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Marie-Michèle

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Ça coûte combien l’autoédition ?

Soyons franc. L’autoédition, ça peut coûter aussi cher que vous le souhaitez… et ça ne peut pas rien coûter. Vous devez investir un minimum pour avoir un livre de qualité à votre image… et comme dans tout, vous pouvez toujours payer pour des extras et faire grimper la facture. Donc, avant d’attaquer cet article, il faut déjà s’entendre sur quelques principes :

  1. Les gens ne travaillent pas gratuitement… sauf peut-être votre meilleur ami. Certains services semblent évidents, comme la révision linguistique. Pourtant, toutes les personnes qui travailleront sur votre livre contribueront à son succès. Il ne faut pas penser que l’un est plus important que l’autre. Alors, ce n’est pas vrai que le travail d’un illustrateur est moins important que celui de votre réviseur linguistique. Ce n’est pas juste une illustration, c’est votre image. Il y a une recherche importante pour arriver à ce résultat, comme la réviseure qui recherche les règles concernant différentes utilisations linguistiques.
  2. Les prix peuvent grandement varier. Une des questions qu’on me pose le plus souvent, c’est : « Oui, mais as-tu une échelle de prix ? Une idée de combien ça pourrait coûter ? » La réponse est : oui… mais surtout non. Beaucoup de données influencent les estimations que vous recevrez pour bâtir votre équipe éditoriale. Un exemple simple serait l’impression. Tout influence le prix : le papier, le type de reliure, la couleur, le format, etc. Alors, la seule vraie façon de répondre à la question « Combien ça coûte ? », c’est de demander des prix pour votre projet.

Pourquoi investir dans votre projet d’autoédition ?

Avant de parler de prix, voici pourquoi vous devriez prendre le budget de votre projet au sérieux.

  1. Pour livrer une expérience de lecture qui marquera votre lecteur

Voulez-vous un livre à tout prix, ou voulez-vous un livre à votre image ? En partageant votre expertise, vos connaissances, votre vécu, vous vous mettez de l’avant. Que voulez-vous que les gens retiennent de leur lecture ? Pas seulement de leur lecture, de leur expérience globale ! Oui oui, la couverture, le papier, la mise en page, tout influence notre expérience de lecture. Vous voulez marquer votre lecteur, assurez-vous de livrer un ouvrage qui offre une expérience de lecture incroyable en cohérence avec votre message.

  1. Pour avoir un livre qui correspond à votre image de marque

En plus d’une expérience de lecture, votre livre doit parler pour vous. Il deviendra votre porte-parole. Il doit donc transmettre un message bien précis : celui de votre marque. Même si vous n’avez pas une entreprise, si vous vous lancez dans l’autoédition, vous décidez d’être travailleur autonome, puisque vous souhaitez vendre votre livre, non ?

Vous devenez donc votre propre marque. Qui êtes-vous ? Quel est votre objectif ? Quelles sont les valeurs que vous voulez faire passer dans votre ouvrage : détermination, connaissance, persévérance, etc. ? Il est important de se connaître pour mettre son image de l’avant. Êtes-vous un professionnel coloré ? Alors, pourquoi faire un livre à la mise en page ennuyeuse ?

  1. Par fierté

Vous bâtissez une expérience de lecture incroyable, à votre image en plus… Il ne faut pourtant pas oublier quelque chose de très important : la fierté. L’écriture d’un livre et l’autoédition de celui-ci sont un projet d’envergure qui demande beaucoup d’investissement personnel (pas seulement d’argent). Soyez fier de votre produit. Si vous ne l’êtes pas, vous ne pourrez pas le vendre. Et il faudra le vendre pour être lu… à moins bien sûr que vous le donniez. C’est à vous de voir.

Où et combien investir ?

Par où commencer ? Par planifier. Planifier votre budget et votre équipe. Il est important de dire qu’un professionnel ne se magasine pas seulement sur la base de son prix. Suivez votre feeling. Vous devez être à l’aise avec la personne que vous choisirez. Après tout, elle aura la prochaine étape de votre projet entre les mains.

Voyons maintenant chaque étape où vous aurez à investir. Je vous présente ici les étapes incontournables dans un processus professionnel. Rappelez-vous que chaque étape est optionnelle. Pourtant, certaines étapes semblent essentielles, comme la révision linguistique. Si votre budget est restreint, miser sur vos forces et déléguer vos faiblesses.

La lecture de manuscrit

Pour certains, la lecture de manuscrit par un lecteur professionnel pourra sembler inutile et pour d’autres, essentielle. La lecture de manuscrit vous permet d’avoir un regard extérieur sur votre texte, d’avoir des commentaires constructifs qui vous permettront d’améliorer votre texte et de connaître les points faibles à retravailler.

Plusieurs lecteurs professionnels, qu’ils soient agents littéraires ou conseillers littéraires ou comme moi (coucou !), ont des forfaits de lecture de manuscrit. Vous pourrez avoir des lectures approfondies ou en surface. Vous pourrez également avoir la lecture des premières pages seulement, par exemple.

Maximiser votre budget pour choisir le forfait qui vous convient. N’oubliez pas que vous souhaitez partager vos connaissances et votre expertise. Vous pouvez donc faire appel à un collègue aussi pour avoir une lecture plus scientifique de votre manuscrit. Qu’est-ce qu’une lecture scientifique ? Il s’agit d’un professionnel de votre milieu qui vous donne ses commentaires sur son manuscrit. Ses commentaires seront davantage en lien avec le contenu. Le lecteur généraliste pourra vous faire des commentaires sur le contenu, mais aussi sur la structure.

Combien ça coûte ? Le prix d’une lecture approfondie pourra dépasser plusieurs centaines de dollars, mais le lecteur vous remettre une fiche de lecture détaillée. Pensez qu’il s’agit d’un investissement pour améliorer la qualité de votre texte au regard de votre lecteur idéal.

La révision linguistique

Nul besoin de vous décrire de long en large la révision linguistique. Le réviseur s’assurera de la qualité de langue de votre manuscrit. Il pourra aussi faire des commentaires quant à la compréhension et parfois, à la structure.

Combien ça coûte ? Ne soyez pas surpris si je vous dis que le prix varie grandement selon le manuscrit. Plusieurs éléments peuvent influencer le prix. D’abord, le niveau de difficulté de la révision. Si vous avez de grandes difficultés en écriture, il est possible que le réviseur travaille plus longtemps sur votre manuscrit. Le prix augmentera alors. Certains réviseurs ont un tarif au mot, d’autres ont un tarif à l’heure.

La révision linguistique repose sur une grande confiance. Votre réviseur devra comprendre votre objectif. Par exemple, si vous souhaitez vulgariser des concepts théoriques, il devra respecter cette consigne et respecter votre souhait de simplification. Si vous vous adressez à des experts dans votre domaine, choisissez un réviseur qui a de l’expérience dans ce domaine afin qu’il puisse comprendre le sujet de votre texte.

L’infographie

L’infographie comporte deux volets : la maquette intérieure et la couverture.

La maquette intérieure est toute la présentation intérieure du texte. La couverture, je crois que vous savez ce que c’est. Certains graphistes ne font pas de couverture, alors que d’autres ne font pas de mise en page intérieure. Informez-vous afin de vous assurer que votre graphiste est à l’aise avec deux volets. Sinon, vous pourriez avoir deux graphistes.

Combien ça coûte ? Le prix pour la maquette intérieure varie selon différents facteurs (êtes-vous vraiment surpris ?) : complexité des éléments à présenter (titres, onglets, numéros de pages), présence d’illustrations, etc. Certains graphistes vous feront un prix à l’heure. D’autres vous donneront un prix pour le concept général, puis un prix à la page.

Pour la couverture, il ne faut pas oublier qu’elle est le premier élément que le lecteur potentiel verra. Elle doit être unique, attirer l’œil et faire passer un message puissant. Elle doit parler à votre lecteur idéal. Il faut donc compter plusieurs centaines de dollars pour une couverture, en haut de 400 $.

L’impression

Avoir un livre imprimé est tellement plus excitant. Pourtant, l’impression peut être un poste budgétaire effrayant.

Combien ça coûte ? Voilà une question piège. Si plusieurs facteurs peuvent influencer le prix de toutes les étapes de votre projet, sachez que les possibilités sont pratiquement infinies pour l’impression. Il y a le type de papier, le type de reliure, le type de papier pour la couverture, le format, le nombre de pages, etc. De plus, il faut savoir que plus vous commandez, plus le prix par exemplaire sera petit. C’est le prix du gros.

Le marketing

Le marketing est vraiment difficile à chiffrer. Vous avez les outils de promotion, le web, les consignations, les événements, les conférences, etc. Vous devez donc miser sur des éléments de marketing avec lesquels vous êtes à l’aise :

  • le marketing en ligne : boutique en ligne, médias sociaux, etc.
  • les événements : salons du livre, salons des artisans, etc.
  • les outils de promotion : argumentaire, signets, affiches, etc.
  • les conférences : parler devant public, ça vous tente ?

Combien ça coûte ? Autant que vous le souhaitez ! À vous de vous lancer !

 

Voilà ! C’était mon article sur le coût de l’autoédition. Il ne vous donnera jamais le prix exact d’un projet, parce que tous les projets sont différents. Par contre, vous savez maintenant à quoi vous attendre. Si vous êtes du genre anxieux quand on parle d’argent, prenez le temps de demander des prix, de vous bâtir un budget. Éviter d’avoir des surprises en cours de route. Préparez-vous et vous vivrez une aventure incroyable qui vous amènera un sentiment incroyable de fierté et d’accomplissement !

Projet édito // Autoédition

Réussir ton aventure d’autoédition sans expérience

Tu as ton manuscrit. Puis, tu te dis : «Par où commencer ?» Tu penses à ton inexpérience en édition. Devrait-elle t’arrêter ? En 2018, je te souhaite de passer à l’action. Malgré ton manque d’expérience en édition, tu pourrais bien avoir 4 choses essentielles pour réussir ton aventure en autoédition : une vision, de l’organisation, de la volonté et un esprit de vente. En lisant ce texte, tu verras si tu as tout pour vaincre ton manque d’expérience.

La vision

Peut-être souhaites-tu être publié depuis longtemps… ou depuis quelques temps seulement. Toutes les réponses sont bonnes. L’important, c’est que l’envie de publier est si forte que tu te vois déjà en train de tenir ton livre entre tes mains. C’est vrai, tu aurais peut-être aimé que ce soit sous la bannière d’une maison d’édition reconnue (on comprend ça !). Pourtant, l’autoédition s’offre à toi pour diverses raisons. Tu te vois bien à Noël apporter ton livre pour le montrer à tous les membres de ta famille.

Tu as déjà une vision.

La vision peut prendre différents chemins. La première voie est celui du produit fini. On se voit bien tenir un livre avec notre nom sur la couverture. Mais encore ? Que veux-tu pour la qualité de ton livre ? Quel genre de papier ? Quel genre de couverture ? Des photographies, des illustrations ? Quel format ? La vision peut aussi s’appliquer à la diffusion de ton livre : dans ta librairie préférée, dans ton café préféré, dans la vitrine de ta boutique, sur des grands sites de vente en ligne, etc.

Pour savoir comment définir ta vision, je te propose de lire ce texte.

L’organisation

L’organisation, c’est :

  • la planification de ton projet qui te permet d’éviter les surprises ;
  • la gestion de ton projet pour éviter qu’il ne s’éternise ;
  • ton équipe qui te permet d’atteindre ta vision de publication.

L’organisation passe surtout par la discipline. Tu feras ce projet dans le confort de ton foyer, de ton atelier, de ton bureau, pas dans un cadre formel. Tu dois donc apprendre à te discipliner et à gérer ton temps pour atteindre ton objectif dans l’échéancier que tu as bâti.

Tu trouveras une foule d’outils sur la page Ressources gratuites. Inscris-toi à l’infolettre (dans la barre latérale) pour y avoir accès.

La volonté

Tu dois vouloir ce projet au plus profond de toi. Publier est un projet de cœur. Oui, il peut être pratique pour ta visibilité, ta crédibilité, ta business… mais il doit aussi venir de ton cœur.

Tu dois avoir la volonté de faire un produit de qualité. (C’est pas mal plus difficile de vendre un produit bâclé.)

Tu dois avoir la volonté de planifier ton projet pour éviter les mauvaises surprises… et du même coup, le découragement.

Tu dois avoir la volonté de rendre ce projet exceptionnel.

Tu dois avoir la volonté de croire en toi.

Alors, le veux-tu vraiment ?

L’esprit de vente

Eh oui. Difficile d’y échapper. Si tu choisis l’autoédition, tu n’as pas d’équipe de vente à ton service… à moins bien sûr que ta business possède une équipe de vente. Si tu te publies comme un projet personnel, tu dois être prêt à te vendre.

Es-tu prêt à te présenter aux gens dans divers événements ? Es-tu prêt à animer différents médias sociaux pour parler de ta passion et partager ton amour pour ton projet ? Ton meilleur atout sera de te bâtir une communauté. Tu dois pouvoir te créer une image de marque. Après tout, tu es l’auteur et la maison d’édition. Tu es la marque de ton projet. C’est à toi de prendre le contrôle de la vente et de bâtir une stratégie qui te ressemble.

 

Cet article voulait te faire réfléchir et te dire que tu n’as pas besoin d’expérience pour te lancer en autoédition. Tu dois avoir une vision, faire preuve d’organisation, le vouloir plus que tout et partager ta passion dans une stratégie de vente.

 

Alors, prêt pour la grande aventure ?

Projet édito // Autoédition

3 questions à te poser pendant les Fêtes pour passer à l’action en 2018

Dans le temps des Fêtes, on est bousculé par le temps… justement ! Les partys et les soupers s’enchaînent. Les journées filent et au final, les Fêtes se terminent sans avoir pu prendre du temps pour soi. De plus en plus de personnes souhaitent prendre du temps pour faire le bilan de l’année et prévoir l’année suivante. Si ça vous arrive, vous vous dites sûrement PAR OÙ COMMENCER ? Voici 3 questions à te poser pour passer à l’action en 2018… avant même de planifier ton projet !

Pourquoi je veux écrire un livre et le publier ?

C’est souvent un feeling, une inspiration. Alors, prends le temps de mettre des mots sur ce sentiment. Tu pourras mettre le doigt sur ce qui t’allume vraiment dans ce projet.

C’est un projet qui te demandera beaucoup de volonté et d’énergie. En cas de moments de doute, tu pourras revenir au POURQUOI. Demande-toi pourquoi tu veux écrire et pourquoi tu veux être publié. Après tout, il est possible d’écrire sans être publié. Tu pourrais aussi te demander pourquoi tu veux être lu ?

Pourquoi je veux être publié par un éditeur ? Pourquoi je suis tentée par l’autoédition ?

Il n’y a pas un choix meilleur que d’autres, mais ils n’engagent pas les mêmes décisions et la même planification. Même chose si vous choisissez l’édition à compte d’auteur.

Intéressé par les types d’édition ?
Je redonnerai le webinaire gratuit «Les types d’édition» fin janvier 2018 ou début février 2018. Suis la page Facebook pour en savoir davantage !

Les raisons te semblent sûrement évidentes, par exemple l’argent. Pourtant, en détaillant toutes les raisons, tu te sentiras plus en paix avec ton choix.

Je suis prêt à _____ %. Qu’est-ce qu’il me manque pour passer à l’action ?

Savoir ce qui nous empêche d’avancer est important. Tu pourras ensuite trouver la solution pour aller de l’avant. Ce qui te manque peut prendre plusieurs formes : les ressources financières et matérielles, la peur, le soutien familial, etc. Prends le temps des Fêtes pour assumer qui tu es et de te sentir complètement confortable dans ton projet.

Quelles sont les solutions ? Maintenant que tu connais ce qui te ralentit, il faut trouver des solutions. Écris tes solutions à la première personne pour bien te les approprier. Tu prendras ainsi le contrôle sur ce qui te manque. Sois vraie. Dis-toi ce qui te fait peur dans ces solutions. Puis, prends ton courage à deux mains et mets en pratique la solution choisie. Tu dois foncer pour te réaliser. Pour ça, il faut vaincre ses peurs et surmonter les obstacles.

Maintenant que tu connais bien ta situation face à ton projet d’édition, tu peux commencer à planifier.

Tu peux commencer avec le cours gratuit… ici !

Dans les prochaines semaines, nous aborderons janvier sous le thème de la planification et des objectifs.

Projet édito // Autoédition

5 pièges à éviter pour se rapprocher de ton rêve de publication en 2018

Début décembre. L’heure est au bilan. Avez-vous eu une belle année en général ? Comment sont votre santé, et celle de vos proches ? De quoi êtes-vous le plus fières ? Qui dans votre entourage vous a impressionné cette année et pourquoi ?

Où en est votre rêve de publication ?

Facile de mettre nos projets en veilleuse pour s’occuper de nos proches par exemple. Il n’y a aucune gêne à avoir, vous n’êtes pas la seule à avoir bousculé vos plans pour faire de la place à la famille, aux amis, au travail, etc.

Toutes sortes de choses peuvent nous amener à repousser votre rêve de publication. En voici quelques-uns accompagnés des conseils pour éviter que ça se reproduise en 2018.

1. Du mal à organiser le contenu.

Vous avez une idée, mais vous êtes incapables de bâtir un plan qui tient la route ? Prenez le temps de mettre toutes vos idées sur papier. Supprimez celles qui ne sont pas directement en lien avec votre sujet pour éviter de vous éparpiller. Puis, éliminez les idées qui ne s’adressent pas è votre lecteur cible. N’oubliez pas de demander du feedback à une personne objective.

2. Syndrome de l’imposteur.

Pas un auteur ? Pas un éditeur ? Certains diront que ce n’est pas tout le monde qui peut être auteur et, encore moins, éditeur. C’est sûrement vrai, mais c’est impossible de le savoir sans l’avoir essayé. Prenez votre courage et notez toutes vos questions et vos inquiétudes. Pour répondre à vos questions, faites une recherche et demandez des conseils à un professionnel. Pour les inquiétudes, il faut les connaître pour les surmonter. Après avoir discuté avec un professionnel, vous pourrez réduire vos craintes.

3. Ne pas savoir par où commencer.

Pas d’excuses. Commencez par suivre mon cours gratuit «Définir mon projet éditorial» pour en savoir plus sur les étapes en autoédition.

Si vous souhaitez un accompagnement plus personnalisé, je bâtis un accompagnement de lancement. Écrivez-moi pour savoir comment je peux vous aider : info@mariemichelemartel.ca.

4. L’argent.

L’argent est un obstacle à beaucoup de choses. Prenez le temps de planifier votre projet, de demander des estimations, etc. Bâtissez-vous un budget. C’est avec des pratiques professionnelles que vous démontrerez votre leadership, vos compétences et votre désir de bien faire les choses. Encore là, dans mon cours gratuit, vous aurez les bases pour bâtir votre budget.

5. Le manque de temps.

J’adore celle-ci. J’y pense moi-même régulièrement, mais ma devise ou mon mantra est «Une chose à la fois». Alors, si vous manquez de temps aujourd’hui, vous vous éloignez un peu plus de votre rêve.

 

En 2018, fini la procrastination, bonjour le rêve !

Projet édito // Autoédition

Jasons finances avec Louise Tremblay, CPA, CMA, MBA et auteure autoéditée

Il y a quelques semaines, j’ai assisté à une formation de Louise Tremblay, CPA, concernant la fiscalité des auteurs autoédités. Il y avait beaucoup à dire. Certaines choses plus complexes que d’autres. C’est pourquoi je l’ai invitée pour nous parler de finances/fiscalités et d’autoédition. Nous espérons toutes les deux que cette entrevue vous sera utile.

Quand on choisit l’autoédition, l’auteur devient en quelque sorte un travailleur autonome, n’est-ce pas ?

Il faut que le projet ait pour but de dégager des profits éventuels. S’il s’agit d’un passe-temps, il n’y a aucune déduction fiscale admissible.

L’auteur qui se lance en autoédition avec l’intention d’en faire une entreprise profitable devient travailleur autonome, propriétaire d’une entreprise individuelle. Même si en parallèle il occupe un emploi, il peut être employé et travailleur autonome.

Quel serait le premier geste à poser quand on se lance dans l’autoédition d’un point de vue comptable ?

Comme entrepreneur, l’élaboration d’un plan d’affaire devrait être le premier geste à poser. Ce document sert de réflexion sur tous les éléments qui touchent au projet, et servira de guide par la suite. Dans le cadre du plan d’affaire, l’étape financière est la construction d’un budget. Idéalement, on voudra produire trois scénarios : réaliste, optimiste, pessimiste. Le budget obligera l’auteur à obtenir des soumissions et à bien comprendre le coût global du projet, puis prendre dès le début les décisions appropriées.

Quelle serait une bonne habitude à adopter quant à la comptabilité de notre occupation d’auteur ?

Conserver toutes les copies de factures, tenir un registre de déplacements qui indique les kilomètres parcourus pour fins d’affaire (salons du livre, activités, livraison de livres par exemple à des libraires, etc.). Idéalement, puisque certains coupons de caisse s’effacent avec le temps, numériser ou photocopier ces factures. Tenir un agenda permettra de valider qu’on comptabilise bien tous nos déplacements. L’agenda servira éventuellement dans le cadre d’une vérification fiscale à démontrer que l’auteur a réellement l’intention de réaliser des profits à la lumière des activités promotionnelles auxquelles il prend part.

On entend souvent qu’il faut faire plus de 30 000 $ par année pour réclamer des taxes. Pourtant, il peut être avantageux de s’inscrire aux taxes dès le départ. Peux-tu nous expliquer pourquoi ?

On a l’obligation de s’inscrire à la TPS-TVQ si on réalise plus de 30 000 $ de revenus taxables sur quatre trimestres consécutifs. Par contre, il peut être avantageux de s’inscrire même si les recettes sont en deçà du seuil de 30 000$. Comme inscrit, on peut réclamer toutes les taxes payées sur les dépenses admissibles. Ces taxes peuvent représenter un bon montant en tout début de projet quand on doit payer les frais de révision, correction, montage graphique, premier tirage.

Si on n’est pas inscrit, on peut tout de même déduire les taxes comme dépenses admissibles, mais alors plutôt que de récupérer 100% on ne récupère que plus ou moins 10% à 40% selon votre taux moyen d’imposition.

Puisque l’auteur devient un travailleur autonome, il a droit à certaines déductions. Quels genres de factures peut-il conserver pour avoir le droit aux déductions au moment des impôts ?

Les dépenses suivantes, puisqu’elles sont directement liées au projet d’autoédition sont déductibles : frais de correction et révision, frais de montage graphique, impression des signets, coût des livres vendus, publicité, papeterie, frais de lancement, de participation à des salons et foires, déplacements, etc. Comme des règles particulières s’appliquent à des dépenses spécifiques, vous devriez en discuter avec votre comptable.

Quel conseil aimerais-tu donner aux personnes qui se lancent dans l’autoédition ?

Souvent, les auteurs ont travaillé de longs mois, même des années, avant de finaliser un texte. Surtout dans le cadre d’une première œuvre, les auteurs cheminent longtemps avant de décider de publier. Mais quand la décision est prise, qu’ils ont accepté de se livrer, ils voudraient que tout aille très vite.

Les auteurs qui se lancent en autoédition ont tout intérêt à bien saisir les enjeux, et de s’outiller pour mieux comprendre tous les éléments pertinents au projet. Je recommande fortement aux auteurs de s’informer sur le monde de l’autoédition avant de se lancer.

Mais si le succès était au rendez-vous ? L’auteur qui aura élaboré un plan d’affaire, un budget et organisé sa comptabilité vivra ce succès beaucoup plus sereinement que celui qui ne l’a pas fait.

 

Louise a écrit Bogue Céleste, Géants et Miniatures. Découvrez-les sur son site.

Projet édito // Autoédition

Série «Autoédition» : Entrevue avec Andrée-Ann Proulx pour «Les petits grands voyageurs»

Andrée-Ann Proulx est éducatrice spécialisée. Il y a plusieurs années, elle a décidé de se lancer dans l’autoédition. Cette année, elle réédite son album Les petits grands voyageurs découvrent le monde. Pour l’occasion, elle a accepté de répondre à mes questions sur l’autoédition.
Psst. Pour découvrir son travail, rendez-vous sur sa boutique Etsy. Toujours hésitant ? Voyez mon article sur mon blogue personnel, WOW lecture.

1. Quand et comment as-tu décidé de t’autoéditer ?

J’ai décidé de m’autoéditer presque au départ. Je voulais créer mon livre parce que ça faisait du sens pour moi. Je voulais avant tout léguer quelque chose à mes enfants en ce qui a trait à mes valeurs d’ouverture face à la différence, à la variété culturelle, à la prise du risque et au goût du voyage. Je voulais avoir le plus de liberté possible dans mon contenu. Aussi, je voulais travailler avec une illustratrice en particulier qui comprenait mon mood et avec qui j’avais une complicité artistique. Je suis passée par La Ruche, une plate-forme de sociofinancement pour avoir les fonds nécessaires pour faire imprimer mes livres. En récompense d’un don de 20$, j’offrais le livre. J’ai travaillé fort et j’ai rapidement atteint mon objectif. Après ça, je suis allée voir un éditeur jeunesse avec la première version imprimée de mes deux livres. On m’a dit que c’était intéressant, on m’a encouragé à persévérer, on m’a même proposé de me donner un coup de main, mais on m’a informée que ce n’était pas exactement ce qu’ils recherchaient, qu’ils ont plusieurs demandes, qu’ils ne prennent pas de collections complètes, etc. C’est certain que j’ai été déçue, car j’y aurais vu une grande fierté d’être édité par une belle maison d’édition jeunesse, mais en même temps je croyais en mon projet. Je me suis plutôt tournée vers la recherche de solutions pour améliorer mon produit et me faire connaître.

2. As-tu eu des doutes en cours de projet ?

Je n’ai jamais eu de doutes sur la bienveillance de ma mission d’entreprise et sur la pertinence de mes produits, mais oui j’ai eu bien des doutes. Je me suis sentie comme une impostrice dans le domaine du livre. Je ne savais pas si j’écrivais assez bien. J’étais constamment dans le doute, mais le doute m’a amenée à m’améliorer. J’ai engagé une graphiste professionnelle, une réviseure et une enseignante pour m’aider à peaufiner mon produit. J’ai réalisé que le fond était là, mais que mon livre pouvait être plus professionnel et plus complet. Je me suis entourée de professionnels. Ça m’a amené à réaliser des outils pédagogiques, des pistes de réflexion, des bricolages, un carnet de voyage, des macarons, des cartes postales, des étiquettes à bagages, alouette! J’ai toujours douté et je doute encore. J’essaie d’utiliser ce sentiment plutôt que de le laisser m’envahir et briser mon projet.

3. Quelles étaient tes peurs ? As-tu eu des périodes de découragement ? Si oui, comment te motivais-tu ?

Quand je suis passée par La Ruche, j’ai eu peur que les gens m’encouragent par charité, par pitié. J’avais envie de leur dire: « Tu sais, c’est pas grave si tu m’encourages pas! » Mais, quand des gens que je ne connaissais pas me disaient que leurs enfants aimaient mes livres, ça me donnait un peu plus confiance! Deux ans plus tard, j’ai encore peur que les gens n’aiment pas mon produit, mais j’ai travaillé très fort pour le rendre le plus aimable possible! Haha! Je me rationalise aussi en me disant qu’on ne peut pas plaire à tout le monde non plus!

4. Quelle étape a été la plus difficile pour toi ?

Le plus difficile pour moi est de bien comprendre le monde des finances qui va avec le fait d’avoir une entreprise. Je parle au présent parce que c’est encore un défi. Ce n’est vraiment pas mon domaine. Pour ça, j’accepte que mon comptable ait un peu pitié de moi!

5. As-tu eu du soutien, de l’aide pour t’y retrouver ?

Oui j’ai eu du soutien, et j’en ai encore. Je me suis toujours entourée de gens qui croyaient en moi. Le plus grand soutien que j’ai eu est celui de mon chum qui m’a toujours encouragée à aller de l’avant. Aussi, ma graphiste a été généreuse pour me coacher dans le monde de l’entrepreneuriat et du marketing. Je suis très choyée de les avoir et je sais mesurer ma chance!

6. Y a-t-il quelque chose que tu ferais différemment ? As-tu un conseil pour les gens qui se lance dans l’aventure ?

Si j’avais à recommencer, je ferais exactement la même chose. À quelqu’un qui veut se lancer dans l’aventure de l’autoédition, je lui dirais de foncer. Foncer sans attendre que tout soit parfait. Foncer en acceptant de douter, de s’améliorer. Foncer en acceptant d’être accompagné par différents professionnels (on ne peut pas performer dans tous les domaines). Foncer si c’est notre rêve, si ça a du sens dans notre vie, si ça nous allume.

Projet édito // Autoédition

Quelle est votre vision de publication?

Pourquoi planifier votre projet d’autoédition ? Ce serait tellement plus simple de suivre notre excitation et de se lancer sans même établir de plan au départ. Pourtant, la planification de votre projet d’autoédition vous guidera dans l’ensemble de vos décisions. La vision de publication, c’est ce que vous voulez comme résultat final. Quand vous fermez vos yeux et que vous vous voyez avec votre livre, que voyez-vous ? Quelles sont vos attentes ? Mes clients rient quand je leur demande leurs objectifs et que je leur demande s’ils veulent dominer le Québec et le monde. Votre vision de publication vous permettra d’atteindre ces objectifs qui semblent impressionnants au départ, mais qui vous animeront au cours des prochains mois. Voici pourquoi je veux vous parler de votre vision. Définissez-la, affichez-la, suivez-la.

Votre vision de publication

La vision répond à la simple question : où voulez-vous aller avec votre projet d’autoédition ? Vous souhaitez écrire vos mémoires et les remettre à votre famille ? Parfait. Vous souhaitez écrire un livre pour vos enfants ? Génial. Vous souhaitez écrire un roman et le vendre à quelques dizaines d’exemplaires ? C’est bon. Vous pouvez aussi viser plus haut ! Il n’y a pas seulement les maisons d’édition qui peuvent se mettre de rêver aux best-sellers. En fait, la vision est vraiment personnelle. Toutefois, ne vous empêchez pas de rêver. Votre vision doit vous motiver et même, vous faire un peu peur. Pourquoi ? Tout simplement parce que s’il n’est pas assez gros pour vous faire peur, vous n’y trouverez pas de défi. Un défi vous force à travailler sur vous et à vous dépasser.

Vote vision ne s’arrête pas seulement à votre diffusion. Elle peut aussi définir s’il s’agit d’un projet unique ou si vous souhaitez publier une série de livres. Elle peut aussi dire avec qui vous souhaitez travailler. Par exemple, vous pourriez souhaiter travailler avec un spécialiste reconnu dans votre domaine pour la rédaction de tel ou tel chapitre. La vision n’a aucune limite. À vous de déterminer la vôtre.

Comment définir ma vision ?

Comme nous venons de le dire, la vision est personnelle. Deux personnes avec le même projet n’auront sûrement pas la même vision. C’est pourquoi il est bien important de la définir clairement afin de choisir le bon chemin pour s’y rendre.

Votre pourquoi

En fait, en commençant votre projet, vous savez sûrement ce qui vous a poussé à l’entreprendre. Alors, si vous savez pourquoi vous écrivez ce livre, vous avez déjà une piste de votre vision. Est-ce pour aider les professeurs ou les parents-éducateurs ? Est-ce pour raconter votre histoire ? Si vous écrivez un livre pédagogique, il y a fort à parier que votre vision ne se limitera pas à votre entourage. Par contre, si vous souhaitez raconter votre vie, vous pourriez le faire seulement pour transmettre votre récit à vos enfants. Utilisez votre raison d’écrire pour bien définir votre vision.

Votre public-cible

Pour valider votre vision, vous pouvez également penser à votre public cible. Pour qui écrivez-vous ? Si vous écrivez pour les professeurs ou les parents-éducateurs, il serait incohérent de restreindre votre vision à votre ville, par exemple. Il y a des professeurs et des parents-éducateurs dans toute la province.

Comment utiliser ma vision ?

Votre vision de publication sera assurément une grande source de motivation. Voici quelques trucs pour ne pas perdre votre vision dans la folie du quotidien.

  1. Si vous êtes une personne visuelle, prenez le temps de l’écrire sur une feuille et de l’afficher dans votre lieu de travail ou votre bureau à la maison. Il est prouvé qu’en lisant plusieurs fois des mots ou des phrases qui résonnent pour nous, celles-ci auront une influence sur notre attitude et nos décisions. Par conséquent, si vous souhaitez réellement conquérir le Québec avec votre livre, écrivez-le dans un endroit où vous pourrez le voir quotidiennement.
  2. Dites-le à voix haute. C’est un truc que l’on voit très régulièrement, mais il est important de le rappeler. Il ne faut pas avoir peur de parler de nos projets. En en parlant à voix haute, vous donnez vie à votre projet. Vous prenez votre place et vous affirmez votre désir de réussir.

Que faire si vous avez commencé votre projet sans même déterminer votre vision ? Prenez le temps de vous arrêter quelques heures. Demandez-vous où vous voulez aller avec ce projet de publication. Peut-être connaissez-vous déjà la réponse, mais en l’affichant ou en le disant à haute voix, vous pourrez l’affirmer. Continuez à travailler sur votre projet ; vous verrez, les prochaines décisions que vous aurez à prendre auront plus de sens.

Alors, où allez-vous ?

 

Projet édito // Autoédition

5 éléments à ne pas négliger dans votre packaging

 

Combien de livres sont publiés par année ? Selon les statistiques, 4000 à 5000 sont publiés par année au Québec. De son côté, la France publie plus de 75 000 livres par année. Même s’ils ne sont pas tous disponibles ici, plusieurs milliers d’entre eux sont importés pour le marché québécois. Tous ces livres sont en compétition pour obtenir notre attention. Et quelle est la première fois que l’on regarde avant de s’approprier un livre ? Il y a fort à parier que vous regardez la couverture. Même si vous ne le voulez pas, elle aura un effet sur votre opinion. C’est pourquoi je voulais vous parler de votre packaging ou l’emballage. L’emballage est un élément non négligeable de votre marketing. Il doit être réfléchi afin de servir votre objectif : rejoindre vos lecteurs. Voici donc quelques éléments de packaging à réfléchir au moment de la production de votre livre.

1. La couverture et la quatrième de couverture

Quoi de plus excitant que de voir la couverture finale de notre livre ? Avant de pouvoir la contempler, il faut pouvoir prendre les bonnes décisions pour avoir une couverture qui parle à notre lecteur potentiel.

La qualité de votre couverture montrera aussi votre professionnalisme. Par exemple, si vous faites un livre (ou même un ebook !) pour montrer votre expertise, la couverture doit dégager expérience, professionnalisme, connaissance de votre sujet. La couverture établit votre image de marque. De plus, vous devez parler à votre lecteur. Par conséquent, vous devez bien connaître votre public cible et le genre de votre livre pour faire une couverture qui pourra les convaincre de feuilleter votre livre s’il est sur une table avec une dizaine d’autres titres. Optez pour un équilibre entre ce que vous aimez et ce que votre lecteur aimera. Par exemple, les livres historiques ou les livres fantastiques doivent répondre aux normes de ce genre.

Votre quatrième de couverture est en quelque sorte un pitch de vente. Vous avez très peu d’espace pour faire valoir votre livre. Vous devez piquer la curiosité de votre lecteur potentiel, mais vous ne devez pas tout lui dévoiler. Il faut créer du suspense tout en donnant assez de contenu pour que votre lecteur se reconnaisse et se sente interpeler. Beau défi n’est-ce pas ?

N’oubliez pas de penser à l’épine de votre livre. Il s’agit de la partie cachant la reliure de votre livre. Quelles informations voulez-vous écrire ? On y voit normalement l’auteur, le titre et le logo de la maison d’édition.

2. L’intérieur

Même si c’est l’intérieur, la maquette du livre fait partie de l’emballage. C’est l’emballage de votre texte, de vos mots. Vous devez prendre le temps de concevoir votre maquette avec un graphiste afin qu’elle réponde à des normes universelles, notamment pour la lisibilité. Par exemple, vous devez choisir une typographie facile et à lire et choisir une grosseur qui ne nuira pas à la lecture. Ce ne doit pas être trop gros ou trop petit. Les titres doivent être distinctifs, comme les titres courants et les numéros de page.

Avez-vous un index, une table des matières, des remerciements ? Comment ces composantes servent-elles votre contenu ? Comment vous permettront-elles de vous démarquer et d’atteindre votre objectif ? Quel est l’avantage concurrentiel de votre compétiteur ? Pouvez-vous offrir un outil qui vous permettra de vous distinguer à votre tour ?

Pour savoir davantage sur le processus de production, notamment les éléments graphiques d’un livre, suivez ma formation «CRÉER mon projet éditorial».

3. La jaquette

La jaquette d’un livre est cette enveloppe de papier qui recouvre le livre. On dit qu’elle sert à protéger le livre. Ça peut se justifier pour un beau livre, mais qu’en est-il des romans ? Est-elle vraiment utile ? Personnellement, je jette très rapidement la jaquette. Je la trouve encombrante et inutile. Souvent, il y a seulement une reproduction de la couverture. Elle n’apporte rien de plus.

Alors, pourquoi penser à une jaquette ? Demandez-vous si vous souhaitez protéger votre livre. Si oui, demandez-vous comment vous pourriez utiliser cet outil de façon créative. Voulez-vous l’utiliser pour montrer votre avantage concurrentiel ? N’oubliez pas que la jaquette doit tout de même reprendre des éléments essentiels (titre, auteur, élément visuel) afin que les gens puissent reconnaître votre livre même s’il est protégé.

4. Le bandeau

Le bandeau est cette fameuse bande de papier que l’on met par-dessus le livre. On le voit souvent dans deux situations :

a) un prix littéraire. Si le livre a remporté un prix littéraire d’importance, les éditeurs ajoutent parfois un bandeau sur lequel on peut mettre le nom du prix.

b) un auteur attendu ou un titre attendu. S’il s’agit d’un auteur populaire qui revient en force après un moment d’absence, ou s’il s’agit d’un livre tant attendu (pensons aux différents tomes d’une série par exemple), le bandeau peut permettre au lecteur de repérer l’information facilement sur une table.

L’utilisation du bandeau doit être réfléchie. Il s’agit de coûts supplémentaires qui peuvent être payant si vous avez un message à faire passer, mais il peut aussi être un simple bout de papier que les lecteurs s’empresseront de mettre aux poubelles. C’est la triste réalité, très peu de gens conservent les bandeaux. Ils savent bien qu’il s’agit d’un outil de promotion.

5. Les autres: signets, invitations, communiqués de presse, les produits dérivés, etc.

Le packaging ne s’arrête pas seulement à votre livre. Il s’agit aussi de tout ce qui l’entoure, que ce soit les signets, les invitations au lancement, les communiqués de presse, les produits dérivés, etc. Ces éléments doivent être alignés avec votre livre. Ils doivent respecter votre image de marque, que ce soit dans le message ou dans le l’aspect graphique de ces outils. Des outils ? Bien sûr ! Ce sont des outils qui soutiendront la promotion de votre livre.

Parfois, on peut douter de l’utilité des signets. N’en doutez pas ! Les signets sont un bel outil pour débuter la conversation. Une personne pourra s’arrêter pour prendre un signet et vous pourrez alors ouvrir la discussion. De plus, plusieurs personnes collectionnent les signets. Elles s’arrêteront irrémédiablement à votre table lors d’un événement pour prendre un de vos signets. À vous de prendre le temps de discuter avec eux. Soyez vendeurs ! Qu’on le veuille ou non, un livre est un produit qui doit être vendu pour être lu.

Les invitations au lancement et les communiqués de presse doivent véhiculer les informations essentielles. Par contre, elles doivent être en harmonie avec votre livre. D’ailleurs, pour mon blogue personnel, je reçois régulièrement des communiqués de presse. Pourtant, leur mise en page varie très rarement. Vous avez un peu de temps et de créativité, pour la réalisation de ces feuillets. Vous attirerez l’œil des personnes à qui vous enverrez votre livre. Vous augmenterez vos chances d’avoir de la visibilité. Rappelons que les journalistes, blogueurs, etc. sont souvent sollicités pour lire des livres. Donnez-leur le goût d’ouvrir le vôtre et de le lire !

Voyez à ce sujet ma vidéo sur le packaging de l’envoi de presse de Trois portugais sous un parapluie (sans compter le mort).

Avez-vous pensé à des produits dérivés ? Les produits dérivés peuvent être de bons choix pour annoncer votre livre. Du même coup, vous pourrez financer la publication de votre livre. Attention ! Les produits dérivés doivent être alignés avec votre vision de publication. Ce peut être des objets qui sont en «vedette» dans votre livre, ou des objets liés à votre sujet. Ce peut aussi être des objets connexes qui s’adressent au même public : un livre à colorier pour un livre pour enfants, par exemple. L’important, c’est de toujours garder en tête votre vision pour éviter de faire des produits inutiles ou qui n’attireront pas le bon public.

 

Alors, que ce soit pour votre livre ou pour tout ce qui l’entoure, vous devez toujours avoir une ligne directrice au niveau du message et du graphisme. Cette ligne directrice doit servir votre vision de publication. Quel est votre objectif ? Transmettre votre expertise, atteindre la rentabilité, vivre de vos publications, etc. À vous de le déterminer, mais garder en tête que votre emballage servira votre objectif. N’oubliez pas aussi qu’avec tous les livres qui se disputent l’attention des lecteurs, vous devez vous démarquer… du premier coup d’œil !

 

Projet édito // Autoédition

Édition et autoédition : chercher et trouver l’information

Quand j’étais à l’Université, je devais faire deux stages obligatoires. Malgré les dizaines de CV et lettres de présentation envoyées, j’ai seulement eu une réponse positive. Et encore, la personne n’avait jamais eu de stagiaire. Elle était seule dans sa maison d’édition et ne savait pas trop comment procéder, mais l’aide serait la bienvenue.

Je remercie encore cette personne, car elle m’a permis d’apprendre.

Apprendre l’édition. Point.

Tout simplement, parce que trouver de l’information sur l’édition, c’est compliqué. Quand j’étais étudiante et que je cherchais de l’information, je mettais plusieurs heures à faire des recherches par mot-clé dans Google. Heureusement, après quelques recherches, j’avais une base d’auteurs qui m’ont permis de découvrir d’autres auteurs, etc. Mais, si on sort de la théorie, il était vraiment difficile d’avoir de l’information pratique sur le fonctionnement de l’édition.

C’est d’ailleurs pourquoi je tiens ce blogue. Pour partager mon expérience et mes conseils. Évidemment, tout le monde a sa façon de travailler. Cependant, quand on souhaite aller à la rencontre du monde éditoriale, il faut chercher un peu la porte d’entrée.

Voici quelques questions en lien avec la recherche d’informations sur l’édition.

Pourquoi et quand chercher de l’information ?

J’en parle souvent, mais il faut planifier votre projet. Oui, écrire peut se faire de façon spontanée, au gré de votre inspiration. Par contre, pour passer en mode «Édition ou autoédition», il faut se préparer. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous entrez dans un milieu où l’attention du lecteur est accaparée par des centaines de nouveautés à chaque saison littéraire. Vous devez vous préparer à affronter la mer éditoriale.

Vous entrez dans un milieu où l’attention du lecteur est accaparée par des centaines de nouveautés à chaque saison littéraire. 

Si des centaines de livres sont publiés par année, sans oublier les livres qui sont importés de France, sachez que des centaines, voire des milliers sont refusés à la publication. En cherchant l’information, vous pourrez déterminer si vous tentez l’aventure dans une maison d’édition ou si vous préférez vous lancer dans l’autoédition. Vous pourrez, dans le premier cas, chercher les maisons d’édition qui pourraient être intéressées par votre type de récit. Vous pourrez également vous informer sur l’envoi de votre manuscrit.

Oui oui. Vous ne pouvez pas envoyer votre manuscrit n’importe comment aux maisons d’édition. Certaines refusent les manuscrits envoyés par la poste. Certaines les acceptent, mais refusent qu’ils soient reliés. Certaines exigent une lettre de présentation et d’autres exigent des normes de présentation du fichier. Un simple non respect de ces consignes vous mènera à un refus. Si vous n’avez pas pris le temps de lire les conditions, une maison d’édition pourra se questionner sur votre intérêt pour leur travail.

Quand chercher l’information ? Dès le début. Si vous écrivez pour le plaisir, prenez le temps de finaliser votre manuscrit. Vous ne serez donc pas influencés par tout ce que vous aurez lu. Par contre, il est important de ne pas retarder votre recherche d’informations. Si vous souhaitez vous lancer dans l’autoédition, vous pourrez ramasser les fonds nécessaires pour la production de votre livre tout en poursuivant son écriture.

Pour en savoir plus sur les étapes d’autoédition, je vous invite à suivre ma formation gratuite «DÉFINIR mon projet éditorial».

Quoi chercher ?

Quel chemin vous intéresse le plus : l’édition ou l’autoédition ? Voici quelques pistes de réflexion qui devront orienter vos recherches.

Édition

– Cibler les maisons d’édition

– Connaître leurs exigences quant à l’envoi de manuscrits

– Vous informer sur les maisons d’édition ciblées : nouveautés, ligne éditoriale, etc. (C’est comme une entrevue, soyez préparés et montrer votre intérêt dans votre lettre de présentation.)

Autoédition

– Connaître les étapes de publication

– Connaître les obligations pour la publication, par exemple le numéro ISBN

– Connaître les obligations financières

– Améliorer votre processus de marketing pour vendre votre livre, ça peut aller jusqu’à une formation en marketing comme la création d’un site web, la création d’une page Facebook pour vos publications, etc.

– etc.

Comment chercher l’information ?

Le principal problème de la recherche sur le milieu éditorial sur Google, c’est le nom même du domaine : l’édition. Avez-vous remarqué que si vous tapez «Édition» sur Google, vous ne trouverez JAMAIS ce que vous cherchez vraiment ? Vous aurez des millions de pages qui contiennent le mot «Édition» certes, mais surtout dans le sens de «1re édition, 2e édition, etc.» ou dans le sens de «Maison d’édition».

Il n’y a pas de réponse parfaite. Vous devez vous essayer, surtout si vous optez pour l’autoédition. Toutefois, il faut être alerte. Vous tomberez assurément sur des maisons d’édition à compte d’auteur. Il vous faudra distinguer l’information de la vente.

Voici quelques mots qui vous mèneront directement vers de l’information : ISBN, dépôt légal, données de catalogage, autoédition, etc.

Aussi, vérifiez que vous êtes bien sur une page québécoise. Les normes et obligations en France ne sont pas les mêmes.

 

Je continue de croire que l’information sur l’édition n’est pas assez diffusée. Si elle l’était, certains auteurs ne seraient pas déçus par les processus de sélection, les processus de correction qui suivent, etc. Une bonne recherche d’informations vous permettra d’entreprendre votre projet avec confiance.

Comme c’est la raison d’être de mon blogue, je vous invite à fouiller dans le contenu qu’il contient. Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question (et c’est fort possible), n’hésitez pas à m’écrire.

 

En vous abonnant à mon infolettre, vous aurez accès la page Ressources gratuites. Vous y trouverez une liste d’organismes intéressants pour ceux qui s’intéressent à l’édition. Abonnez-vous dans la barre latérale!

Écriture, rédaction

Comment un éditeur peut vous aider pour votre blogue ?

Sur les différents groupes Facebook, il arrive régulièrement que certaines personnes demandent l’aide d’un éditeur pour leur blogue. Qu’entend-on par «édition de blogue» ? Après discussion, j’ai souvent eu l’impression que ces personnes recherchent plutôt un réviseur. Mais, encore ? Dans cet article, je vous propose une réflexion sur ce qu’un éditeur peut faire pour votre blogue. Nous y discuterons de son rôle général, puis de son rôle pour votre blogue.

Un éditeur, qu’est-ce que ça mange en hiver ?

L’éditeur est tellement plus qu’un réviseur. En fait, il n’est même pas nécessairement réviseur. Bien qu’il se débrouille bien avec les mots, ce n’est pas sa spécialité. Voici les principales responsabilités d’un éditeur.

Le travail sur le manuscrit

L’éditeur travaille main dans la main avec l’auteur afin de peaufiner son texte. Ils travaillent ensemble la structure, les péripéties, etc. Bien entendu, le travail sur le manuscrit peut inclure la révision linguistique de celui-ci. Par contre, la révision est habituellement remise à un réviseur.

La construction d’un catalogue éditorial

L’éditeur a la responsabilité de bâtir un catalogue éditorial cohérent avec sa ligne éditoriale. La ligne éditoriale consiste en l’orientation de la maison d’édition, par exemple la publication de roman québécois érotique. La précision de la ligne éditoriale peut varier d’une maison d’édition à l’autre. (C’est pourquoi on dit souvent de vérifier la politique éditoriale d’une maison d’édition avant d’envoyer son manuscrit, question de ne pas faire un envoi inutile.)

Après tout, une maison d’édition est une entreprise. Elle doit être cohérente pour « entrer dans son argent ».

Le travail de promotion

L’éditeur a la responsabilité d’assurer la promotion des livres de son catalogue. Il crée des argumentaires pour les représentants, organise des lancements à l’occasion, organise la présence aux salons du livre, envoie des communiqués de presse aux différents médias, etc.

Comme je le disais, il s’agit de quelques responsabilités de l’éditeur. Voyons comment celles-ci peuvent s’appliquer à votre blogue.

Un éditeur pour votre blogue

Bloguer demande beaucoup de travail : la rédaction, la promotion et les différentes tâches entourant la mise en ligne. Bien souvent, les blogues sont des projets personnels qui ne rapportent pas vraiment d’argent. Alors, selon les objectifs du blogueur, il peut être stressant d’investir dans de l’aide. Par contre, cette aide peut être précieuse pour faire passer votre blogue à un autre niveau. Voici comment les rôles de l’éditeur pourraient s’appliquer à votre blogue.

Le travail sur le manuscrit : billet de blogue

L’éditeur peut travailler avec vous vos billets de blogue. Il vous permettra d’aligner et de structurer votre message. Il vous aidera à peaufiner votre contenu. Il pourra souligner les passages plus faibles, les phrases qui sont vides de sens. Il pourra vous dire si vous tournez en rond ou si vous atteignez vraiment votre objectif. Il vous dira si les titres choisis servent bien le contenu, etc. L’éditeur est un œil extérieur qui vous aidera à améliorer votre texte.

La construction d’un catalogue éditorial : le calendrier éditorial

Même si ce n’est pas toujours vrai, l’éditeur doit être structuré. Je dis que ce n’est pas toujours vrai, parce que certains éditeurs sont plus créatifs que d’autres. Certains organisent leur entreprise avec des objectifs et des stratégies. D’autres iront au fil des saisons littéraires. À chacun son style. Dans un cas comme dans l’autre, il est habile pour structurer un catalogue éditorial.

L’équivalent du catalogue éditorial pour le blogue ? Le calendrier éditorial. L’éditeur pourra vous aider à bâtir une ligne éditoriale pour votre blogue. Attention ! C’est à vous de trouver votre niche, mais il pourra vous guider dans le choix des articles. Il pourra vous proposer certains sujets auxquels vous n’aurez même pas pensé. Ensemble, vous pourrez bâtir un calendrier éditorial cohérent qui vous permettra d’atteindre vos objectifs.

Je parle souvent de planification sur ce blogue. Ici, c’est exactement ce qu’il faut faire. Penser à vos sujets à l’avance afin de les organiser dans une véritable stratégie. Parfois, on tasse un sujet pour profiter d’une vague. Tant mieux ! Le calendrier éditorial ne doit pas être rigide. Il doit pouvoir s’adapter aux tendances, mais il doit répondre à votre objectif aussi. Par exemple, si vous souhaitez promouvoir un cours gratuit sur un sujet précis, vous pourrez intéresser vos lecteurs en préparant une série d’articles sur le sujet avant d’annoncer votre cours gratuit.

Le travail de promotion : la gestion de médias sociaux et autres

Que vous soyez auteur de livres ou blogueur, une chose est sûre : vous devez vous faire connaître pour être lus. La promotion est incontournable ! Ce n’est pas à l’éditeur de faire tout le travail. Après tout, il s’agit de votre travail. Vous devez vous vendre.

Comment l’éditeur peut-il vous aider ? L’éditeur pourrait vous aider à travailler sur votre kit média par exemple. Il pourrait, dans certains cas, vous suggérer des idées d’entreprises à contacter. Il ne faut pas oublier que l’éditeur est avant tout une aide sur votre contenu. Il pourrait vous aider à bâtir votre contenu pour les médias sociaux. Attention. Ce ne sont pas tous les éditeurs qui sont à l’aise avec les médias sociaux et les techniques de promotion spécifiques au blogue. C’est pourquoi il faut choisir un éditeur qui n’est pas seulement un éditeur de livre, mais un éditeur qui connaît bien le domaine du blogue. À cette étape, il faut discuter avec l’éditeur de vos besoins. Il doit aussi pouvoir vous dire ce qu’il peut et ne peut pas faire pour vous.

 

Comme je le disais plutôt, un blogue est souvent un projet personnel et y investir de l’argent peut être stressant. Par conséquent, vous serez tentés par les bas tarifs de certains éditeurs. Il y a une chose à ne pas oublier. Rien n’est plus important que l’ambiance de travail. Si vous payez moins cher, mais que vous êtes constamment en conflits, vous serez sûrement heureux d’investir un peu plus pour bâtir une véritable relation de confiance qui vous permettra de grandir et de vous accomplir.