All Posts By

Marie-Michèle

Projet édito // Autoédition

Pourquoi poser les bases de son projet d’autoédition?

En janvier 2019, j’offrirai un atelier en ligne, Je publie mon livre en 2019. Cet atelier permettra aux participants de poser les bases de leur projet en autoédition. Je jase souvent de planification et vous vous demandez peut-être pourquoi. À quoi sert la planification de son projet en autoédition? Après tout, on écrit, on publie et hop! Et s’il y avait plus? Oui, il y a plus si vous avez les bonnes bases. Voici quelles sont les bases et pourquoi vous devriez y réfléchir.

Avoir une vision pour aller plus loin.

La vision ne se limite pas à imaginer votre livre. Il faut aller plus loin.

Quel est votre objectif? Votre vision sera influencée par votre objectif. Si vous souhaitez laisser vos mémoires à votre famille, vous n’aurez certainement pas la même vision que si vous souhaitez sensibiliser les gens à une cause.

Donc, définissez votre vision (et nous le ferons dans l’atelier). Pourquoi? Vous pourrez:
– préparer votre promotion.
– prendre des décisions cohérentes pour la mise en page (par exemple, choisir des photos, imprimer en couleur, etc.)
– choisir où vendre votre livre.

Définir sa mission pour pouvoir échanger avec vos lecteurs.

Qu’est-ce qu’une mission? C’et la raison profonde pour laquelle vous avez écrit ce livre.

Vous la connaissez forcément, même si vous ne l’avez pas encore énoncée clairement. Il faut seulement prendre le temps d’écouter votre coeur.

Pendant l’atelier, nous prendrons le temps de l’écrire pour vous aider à présenter votre livre à votre lecteur. Vous pourrez les toucher et les amener à s’identifier à vous, à votre histoire.

Faire le point sur les priorités pour faire progresser votre projet. 

Peut importe où vous en êtes dans votre projet, il est important de faire le point sur vos priorités. Où en êtes-vous? Quelles sont vos priorités?
– Terminer la lecture de votre manuscrit.
– Faire une relecture.
– Faire un budget et économiser.
– Chercher des collaborateurs.
– Etc.

Et pourquoi? La réponse est évidente. Comment avancer si vous ne savez pas ce que vous devez faire. 

L’autoédition suit votre rythme. Donc, priorité n’est pas synonyme de rapidité. Prenez le temps de vous arrêter. Il faut être patient pour atteindre une qualité de pro. (Si ça vous aide, utilisez un échéancier pour vous motiver.)

Lister vos besoins pour passer à l’action.

Dans votre plan, vous devez savoir ce dont vous avez besoin pour passer à la prochaine étape, non? Donc, prenez une pause pour faire une liste. Et si vous me suivez depuis un moment, vous savez que je ne crois pas que l’autoédition se fait en solo. On ne peut pas être bon dans tout. Alors, misez sur un livre de qualité plutôt que de tout vous mettre sur les épaules.

Pourquoi faire cette liste? Pour savoir ce que vous avez besoin et prévoir le coup (et le coût). Avez-vous besoin de temps, de collaborateurs, d’inspiration, d’illustrations, de photos, etc.? Soyez prêts à investir et à vous donner la chance de réussir. Soyez à la hauteur de votre mission et de votre travail sur ce livre.

 

Pendant l’atelier, nous définirons les priorités et les besoins des participants. Oui, vous pouvez le faire vous-mêmes. Par contre, parfois, il faut cette petite poussée pour se lancer. Donc, si vous souhaitez vous joindre à nous, suivez ce lien.

Et surtout, posez vos bases pour amener votre projet là où il le mérite. 

Promotion

Profiter de Noël en autoédition

Noël est une période importante pour un éditeur. Les livres font de parfaits cadeaux à mettre sous le sapin. C’est souvent à ce moment que l’éditeur fait les ventes les plus importantes de l’année, à quelques exceptions près. Pourquoi est-ce que ce devrait être différent pour l’autoédition ? Un livre autoédité de qualité a aussi sa place dans un bel emballage cadeau, mais comment profiter de cette vague festive ? Dans les prochaines lignes, nous ferons un brainstorm pour augmenter votre visibilité pendant les fêtes.

Bien sûr, la visibilité ne se gagne pas en un clin d’œil. Au contraire, ça se travaille sur plusieurs mois. C’est pourquoi on dit souvent qu’il faut faire la promotion de son livre avant qu’il soit imprimé et disponible à la vente. En autoédition, cette affirmation est encore plus vraie. Comme vous n’avez pas accès aux canaux de diffusion que les éditeurs utilisent, il faut faire preuve de créativité pour vous faire connaître. Donc, même si cet article vous donne des pistes de réflexion, vous devez déjà avoir fait un travail en amont pour attirer l’attention. Ce n’est pas en appliquant une des idées ci-dessous que vous aurez instantanément des ventes. Sortez l’entrepreneur en vous et apprenez à vous vendre.

Pourquoi votre livre serait un bon cadeau de Noël ?

C’est facile de dire qu’on veut vendre notre livre, mais il faut savoir comment il pourra plaire aux lecteurs. Ce n’est pas suffisant de dire : « Il est bon. » On ne peut pas vous croire. Pour savoir s’il est bon, le lecteur doit le lire. C’est d’ailleurs un défi du livre. Comment peut-on savoir si on fait un bon achat ? On ne le peut pas, tant qu’on ne l’a pas fait.

Du coup, vous devez trouver comment votre livre plaira et aidera votre lecteur. Vous devez y croire profondément et faire passer le message. Donc, vous ne devez pas vendre votre livre seulement. Il faut vendre ses bienfaits et tout ce qui l’entoure. Prenons un exemple. Disons que vous avez écrit un livre sur le jardinage pour débutants (parce que je prends toujours cet exemple), comment votre lecteur sera convaincu de faire un bon choix ? Peut-être que vous lui offrirez la chance de mettre de la vie dans son environnement. Peut-être que vous lui offrez d’enfin avoir un jardin de rêves… sans se casser la tête ! Peut-être même que vous lui offrez la solution pour éviter que ses plantes meurent après quelques jours seulement (bien souvent mon cas).

Alors, avant même de bâtir votre stratégie de promotion, réfléchissez à la valeur de votre livre. En quoi se distingue-t-il et comment votre lecteur grandira après sa lecture ?

Vos médias sociaux

En autoédition, les médias sociaux ont une place bien spéciale dans la stratégie de promotion. Bien utilisés… et surtout, utilisés avec créativité, ils peuvent offrir une belle visibilité et vous permettre de rejoindre des dizaines, voire des centaines et des milliers de personnes. Pour arriver à ce résultat, il faut travailler fort et avoir une idée originale.

Dans cet article, nous nous concentrons sur Noël. Par contre, vous pourrez reprendre ces idées pendant l’année. Vous pourrez aussi surveiller l’arrivée prochaine d’une formation sur les médias sociaux en 2019. Voici donc quelques idées pour animer vos pages.

  1. Partager des extraits de votre livre.
  2. Partager votre parcours, vous présenter. (Quand on s’attache à l’auteur, on veut tout lire de lui !)
  3. Partager les raisons de lire votre livre.
  4. Présenter le contenu de votre livre. Préparez des publications à chaque semaine pour présenter un thème de votre livre.

Faites une recherche sur le Web pour découvrir des dizaines d’idées de publications et adaptez-les à votre produit: votre livre.

Faire parler de vous

Disons-le, votre visibilité est limitée au départ. Vous avez votre famille, vos amis et l’objectif, c’est de rejoindre des gens que vous ne connaissez pas. Pour faire cela, il peut être intéressant de communiquer avec des influenceurs, blogueurs et autres médias pour parler de votre livre. Ceux qui misent sur le local sont de bonnes personnes à contacter au départ. Ce peut être votre journal local ou un influenceur qui vient de votre patelin.

Oui, mais comment les contacter ? Écrivez-leur. Assurez-vous de connaître leurs intérêts. Si vous faites un livre de jardinage et que vous contactez un blogueur qui parle de sports, le lien ne sera peut-être pas évident. Surtout, préparez une offre. Dans ce cas, il faut être prêt à offrir au moins un livre. Vous pourriez leur demander s’ils seraient intéressés à faire une entrevue avec vous, s’ils veulent en parler avec leurs abonnés, s’ils voudraient organiser un concours pour Noël, etc. Dans tous les cas, n’oubliez pas d’écrire comment vous procurer votre livre. Les gens ne font pas l’effort de chercher sur Internet pour trouver un truc dont ils ont entendu parlé à telle ou telle place. Il faut faire simple simple simple.

Évidemment, pour pouvoir les contacter, vous devez les connaître. Du coup, restez à l’affût. Informez-vous et surveillez les opportunités.

Créer des partenariats

Qu’est-ce que ça veut dire ? C’est le moment de sortir votre créativité. Vous pouvez vous unir à une autre entreprise pour créer des paquets cadeaux. Voici des exemples.

  1. Vous avez un livre de jardinage. Pourquoi ne pas offrir des petits outils de jardinage ? Un certificat-cadeau pour un court de jardinage ?
  2. Vous faites un livre pour enfants. Pourquoi ne pas offrir un petit jouet, une peluche, un cahier à colorier ?
  3. Vous faites un livre pour les mamans. Pourquoi ne pas offrir des produits de bien-être, des serviettes douces, des bougies, etc. ?
  4. Vous faites un livre qui demande de la réflexion. Pourquoi ne pas offrir un cahier et un crayon avec votre livre ?

Je crois que vous voyez un peu le genre. Les paquets cadeaux sont appréciés, car ils permettent d’offrir un cadeau spécial et complet. Vous pourrez aussi profiter de la visibilité de l’autre entreprise. Bien sûr, vous devez aussi faire la promotion de votre côté. C’est du donnant-donnant.

Faire une surprise

Sérieusement, qui n’aime pas les surprises ? Certaines personnes oui, mais en général, on aime bien avoir un petit plus. Ça fait un doux velours. Donc, vous pouvez proposer d’ajouter une petite surprise avec chaque commande. N’oubliez pas que cette surprise ne doit pas ajouter des frais de livraison sur votre commande. Elle ne doit donc pas être grosse ou trop lourde.

Vous pouvez aussi proposer de joindre un emballage cadeau à votre commande. Vous pourrez ajouter un petit sac avec du papier de soie, ou une quantité suffisante de papier d’emballage pour éviter que vos lecteurs courent dans les boutiques pour se procurer un emballage.

 

Ce ne sont que quelques idées pour vous aider à augmenter votre visibilité pendant les Fêtes. Comme vous le savez, le monde est envahi par des milliers de livres par année, sans oublier les livres qui sont parus les années précédentes. Du coup, il faut prendre le temps de réfléchir à votre stratégie pour vous permettre de sortir du lot. Soyez à l’écoute de vos lecteurs. Parlez-leur de choses qui les intéressent.

Votre livre n’est pas terminé ? Profitez des prochaines semaines pour observer ce que les auteurs font pour se faire remarquer. Prenez des notes et soyez prêts pour l’année prochaine !

Promotion

Préparer la page de vente de son livre

Le 27 septembre 2018, j’ai reçu Alexandra Martel en live sur ma page Facebook. Alexandra est une pro de l’écriture persuasive. De quoi ? Oui oui, de l’écriture pour vendre. D’ailleurs, son entreprise se nomme Les mots pour vendre. Alexandra est la pro des pages de vente. C’est pourquoi je l’ai invitée. Quand on est auteur, on n’est pas nécessairement bon vendeur. Voici donc les trucs d’Alexandra.

Qu’est-ce qu’une page de vente ?

C’est une page de votre site où vous vendez votre livre. En fait, vous ne vendez pas votre livre. Vous vendez les bénéfices que le lecteur en tirera. Vous devez donc vous adresser à votre lecteur. N’écrivez pas trop au « je ». Utilisez plutôt le « tu » ou le « vous ».

Que doit contenir une page de vente de livre ?

Voici en rafale les informations à inclure dans votre page de vente. Attention, elles ne sont pas nécessairement en ordre.

  1. Le résumé.
  2. Si vous faites un livre de non-fiction, un aperçu de la table des matières.
  3. Les bénéfices qu’en retirera votre lecteur.
  4. Les témoignages de lecteurs déjà conquis.
  5. Un appel à l’action, c’est-à-dire la possibilité pour le lecteur d’acheter votre livre.
  6. Une présentation de vous.

Où prendre ses témoignages ?

Bien entendu, il est possible que vous n’ayez pas de témoignages de lecteurs au moment de la vente de votre livre. Par contre, vous pouvez contacter vos premiers lecteurs après quelques semaines pour savoir où ils en sont et s’ils apprécient leur lecture. Vous aurez donc des témoignages pour garnir votre page de vente.

Parler de soi

Lors de notre discussion, Alexandra a précisé qu’il fallait être prudent lorsqu’on se présente sur une page de vente. Il ne faut pas trop parler de soi. En fait, il faut parler de soi en parlant au « vous ». Nébuleux ? Voici son exemple. Quand on demande à Alexandra ce qu’elle fait dans la vie, elle ne commence pas en parlant de son parcours en droit pour atterrir en marketing. Elle commence en disant : « As-tu de la difficulté à vendre tes produits ? » Si la réponse est oui, elle lui dit : « Je peux t’aider. » Boum. Elle a fait une entrée en matière remarquée qui a tout de suite séduit son interlocuteur. Vous devez faire la même chose sur votre page de vente. Vous pouvez même commencer votre texte avec une question qui accrochera votre lecteur.

Les éléments visuels

Les éléments visuels font partie de votre page de vente. Vous devez donc en inclure lorsque c’est pertinent. Il faut bien entendu la photo de couverture de votre livre. Si vous pouvez le faire en mockup, c’est encore mieux. Qu’est-ce qu’un mockup ? C’est un montage qui montre la couverture de votre livre sur un livre fictif.

Vous pouvez également ajouter des photos pour illustrer les différentes parties de votre livre par exemple. La photo doit être pertinente et servir le contenu du livre.

Pour voir un mockup et l’utilisation des visuels sur une page de vente, vous pouvez voir la page de vente d’une cliente d’Alexandra. (Ce n’est pas Alexandra qui a écrit cette page de vente, mais ça vous donnera une bonne idée.)

Un extrait du livre

Vous pouvez aussi offrir un passage de votre livre, que ce soit en téléchargeant les premières pages ou en ayant l’option pour feuilleter les premières pages. Le lecteur pourra vraiment voir ce qu’il achète.

La rédaction persuasive… de quoi ?

Lors du live avec Alexandra, je lui ai demandé de nous parler de la rédaction persuasive. Persuasif, n’est-ce pas perçu négativement ? Oui et non. En fait, la rédaction persuasive se fait tout en subtilités. Évidemment, on veut vendre, mais on ne veut pas avoir l’air de vendeurs d’assurance ou de voitures.

L’idée, c’est d’opter pour une écriture douce qui exprime l’empathie, sans mettre de pression à l’acheteur. Alors, il est très important de ne pas culpabiliser votre lecteur. Ce n’est pas de sa faute s’il ne sait pas faire telle ou telle chose. Par contre, votre livre peut l’aider à aller de l’avant. C’est pourquoi vous devez vendre cette solution. Et c’est cette solution que les lecteurs achèteront.

Pour faciliter votre réflexion, Alexandra propose un exercice AVANT/APRÈS. Prenez une feuille et d’un côté, écrivez AVANT. De l’autre, écrivez APRÈS. Sur le côté avant, décrivez comment votre lecteur se sent avant la lecture de votre livre. De l’autre, comment vous aimeriez qu’il se sente après avoir lu votre livre. Pour bâtir votre page de vente, vous pouvez accrocher votre lecteur en lui parlant de son avant pour l’amener vers le après. C’est un exercice d’écriture qui, s’il est bien fait, convaincra votre lecteur idéal. Donc, prenez le temps de la travailler.

En résumé…

Voici quelques éléments à garder en tête.

  1. À qui parlez-vous ? Prenez le temps de décrire votre lecteur idéal.
  2. Quelle transformation (solution) lui vendez-vous ? Comment se sentira-t-il à la fin de sa lecture ?
  3. Avez-vous inclus des éléments visuels ? Sont-ils pertinents ?

 

Si vous voulez un coup de main pour bâtir votre page de vente, je vous invite à visiter le site Les mots pour vendre pour contacter Alexandra.

Projet édito // Autoédition

Concrètement, comment on fait ça un livre ?

Ça y est, vous voulez publier votre livre dans les prochains mois… et la seule question qui vous vient en tête c’est : « Comment je fais ça ? ». Bon. Vous avez une petite idée quand même, mais vous demeurez incertains. Quand on parle d’autoédition, les auteurs peuvent adapter les étapes à leurs besoins. Tout de même, il y a des incontournables. Voici le chemin complet de l’autoédition.

Faire lire son manuscrit

Voici une étape que vous aimeriez bien sauter… On est persuadé d’avoir un manuscrit génial, on a peur de la critique ou on veut tout simplement épargner des sous. Et même si vous avez déjà beaucoup travaillé sur votre manuscrit, un regard extérieur peut vraiment faire la différence dans la qualité de votre texte. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous avez le nez collé dessus et vous ne voyez plus les faiblesses. Quelles sont vos options pour faire lire votre manuscrit ?

  1. Les bêta-lecteurs

Qu’est-ce que c’est ? Ce sont des lecteurs bénévoles qui liront votre manuscrit en vous offrant leurs commentaires les plus sincères et les plus pertinents. Le danger ? Tomber sur des bêta-lecteurs qui ne le font pas pour la bonne raison et ça peut se traduire par peu de commentaires, des commentaires peu pertinents, etc. Par contre, en choisissant bien vos bêta-lecteurs, vous pourrez avoir l’avis de vos lecteurs idéaux.

  1. Le lecteur professionnel

Disons-le. Vous devrez payer. C’est assurément le gros désavantage de cette option. Par contre, vous aurez l’avis de personne qualifiée dans le domaine de l’édition. D’une personne qui en a vu d’autres. Une personne qui pourra mettre le doigt sur les petites incohérences, les passages un peu plus mous. Une personne qui pourra vous accompagner dans la réécriture de certains passages. Les lecteurs de manuscrit offrent souvent plusieurs forfaits, d’une lecture en surface à une lecture très approfondie.

Faire réviser son texte

Étape incontournable. Même si vous croyez être bons en français, faites réviser votre texte. Le réviseur a un petit quelque chose de plus. Il verra des choses que vous n’auriez jamais vues et même, il pourra soulever les dernières incohérences, les petites répétitions, etc. Vous faites un manuscrit un peu particulier et vous avez peur que le réviseur défasse votre travail ? N’hésitez pas à lui en parler et à lui donner des consignes, par exemple de ne pas toucher aux dialogues à moins qu’il y ait une coquille parce que vous voulez garder la façon de parler particulière de votre personnage.

Pour ne rien oublier, téléchargez la checklist gratuite Mon projet d’autoédition en 11 étapes.

Faire monter son livre par un professionnel (couverture incluse)

Rien. Rien. Rien ne va remplacer le travail d’un graphiste. Rien. Le graphiste connaît les codes graphiques pour créer une maquette qui répond réellement à vos besoins. Et, la couverture compte aussi. Vous ne pouvez pas faire votre couverture vous-mêmes. C’est trop important. C’est la première chose que le lecteur voit. Elle doit donc être de qualité et dégager du professionnalisme. Vous pouvez même acheter des couvertures préfaites par des graphistes à petit prix. Évidemment, une couverture originale est préférable, mais si vous avez un petit budget, une couverture en vrac est mieux que rien. Pensez que vous voulez attirer l’attention de votre lecteur potentiel.

Faire corriger son livre

J’ai l’impression que les auteurs sous-estiment souvent cette étape. Pourtant, la correction des épreuves est vraiment un must. Un correcteur d’expérience sera à la fois un réviseur et un correcteur d’épreuves. Il va s’occuper des dernières coquilles. Il pourra remarquer les petites erreurs d’uniformisation. Il va s’assurer que la maquette fonctionne partout (et proposer des solutions au besoin). Il va vérifier les coupures de mots en fin de ligne aussi. Bref, le correcteur, je l’adore. C’est dur de s’en passer.

Vérifiez avec votre réviseur. Il offre peut-être ce service. Et vous seriez surpris de toutes les erreurs qu’on trouve une fois que le manuscrit est mis en page. C’est complètement une autre façon de voir votre texte.

 

Ensuite, le chemin varie.

Voulez-vous faire imprimer votre livre ou non ?

 

Faire imprimer… ou non

Ici, vous pouvez prendre plusieurs chemins.

  1. L’impression

C’est vraiment excitant pour tenir son livre dans ses mains. Par contre, il faut penser que les boîtes de livres seront chez vous tant que vous ne les vendrez pas.

  1. Le format numérique seulement

Vous pouvez le proposer sur votre site, mais aussi sur différentes plateformes de diffusion numérique. L’avantage ? Vous n’avez pas à gérer de stock. Le désavantage ? Vous vous limitez aux personnes qui aiment lire en format numérique et qui, dans certains cas, ont une liseuse.

  1. L’impression et le format numérique

Pourquoi vous limitez à un ou à l’autre ? Profitez des avantages de chacun et surtout, réfléchissez à votre lecteur cible. Comment lit-il ? Si vous vous adressez à un public plus âgé, il ne sera peut-être pas familier avec la technologie.

 

Voici donc une vue d’ensemble du chemin pour faire votre livre. À travers ces étapes, vous devez commander votre ISBN et demandez votre dépôt légal. Vous pouvez également demander de participer aux données de catalogage (CIP), mais ce n’est pas obligatoire. Vous devez enfin penser à votre distribution et à votre promotion. Comment vendrez-vous votre livre et comment vous ferez-vous connaître ?

 

Prêts à vous lancer? La formation en ligne Mon projet d’autoédition en 11 étapes est la bible de l’autoédition. Plus de 4 heures de vidéos pour aborder votre projet comme un pro!

Projet édito // Autoédition

Quoi planifier pour mon projet d’autoédition ?

En autoédition, il y a beaucoup à penser. En dehors de son livre, il ne faut pas oublier tout l’aspect administratif (ISBN, dépôt légal, etc.), la promotion et la vente. C’est pourquoi la planification est essentielle… pour ne pas en perdre des bouts. Planifier, c’est se donner une vue d’ensemble de son projet pour :

  • prévoir les prochaines étapes ;
  • élaborer un plan de promotion et de distribution avant la sortie du livre ;
  • voir venir les problèmes, par exemple les retards.

Dans cet article, je vous propose de regarder quoi planifier dans votre projet.

La production de votre livre

Dès que vous approchez de la fin de la rédaction, vous pouvez commencer à planifier la production de votre livre. Vous pouvez demander des soumissions aux personnes avec qui vous aimeriez travailler. Vous pouvez également leur demander leurs disponibilités pour avoir une meilleure idée du moment où ils pourront travailler sur votre projet.

La planification à cette étape vous permet de coordonner le travail des membres de votre équipe. Et surtout, vous ne pouvez pas les mettre « back à back ». Vous devez vous donner du temps. Par exemple, si vous voulez prévoir les étapes de révision et de mise en page, il faudra :

  • demander une date de livraison approximative à votre réviseur ;
  • vous garder un petit coussin en cas de retard ;
  • garder du temps pour votre validation ;
  • garder un autre petit coussin si vous avez des questions pour le réviseur.

Tout cela, avant la prochaine étape.

Vous devez être réaliste. Si vous travaillez à temps plein, que vous avez des enfants, que vous avez d’autres engagements, etc., aurez-vous vraiment le temps de valider la révision de votre livre en une semaine ?

Donc, faites l’exercice pour chaque étape (lecture professionnelle, révision, graphisme, infographie) et vous aurez une date approximative pour prévoir l’impression de votre livre.

La date de parution de votre livre

Qu’est-ce que la date de parution de votre livre ? Il s’agit de la date à laquelle il est prêt pour la vente. Prévoir la parution de son livre permet d’annoncer quand il sera réellement en vente.

Il faut donc calculer le temps d’impression ainsi qu’un petit coussin pour évaluer la date de parution.

La date de lancement de votre livre

Si vous décidez d’organiser un lancement pour votre livre, vous devez connaître sa date de parution. Après tout, vous voulez en avoir des copies à vendre lors du lancement. Vous calculerez donc un coussin entre la date de parution et le lancement du livre. Vous aurez également besoin de planifier la réservation de la salle, du traiteur, de la musique, les personnes qui vous aideront, etc.

La promotion

Pour moi, c’est un des points essentiels de la planification. Sans votre planification des étapes précédente, vous ne pourrez pas planifier votre promotion. Vous devez planifier pour savoir :

  • quand commencer à parler de votre livre ;
  • quand faire une prévente (si vous le souhaitez) ;
  • à quels événements vous voudrez participer pour vendre votre livre ;
  • quand organiser un tirage (si vous le souhaitez) ;
  • où vous voudrez vendre votre livre ;
  • etc.

Et je vous donne indice, ça ne se planifie pas au moment que vous avez le livre dans vos mains. Il sera trop tard.

La planification est un moyen de professionnaliser votre aventure d’autoédition. Vous savez où vous allez et comment vous y allez. Vous savez ce que vous voulez et surtout, vous montrez que vous abordez votre livre comme un produit à vendre et à diffuser auprès de ses lecteurs potentiels.

 

Pour savoir quoi planifier à chaque étape, téléchargez la checklist «Mon projet d’autoédition en 11 étapes». 

Écriture

Écrire : 11 défis pour garder la motivation

Notre motivation peut rapidement « prendre le bord ». Que ce soit la température, les changements d’humeur, l’horaire de la semaine ou tous les petits aléas de la vie, notre niveau de motivation peut rapidement changer. Parfois, il faut profiter du temps et laisser aller les choses. D’autres fois, on a envie de brasser la cabane un peu pour se réveiller. Dans cet article, je vous propose 11 défis pour continuer de travailler sur votre projet… même si la motivation n’est pas au rendez-vous.

1. Avoir une routine.

S’il y a bien un défi difficile à tenir, c’est la constance. Écrire toutes les semaines, tous les jours ? Choisissez un rythme réaliste, mais où vous vous sentirez mis au défi ! Choisissez un objectif en mot ou en temps.

2. Écrire une lettre à l’auteure qu’on est ou à l’auteure que l’on sera.

Décrochez de votre projet et écrivez-vous une lettre. Écrivez-vous où vous voudriez être dans un temps x. Le site Futureme vous permet d’écrire votre lettre et de programmer son envoi dans un délai qui vous convient. Imaginez la surprise dans un an, deux ans ou 10 ans quand vous recevrez cette lettre dans votre boîte de réception. C’est le temps de travailler pour atteindre ses objectifs !

3. Prendre du recul.

Vous n’êtes pas pressés de terminer votre manuscrit ? Pourquoi ne pas le laisser mijoter pendant un moment ? Souvent, quand on est bloqué, prendre du recul est un bon moyen de laisser reposer ses idées et de trouver des solutions à des problèmes épineux.

Attention ! Revenez-y dès que l’envie vous prendra, pour ne pas manquer le bateau. Tout à coup que l’inspiration ne reviendrait pas…

4. Imprimer son texte ou le lire sur un autre support.

Bloqué ? Découragé ? Changez de support ! Vous écrivez à l’ordinateur, imprimez votre manuscrit. Vous écrivez à la main, écrivez votre texte à l’ordinateur. Changer de support permet d’avoir un nouveau regard sur votre manuscrit.

5. Faire lire son manuscrit à une personne de confiance.

Oh là là ! Quel stress ! Faites lire votre manuscrit à une personne objective et digne de confiance. Elle vous donnera des commentaires constructifs. En quoi est-ce motivant ? Vous sentez que vous passez à la prochaine étape, que vous progressez. Rien de plus motivant que de sentir qu’on avance dans un projet et que la prochaine étape est à la portée de la main.

6. Faire la liste de 10 lieux où on aimerait vendre son livre.

Nous avons tous nos lieux préférés, et pas nécessairement des librairies. Est-ce le café où vous allez écrire souvent ? Offrez-leur de le vendre en mentionnant qu’il a été écrit en grande partie à une de leurs tables. Est-ce votre boutique cadeau préférée ? Votre pépinière de quartier ? Soyez créatifs et rêvez.

7. Faire la liste de 10 événements auxquels on aimerait participer pour vendre son livre.

Pour vendre en autoédition, l’idéal est d’aller à la rencontre du public. Prenez un moment pour faire une liste d’événements auxquels vous souhaiteriez participer pour parler de votre livre. Est-ce la fête de votre village ? Un événement littéraire de votre livre ? Une braderie ? Un salon spécifique à votre domaine ?

8. Écrire la vision qu’on a de son livre.

Avez-vous déjà pris le temps de penser à ce que vous vouliez accomplir avec votre livre ? Prenez un moment pour écrire votre vision de votre livre. Serez-vous une vedette de la littérature ? Ferez-vous des conférences ? L’offrirez-vous avec fierté à votre famille ? Aurez-vous de la reconnaissance de votre milieu ?

9. Écrire dans un nouveau lieu.

Sortez de votre routine. Sortez tout court !

10. Faire la liste des personnes à possiblement approcher pour signer la préface.

La préface, c’est merveilleux. Bien choisie, la personne qui signera votre préface sera un allier pour la visibilité de votre livre. Quand vous fermez les yeux, qui aimeriez-vous voir recommander votre livre ?

11. Faire la liste des personnes qu’on aimerait voir lire son livre.

Céline ? Robert De Niro ? Leonardo di Caprio ? Gino Chouinard ? Michel Côté ? Dans vos rêves les plus fous, qui liraient votre livre ? Je vous mets au défi de leur envoyer un exemplaire de votre livre lorsqu’il sera imprimé. Hihi !

 

À go, on se motive !

Diffusion-Distribution, Projet édito // Autoédition

Quand publier son livre ?

 

Quand publier son livre?

Vous écrivez votre livre et vous voulez déjà l’autoéditer. Une question vous chicote : quand publier mon livre ? Bien sûr, cette question se pose dès le départ, puis en cours de route… Puis, vous voyez la lumière au bout du tunnel. Votre manuscrit s’approche de sa version finale. Vous désirez entreprendre votre processus d’autoédition : la production et la promotion de votre livre. Donc, une date de parution est nécessaire. Comment la choisir ? Il y a plusieurs éléments à prendre en compte pour déterminer la date idéale. Dans cet article, nous discuterons des rentrées littéraires, des fêtes et des journées ou semaines thématiques. Nous parlerons surtout de la date idéale.

À garder en tête

Avant de commencer, il faut savoir qu’en autoédition ou non, votre livre entre en compétition avec des milliers de livres. En effet, chaque année, c’est entre 4000 et 5000 livres québécois qui rejoignent le marché du livre. Il ne faut pas oublier les titres français (plus de 81 000 titres imprimés en 2017) qui traversent l’océan. (À noter que ce ne sont pas les 81 000 titres qui ont été distribués au Québec… mais quand même !) Et, bien sûr, il y a les livres des années passées qui continuent de vivre sur le marché.

Pourquoi je dis « compétition » ? On aimerait vraiment que tous les livres aient leur chance. Pourtant, ce n’est pas possible. Pour le plaisir, voici une petite réflexion sur le sujet. Calculez votre temps libre dans une journée ou une semaine. Puis, listez vos loisirs (sport, entraînements, lecture, art, jeux vidéo, etc.). Maintenant, comparez. Combien de temps pouvez-vous réellement accorder à chacun ? Voilà. Votre temps consacré à la lecture est restreint et c’est la même chose pour tout le monde. On ne peut donc pas lire tous les livres publiés. Il faut choisir. Certains livres se distinguent plus que d’autres, par leur contenu ou leur auteur.

Conclusion : Quand vous choisissez votre date de publication, gardez cette information en tête. Vous êtes en compétition avec des milliers de livres. Le choix de votre date de parution peut être une occasion d’attirer l’attention et de vous distinguer. Pour ce faire, élaborez votre stratégie de visibilité. (Nous pourrons en reparler. Ce peut être le sujet d’un accompagnement.)

 

Maintenant, voici quelques éléments à étudier pour choisir votre date de lancement.

Les rentrées littéraires

Je ne sais pas pour vous, mais les rentrées littéraires ont ce petit quelque chose de glamour. On dirait qu’on entre par la grande porte. On partage le moment avec d’autres grandes vedettes du livre. Tout le monde se met à parler des nouveautés… mais de quelles nouveautés ?

Les rentrées littéraires sont en fin août-début septembre et janvier-février habituellement. De mon côté, je compte également le Salon du livre de Montréal comme une rentrée littéraire. Plusieurs auteurs vedettes sortent leur livre quelques jours avant le Salon du livre. Même avec ce côté hot, les rentrées littéraires sont-elles réellement de bons moments pour publier votre livre ?

Si vous êtes noyés dans une mer de plusieurs milliers de livres par année, vous l’êtes assurément pendant les rentrées littéraires. Si vous pensez contacter des journalistes ou des influenceurs, gardez en tête qu’ils reçoivent beaucoup de livres et qu’ils ne peuvent pas tout lire. Donc, si vous choisissez de publier pendant les rentrées littéraires, faites-vous remarquer !

Les fêtes

Pour les fêtes, on peut penser à Noël, Saint-Valentin, Pâques, etc. Si vous faites un livre thématique, il est normal de profiter de ces événements. Par exemple, un livre portant sur la décoration de table pourra très bien s’inscrire dans le temps de Noël.

Encore, il faut se rappeler que Noël est une période importante pour les livres. D’ailleurs, plusieurs livres sortent juste avant le Salon du livre de Montréal (mi-novembre) en prévision de Noël. Plusieurs personnes font leurs achats des fêtes pendant le Salon, par exemple.

Donc, comme pour les rentrées littéraires, les fêtes commerciales sont des moments prisés pour les livres thématiques. Comme vous n’avez pas de machine de distribution ou de diffusion derrière vous, assurez-vous d’avoir une stratégie solide pour vous distinguer et attirer l’œil de journalistes, blogueurs, influenceurs et autres.

Les journées ou les semaines thématiques

Il y a la Journée sans achat, la Journée sans ma voiture, la Journée du yoga, etc. En fait, il y en a pour tous les goûts. Elles gagnent en popularité pour les créateurs de contenu. Elles devraient également piquer votre curiosité. Voici quelques petites choses à penser.

  1. Certaines journées sont particulièrement occupées côté contenu. On peut penser à la Journée internationale de la femme par exemple. Vous devez donc vous préparer à devoir vous distinguer. Alors, ne lancez pas votre livre la journée même. Préparez le terrain.
  2. Certaines journées sont beaucoup moins sollicitées. Si elles s’harmonisent bien à votre sujet, foncez.
  3. Choisissez votre journée avec soin pour éviter d’avoir des liens avec votre sujet de livre un peu tirés par les cheveux.

Il y a aussi les semaines thématiques, par exemple la Semaine contre l’intimidation ou la Semaine nationale pour la prévention du suicide. Si vous préparez un livre sur ces sujets, allez-y. Tout le monde aura les yeux tournés vers ce sujet pendant plusieurs jours. Ayez en tête d’avoir un angle unique et proposez des entrevues ou autres afin d’attirer l’attention des médias.

Et vous, votre date préférée ?

Malgré tous les repères dans le calendrier, quelle est votre date préférée ? Vous devez choisir une date avec laquelle vous êtes à l’aise : pas trop loin, pas trop proche, pas en plein milieu d’une période importante de votre vie, etc.

Prenez une date qui vous permettra d’être flexible dans les dernières étapes de production de votre livre. Choisissez également une date qui vous permettra de préparer une belle stratégie de visibilité afin de le faire connaître.
Bref, choisissez une date en laquelle vous avez confiance. Comme on dit, rien ne sert de courir, il faut partir à point.

 

Choisir une date de parution est un tournant dans votre aventure d’autoédition. Elle signifie que vous passez à une autre étape. Vous devez donc la choisir avec soin. Ne la dévoilez pas tout de suite. Assurez-vous de pouvoir la respecter avant de pouvoir l’annoncer. Puis, construisez votre stratégie de promotion autour de cette date : avant, pendant, après le lancement de votre livre.

 

Alors, dites-nous quand paraîtra votre livre.

 

Rejoignez le groupe Autoédition | Groupe d’entraide pour poursuivre la conversation.

Diffusion-Distribution, Écriture, Livres, Projet édito // Autoédition, rédaction

Ton projet d’autoédition : de quoi as-tu peur ?

Il y a quelques semaines, dans mon groupe Autoédition | Groupe d’entraide, j’ai demandé à mes membres quelles étaient leurs craintes par rapport à l’autoédition. J’ai vite cru que ce serait l’argent. Et pourtant ! Il y a eu tant de réponses variées que j’ai décidé de répondre dans un article. Je crois que tu te retrouveras dans ces craintes. (Psst. Je t’invite à venir partager le tout sur le groupe.) Dans cet article, je vais donc te parler de ces peurs et comment les surmonter. Il n’y a pas de formule magique, j’ai moi-même une crainte. Découvre-la plus bas !

1. L’argent

Si tu me suis depuis un moment, tu sais que pour moi, la qualité est essentielle. Pourquoi faire un livre tout croche ? Un tel livre ne se vendra pas. Il ne trouvera pas son lecteur idéal. Pour faire un livre de qualité dont tu seras fier, tu dois investir. Tu dois t’entourer. En payant des professionnels en révision, en correction, en graphisme, etc., tu propulses ton projet à un autre niveau. Tu affirmes que ton projet est important, que tu veux qu’il soit parfait. Vois tes dépenses comme un investissement. La qualité que tu atteindras avec des professionnels, tu la gagneras en vente. Ce ne sera peut-être pas 100 copies d’un coup, mais tu en vendras. Tu en vendras parce que ton produit va être attirant et bien fait. Combinés à ton puissant message, tu trouveras ton lecteur.

2. Le perfectionnisme

Sérieusement, on veut tous que notre livre soit parfait. On ne veut pas une coquille, pas une erreur de mise en page. On veut une belle impression. On veut des couleurs vibrantes. On veut que notre contenu soit par-fait ! Parfois, on attend même qu’il soit trop parfait avant de passer à l’action. Croyez-moi, j’en sais quelque chose. Malheureusement, il ne faut pas attendre que ce soit parfait. On repousse alors le moment de plus en plus en se mettant une pression énorme.

Je fais des projets où nous sommes cinq personnes à lire chaque chapitre plusieurs fois et étonnamment, il reste toujours des coquilles niaiseuses. Nous sommes trois à vérifier chaque épreuve de chaque chapitre trois ou quatre fois et pourtant, il reste des erreurs de mise en page. Oui, je sais, c’est décourageant. Pourtant, le simple fait d’être où tu es en ce moment devrait te remplir de fierté. Salut ! Tu as écrit un livre (ou tu l’écris en ce moment). C’est déjà un grand projet. Tu dois donc lâcher-prise sur ces petits détails qui te font peur. Et ça compte aussi pour les erreurs de l’imprimeur. N’oublie pas de demander une épreuve avant qu’il imprime toutes tes copies, mais sache qu’on n’est jamais à l’abri d’une erreur ou d’un petit accident. Reste positif et fonce.

3. Les échéances

Personnellement, je trouve que les échéances sont motivantes ! Elles permettent de garder le cap, d’avoir une vision de notre projet… et surtout, de planifier toutes les étapes après l’impression (tu sais, promo + distribution). Le seul problème avec les échéances, c’est quand elles ne sont pas réalistes. Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes fin juin. Si tu décides de publier un livre pour décembre, mais que tu n’as rien d’écrit, tu dois t’y mettre… MAINTENANT. On a tendance à penser que ça va se faire tout seul, que les mots vont nous arriver facilement étant donné qu’on connaît bien notre sujet. Ce n’est pas aussi facile que ça. Alors, avant de te fixer une échéance, fais-toi un plan. Détermine combien de temps tu as besoin pour écrire un chapitre, demande des soumissions pour évaluer le temps de révision et de montage de ton livre. (Je vais te dire un secret. Les réviseurs et les graphistes sont des gens occupés. Alors, il est fort possible qu’ils ne puissent pas faire ton livre le lendemain de ton envoi. Prévois le coup dans ton échéancier.) N’oublie pas ta vie quotidienne. Parfois, on ne peut pas aller aussi vite qu’on le souhaiterait. Oh ! Et surtout, dévoile la date seulement quand tu es certain qu’elle tient la route. La date, c’est d’abord un engagement envers toi-même.

4. La gestion de projet

Oui, il y a de la gestion : révision, infographie, budget, impression, promotion, distribution, etc. C’est inévitable… à moins que tu délègues le tout à une autre personne. Sinon, tu n’as pas le choix. Donc, retrousse tes manches et organise-toi. Crée un échéancier, un budget, un plan stratégique, des listes de points de vente à contacter, etc. Tu es maître de ton projet, c’est à toi de prendre le taureau par les cornes et de foncer. Oui, ça fait peur de prendre beaucoup de décisions, mais quand tu t’entoures bien, tu ne peux que réussir.

Surtout, donne-toi le temps. Ce n’est pas en faisant les choses rapidement qu’on obtient les meilleurs résultats. Prends ton temps pour bien établir tes stratégies.

5. La vente

Ça, c’est ma peur. Pas la vente en tant que telle, mais surtout que mon livre ne trouve pas son lecteur. Il y a donc deux points de vue sur le concept de « vente » : la peur de vendre et la peur de ne pas vendre.

La peur de vendre dans cet article signifie surtout que tu as peur de faire les démarches nécessaires pour vendre : organiser des séances de dédicaces, participer à des salons, aller dans des points de vente pour présenter ton livre, etc. Pourtant, c’est incontournable. Bien sûr, tu peux te contenter de ta boutique en ligne. Par contre, selon le genre de livre que tu publies, il est possible que ce ne soit pas suffisant pour vendre. Alors, vois-le comme une sortie de zone. Sortir de sa zone de confort, c’est très souvent gagnant. Les premiers coups, ça va être vraiment difficile. Ensuite, tu vas prendre le tour et tu vas convaincre tout le monde ! Avant de te présenter, prépare ton pitch et fais la liste de toutes les qualités de ton livre. Tu es le mieux placé pour en parler !

6. La distribution

Bête noire de l’autoédition, la distribution (et par extension, la promotion) est vraiment un point faible du processus. Tu dois concevoir ton livre comme un produit. Oublie la distribution à l’ancienne, tu n’auras pas accès à un distributeur. Alors, sois créatif.

Tu es maintenant un entrepreneur. Tu as créé un produit et tu veux le vendre. Bâtis une stratégie. Tu dois maintenant regarder ton livre comme un produit à vendre. Informe-toi sur le marketing, utilise les médias sociaux, etc. N’oublie pas ta boutique en ligne.

Voilà. Les peurs de l’autoédition ne sont pas insurmontables. Il te faut un mindset puissant. Tu prends le contrôle de ton projet et tu le mènes jusqu’au bout. Imagine la fierté que tu vivras. Imagine les émotions que tu vivras en tenant ton livre dans tes mains. Je crois que ce sentiment vaudra amplement toutes les sorties de zone que tu vivras pendant ton aventure en autoédition.  

Projet édito // Autoédition

Se vendre : penser son livre comme un produit


Choisir l’autoédition, c’est devenir entrepreneur. Après tout, pour être lus, vous devrez vendre votre livre. Sauf si, bien sûr, vous souhaitez seulement être lus par vos proches. Cet article s’adresse aux auteurs qui souhaitent faire voyager leurs livres. Vous devenez entrepreneurs. C’est maintenant le temps de penser à votre stratégie. C’est pourquoi il faut entrevoir votre produit et réfléchir à un petit plan d’affaires. Dans les prochaines lignes, je vous propose de surveiller quelques éléments afin d’envisager votre livre comme votre premier produit. Comment vendre votre livre si vous ne mettez pas certains éléments en place.

Miser sur les éléments qui vous distinguent

Si ce n’est pas déjà fait, rendez-vous à la bibliothèque ou à la librairie pour observer les ouvrages de vos concurrents. On trouve souvent l’édition romantique, mais il n’en demeure pas moins qu’il faut vendre.

Observez les livres de vos concurrents et faites la liste des éléments qui vous distinguent. Utilisez ces éléments dans vos communications sur les médias sociaux, dans des événements, etc.

Pensez votre couverture, votre quatrième de couverture et votre table des matières

La première chose qu’on voit, c’est la couverture de votre livre. Prenez le temps de la bâtir avec votre graphiste. Elle transmettra votre personnalité, votre message, etc. Vous devez donc convaincre votre lecteur potentiel au premier coup d’œil.

La deuxième chose qu’on regarde est la quatrième de couverture. Votre texte doit être court et punché. Vous faites un livre de non-fiction ? Listez les avantages. Dites pourquoi nous devons lire votre livre. Vous faites un livre de fiction ? Racontez l’histoire, mais évitez de trop en dévoiler. La quatrième de couverture est l’art de séduire votre lecteur potentiel.

La table des matières est aussi un précieux allié pour un livre de non-fiction. Parfois, on trouve nos titres de chapitre attirants et percutants. Pourtant, s’ils ne sont pas clairs sur le sujet du chapitre, certaines personnes pourraient refermer votre livre. Des titres qui annoncent le contenu permettent au lecteur potentiel d’avoir une idée précise sur le contenu et voir s’il peut combler ses besoins.

Connaître votre public

Comme tout bon businessman ou businesswoman, vous devez connaître à qui s’adresse votre livre. Qui le lira ? En le connaissant, vous pourrez plus facilement communiquer avec lui. Vous saurez ce qui l’intéresse et où le trouver. Vous saurez comment votre livre l’aidera dans son quotidien et vous saurez quels mots-clés utiliser pour l’interpeler.

Calculer votre prix de vente

Pour les produits, les entreprises calculent leur prix de vente avec les différents frais encourus pour le projet. Pour les livres, vous devez aussi calculer votre prix. Par contre, vous devez aussi vous fier au marché. On sait qu’un format poche a un prix entre 11,95 $ et 19,95 $ et qu’un grand format tourne autour de 35,95 $ et 39,99 $.

Voyez comment vous pouvez respecter ces prix. Il ne faut pas le faire à tout prix. Par contre, vous devez être conscient de votre prix de vente. Comme les livres sont un produit du haut de la pyramide de Maslow (besoin d’estime, besoin d’accomplissement), ils ne sont pas la priorité quotidienne de plusieurs d’entre nous. Vous devez donc être convaincants, notamment avec le prix. Si vous avez deux livres avec des approches semblables et un petit budget, vous choisirez peut-être en fonction du prix.

Bâtir une stratégie de distribution

Choisir l’autoédition, c’est choisir de tout faire soi-même. Prenez le temps de développer votre stratégie de distribution dès le départ. Que pouvez-vous regarder pour planifier votre distribution ? Voici quelques idées.

  • Les points de vente à contacter
  • Une boutique en ligne
  • Les points de vente en ligne
  • Les événements auxquels participer
  • Les influenceurs à contacter

Bâtir une stratégie marketing

Pour vendre votre livre, il vous faut une stratégie marketing. Assoyez-vous et pensez-y.

  • Où vendrez-vous votre livre ? Une boutique en ligne ? Des points de vente ?
  • Comment communiquerez-vous avec vos lecteurs potentiels ? Médias sociaux, événements, etc. ?
  • Quels outils promotionnels utiliserez-vous ? Signets, dépliants, affiches, etc. ?

N’oubliez pas de définir les mots clés qui vous permettront de communiquer avec votre lecteur potentiel. Quel est son problème ? Comment votre livre pourrait l’aider ?

 

Surtout, ayez un point de vue entrepreneurial pour votre projet d’autoédition. Informez-vous comme un entrepreneur : comment gérer ses médias sociaux, comment faire son marketing, quels produits promotionnels produire, etc. Un livre est un produit. Il doit être vendu pour être lu. N’attendez pas avoir le livre entre vos mains pour penser à votre stratégie de vente. Prenez le temps d’y penser dès le départ.

Alors, prêt à planifier la vente de votre livre ?

Écriture, Projet édito // Autoédition

Écrire un livre, connaître son lecteur idéal

Oublions le côté romantique du livre. Écrire un livre, c’est comme développer un produit. (Je parle principalement des œuvres de non-fiction bien sûr.) Il est important de le réfléchir comme un produit. J’entends déjà des gens qui seront offusqués, qui diront qu’il faut écrire un livre avec son cœur, sans tenir compte des lecteurs. Je ne suis pas d’accord. Pour être lu, il faut vendre. Et pour vendre, il faut connaître son public. Alors, à qui s’adressera votre livre ? Dans les prochaines lignes, je vous dirai savoir qui est votre lecteur idéal et pourquoi vous devriez le connaître vraiment.

Le lecteur idéal: qui est-ce?

Au risque de « péter votre bulle », il y a des livres qui sont commandés par les éditeurs. Oui oui, ils ne sortent pas de l’imaginaire de l’auteur, mais plutôt d’une commande d’un éditeur. Ça compte pour certaines séries de romans, mais aussi pour plusieurs livres pratiques. Comme le sous-entend le mot « commande », l’éditeur a une idée précise sur certains points de ce qu’il veut.

C’est la même chose pour votre livre. Que vous écriviez un livre pour partager votre témoignage ou votre expertise, vous devez savoir pour qui vous écrivez. Vous devez savoir ce qui le touche, ce qui l’interpelle pour écrire un livre qui le fera vibrer.

Sans plus attendre, voici pourquoi vous devriez connaître votre lecteur idéal.

Pourquoi connaître son lecteur idéal ?

1. Votre couverture et votre maquette intérieure

Vous ferez des choix directement liés votre public lorsqu’il sera question de votre couverture et de votre maquette intérieure. Si vous écrivez un témoignage, que choisirez-vous ? Une illustration ou une photo ? Regardez les livres sur les tablettes. Ce n’est pas pour rien que beaucoup de couvertures se «ressemblent». Elles ont le même public. Si elles dérogent trop du modèle «populaire» du moment, elles risquent de ne pas attirer l’œil du public.

Votre maquette intérieure ? Bien sûr qu’elle est touchée par votre lecteur idéal. Votre lecteur est un enfant ou un adulte ? Selon votre réponse, vous devez ajuster votre soutien visuel. Votre lecteur a-t-il plus de 60-70 ans ? Il est probable que vous deviez mettre les titres et le texte un peu plus gros. Soyez à l’écoute de votre lecteur, il vous en sera grandement reconnaissance.

2. Le support

Ferez-vous un livre imprimé ou un livre numérique… ou les deux ? Si votre public est plus âgé, peut-être qu’il ne sera pas à l’aise avec le livre numérique. L’inverse est aussi vrai.

3. L’angle de traitement de votre sujet

Vous adressez-vous à des débutants, des experts ? Vous n’aborderez pas un sujet de la même façon. Si vous vous adressez à des experts, vous n’aurez pas à définir certains termes techniques. Par contre, si vous écrivez pour des débutants, vous devrez les définir et même, les répéter à l’occasion dans le livre pour faciliter la compréhension de votre contenu.

La narration

Si vous racontez une histoire, vous devrez faire attention aussi à votre lecteur. Vous devrez savoir s’il connaît certaines références historiques ou de quelle région il vient (par exemple, pour savoir si vous pouvez utiliser certaines expressions).

Le format

Selon votre sujet, vous devrez choisir si votre lecteur idéal est prêt à vous lire dans un format poche par exemple. Si votre lecteur est du genre à prendre beaucoup de notes, voudrez-vous lui donner un petit livre ou y aller plutôt avec un grand format.

Le prix

Ça va de pair avec le format. Bien sûr, beaucoup de données influencent le calcul de votre prix, mais vous devez demeurer sensibles à votre marché. Si tous les livres de votre domaine sont 24,95 et que le vôtre vous revient à 45 $, vous devez vous démarquer. Vous devez avoir des avantages concurrentiels pour convaincre le lecteur de vous choisir.

 

Comme vous le voyez, le lecteur idéal a de l’influence sur plusieurs facettes de votre projet de livre. Bien entendu, vous devez demeurer authentiques dans votre écriture. Vous devez seulement utiliser ce que vous savez de votre client idéal pour mettre votre expertise et votre histoire en valeur.