de changer d’environnement et de méthode de travail pourrait réveiller en vous de nouvelles idées et vous donner l’inspiration nécessaire pour continuer. Aussi, avez-vous remarqué que le travail sur ordinateur et le travail sur papier sont bien différents? Pourquoi ne pas profiter des bons côtés de chacun?

L’inverse est aussi vrai. Si vous avez tout écrit à la main, prenez le temps de taper votre texte à l’ordinateur. Vous seriez surpris des réflexions qui peuvent émerger de cet exercice. Ensuite, comme votre texte sera numérique, vous pourrez l’envoyer à d’autres personnes pour avoir leur avis! Yé!

  1. Demander l’aide d’un accompagnateur en écriture

Disons que vous avez tout essayé et que demander l’aide d’un membre de votre entourage est hors de question, pourquoi ne pas demander l’aide d’un accompagnateur en écriture? Il faut le dire, parfois il faut un regard extérieur sur nos projets. Il faut quelqu’un qui ne nous connaît pas, qui ne jugera pas notre texte en fonction de qui nous sommes, mais plutôt une personne qui s’intéressera à l’histoire, à votre style, etc. L’accompagnateur en écriture pourra vous aider à revoir la structure de votre texte, peaufiner votre style, mettre le doigt sur les passages plus difficiles, etc. L’accompagnateur peut être un bon coup de pouce quand on veut rendre notre projet à un autre niveau!

Vous êtes bloqués ? Pas de stress. Avant de tout lancer au bout de vos bras, prenez une bonne respiration et essayez au moins une de ces méthodes. Surtout, enlevez le stress de sur vos épaules. Une chose à la fois et tout ira bien!

Et vous, quelle méthode utilisez-vous quand vous êtes bloqués?