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Bien-être, Boulot

Trouver son x et tourner autour avant d’y accéder

On jase de plus en plus de «trouver son x». Être sur son x, c’est sentir qu’on est à sa place. Pour être sur son x, plusieurs miseront sur l’emploi. Comment trouver l’emploi qui nous convient réellement ? Pendant un moment, certains spécialistes disaient qu’il fallait le créer. Ce n’est pas fait pour tout le monde. Depuis quelques mois, j’ai vraiment l’impression d’avoir trouvé mon x. Je l’avais déjà trouvé, mais je ne savais pas vraiment comment l’utiliser. Vous vous sentez peut-être ainsi dans votre projet d’écriture. Vous sentez vraiment que vous devez écrire, mais vous en doutez. Peut-être en doutez-vous seulement parce que vous n’avez pas encore trouvé le chemin pour accéder à votre x. Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous raconter mon parcours pour vous montrer qu’il peut être difficile de trouver la porte qui mène à son x. Il ne faut jamais le perdre de vue et travailler pour l’atteindre.

Trouver mon x

CEGEP, session d’hiver 2007. J’entre dans le cours de littérature, un livre de François Barcelo à la main. Je m’en souviens très bien. C’était le livre Bossalo, facilement reconnaissable à sa couverture jaune et noire. Je m’asseois et je continue à lire avant que le cours commence. Une fille s’assoit le bureau à côté et me dit : «Tu lis vraiment tout le temps.» Ou quelque chose comme ça. Je ne me souviens plus si j’ai répondu, mais ce moment-là est resté gravé dans ma mémoire. Peut-être parce qu’il est arrivé quelque chose pendant les vacances de Noël 2006, quelques semaines plus tôt.

J’habitais encore chez mes parents. Je descends les marches, les yeux rivés sur un livre. Ma mère, qui était dans la cuisine à ce moment-là, a contourné l’ilôt et m’a dit : «Je ne sais pas pourquoi tu ne travaillerais pas là-dedans, tu lis tout le temps.» C’est gravé dans ma mémoire. C’est comme si j’avais découvert qu’il y avait des gens qui travaillaient pour faire des livres. Les livres sont tellement magiques, que je ne pensais pas que des personnes pouvaient travailler.

À partir de ce moment, j’ai lu un tas de trucs! J’ai fait un baccalauréat en communications avec des stages en édition et pendant lequel j’ai fait un échange interuniversitaire en France pour faire des cours en édition. Puis, j’ai fait un DESS en édition.

Vous devez vous demander pourquoi je n’ai pas opté pour un baccalauréat en littérature ? Au départ, je me destinais au cinéma. J’avais donc fait des demandes à l’université en ce sens. Pourtant, même si j’avais délaissé le cinéma, le bacc en littérature me rebutait particulièrement. Passer un temps fou à faire de analyses de textes, etc. Pas pour moi. Ce que j’aime d’un livre, c’est comment il rencontre son public, ce qu’il nous fait vivre ou non. Bref, les communications m’ont semblé un chemin intéressant pour faire la promotion des livres et leur permettre de rencontrer des lecteurs qui pourraient les apprécier.

Quand son x est super contingenté

Il faut se dire la vérité. Si vous souhaitez travailler dans l’édition, que ce soit comme auteur ou comme éditeur, ce domaine est SUPER contingenté. La bonne nouvelle, c’est que, dans mon temps (oui oui je suis assez vieille pour dire ça), il y avait très peu de stages, voire aucun. Depuis quelques années, je vois de plus en plus d’offres de stage et d’emplois. Il n’en demeure pas moins que les offres sont peu nombreuses par rapport aux nombres de personnes qui rêvent d’accéder à la magie d’une maison d’édition.

C’était vrai pour moi. J’ai envoyé des dizaines de cv, tous restés sans réponse. J’ai travaillé 3 jours chez Renaud-bray avant de trouver la perle rare comme libraire chez Alire à Longueuil. Après 9 mois, j’ai trouvé un emploi de chargé de projet pigiste pour Chenelière Éducation. Chenelière est toujours mon principal client. En fait, sans le savoir, j’étais devenue pigiste et ça m’a ouvert des portes, notamment le plaisir de travailler à la maison et d’organiser mon horaire comme je le souhaitais.

(Parenthèses. Je serais encore libraire si le salaire m’aurait permis de réaliser tous mes rêves. J’espère un jour redevenir libraire… mais pour l’instant, j’ai d’autres plans !)

C’est sûr que travailler dans l’édition scolaire, ce n’est pas le côté glamour de l’édition. Et pourtant, j’ai senti que je pouvais enfin montrer de quoi j’étais capable… mais ce n’était pas encore tout à fait ça.

Aimer ce qu’on fait… mais en vouloir plus

Être sur son x, c’est un sentiment puissant de bien-être. Quand vous l’avez trouvé, vous le savez. En travaillant comme pigiste, j’ai fait des formations complémentaires ici et là, notamment avec l’ANEL.

Si mes collègues chez Chenelière lisent ce texte, sachez que j’aime beaucoup ce que je fais. Toutefois, j’ai toujours eu plusieurs projets différents à la fois. J’avais envie de challenge. C’est pourquoi j’ai créé WOW lecture en 2016 pendant mon congé de maternité. Ce blogue parle de littérature jeunesse et c’était une façon de montrer ma passion principale : les livres d’images, la littérature jeunesse, les histoires, le livre. Aujourd’hui, WOW lecture est en pleine croissance. Il y a plus de 200 abonnés Facebook et ça me fait tellement plaisir de lire les commentaires des lecteurs.

Depuis plusieurs mois, j’ai bâti mon site web et mon blogue professionnel. J’y ai parlé de gestion de projets, de rédaction… en me cherchant encore un peu. Puis, après avoir interagi sur plusieurs groupes Facebook, j’ai écrit des textes qui me ressemblent sur l’édition et l’écriture. J’ai trouvé ma niche : l’édition. Depuis que j’ai trouvé ma niche, je suis tellement motivée à travailler sur mon blogue.

Puis, vint la lumière

Gros titre révélateur pour vous dire que j’ai trouvé ce que je voulais faire. Je voulais guider les gens qui ont des projets d’écriture dans la rencontre avec leur public, que ce soit en passant par un éditeur ou non. C’est pourquoi je bâtis en ce moment le programme «Mon projet éditorial». Il débutera dès la fin juillet avec un premier webinaire gratuit sur les types d’édition. Au fil des mois, je bâtirai un contenu qui me ressemble mais qui saura aussi éclairer les gens sur l’édition. Comme ça, vous ne serez pas comme moi quand je pensais que les livres étaient faits magiquement. Quoiqu’il y a toujours un peu de magie dans un livre.

Pourquoi partir de mon côté au lieu de continuer à chercher un emploi en édition?

Sérieusement, je rêve toujours de travailler dans une maison d’édition prestigieuse. Je sais que je pourrais y faire ma marque et apprendre des autres personnes présentes. Toutefois, deux choses m’empêchent d’aller dans cette voie présentement : la liberté de mon horaire et le marché.

Sérieusement, je ne peux pas concevoir de ne plus travailler chez moi. J’aime mon horaire (ou mon anti-horaire). J’aime être proche de ma famille même quand je travaille. J’aime avoir le contrôle sur le bruit, les heures de travail, ma fatigue, mes disponibilités, etc.

Puis, il y a le marché. Oui, les emplois sont mieux affichés que «dans mon temps», mais ils ne sont pas très nombreux. La compétition est féroce. Haha ! Pour l’instant, j’ai vraiment envie d’aider les gens qui ont un projet d’écriture en tête. J’ai envie de vous donner de l’assurance, de la confiance. Parfois, quand un projet est trop flou, notre motivation prend le bord. J’ai envie de vous offrir du concret.

 

Et vous, sentez-vous que vous êtes sur votre x? Votre projet d’écriture vous aide-t-il à vous en rapprocher?

Bien-être, Boulot

Conciliation famille-travail-blogue: assumer ses limites, sans culpabilité

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un sujet qui, à mon avis, ne circule pas assez dans le monde du blogue : la conciliation famille-travail-blogue. Les blogueuses (et blogueurs) traitent de sujets variés. Plusieurs d’entre elles ont des familles. Pensons évidemment à celles qui ont des blogues de maternité/famille, mais il y a des blogueuses dans plusieurs domaines. Je prendrai mon exemple. J’ai démarré mon blogue personnel, WOW lecture, en octobre 2016, pendant mon congé de maternité. J’avais un objectif : bâtir un portfolio pour montrer mes capacités de rédactrice ainsi que ma passion pour la lecture et les livres pour enfants.

Du moment où tu décides de créer un blogue, tu veux bien faire les choses. Tu lis beaucoup, tu fais des cours en ligne, tu t’abonnes à des groupes pour apprendre auprès de blogueuses expérimentées. Tu mets en place un calendrier éditorial, tu construis une stratégie de médias sociaux. Tu veux des partenariats, une infolettre, etc. Il y a tellement de choses à faire pour améliorer ton blogue et ta présente sur le web. Tu veux tout faire… et tu te rends compte que tous les conseils sur la planification, les infolettres, la fréquence de publication, etc., ça ne peut pas s’appliquer à ta vie. Tu es une maman, tu es (je l’espère) une amoureuse, tu es une travailleuse ! Tu es ambitieuse, déterminée, mais NON, tu n’as pas tes soirées et tes fins de semaine libres. C’est bien correct.

Voici ma petite réflexion sur la conciliation famille-travail-blogue, parce que parfois, il faut se dire : « Woh ! Une chose à la fois. »

Le mythe de la planification

Vous le savez, je suis gestionnaire de projets. Je suis une «brute» des échéanciers. Je suis connue pour faire une gestion efficace des échéances tout en respectant les besoins de mes collègues (du moins, c’est ce qu’on m’a dit). Pourtant, dans mon quotidien, les échéanciers sont instables. Pour tous ceux qui ne sont pas encore entrés dans le monde de la parentalité, sachez que vous n’avez pas d’horaire stable. Toute la soirée, les «Maman» sortent de nul part. Et les fins de semaine, soyons réalistes, vous voulez passer du temps en famille. Oui, il est possible de se garder quelques heures ici et là pour écrire, mais est-ce assez pour développer votre blogue à la vitesse de croisière conseillée ? Hum… Non ! Comment voulez-vous pouvoir développer une infolettre régulière, un produit gratuit, des produits passifs, des stratégies de médias sociaux en quelques heures ici et là.

Pour bloguer, il faut pouvoir voir à long terme. Il faut pouvoir concevoir une stratégie globale. Vous devez pouvoir concevoir un calendrier éditorial, faire des recherches, créer des visuels, etc. Quelques heures ici et là, si vous êtes maman, ne vous donneront pas le temps de faire tout ce que vous voulez. Il sera difficile de même prendre le temps de réfléchir à une stratégie globale.

J’entends déjà certaines personnes dire que, dans ce cas-là, pourquoi bloguer ? Ne bloguez pas si vous n’avez pas le temps. Bloguer permet de libérer notre créativité, d’écrire pour le plaisir, mais aussi pour le plaisir d’être lu. Il permet d’aider les autres, de se sentir en communauté. Bloguer permet d’avoir confiance en soi et de se développer personnellement et professionnellement. Oui, bloguer est exigeant. Il demande de la discipline, de l’écoute, de la créativité. Pourtant, c’est exactement ce qu’on attend du blogging. Il faut seulement pouvoir poser ses limites et les assumer, sans culpabilité.

Ma philosophie pour bloguer

Sur certains groupes Facebook dont je suis membre, je remarque que plusieurs personnes posent des questions sur la planification du temps accordé à son blogue toutes les semaines. J’ai envie de partager ma façon de voir les choses avec vous. Oui, je veux :

  1. bien faire les choses et créer une communauté autour de mon blogue.
  2. avoir une présence sur les médias sociaux qui me permettent de créer une discussion avec les membres de ma communauté.

Je veux aussi :

  1. être capable de me dire que ce soir, je suis TROP fatiguée pour écrire ou planifier mon prochain cadeau gratuit.
  2. dire que ma semaine de travail a été surchargée et que je n’ai pas eu le temps d’écrire… et que oui, il n’y aura pas de billet cette semaine et je ne me sens pas coupable.
  3. pouvoir être absente de Facebook une journée ; je ne disparaîtrai pas de l’algorithme pour toujours.
  4. surtout, faire de mon mieux.

« Faire de mon mieux » est l’une des phrases les plus importantes dans mon quotidien. Je me le dis régulièrement, dans toutes les facettes de ma vie. Je fais de mon mieux. Point. Je suis fatiguée et je rêve de mon lit, tant pis ça attendra demain. Aujourd’hui, j’ai fait de mon mieux.

On nous bombarde de conseils pour blogueurs : publier tant de fois par mois, une infolettre doit contenir ceci, être envoyée à telle fréquence pour créer un lien d’attachement, etc. Pourtant, on oublie (souvent) une chose : notre blogue n’est pas notre travail à temps plein. La vérité, c’est que le blogue n’est pas la priorité au quotidien. On aimerait bien dire que l’on vit de notre blogue, mais ce n’est pas vrai pour la TRÈS TRÈS grande majorité des blogueurs. On capote quand quelques dizaines ou centaines de personnes lisent nos articles. On a un puissant sentiment que notre travail est récompensé et avec raison, parce qu’il vient avec des sacrifices. On doit pouvoir choisir nos priorités et c’est parfait. Il faut pouvoir le faire sans culpabilité.

Le besoin de performance

Bloguer vient aussi avec un besoin de performance : fréquence de publications, visiteurs uniques, etc. On lit sur les sites qu’il faut travailler fort à long terme pour obtenir des statistiques incroyables, mais pendant ce temps, il y a deux mots au cœur de nos semaines : travailler fort. Travailler fort à être une maman, une travailleuse ambitieuse et une blogueuse déterminée. On travaille fort de très tôt le matin, à très tard le soir. On nous dit de ne pas focaliser sur les statistiques alors que tous les trucs proposés sont là pour nous aider à augmenter notre visibilité et à faire croître notre performance. (Attention, ce n’est pas la motivation principale, mais on veut pouvoir être utile à quelqu’un, sentir qu’on a été lu, etc. Pour ça, il faut mettre tout en place pour se faire voir.)

Aujourd’hui, je me suis donc permis un texte éditorial. J’avais envie d’en parler parce qu’on nous propose des défis, des cours gratuits, pour nous permettre de tout mettre en place. Et pourtant, le temps n’est pas magique. Il ne tombe pas du ciel. La fièvre du petit dernier et l’horaire impossible du conjoint ne sont pas des variables contrôlables. J’ai envie de vous dire de faire de votre mieux. Faites de votre mieux, soyez heureuses de ce que vous avez accompli. Acceptez vos limites (c’est parfait comme ça !) et faites une chose à la fois. J’ai confiance en vous.

Si vous voulez un peu d’encouragement, écrivez-moi ! J’en discuterai avec vous avec plaisir !

Bien-être, Boulot

#Girlboss et web : Les groupes Facebook vus par ses animatrices et leurs membres

À partir d’aujourd’hui, et pour les prochaines semaines d’avril, je vous propose un dossier 100 % #Girlboss et le web. De nombreuses #girlboss ont accepté de répondre à mes questions par rapport à leur utilisation du web, que ce soit par les groupes Facebook, le blogue, Instagram ou Linkedin. Je vous présenterai donc le résultat de ces entrevues.

Dans ce billet, je vous parle des groupes Facebook. En fait, ce sont eux qui m’ont inspiré ce dossier. Depuis que je blogue régulièrement (octobre 2016 avec mon blogue personnel, WOW lecture), j’ai rejoint de nombreux groupes Facebook. Certains sont particulièrement ennuyants et ressemblent à de grandes publicités. Par contre, certains ont carrément éveillé mon inspiration, ma motivation et ma détermination. J’ai vu en ces groupes de puissants outils d’entraide pour les entrepreneures. C’est pourquoi j’avais envie d’en parler ici. Je vous propose le point de vue des animatrices de groupes Facebook ainsi que le point de vue de leurs membres.

Les groupes Facebook du point de vue des animatrices

Pourquoi créé un groupe Facebook ? Il y a quelques réponses parmi mes entrevues, mais une d’elles revient constamment : briser la solitude. Les #girlboss travaillent souvent seules toute la journée. Les animatrices de groupe Facebook ont souhaité recréer, en quelque sorte, l’ambiance du bureau où les collègues se côtoient quotidiennement.

Si elles avaient toutes des grands espoirs pour leurs groupes, les animatrices sont nombreuses à le dire : elles sont surprises de la réponse des membres. Leurs groupes grandissent à la vitesse grand V et les membres contribuent à cette croissance. Il arrive même que les membres animent, par leurs questions et leurs anecdotes, le groupe par eux-mêmes.

Mélissa Lévesque, Les p’tites #Girlboss : Au départ, quand j’ai ouvert le groupe, je croyais qu’il y aurait une quinzaine de membres et qu’on discuterait occasionnellement, une ou deux fois par semaine. Aujourd’hui, le groupe compte près de 3000 membres, j’initie une discussion tous les jours et les membres initient une bonne dizaine d’échanges au quotidien. Jamais je n’aurais cru que mon groupe prendrait cette ampleur, mais je dois avouer en être bien fière.

Les groupes Facebook du point de vue des membres

Les membres font une utilisation bien personnelle des groupes Facebook. Il est possible de regrouper leurs utilisations en deux catégories : le pratico-pratique et le social.

Dans les propos que j’ai recueillis, certaines reconnaissaient utiliser les groupes Facebook pour leur côté pratico-pratique. En fait, elles prennent les informations et les conseils dont elles ont besoin, sans pour autant contribuer aux conversations sur le groupe. Par contre, l’utilisation pratico-pratique ne semble pas être la plus populaire.

En effet, plusieurs des #girlboss sondées ont d’abord mis de l’avant le côté social des groupes Facebook. Oui, elles aiment profiter des expériences et de l’expertise des autres, mais ce n’est pas tout. Plusieurs y voient l’occasion de réseauter, car, avouons-le, il est plutôt difficile de réseauter sans son salon. Or, les groupes Facebook permettent de réunir des personnes animées par une passion autour de discussions qui les intéressent. Leur effet se fait ressentir rapidement.

Plusieurs #girlboss ont écrit avoir pris confiance en elles en participant aux groupes Facebook.


Maelle Lebras, Mama : souffleuse d’inspirations et partenaire marketing :
Petit à petit, on se prend au jeu… Au départ, on n’ose pas trop répondre à des commentaires de peur de passer pour une ignorante ou pour la fille qui ne sait pas ce qu’elle dit… et un jour, on se lance. On retape 3 fois sa réponse ou son commentaire pour être certaine de ne pas faire de fautes, ou juste pour se rassurer. Touche Entrée. « En fait, c’est pas si compliqué… pis personne ne me juge. »

L’absence de jugements sur les groupes Facebook est primordiale pour installer une belle ambiance. Après avoir participé à la discussion, les #girlboss prennent confiance en leur potentiel, en leur savoir. Elles ont confiance en elles.

Attention! Plusieurs #girlboss ont mentionné qu’il fallait bien choisir ses groupes Facebook. Ils ne sont pas tous fait pour nous.

Participer aux groupes Facebook pour…

Voici maintenant un résumé des trois arguments les plus populaires pour faire partie d’un groupe Facebook. Vous n’êtes pas encore membre? J’espère que ces arguments pourront vous faire changer d’idée.

  1. Faire partie d’un club social

Comme je l’ai mentionné plus haut, la principale raison qui motive les #girlboss à participer à des groupes Facebook est sans contredit l’appartenance à un « club ». Si les animatrices créent ces groupes pour briser l’isolement, les membres, elles, contribuent à l’ambiance en partageant leur expertise ou en échangeant sur leurs victoires et leurs difficultés.

D’ailleurs, plusieurs #girlboss ont mentionné que les groupes Facebook agissaient comme des groupes de soutien ouverts tous les jours, de jour comme de nuit. Il faut dire que les réponses rapides contribuent au sentiment d’appartenance au groupe.

Mentionnons aussi que les groupes Facebook valorisent l’humain et ses talents et non ses produits ou ses services. Les femmes aiment pouvoir interagir entre elles sans sentir qu’on veut leur vendre un produit ou un service. Puis, au fil des discussions, certaines créent des partenariats, des collaborations ou partagent des annonces de contrats qui pourraient intéresser d’autres membres, ce qui nous amène au point suivant : le soutien et les encouragements.

  1. Avoir du soutien et des encouragements

Organisés autour du concept de «communauté», les groupes Facebook permettent aux membres de partager les victoires, mais aussi les défaites. Régulièrement, certaines #girlboss en perte de motivation expriment leurs sentiments dans les groupes pour se vider le cœur et connaître l’opinion des autres femmes. Parfois, une phrase bien placée permet de «faire retomber le stress avec un éclat de rire », Rim Boukhssimi, La fille du Web.

Plusieurs #girlboss qui ont répondu à mes questions ont mentionné que de participer à des groupes Facebook leur a donné la motivation pour continuer à travailler fort sur leur projet d’entrepreneuriat. Certaines ont même affirmé que, grâce aux groupes, elles ont décidé de foncer et devenir entrepreneure.

  1. Avoir se former

Toujours pour leur côté pratico-pratique, les groupes Facebook permettent de partager l’expertise des membres, mais aussi des ressources qui pourront aider d’autres membres. Certaines y voient une façon de suivre les tendances dans leur domaine alors que d’autres souhaitent apprendre de l’expérience des autres. On y voit un échange entre les filles expérimentées et celles qui se lancent.

 

Comme vous pouvez le voir, les groupes Facebook sont des groupes puissants. Ils sont même recommandés pour intégrer votre stratégie de marketing d’entreprise. Par contre, il faut être à l’écoute de son public. Les groupes Facebook ne sont pas là pour faire la publicité de vos produits et de vos services. Les membres y recherchent davantage une ambiance d’entraide et de soutien.

Même si l’entrepreneuriat demande d’être en compétition avec d’autres entrepreneurs dans le même domaine, les groupes Facebook viennent faire contrepoids. Il est possible d’être entrepreneure et de se regrouper pour s’entraider. C’est d’ailleurs ce que cherchent plusieurs d’entre elles. Comme on dit, « Community over Competition ».

Et vous, êtes-vous membres de groupes Facebook? Si oui, lesquels sont vos préférés?

 

Merci à toutes celles qui ont contribué à cet article!

Anne-Solène Rioult, Les FACILitatrices

Annelise Gakalla Bourdier, Blogtrepreneure

Annie Passalacqua, Annieworkstation

Annie-Pier Raymond, APRT Créations

Camille Thériault, Youtubeuse pour la chaîne Simplement Camille

Caroline Bizier, C’est ça la vie

Catherine Cormier, betti

Elizabeth Boulay, Youtubeuse pour la chaîne Élizabeth Boulay

Evelyne Thibault-Lanctot, Le scriptorium – Révision et rédaction

Jacinthe Boisvert, NenëTooti

Joanie Evrard, On the Edge Hiking

Josée Tardif, Services linguistiques Josée Tardif

Julie Collin, Julie lit au lit

Julie Rochon, Julie Rochon Rédaction

Maelle Lebras, Mama : souffleuse d’inspirations et partenaire marketing

Marie-Ève Boudreault, Je Materne

Marie-Ève Plamondon, Marie-Ève Plamondon – Communications

Marie-Josée Guérin, Les mots en bulle

Marie-Noëlle Marineau, Marginale et heureuse

Maud Duchesne, Maud Duchesne – Services linguistiques

Mélissa Lévesque, La Mallette

Rim Boukhssimi, La fille du web

Sonya Devault, La vie, ma vie

Tamara Bollinger, Cup of Tam

Tatiana Saint-Louis, Aime ta marque

Véronique Lieutaud, L’autre Véro

 

Bien-être

Miracle Morning: les 5 miracles matinaux des parents-entrepreneurs

Les livres sur le Miracle Morning se multiplient. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, on dit. C’est bien ce que cette nouvelle pratique veut nous vendre. Avec une série de petites actions, vous vous mettez dans un état d’esprit pour être productif. Quand j’ai entendu parler du concept la première fois, c’était dans une vidéo de Betti. Sérieusement, je me disais que je ne pourrais pas faire ça avec de jeunes enfants. Il faut être réaliste. Même si on nous dit que chaque étape peut ne prendre que quelques minutes, ça peut sembler impossible pour des enfants en bas âge. Ici, je pense aux parents-entrepreneurs, mais les parents tout court aussi : temps, enfants, lunchs, etc. Les matins sont déjà bien chargés. J’ai donc pensé vous présenter les vrais 5 miracles matinaux des parents (entrepreneurs).

Miracle #1 : Avoir assez dormi pour pouvoir se lever sans avoir mal aux yeux

Il y a un mouvement qui propose de se lever très tôt, vers 4h30, pour profiter du matin et pourquoi pas, appliquer le Miracle Morning. Personnellement, quand je me lève à 4h30, je suis plutôt découragée. Je n’ai pas assez dormi. C’est sûr! En fait, le parent-entrepreneur peut se coucher tard, animer par sa passion. Le temps passe, la nuit avance. Bien qu’il se couche satisfait de sa soirée, il pourra être surpris quand les enfants se lèveront tôt le lendemain matin. Dans ce cas, le vrai miracle, c’est de se lever sans avoir les yeux qui brûlent.

Miracle #2 : Avoir le temps de faire le tri des courriels et le tour des médias sociaux

Je dois l’avouer, j’aime commencer la journée en me lançant dans le tri des courriels et le tour des médias sociaux. Je réponds aux questions afin de permettre à mes collègues de commencer leur journée à leur rythme. Et pour cela, il me faut (quelques) plusieurs minutes de calme. Le vrai miracle est donc d’avoir des enfants qui jouent seuls (points bonus s’ils ne se chamaillent pas) pendant 10 minutes.

Miracle #3 : Avoir le temps de noter une nouvelle idée

C’est bien connu, les meilleures idées apparaissent quand on s’y en attend le moins. De mon côté, c’est presque toujours quand je m’assois dans le lit. Alors, je suis incapable de m’endormir sans avoir fait le tour de l’idée et d’avoir tout noté. Le lendemain matin, je dois relire mes notes et continuer à brainstormer sur mon idée. Le vrai miracle est alors de réussir à noter toutes mes idées sans entendre «Maman jus ‘plaît!».

Miracle #4 : Avoir des mots d’encouragements quand notre to-do list semble interminable

On dit souvent que le succès d’une entreprise passe par ses employés, que leur bonheur est une promesse de productivité. J’y crois. Et quand on est soi-même entrepreneur, c’est à nous de créer l’environnement de travail qui nous motivera dans les moments difficiles. Voici un avantage des parents-entrepreneurs les matins de travail. Nous avons les meilleurs encouragements du monde. Quoi de mieux que notre enfant qui nous dit : «Je t’aime Maman!».

Miracle #5 : Réussir à mettre mon article de blogue en ligne, ma petite puce accrochée à mes jambes et mon petit homme à mes côtés qui scrute tous mes mouvements

Cet article a été écrit rapido ce matin. Ça fait quelques jours que j’y pense évidemment, mais faute de temps, je n’avais pas réussi à l’écrire. Ce matin, mon petit homme n’est pas à la garderie. Il est avec moi. Je suis donc bien entourée, mais je ne voulais pas manquer notre rendez-vous du mercredi. En écrivant ces lignes, je vois la fin de mon article et je me dis : «J’y suis arrivée!», malgré les «câlins divan», les «jus orange ‘plaît», les gazouillis de la petite puce et les «Maman!» à répétition. Bousculés par le temps, on ne peut pas toujours faire de miracle. Il faut donc profiter des petits miracles au quotidien et se considérer chanceux de pouvoir faire ce que l’on fait tout en ayant la plus belle compagnie du monde : nos enfants!

 

Je n’ai pas mis le café comme un petit miracle du matin, parce que je ne bois pas de café. Certains voudront assurément l’ajouter. Allez-y!

Avez-vous d’autres petits miracles du matin en tant que parents-entrepreneurs?

Bien-être

Journée de la femme : la liberté de (se) choisir

Aujourd’hui, c’est la Journée internationale de la femme. Je ne vous apprends rien. J’ai eu envie d’embarquer dans le mouvement de blogueuses #ensemblepourle8mars et de vous dire ce que je représente le 8 mars pour moi.

Personnellement, si Google ou Salut Bonjour ne me rappelaient pas que c’est le 8 mars, je passerais sûrement tout droit. Je ne suis pas du genre à souligner les journées internationales, même si je reconnais leur importance. C’est un bon moment pour nous rappeler les batailles, les gains, etc. C’est le temps de passer à l’action… ou non. L’action devrait se faire au quotidien. Toutes, soutenues par les hommes de notre vie, nous devrions passer à l’action tous les jours pour nous permettre de choisir et de nous choisir.

Choisir d’être une maman

Avez-vous remarqué comment, dans les partys de famille par exemple, on se fait constamment demander quand on aura des enfants ou si on en aura d’autres. (Sans oublier les nombreuses fois où on se fait demander si nous aurons un chum bientôt.) C’est arrivé à quelqu’un de très proche de moi récemment. Je pense qu’elle est un peu tannée.

J’ai remarqué que ce sont des questions générales, mais ô combien épuisantes pour la femme. Être maman, c’est un choix et non une obligation. Le temps fait bien les choses et si l’occasion se présente, le goût de maternité se manifestera. Pourquoi insister sur ce statut ? La femme est plus qu’une maman. Elle a la liberté de choisir.

D’un autre côté, je comprends que dans les partys, on ne sait pas toujours quoi dire et que les questions générales nous semblent appropriées. Alors, je vous invite à changer votre répertoire de questions générales pour opter pour des questions sur des sujets qui intéressent vraiment la personne à qui vous parlez, comme sa passion. Vous serez étonné de la belle conversation qui s’en suivra. Et hop! Une soirée réussie!

Choisir de faire ce que l’on aime

Plusieurs fois j’ai entendu des tribunes téléphoniques pour parler de la femme carriériste. Est-ce mal, est-ce impossible aujourd’hui d’être une femme carriériste ? La question est : quand on a le choix (et on l’a souvent, même s’il n’est pas toujours facile à faire), pourquoi ferions-nous autre chose que ce que l’on aime ? Une femme carriériste qui fait ce qu’elle aime avec passion ne peut pas être mal. Une femme qui ne fait pas ce qu’elle aime pour faire plaisir à d’autres personnes ou pour avoir un certain statut social n’est pas heureuse. Pourquoi continuer alors ?

Se choisir

Que l’on soit maman ou carriériste (ou les deux!), l’important est de se choisir. Sans nous, notre monde ne serait pas pareil. (Parenthèses. Pensez au film It’s a wonderful life, mon film de Noël préféré. George voit de quoi aurait l’air la vie sans lui… et disons-le, ce n’est pas pareil du tout.) Alors, ça ne sert à rien de se cacher. Il faut s’assumer et découvrir qui nous sommes au fil de nos péripéties. Une femme assumée et comblée sera d’autant plus intéressante qu’une femme écrasée parce qu’elle ne s’est pas choisie.

Le hasard fait bien les choses. Cette semaine, la vie me pousse à me remettre en question dans mon rôle de femme. Et elle me pousse à me choisir. À me choisir pour être une femme complète et équilibrée. Et tout ce qui est écrit ici, je le crois. Pourtant, quand il est de l’appliquer pour moi, ça me semble si difficile. Les choix ne sont pas toujours faciles à faire, mais ils sont nécessaires. Alors pour le 8 mars cette année, je souhaite que chaque femme se réalise et qu’elle trouve l’équilibre.

Bien-être

Ma bibliothèque: Passer de plus de 1000 livres à quelques centaines, le grand ménage!

J’ai été une grande collectionneuse de livres. J’en avais plus de 1000, si bien que j’avais arrêté de compter. Les livres sont à la fois chaleureux et réconfortants. Ils sont une présence et peuvent jouer un rôle thérapeutique. J’ai d’ailleurs lu un article qui validait cette affirmation il y a quelque temps.

Chez nous, il y avait et il y a toujours des livres dans chaque pièce (ou presque!). La question est : après combien de livres notre bibliothèque cesse-t-elle d’être thérapeutique? Je crois que la réponse variera pour chaque personne et variera sûrement selon les périodes de notre vie. Alors, voici pourquoi ma bibliothèque est passée de plus de 1000 livres à quelques centaines.

Mon ancienne bibliothèque

Dans mon ancienne bibliothèque, il y avait :

– mes livres d’université et mes notes de cours;

– des livres usagés, jamais lus;

– des livres neufs, jamais lus;

– des livres traitant de sujets liés à mes anciens domaines d’études, jamais lus;

– des livres lus (et détestés) au secondaire;

– etc.

Vous voyez le portrait.

Il y a quelques mois, j’ai cessé de voir mes livres comme «mes précieux». Je suis la première à dire qu’un livre n’est pas qu’un simple produit de consommation parce qu’ils ont une valeur symbolique. Toutefois, cette journée-là, la vie me les a fait voir différemment.

Pourquoi faire le ménage?

Je n’ai pas décidé sur un coup de tête de faire le ménage de ma bibliothèque. J’y ai pensé pendant quelques semaines. Alors quand j’ai été certaine de mon choix, j’en ai parlé à mon conjoint et il ne m’a pas cru au départ. Il y a cru quand il l’a vu.

Après plusieurs mois, je crois savoir pourquoi. Personnellement, je me connais assez bien et quand j’ai envie de ménage et de réaménagement, il n’y a qu’une raison possible : le changement. Et il faut dire que ma vie a changé depuis le moment où j’ai commencé à collectionner les livres. Le grand changement qui a provoqué mon besoin de ménage dans ma bibliothèque, pour me détacher des objets qui m’étaient le plus précieux, c’est assurément mes enfants. Avec eux, la bibliothèque de mon cœur est comblée. Donc, ma vraie bibliothèque commençait à être à l’étroit dans l’amour que j’avais à donner.

Comment j’ai fait le ménage de ma bibliothèque?

À ce moment de ma vie, j’avais dépassé la limite de livres que je pouvais posséder pour me sentir bien. C’était le temps du ménage.

Comment faire des choix? Certains paraissent si évidents qu’on se demande pourquoi on ne l’a pas fait plus tôt. Pour les autres, j’ai appliqué (sans le savoir) la méthode Marie Kondo. J’ai regardé chaque livre et je me suis écoutée. Il n’était pas question de savoir si c’était un bon livre ou non, ou si j’allais le lire un jour. La question était plutôt de savoir ce qu’il provoquait chez moi : amour, indifférence, rejet. Parfois, on aime profondément un livre sans même l’avoir lu. Alors que certains livres que nous avons lus et aimés nous laissent de glace. J’ai écouté mon cœur.

Après quelques heures de ménage, j’ai rempli 15 grosses boîtes de couches de livres. Ma famille et mes amis se sont servis et j’ai donné les autres à un organisme pour l’alphabétisation.

Et puis?

Mon environnement a été rééquilibré. Ce qui était ma priorité, c’est-à-dire ma famille, avait la place qui lui revenait. Les livres cordés et empilés n’étaient plus un poids sur mes épaules… même si j’ai longtemps pensé qu’ils étaient une forme de liberté.

 

Je crois toujours que les livres sont essentiels, mais je ne crois pas que le nombre joue un rôle. La valeur thérapeutique de notre bibliothèque se mesure davantage aux sentiments que les livres qui la composent nous apportent que par le nombre de livres qui l’habitent.