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Diffusion-Distribution, Écriture, Livres, Projet édito // Autoédition, rédaction

Ton projet d’autoédition : de quoi as-tu peur ?

Il y a quelques semaines, dans mon groupe Autoédition | Groupe d’entraide, j’ai demandé à mes membres quelles étaient leurs craintes par rapport à l’autoédition. J’ai vite cru que ce serait l’argent. Et pourtant ! Il y a eu tant de réponses variées que j’ai décidé de répondre dans un article. Je crois que tu te retrouveras dans ces craintes. (Psst. Je t’invite à venir partager le tout sur le groupe.) Dans cet article, je vais donc te parler de ces peurs et comment les surmonter. Il n’y a pas de formule magique, j’ai moi-même une crainte. Découvre-la plus bas !

1. L’argent

Si tu me suis depuis un moment, tu sais que pour moi, la qualité est essentielle. Pourquoi faire un livre tout croche ? Un tel livre ne se vendra pas. Il ne trouvera pas son lecteur idéal. Pour faire un livre de qualité dont tu seras fier, tu dois investir. Tu dois t’entourer. En payant des professionnels en révision, en correction, en graphisme, etc., tu propulses ton projet à un autre niveau. Tu affirmes que ton projet est important, que tu veux qu’il soit parfait. Vois tes dépenses comme un investissement. La qualité que tu atteindras avec des professionnels, tu la gagneras en vente. Ce ne sera peut-être pas 100 copies d’un coup, mais tu en vendras. Tu en vendras parce que ton produit va être attirant et bien fait. Combinés à ton puissant message, tu trouveras ton lecteur.

2. Le perfectionnisme

Sérieusement, on veut tous que notre livre soit parfait. On ne veut pas une coquille, pas une erreur de mise en page. On veut une belle impression. On veut des couleurs vibrantes. On veut que notre contenu soit par-fait ! Parfois, on attend même qu’il soit trop parfait avant de passer à l’action. Croyez-moi, j’en sais quelque chose. Malheureusement, il ne faut pas attendre que ce soit parfait. On repousse alors le moment de plus en plus en se mettant une pression énorme.

Je fais des projets où nous sommes cinq personnes à lire chaque chapitre plusieurs fois et étonnamment, il reste toujours des coquilles niaiseuses. Nous sommes trois à vérifier chaque épreuve de chaque chapitre trois ou quatre fois et pourtant, il reste des erreurs de mise en page. Oui, je sais, c’est décourageant. Pourtant, le simple fait d’être où tu es en ce moment devrait te remplir de fierté. Salut ! Tu as écrit un livre (ou tu l’écris en ce moment). C’est déjà un grand projet. Tu dois donc lâcher-prise sur ces petits détails qui te font peur. Et ça compte aussi pour les erreurs de l’imprimeur. N’oublie pas de demander une épreuve avant qu’il imprime toutes tes copies, mais sache qu’on n’est jamais à l’abri d’une erreur ou d’un petit accident. Reste positif et fonce.

3. Les échéances

Personnellement, je trouve que les échéances sont motivantes ! Elles permettent de garder le cap, d’avoir une vision de notre projet… et surtout, de planifier toutes les étapes après l’impression (tu sais, promo + distribution). Le seul problème avec les échéances, c’est quand elles ne sont pas réalistes. Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes fin juin. Si tu décides de publier un livre pour décembre, mais que tu n’as rien d’écrit, tu dois t’y mettre… MAINTENANT. On a tendance à penser que ça va se faire tout seul, que les mots vont nous arriver facilement étant donné qu’on connaît bien notre sujet. Ce n’est pas aussi facile que ça. Alors, avant de te fixer une échéance, fais-toi un plan. Détermine combien de temps tu as besoin pour écrire un chapitre, demande des soumissions pour évaluer le temps de révision et de montage de ton livre. (Je vais te dire un secret. Les réviseurs et les graphistes sont des gens occupés. Alors, il est fort possible qu’ils ne puissent pas faire ton livre le lendemain de ton envoi. Prévois le coup dans ton échéancier.) N’oublie pas ta vie quotidienne. Parfois, on ne peut pas aller aussi vite qu’on le souhaiterait. Oh ! Et surtout, dévoile la date seulement quand tu es certain qu’elle tient la route. La date, c’est d’abord un engagement envers toi-même.

4. La gestion de projet

Oui, il y a de la gestion : révision, infographie, budget, impression, promotion, distribution, etc. C’est inévitable… à moins que tu délègues le tout à une autre personne. Sinon, tu n’as pas le choix. Donc, retrousse tes manches et organise-toi. Crée un échéancier, un budget, un plan stratégique, des listes de points de vente à contacter, etc. Tu es maître de ton projet, c’est à toi de prendre le taureau par les cornes et de foncer. Oui, ça fait peur de prendre beaucoup de décisions, mais quand tu t’entoures bien, tu ne peux que réussir.

Surtout, donne-toi le temps. Ce n’est pas en faisant les choses rapidement qu’on obtient les meilleurs résultats. Prends ton temps pour bien établir tes stratégies.

5. La vente

Ça, c’est ma peur. Pas la vente en tant que telle, mais surtout que mon livre ne trouve pas son lecteur. Il y a donc deux points de vue sur le concept de « vente » : la peur de vendre et la peur de ne pas vendre.

La peur de vendre dans cet article signifie surtout que tu as peur de faire les démarches nécessaires pour vendre : organiser des séances de dédicaces, participer à des salons, aller dans des points de vente pour présenter ton livre, etc. Pourtant, c’est incontournable. Bien sûr, tu peux te contenter de ta boutique en ligne. Par contre, selon le genre de livre que tu publies, il est possible que ce ne soit pas suffisant pour vendre. Alors, vois-le comme une sortie de zone. Sortir de sa zone de confort, c’est très souvent gagnant. Les premiers coups, ça va être vraiment difficile. Ensuite, tu vas prendre le tour et tu vas convaincre tout le monde ! Avant de te présenter, prépare ton pitch et fais la liste de toutes les qualités de ton livre. Tu es le mieux placé pour en parler !

6. La distribution

Bête noire de l’autoédition, la distribution (et par extension, la promotion) est vraiment un point faible du processus. Tu dois concevoir ton livre comme un produit. Oublie la distribution à l’ancienne, tu n’auras pas accès à un distributeur. Alors, sois créatif.

Tu es maintenant un entrepreneur. Tu as créé un produit et tu veux le vendre. Bâtis une stratégie. Tu dois maintenant regarder ton livre comme un produit à vendre. Informe-toi sur le marketing, utilise les médias sociaux, etc. N’oublie pas ta boutique en ligne.

Voilà. Les peurs de l’autoédition ne sont pas insurmontables. Il te faut un mindset puissant. Tu prends le contrôle de ton projet et tu le mènes jusqu’au bout. Imagine la fierté que tu vivras. Imagine les émotions que tu vivras en tenant ton livre dans tes mains. Je crois que ce sentiment vaudra amplement toutes les sorties de zone que tu vivras pendant ton aventure en autoédition.  

Écriture, Projet édito // Autoédition

Écrire un livre, connaître son lecteur idéal

Oublions le côté romantique du livre. Écrire un livre, c’est comme développer un produit. (Je parle principalement des œuvres de non-fiction bien sûr.) Il est important de le réfléchir comme un produit. J’entends déjà des gens qui seront offusqués, qui diront qu’il faut écrire un livre avec son cœur, sans tenir compte des lecteurs. Je ne suis pas d’accord. Pour être lu, il faut vendre. Et pour vendre, il faut connaître son public. Alors, à qui s’adressera votre livre ? Dans les prochaines lignes, je vous dirai savoir qui est votre lecteur idéal et pourquoi vous devriez le connaître vraiment.

Le lecteur idéal: qui est-ce?

Au risque de « péter votre bulle », il y a des livres qui sont commandés par les éditeurs. Oui oui, ils ne sortent pas de l’imaginaire de l’auteur, mais plutôt d’une commande d’un éditeur. Ça compte pour certaines séries de romans, mais aussi pour plusieurs livres pratiques. Comme le sous-entend le mot « commande », l’éditeur a une idée précise sur certains points de ce qu’il veut.

C’est la même chose pour votre livre. Que vous écriviez un livre pour partager votre témoignage ou votre expertise, vous devez savoir pour qui vous écrivez. Vous devez savoir ce qui le touche, ce qui l’interpelle pour écrire un livre qui le fera vibrer.

Sans plus attendre, voici pourquoi vous devriez connaître votre lecteur idéal.

Pourquoi connaître son lecteur idéal ?

1. Votre couverture et votre maquette intérieure

Vous ferez des choix directement liés votre public lorsqu’il sera question de votre couverture et de votre maquette intérieure. Si vous écrivez un témoignage, que choisirez-vous ? Une illustration ou une photo ? Regardez les livres sur les tablettes. Ce n’est pas pour rien que beaucoup de couvertures se «ressemblent». Elles ont le même public. Si elles dérogent trop du modèle «populaire» du moment, elles risquent de ne pas attirer l’œil du public.

Votre maquette intérieure ? Bien sûr qu’elle est touchée par votre lecteur idéal. Votre lecteur est un enfant ou un adulte ? Selon votre réponse, vous devez ajuster votre soutien visuel. Votre lecteur a-t-il plus de 60-70 ans ? Il est probable que vous deviez mettre les titres et le texte un peu plus gros. Soyez à l’écoute de votre lecteur, il vous en sera grandement reconnaissance.

2. Le support

Ferez-vous un livre imprimé ou un livre numérique… ou les deux ? Si votre public est plus âgé, peut-être qu’il ne sera pas à l’aise avec le livre numérique. L’inverse est aussi vrai.

3. L’angle de traitement de votre sujet

Vous adressez-vous à des débutants, des experts ? Vous n’aborderez pas un sujet de la même façon. Si vous vous adressez à des experts, vous n’aurez pas à définir certains termes techniques. Par contre, si vous écrivez pour des débutants, vous devrez les définir et même, les répéter à l’occasion dans le livre pour faciliter la compréhension de votre contenu.

La narration

Si vous racontez une histoire, vous devrez faire attention aussi à votre lecteur. Vous devrez savoir s’il connaît certaines références historiques ou de quelle région il vient (par exemple, pour savoir si vous pouvez utiliser certaines expressions).

Le format

Selon votre sujet, vous devrez choisir si votre lecteur idéal est prêt à vous lire dans un format poche par exemple. Si votre lecteur est du genre à prendre beaucoup de notes, voudrez-vous lui donner un petit livre ou y aller plutôt avec un grand format.

Le prix

Ça va de pair avec le format. Bien sûr, beaucoup de données influencent le calcul de votre prix, mais vous devez demeurer sensibles à votre marché. Si tous les livres de votre domaine sont 24,95 et que le vôtre vous revient à 45 $, vous devez vous démarquer. Vous devez avoir des avantages concurrentiels pour convaincre le lecteur de vous choisir.

 

Comme vous le voyez, le lecteur idéal a de l’influence sur plusieurs facettes de votre projet de livre. Bien entendu, vous devez demeurer authentiques dans votre écriture. Vous devez seulement utiliser ce que vous savez de votre client idéal pour mettre votre expertise et votre histoire en valeur.

Écriture, rédaction

Comment un éditeur peut vous aider pour votre blogue ?

Sur les différents groupes Facebook, il arrive régulièrement que certaines personnes demandent l’aide d’un éditeur pour leur blogue. Qu’entend-on par «édition de blogue» ? Après discussion, j’ai souvent eu l’impression que ces personnes recherchent plutôt un réviseur. Mais, encore ? Dans cet article, je vous propose une réflexion sur ce qu’un éditeur peut faire pour votre blogue. Nous y discuterons de son rôle général, puis de son rôle pour votre blogue.

Un éditeur, qu’est-ce que ça mange en hiver ?

L’éditeur est tellement plus qu’un réviseur. En fait, il n’est même pas nécessairement réviseur. Bien qu’il se débrouille bien avec les mots, ce n’est pas sa spécialité. Voici les principales responsabilités d’un éditeur.

Le travail sur le manuscrit

L’éditeur travaille main dans la main avec l’auteur afin de peaufiner son texte. Ils travaillent ensemble la structure, les péripéties, etc. Bien entendu, le travail sur le manuscrit peut inclure la révision linguistique de celui-ci. Par contre, la révision est habituellement remise à un réviseur.

La construction d’un catalogue éditorial

L’éditeur a la responsabilité de bâtir un catalogue éditorial cohérent avec sa ligne éditoriale. La ligne éditoriale consiste en l’orientation de la maison d’édition, par exemple la publication de roman québécois érotique. La précision de la ligne éditoriale peut varier d’une maison d’édition à l’autre. (C’est pourquoi on dit souvent de vérifier la politique éditoriale d’une maison d’édition avant d’envoyer son manuscrit, question de ne pas faire un envoi inutile.)

Après tout, une maison d’édition est une entreprise. Elle doit être cohérente pour « entrer dans son argent ».

Le travail de promotion

L’éditeur a la responsabilité d’assurer la promotion des livres de son catalogue. Il crée des argumentaires pour les représentants, organise des lancements à l’occasion, organise la présence aux salons du livre, envoie des communiqués de presse aux différents médias, etc.

Comme je le disais, il s’agit de quelques responsabilités de l’éditeur. Voyons comment celles-ci peuvent s’appliquer à votre blogue.

Un éditeur pour votre blogue

Bloguer demande beaucoup de travail : la rédaction, la promotion et les différentes tâches entourant la mise en ligne. Bien souvent, les blogues sont des projets personnels qui ne rapportent pas vraiment d’argent. Alors, selon les objectifs du blogueur, il peut être stressant d’investir dans de l’aide. Par contre, cette aide peut être précieuse pour faire passer votre blogue à un autre niveau. Voici comment les rôles de l’éditeur pourraient s’appliquer à votre blogue.

Le travail sur le manuscrit : billet de blogue

L’éditeur peut travailler avec vous vos billets de blogue. Il vous permettra d’aligner et de structurer votre message. Il vous aidera à peaufiner votre contenu. Il pourra souligner les passages plus faibles, les phrases qui sont vides de sens. Il pourra vous dire si vous tournez en rond ou si vous atteignez vraiment votre objectif. Il vous dira si les titres choisis servent bien le contenu, etc. L’éditeur est un œil extérieur qui vous aidera à améliorer votre texte.

La construction d’un catalogue éditorial : le calendrier éditorial

Même si ce n’est pas toujours vrai, l’éditeur doit être structuré. Je dis que ce n’est pas toujours vrai, parce que certains éditeurs sont plus créatifs que d’autres. Certains organisent leur entreprise avec des objectifs et des stratégies. D’autres iront au fil des saisons littéraires. À chacun son style. Dans un cas comme dans l’autre, il est habile pour structurer un catalogue éditorial.

L’équivalent du catalogue éditorial pour le blogue ? Le calendrier éditorial. L’éditeur pourra vous aider à bâtir une ligne éditoriale pour votre blogue. Attention ! C’est à vous de trouver votre niche, mais il pourra vous guider dans le choix des articles. Il pourra vous proposer certains sujets auxquels vous n’aurez même pas pensé. Ensemble, vous pourrez bâtir un calendrier éditorial cohérent qui vous permettra d’atteindre vos objectifs.

Je parle souvent de planification sur ce blogue. Ici, c’est exactement ce qu’il faut faire. Penser à vos sujets à l’avance afin de les organiser dans une véritable stratégie. Parfois, on tasse un sujet pour profiter d’une vague. Tant mieux ! Le calendrier éditorial ne doit pas être rigide. Il doit pouvoir s’adapter aux tendances, mais il doit répondre à votre objectif aussi. Par exemple, si vous souhaitez promouvoir un cours gratuit sur un sujet précis, vous pourrez intéresser vos lecteurs en préparant une série d’articles sur le sujet avant d’annoncer votre cours gratuit.

Le travail de promotion : la gestion de médias sociaux et autres

Que vous soyez auteur de livres ou blogueur, une chose est sûre : vous devez vous faire connaître pour être lus. La promotion est incontournable ! Ce n’est pas à l’éditeur de faire tout le travail. Après tout, il s’agit de votre travail. Vous devez vous vendre.

Comment l’éditeur peut-il vous aider ? L’éditeur pourrait vous aider à travailler sur votre kit média par exemple. Il pourrait, dans certains cas, vous suggérer des idées d’entreprises à contacter. Il ne faut pas oublier que l’éditeur est avant tout une aide sur votre contenu. Il pourrait vous aider à bâtir votre contenu pour les médias sociaux. Attention. Ce ne sont pas tous les éditeurs qui sont à l’aise avec les médias sociaux et les techniques de promotion spécifiques au blogue. C’est pourquoi il faut choisir un éditeur qui n’est pas seulement un éditeur de livre, mais un éditeur qui connaît bien le domaine du blogue. À cette étape, il faut discuter avec l’éditeur de vos besoins. Il doit aussi pouvoir vous dire ce qu’il peut et ne peut pas faire pour vous.

 

Comme je le disais plutôt, un blogue est souvent un projet personnel et y investir de l’argent peut être stressant. Par conséquent, vous serez tentés par les bas tarifs de certains éditeurs. Il y a une chose à ne pas oublier. Rien n’est plus important que l’ambiance de travail. Si vous payez moins cher, mais que vous êtes constamment en conflits, vous serez sûrement heureux d’investir un peu plus pour bâtir une véritable relation de confiance qui vous permettra de grandir et de vous accomplir.

 

Écriture, Projet édito // Autoédition

Votre texte révisé? Voici quelques pistes pour gagner en confiance!

Si vous avez envoyé votre texte à un réviseur linguistique, vous êtes passé à une grande étape. Vous affirmez haut et fort que vous souhaitez faire vivre votre texte publiquement. Même si ce moment peut être excitant, vous êtes peut-être stressés à l’idée de recevoir la révision de votre texte. C’est tout à fait normal. Au fil du temps, j’ai vu des réactions bien différentes des auteurs avec qui j’ai travaillé lorsqu’il recevait la révision linguistique de leurs chapitres. Dans ce billet, j’ai envie de dédramatiser cette étape afin que vous viviez bien cette étape de votre travail d’auteur. Anecdotes incluses !

Vous voulez être lus… et compris !

Si vous publiez, en autoédition ou non, c’est que vous souhaitez être lus. Il est maintenant temps de laisser votre texte vivre. Sans nuire à votre style, vous devez convenir que certains passages pourraient avoir besoin de clarté.

Anecdote. Il n’y a pas si longtemps, j’ai frappé un mur. J’ai lu un chapitre de près de 50 pages sans vraiment comprendre le fond de la pensée de l’auteur. Il s’agissait d’un chapitre où une étude de cas introduisait la matière théorique. Bref, c’était vraiment une bonne idée d’avoir un exemple tout au long du chapitre. Malgré cela, je n’ai pratiquement rien compris. Pensant que je devais être fatiguée ou je ne sais pas trop, je l’ai envoyé à ma réviseure en me disant que je le relirais au retour de la révision. Celle-ci m’a écrit pour me dire que c’était «n’importe quoi». Elle avait de la difficulté à s’y retrouver. La morale de cette histoire, c’est que vous avez sûrement les connaissances nécessaires sur un sujet précis, mais il est possible que vous ayez de la difficulté à structurer vos idées.

Si votre texte arrive et que le réviseur vous dit qu’il a revu la structure pour une meilleure compréhension, ne soyez pas offusqués. Pensez plutôt que si le réviseur a eu de la difficulté avec votre structure, vos lecteurs en auraient probablement eu eux aussi. Mettez-vous à leur place.

Chacun son domaine

Sans nuire à votre style, le réviseur linguistique doit faire son travail. Si votre domaine d’expertise est la santé ou les sciences humaines, n’oubliez pas que vous n’êtes pas linguistes. Les réviseurs linguistiques pratiquent leurs métiers quotidiennement en plus de s’informer des nouvelles règles, des changements, etc. Ils font un véritable travail de recherche et de formation continue pour rester au top !

Anecdote. Au cours des dernières années, j’ai vu beaucoup d’auteurs qui se croyaient plus solides que le réviseur linguistique. J’ai eu des auteurs qui pleuraient ou argumentaient pour chaque virgule ajoutée. C’est sans compter cette auteure qui faisait une confiance aveugle au dictionnaire de Word et qui s’obstinait pour un accent dans un mot des plus banals.

Attention ! D’un autre côté, vous devez assumer vos connaissances dans un domaine précis. La relecture de votre texte après la révision linguistique est essentielle pour vous assurer que le sens de vos propos n’a pas été modifié ici et là. Le réviseur est plein de bonne volonté, mais il n’est pas spécialiste de votre domaine.

Surtout, pas de panique !

Si votre réviseur linguistique utilise la fonction Suivi de modifications dans Word (et je l’espère !), ne paniquez pas en voyant les couleurs sur votre texte au moment d’ouvrir le fichier. C’est normal. Comme je le disais au point précédent, prenez le temps de lire votre texte. Vous pourrez remarquer que certaines corrections sont des corrections de base : accords, ponctuation, etc. Alors, avant de paniquer, analysez les corrections.

Anecdote. Beaucoup d’auteurs sont très sensibles lorsqu’il est question de modifier leur texte. (La révision reste une certaine forme de modification.) Il m’arrive très souvent de devoir faire un premier nettoyage avant d’envoyer le tout aux auteurs. J’enlève les corrections d’accord, de ponctuation, de majuscules inutiles, de phrases inversées. Quand il y a trop de couleurs, les auteurs figent et pensent que le travail est à recommencer. Alors, que c’est tout le contraire, vous êtes sur la bonne voie ! Une personne contribue à votre succès en peaufinant vos pensées.

 

Voyez le réviseur linguistique comme un allier. Il ne faut pas lui faire confiance les yeux fermés, mais il faut reconnaître ses compétences. Soyez attentifs à son travail tout en étant alertes à votre style et à vos pensées. Vous êtes sur la voie de la réussite !

 

Photo par Thought Catalog sur Unsplash

Écriture

3 raisons pour faire relire votre texte

Vous passez beaucoup d’heures sur votre projet d’écriture. Vous y pensez en faisant le souper, en conduisant vers l’école, entre deux réunions. Votre projet vous habite sûrement. Pourtant, il faut sortir de votre coquille pour faire lire votre texte et vous permettre d’avancer vers la réussite de votre projet. Timide ? Je vous comprends. Pas évident de faire entrer des lecteurs dans votre bulle… même si le désir d’être lu par des centaines (voire des milliers) de personnes est un rêve ! Aujourd’hui, je vous propose 3 raisons de sortir de votre confort et de faire lire votre texte qu’il soit fini ou non !

Avoir un regard extérieur objectif sur votre manuscrit

Si vous écrivez pour être lu, vous serez automatiquement jugés. Ou plutôt, votre texte sera jugé. Alors, prenez le temps de vous faire lire afin d’avoir des commentaires constructifs. Vous pourrez améliorer votre manuscrit.

Si vous optez pour faire lire votre texte par des membres de votre entourage, faites-le lire par plusieurs personnes. Votre entourage n’a peut-être pas la distance nécessaire pour faire des commentaires constructifs ou chercher à faire des commentaires qui feront avancer l’histoire. Ils opteront peut-être pour des commentaires qui s’adressent davantage à la description de votre histoire : comment sont les personnages, comment sont les lieux, etc. En choisissant plusieurs personnes, vous aurez des commentaires complémentaires. Vous choisissez un lecteur professionnel ? Selon le mandat que vous lui confiez, il pourra analyser votre manuscrit sous toutes ces coutures.

Valider la construction de votre récit

La cohérence peut devenir défaillante quand, par exemple :

  • vous travaillez depuis longtemps sur votre projet ;
  • vous n’avez pas travaillé depuis un moment sur votre texte et que vous y revenez ;
  • vous avez une structure de texte plus complexe ;
  • vous retravaillez des passages ici et là. Votre texte peut devenir fragile, comme un pantalon avec une multitude de patchs.

Ne vous perdez pas dans vos péripéties en demandant une aide extérieure. Un lecteur professionnel pourra valider la structure de votre intrigue, mais il pourra aussi s’assurer de la cohérence de votre contenu. Attention. Il ne fera pas la recherche que vous devriez faire si votre personnage principal est un chirurgien, mais il pourra soulever les passages qui lui semblent fragiles dans la vraisemblance de l’action. La cohérence dépasse la structure de l’histoire. Elle peut inclure la narration ou même la construction de vos personnages.

Donner de la confiance à votre manuscrit

Vous savez sûrement que les maisons d’édition reçoivent des dizaines, des centaines de manuscrits par année. De ce nombre, il faut retirer ceux qui n’ont pas lu la ligne éditoriale de la maison et qui envoie du fantastique dans une maison d’édition qui fait du théâtre. (J’exagère, mais quand même !) Pourtant, les manuscrits restent très nombreux. C’est pourquoi on dit que les éditeurs ne lisent que les 25 premières pages d’un manuscrit avant de décider s’il passera à l’étape suivante. Les 25 premières sont donc cruciales !

En faisant relire et commenter votre manuscrit en cours d’écriture, vous pouvez avoir un regard professionnel sur celui-ci. Vous aurez des conseils judicieux pour travailler votre manuscrit afin de peaufiner sa structure et votre histoire et ainsi, attirer l’attention d’un éditeur. Attention ! Tous les goûts sont dans la nature. Si un lecteur professionnel vous offre des commentaires objectifs, il n’est pas dit qu’un éditeur approuverait ses commentaires. Alors, la lecture critique ne garantit pas de passer à l’étape suivante. Votre style, votre histoire, etc. sont vos premiers atouts. Peu importe la raison qui vous amène à faire relire votre projet, n’oubliez pas de vous entendre avec le lecteur sur ce que vous souhaitez. Plusieurs offriront des forfaits, mais n’hésitez pas à discuter avec eux pour voir ce que ça inclut. Et comme n’importe quel de vos projets, si vous souhaitez le mener plus loin, investissez en vous et en votre projet. Faites des ateliers d’écriture et confiez votre texte à un lecteur externe peut vous faire grandir !

 

Avez-vous déjà fait appel à un lecteur pour votre projet ?

Écriture

Trop de contenu? Trop de mots? 4 façons de resserrer votre texte!

Emportée par la motivation et l’excitation, votre inspiration vous guide. Vous écrivez, écrivez, écrivez. Finalement, vous écrivez tellement que vous devez vous arrêter. Woh ! vous êtes-vous laissés emporter ? Avez-vous trop de mots ? Oui oui, un projet personnel de fiction comme un roman peut aussi avoir trop de mots. Si vous suivez mon cours gratuit, une des journées est consacrée aux limites. Pourquoi est-ce important de se fixer des limites avant de même de commencer votre projet ? Les limites vous permettent de garder le cap sur vos objectifs. Vous ne pouvez pas écrire un guide de 200 pages pour une conférence de 1 heure. Parfois, malheureusement, il est trop tard. On trouve, par exemple, que l’action de notre roman s’étire. Dans ce billet, je vous propose 4 solutions pour réduire votre nombre de mots… sans nécessairement tout jeter à la poubelle !

Couper

Cette première solution semble évidente. Il faut couper «dans l’gras» comme on dit. Est-ce si facile de couper ? Je n’en suis pas si sûre. Si vous optez pour couper du texte, commencez par garder votre objectif en tête. Pour quoi, pour qui, quoi, pourquoi ? Le texte actuel répond-il à cet objectif ou vous vous éparpillez ? Dans le cadre d’un texte de fiction, prenez du recul et évaluez si certains passages nuisent au rythme de votre récit. Ce peut être une description un peu trop longue, ou des mots qui énoncent une évidence. Si Andrea et Patrick sont amis depuis le début, pensez-vous qu’il est nécessaire de répéter «son ami Patrick» dans le texte ? Le lecteur aura sûrement compris le lien qui les unit. Dans le cadre d’un projet plus pratique, concentrez-vous sur votre objectif. Quel est le message que vous voulez transmettre ? Avez-vous ajouté du «flafla» ? Allez hop ! On coupe !

Reformuler

Quand un texte s’étire, il peut y avoir plusieurs raisons : répétitions, description trop longue, contenu pertinent, mais pas en lien avec votre objectif. Si c’est le cas, il y a deux options : 1) votre plan n’était pas assez clair dès le départ ; 2) votre idée n’est pas claire. Parfois, on se lance dans la rédaction avant d’avoir bien défini notre contenu. Certains lecteurs comprendront que votre idée est confuse. Ils pourraient alors arrêter leur lecture. Prenez le temps de bien organiser vos idées. Si vous avez un doute sur votre maîtrise du sujet, prenez le temps de faire de la recherche et de reformuler votre contenu de façon plus concise. N’oubliez pas de reformuler les phrases trop longues. (En plus, en utilisant des phrases courtes, vous réduisez vos chances de faire des fautes d’accord.)

Réorganiser

Cette solution n’est pas toujours possible. Cela dépend de votre plan de départ. Je vous explique. Disons que vous avez établi un plan solide. Pour votre conférence, vous souhaitez passer 20 minutes sur la première partie et 40 minutes sur la deuxième. Vous vous rendez compte que le contenu planifié pour la première partie est totalement pertinent. (Ça nous arrive tous d’avoir plus de choses à dire qu’on ne le pensait.) Votre guide de conférence grandit à vue d’œil. Vous ne pouvez donc pas couper, mais vous n’arrivez pas à reformuler non plus. Quoi faire ? Réorganiser. Évaluez si la deuxième partie ne pourrait pas être réorganisée. Peut-être pourrez-vous rééquilibrer le contenu entre les deux parties.

Offrir des bonus

Diviser votre manuscrit en plusieurs tomes, offrir du contenu supplémentaire disponible sur le web, créer un deuxième projet (par exemple, conférence, livre, webinair, etc.), etc. Ce sont toutes des façons de garder votre contenu tout en réduisant vos mots. Imaginez que vous écrivez une série de trois livres plutôt qu’un seul. Ne perdez pas de vue votre objectif. Cette stratégie doit servir votre objectif. Elle doit pouvoir aider votre projet et les personnes qui le liront. Ça ne peut pas être fait sur un coup de tête. Il faut penser votre projet de cette façon.

 

Avoir trop de contenu, trop de mots, c’est un problème. Ce peut être un beau problème. Il faut seulement prendre le temps d’y penser. Avant de choisir la méthode que vous utiliserez, pesez les pour et les contres. Au risque d’être répétitive, n’oubliez pas votre objectif. Si vous avez un projet pratique, n’oubliez pas comment vous voulez aider vos clients. Si vous avez un projet de fiction, n’oubliez pas le cœur de votre histoire. Quels sont les éléments sur lesquels vous souhaitez appuyer pour vendre votre histoire ? Organisez votre contenu afin qu’il demeure pertinent et non redondant. Il est au service de votre message et donc, à votre service.

Écriture

7 questions pour faire une lecture critique de vos textes

Il faut parfois prendre du recul et poser un regard critique sur son texte. Bien souvent, nous pouvons nous demander par où commencer. J’ai pensé partager avec vous les questions que je me pose le plus souvent lorsque je fais une lecture critique. Vous en avez d’autres ? N’hésitez pas à les proposer dans les commentaires.

1. Est-ce nécessaire ou pertinent ?

Dure question, mais il faut parfois se demander si un passage ou même, un concept est réellement nécessaire. L’ajout inutile d’informations peut alourdir le texte et vous faire dévier de votre objectif principal. D’autant plus qu’un passage non nécessaire peut simplement créer de la confusion pour le lecteur.

2. Est-ce redondant ?

Il y a plusieurs façons d’être redondant. En voici quelques-unes.

  1. La répétition de termes. Utilisez un dictionnaire de synonymes au besoin, mais évitez de toujours utiliser les mêmes termes. La lecture est lourde et ennuyante si l’écriture manque de dynamisme dans le choix des mots.
  2. La répétition de concepts. Évidemment, vous devez expliquer les nouveaux concepts, mais soyez prudents. Selon la longueur de votre texte, la répétition de définitions peut alourdir le texte inutilement.
  3. La répétition due à un mauvais découpage. Ce type de répétition peut rejoindre la répétition de concepts. En fait, il s’agit de texte qui se recoupe et se répète entre les sections de votre texte. D’où l’importance de créer un plan détaillé avant de commencer la rédaction de votre contenu.

Il faut demeurer à l’écoute du public auquel s’adresse votre projet. Si vous organisez une conférence d’introduction à un sujet, la répétition peut être utile pour bien faire comprendre une notion. Rappelez-vous toutefois de reformuler le contenu afin de proposer une autre façon de l’aborder.

3. Est-ce que le contenu est clair pour les non-initiés ?

Je le répète. Restez toujours à l’écoute de votre public. Si vous créez du contenu actuellement, votre public sera composé de plusieurs lecteurs dont les niveaux de connaissance seront différents. Vous devez donc être accessibles tant pour les débutants que pour les plus avancés et ce, sans être ennuyant pour les plus avancés. Tout un défi, n’est-ce pas ? Voici deux questions qui pourront vous aider à savoir si votre contenu est clair.

a) Est-ce que j’évite la confusion entre des termes et des concepts semblables ?

Assurez-vous de bien distinguer les concepts. Si vous utilisez des synonymes pour certains termes, n’hésitez pas à le mentionner afin que le lecteur ne se pose pas de questions. Mettez-vous à sa place.

b) Devrais-je ajouter des exemples ?

Théorie. Théorie. Théorie. C’est bien beau, mais c’est lourd. Afin de faciliter la compréhension de votre contenu, proposez des exemples ici et là dans votre texte. Variez le niveau de complexité de vos exemples afin de vous adresser à tout le monde.

4. Est-ce que ce passage coupe ma lecture ?

Parfois, on pense qu’une information est pertinente à tel endroit ou on aimerait inviter les lecteurs à consulter tel document. On est vraiment rempli de belles intentions, mais un piège s’y cache. Ce type d’information peut couper la lecture. Dans certains cas, le lecteur peut même sentir qu’il s’agit d’une publicité.

Si l’information vous semble très pertinente, mais que vous sentez qu’elle n’a pas sa place, pensez à d’autres astuces pour l’insérer dans votre texte. Pourquoi ne pas ajouter un petit encadré ou tout simplement, ajouter un paragraphe à la fin de la section pour présenter les informations complémentaires ?

D’autres éléments peuvent couper la lecture : les paragraphes trop longs, les explications trop théoriques, etc. Prenez le temps de relire votre texte du point de vue du lecteur si vous avez un doute sur la fluidité de votre texte.

5. Est-ce que le contenu est bien découpé ?

Comme je le mentionnais plus haut, le plan vous aidera à bien découper vos idées et à éviter la confusion entre les sections. Si vos idées se pilent l’une sur l’autre, il est fort possible que votre lecteur abandonne sa lecture rapidement. Pensez-y et prenez le temps d’organiser vos idées. Et pourquoi ne pas les laisser mijoter quelques heures, voire quelques jours ?

6. Est-ce que le style est constant ?

Voilà une chose qui peut rendre la lecture étrange : le changement de style. Disons que vous écrivez un texte plutôt formel. Vous utilisez un style qui s’accorde à vos propos. Vous utilisez le « vous », vous utilisez des marqueurs de relation, etc. Soudainement, vous laissant emporter par votre enthousiasme, vous utilisez des abréviations, le « tu » et des mots d’un registre plus familier. Attention ! Vous venez de changer de lecteur ? Vous avez décidé de changer de style ? Veillez à l’uniformité de votre texte. Soyez constant pour rendre la lecture fluide et agréable.

7. Est-ce qu’il y a un petit plus qui permet au lecteur de s’informer davantage ?

Cette question n’est peut-être pas applicable à votre projet, mais pensez-y. Votre texte permet-il à votre lecteur de s’informer davantage ? Ce petit plus peut prendre différentes formes. La forme la plus simple demeure la bibliographie. Non seulement il est essentiel de donner vos références, mais une bibliographie complète et même commentée incitera vos lecteurs à explorer le sujet davantage.

 

Alors voilà ! Vous pouvez maintenant reprendre votre texte et le regarder d’un autre point de vue. Peut-être préférerez-vous confier la lecture à une personne externe (je suis là ! J), mais vous aurez tout de même des pistes pour comprendre ses commentaires. Quoi qu’il en soit, poser un regard critique sur votre travail pourra vous aider à l’améliorer ou même, à avoir de nouvelles idées.

Bonne lecture !

Écriture

Écriture : Quoi faire quand je bloque ? 5 idées pour brasser votre projet!

Que ce soit pour préparer une présentation devant public ou pour le plaisir d’écrire, rien ne peut nous prépare au «blocage». Il peut annoncer le syndrome de la page blanche, et il peut aussi être le signe du doute. Quoi qu’il en soit, il faut pouvoir surmonter le blocage pour aller au bout de notre projet. Dans ce billet, je vous donne quelques trucs pour venir à bout du blocage. Avant cela, demandez-vous à quel moment il survient. Vous pourriez découvrir un modèle et trouver des trucs pour l’éviter. Vous verrez, dans ce billet, vous vous poserez beaucoup de questions, mais vous aurez sûrement aussi beaucoup de réponses.

Quand le blocage arrive-t-il?

Même si on pense que le blocage n’arrive que quand on est en cours de rédaction, il peut arriver à plusieurs moments… Savoir quand on bloque peut en dire beaucoup sur nous-mêmes. Le blocage peut arriver au moment même où l’idée apparaît. Combien de fois avez-vous eu une idée, et vous l’avez chassée de vos pensées? Je suis dans le même bateau. Plusieurs de mes idées n’ont même pas touché un papier. Parfois, on se dit que ce n’est pas une bonne idée ou que c’est du déjà-vu. La vérité, c’est qu’il y a eu beaucoup de formations sur un même sujet, beaucoup de livres sur le même sujet et pourtant, ils sont tous différents. Ils ont la touche personnelle de leur auteur. Alors, même si cette idée vous semble être du déjà-vu ou que vous avez le sentiment qu’elle n’est pas parfaite, mettez-la sur papier.

Une fois qu’une idée a touché le papier, on peut bloquer de nouveau. Personnellement, le plan est la chose qui me bloque tout le temps. Pour tout ce qui est écriture pratique, c’est facile, mais pour la fiction, ouf ! Je bloque. On dirait que mon idée perd de son intérêt quand elle doit être découpée dans un plan. Alors, pourquoi faire un plan? Tout simplement parce que nos idées ont besoin d’être organisées. Retournez à ce billet pour vous rappeler les raisons de faire un plan. Alors, le plan est un passage parfois douloureux, mais essentiel à la cohérence de votre projet.

Et que dire du blocage en cours de rédaction! Rien à faire, il projette l’ombre du syndrome de la page blanche. Combattez-le pour arriver au bout de votre projet. Imaginez le sentiment que vous ressentirez au moment d’y mettre la touche finale.

Alors, comment combattre le blocage?

Quoi faire quand je bloque?

Quand on demande aux gens ce qu’ils font lorsqu’ils bloquent, les mêmes trucs reviennent… et j’aimerais en ajouter quelques-unes. Voici 5 idées pour brasser votre projet et mettre fin au blocage.

  1. Laisser mijoter

Prenez le temps de laisser votre idée mijoter. Ça ne sert à rien d’être pressé. Généralement, quand on est pressé, on est plus maladroit. Alors, pourquoi risquer de travailler trop rapidement ? Prenez quelques jours pour faire le vide. N’y pensez plus. Attention, il y a un risque à cette technique. Il est possible que vous décidiez de ne jamais revenir. Les raisons sont personnelles, mais parfois, le projet ne nous convient plus. Tout simplement. C’est bien correct ! Il ne faut pas culpabiliser, mais il faut savoir pourquoi ce projet ne nous intéresse plus. Pensez-y!

Laisser mijoter… Ça peut être facile, mais quand on a une échéance, on ne peut pas laisser mijoter trop longtemps. Je suis bien d’accord. Parfois, un petit 24 heures d’attente et hop! J’essaie d’ailleurs de le faire pour tous mes billets de blogue. Alors, vous m’en donnerez des nouvelles.

  1. Faire lire à notre entourage

Êtes-vous du genre à ne pas vouloir faire lire vos textes avant qu’ils ne soient terminés? Je comprends ça aussi. La seule chose, c’est que le blocage vous empêche déjà d’avancer. Alors, prenez votre courage à deux mains et demandez à quelqu’un de votre entourage de lire votre texte. Choisissez quelqu’un qui aura des commentaires constructifs. Après tout, vous souhaitez des pistes de réflexion pour continuer votre rédaction. Vous ne cherchez pas nécessairement un « WOW! C’est super bon! ». Vous voulez faire bouger vos idées.

  1. Revenir à notre plan

Le plan, ami ou ennemi? Quoi qu’il en soit, quand on se laisse emporter par la rédaction et qu’on bloque, on peut retourner à notre plan. Il devient alors notre meilleur ami. Il nous rappelle notre idée de base et surtout, le chemin qu’on voulait prendre pour se rendre à la finale. C’est un peu comme le plan d’affaires pour un entrepreneur. Le plan regroupe toutes les idées, les péripéties, etc. Alors, retournez à votre plan et évaluez votre progression. Avez-vous pris le bon chemin? Si non, est-ce que votre nouveau chemin est meilleur que celui que vous aviez prévu dans votre plan? La fusion d’anciennes idées et de nouvelles idées peut créer des idées encore plus excitantes.

  1. Se lire sur un autre support, dans un autre lieu

Méthode inusitée, mais pourquoi pas? Vous êtes habitué d’écrire sur votre ordinateur, mais maintenant, la vue de votre ordinateur vous angoisse? Passez à un autre format. Imprimez votre manuscrit et prenez un bon vieux crayon. Assoyez-vous dans un endroit où vous ne travaillez jamais et relisez-vous. Le fait de changer d’environnement et de méthode de travail pourrait réveiller en vous de nouvelles idées et vous donner l’inspiration nécessaire pour continuer. Aussi, avez-vous remarqué que le travail sur ordinateur et le travail sur papier sont bien différents? Pourquoi ne pas profiter des bons côtés de chacun?

L’inverse est aussi vrai. Si vous avez tout écrit à la main, prenez le temps de taper votre texte à l’ordinateur. Vous seriez surpris des réflexions qui peuvent émerger de cet exercice. Ensuite, comme votre texte sera numérique, vous pourrez l’envoyer à d’autres personnes pour avoir leur avis! Yé!

  1. Demander l’aide d’un accompagnateur en écriture

Disons que vous avez tout essayé et que demander l’aide d’un membre de votre entourage est hors de question, pourquoi ne pas demander l’aide d’un accompagnateur en écriture? Il faut le dire, parfois il faut un regard extérieur sur nos projets. Il faut quelqu’un qui ne nous connaît pas, qui ne jugera pas notre texte en fonction de qui nous sommes, mais plutôt une personne qui s’intéressera à l’histoire, à votre style, etc. L’accompagnateur en écriture pourra vous aider à revoir la structure de votre texte, peaufiner votre style, mettre le doigt sur les passages plus difficiles, etc. L’accompagnateur peut être un bon coup de pouce quand on veut rendre notre projet à un autre niveau!

Vous êtes bloqués ? Pas de stress. Avant de tout lancer au bout de vos bras, prenez une bonne respiration et essayez au moins une de ces méthodes. Surtout, enlevez le stress de sur vos épaules. Une chose à la fois et tout ira bien!

Et vous, quelle méthode utilisez-vous quand vous êtes bloqués?