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Marie-Michèle

Projet édito // Autoédition

Se vendre : penser son livre comme un produit


Choisir l’autoédition, c’est devenir entrepreneur. Après tout, pour être lus, vous devrez vendre votre livre. Sauf si, bien sûr, vous souhaitez seulement être lus par vos proches. Cet article s’adresse aux auteurs qui souhaitent faire voyager leurs livres. Vous devenez entrepreneurs. C’est maintenant le temps de penser à votre stratégie. C’est pourquoi il faut entrevoir votre produit et réfléchir à un petit plan d’affaires. Dans les prochaines lignes, je vous propose de surveiller quelques éléments afin d’envisager votre livre comme votre premier produit. Comment vendre votre livre si vous ne mettez pas certains éléments en place.

Miser sur les éléments qui vous distinguent

Si ce n’est pas déjà fait, rendez-vous à la bibliothèque ou à la librairie pour observer les ouvrages de vos concurrents. On trouve souvent l’édition romantique, mais il n’en demeure pas moins qu’il faut vendre.

Observez les livres de vos concurrents et faites la liste des éléments qui vous distinguent. Utilisez ces éléments dans vos communications sur les médias sociaux, dans des événements, etc.

Pensez votre couverture, votre quatrième de couverture et votre table des matières

La première chose qu’on voit, c’est la couverture de votre livre. Prenez le temps de la bâtir avec votre graphiste. Elle transmettra votre personnalité, votre message, etc. Vous devez donc convaincre votre lecteur potentiel au premier coup d’œil.

La deuxième chose qu’on regarde est la quatrième de couverture. Votre texte doit être court et punché. Vous faites un livre de non-fiction ? Listez les avantages. Dites pourquoi nous devons lire votre livre. Vous faites un livre de fiction ? Racontez l’histoire, mais évitez de trop en dévoiler. La quatrième de couverture est l’art de séduire votre lecteur potentiel.

La table des matières est aussi un précieux allié pour un livre de non-fiction. Parfois, on trouve nos titres de chapitre attirants et percutants. Pourtant, s’ils ne sont pas clairs sur le sujet du chapitre, certaines personnes pourraient refermer votre livre. Des titres qui annoncent le contenu permettent au lecteur potentiel d’avoir une idée précise sur le contenu et voir s’il peut combler ses besoins.

Connaître votre public

Comme tout bon businessman ou businesswoman, vous devez connaître à qui s’adresse votre livre. Qui le lira ? En le connaissant, vous pourrez plus facilement communiquer avec lui. Vous saurez ce qui l’intéresse et où le trouver. Vous saurez comment votre livre l’aidera dans son quotidien et vous saurez quels mots-clés utiliser pour l’interpeler.

Calculer votre prix de vente

Pour les produits, les entreprises calculent leur prix de vente avec les différents frais encourus pour le projet. Pour les livres, vous devez aussi calculer votre prix. Par contre, vous devez aussi vous fier au marché. On sait qu’un format poche a un prix entre 11,95 $ et 19,95 $ et qu’un grand format tourne autour de 35,95 $ et 39,99 $.

Voyez comment vous pouvez respecter ces prix. Il ne faut pas le faire à tout prix. Par contre, vous devez être conscient de votre prix de vente. Comme les livres sont un produit du haut de la pyramide de Maslow (besoin d’estime, besoin d’accomplissement), ils ne sont pas la priorité quotidienne de plusieurs d’entre nous. Vous devez donc être convaincants, notamment avec le prix. Si vous avez deux livres avec des approches semblables et un petit budget, vous choisirez peut-être en fonction du prix.

Bâtir une stratégie de distribution

Choisir l’autoédition, c’est choisir de tout faire soi-même. Prenez le temps de développer votre stratégie de distribution dès le départ. Que pouvez-vous regarder pour planifier votre distribution ? Voici quelques idées.

  • Les points de vente à contacter
  • Une boutique en ligne
  • Les points de vente en ligne
  • Les événements auxquels participer
  • Les influenceurs à contacter

Bâtir une stratégie marketing

Pour vendre votre livre, il vous faut une stratégie marketing. Assoyez-vous et pensez-y.

  • Où vendrez-vous votre livre ? Une boutique en ligne ? Des points de vente ?
  • Comment communiquerez-vous avec vos lecteurs potentiels ? Médias sociaux, événements, etc. ?
  • Quels outils promotionnels utiliserez-vous ? Signets, dépliants, affiches, etc. ?

N’oubliez pas de définir les mots clés qui vous permettront de communiquer avec votre lecteur potentiel. Quel est son problème ? Comment votre livre pourrait l’aider ?

 

Surtout, ayez un point de vue entrepreneurial pour votre projet d’autoédition. Informez-vous comme un entrepreneur : comment gérer ses médias sociaux, comment faire son marketing, quels produits promotionnels produire, etc. Un livre est un produit. Il doit être vendu pour être lu. N’attendez pas avoir le livre entre vos mains pour penser à votre stratégie de vente. Prenez le temps d’y penser dès le départ.

Alors, prêt à planifier la vente de votre livre ?

Écriture, Projet édito // Autoédition

Écrire un livre, connaître son lecteur idéal

Oublions le côté romantique du livre. Écrire un livre, c’est comme développer un produit. (Je parle principalement des œuvres de non-fiction bien sûr.) Il est important de le réfléchir comme un produit. J’entends déjà des gens qui seront offusqués, qui diront qu’il faut écrire un livre avec son cœur, sans tenir compte des lecteurs. Je ne suis pas d’accord. Pour être lu, il faut vendre. Et pour vendre, il faut connaître son public. Alors, à qui s’adressera votre livre ? Dans les prochaines lignes, je vous dirai savoir qui est votre lecteur idéal et pourquoi vous devriez le connaître vraiment.

Le lecteur idéal: qui est-ce?

Au risque de « péter votre bulle », il y a des livres qui sont commandés par les éditeurs. Oui oui, ils ne sortent pas de l’imaginaire de l’auteur, mais plutôt d’une commande d’un éditeur. Ça compte pour certaines séries de romans, mais aussi pour plusieurs livres pratiques. Comme le sous-entend le mot « commande », l’éditeur a une idée précise sur certains points de ce qu’il veut.

C’est la même chose pour votre livre. Que vous écriviez un livre pour partager votre témoignage ou votre expertise, vous devez savoir pour qui vous écrivez. Vous devez savoir ce qui le touche, ce qui l’interpelle pour écrire un livre qui le fera vibrer.

Sans plus attendre, voici pourquoi vous devriez connaître votre lecteur idéal.

Pourquoi connaître son lecteur idéal ?

1. Votre couverture et votre maquette intérieure

Vous ferez des choix directement liés votre public lorsqu’il sera question de votre couverture et de votre maquette intérieure. Si vous écrivez un témoignage, que choisirez-vous ? Une illustration ou une photo ? Regardez les livres sur les tablettes. Ce n’est pas pour rien que beaucoup de couvertures se «ressemblent». Elles ont le même public. Si elles dérogent trop du modèle «populaire» du moment, elles risquent de ne pas attirer l’œil du public.

Votre maquette intérieure ? Bien sûr qu’elle est touchée par votre lecteur idéal. Votre lecteur est un enfant ou un adulte ? Selon votre réponse, vous devez ajuster votre soutien visuel. Votre lecteur a-t-il plus de 60-70 ans ? Il est probable que vous deviez mettre les titres et le texte un peu plus gros. Soyez à l’écoute de votre lecteur, il vous en sera grandement reconnaissance.

2. Le support

Ferez-vous un livre imprimé ou un livre numérique… ou les deux ? Si votre public est plus âgé, peut-être qu’il ne sera pas à l’aise avec le livre numérique. L’inverse est aussi vrai.

3. L’angle de traitement de votre sujet

Vous adressez-vous à des débutants, des experts ? Vous n’aborderez pas un sujet de la même façon. Si vous vous adressez à des experts, vous n’aurez pas à définir certains termes techniques. Par contre, si vous écrivez pour des débutants, vous devrez les définir et même, les répéter à l’occasion dans le livre pour faciliter la compréhension de votre contenu.

La narration

Si vous racontez une histoire, vous devrez faire attention aussi à votre lecteur. Vous devrez savoir s’il connaît certaines références historiques ou de quelle région il vient (par exemple, pour savoir si vous pouvez utiliser certaines expressions).

Le format

Selon votre sujet, vous devrez choisir si votre lecteur idéal est prêt à vous lire dans un format poche par exemple. Si votre lecteur est du genre à prendre beaucoup de notes, voudrez-vous lui donner un petit livre ou y aller plutôt avec un grand format.

Le prix

Ça va de pair avec le format. Bien sûr, beaucoup de données influencent le calcul de votre prix, mais vous devez demeurer sensibles à votre marché. Si tous les livres de votre domaine sont 24,95 et que le vôtre vous revient à 45 $, vous devez vous démarquer. Vous devez avoir des avantages concurrentiels pour convaincre le lecteur de vous choisir.

 

Comme vous le voyez, le lecteur idéal a de l’influence sur plusieurs facettes de votre projet de livre. Bien entendu, vous devez demeurer authentiques dans votre écriture. Vous devez seulement utiliser ce que vous savez de votre client idéal pour mettre votre expertise et votre histoire en valeur.

Projet édito // Autoédition

Comment publier mon livre?

Il y a quelques semaines, je faisais des recherches sur un sujet et Google me suggérait toujours cette question : Comment publier mon livre ? Vous devez donc être plusieurs à vous poser la question. J’ai décidé d’y répondre. Dans cet article, je vous propose une vision d’ensemble des différents types d’édition. Vous verrez les options qui s’offrent à vous et mes conseils pour chacune d’elles. Vous pourrez enfin vous questionner pour choisir l’option qui vous convient.

Les trois principales formes d’édition sont l’édition traditionnelle, l’édition à compte d’auteur et l’autoédition. Il y a d’autres formes plus «obscures», comme l’édition commanditée, mais nous n’en parlerons pas dans cet article.

L’édition traditionnelle ou l’édition à compte d’éditeur

L’édition traditionnelle est l’édition comme on la connaît principalement. Ce sont des éditeurs qui publient des manuscrits qu’ils ont reçus ou commandés. On l’appelle aussi (quoique rarement) l’édition à compte d’éditeur, parce que c’est l’éditeur qui assume les frais de publication.

Il faut comprendre que l’éditeur reçoit des milliers de manuscrits par année. Évidemment, il a un budget. Il ne peut donc pas publier tous les livres qu’il reçoit. De plus, les livres passent par un comité de lecture afin d’assurer un certain niveau de qualité du texte et qu’ils respectent la ligne éditoriale de la maison d’édition.

Les maisons d’édition font partie d’un réseau de professionnels que l’on appelle souvent «la chaîne du livre». L’éditeur publie un livre, le diffuseur assure la représentation de l’ouvrage, le distributeur s’occupe de la logistique (livraison, gestion des stocks, etc.) et le libraire vend le livre. C’est la version simplifiée, mais vous voyez le portrait. Chaque intervenant se prend un pourcentage du prix de vente du livre. Par conséquent, l’auteur reçoit généralement 10% du prix de vente sur chaque livre vendu, sauf si vous êtes une grande vedette.

Mes conseils :

  1. Pour l’envoi de manuscrits, assurez-vous de respecter les normes imposées par les éditeurs.
  2. Faites vérifier votre contrat avec un avocat ou un agent littéraire ayant la formation adéquate.
  3. Assurez-vous d’être consulté aux différentes étapes. Par contre, soyez conscient que l’éditeur doit faire certains choix pour être aligné avec sa politique éditoriale.
  4. Impliquez-vous dans la promotion. Les éditeurs aiment les auteurs qui s’impliquent pour faire connaître leurs livres.

L’édition à compte d’auteur

L’édition à compte d’auteur signifie que c’est l’auteur qui paie pour publier son livre. Il remet son manuscrit à un éditeur pour qu’il publie le livre. L’édition à compte d’auteur n’a pas toujours bonne presse. On accuse souvent ces éditeurs de prendre les sous des auteurs sans offrir de soutien éditorial comme la lecture de manuscrit, un regard sur la révision, etc. Par contre, ce type d’édition peut être intéressant pour les gens qui n’ont pas beaucoup de temps ou qui ne sont pas à l’aise avec la gestion de projet. C’est important de magasiner son éditeur.

Bien sûr, comme vous payez pour le service, vous demeurez propriétaire de vos droits.

Mes conseils :

  1. Assurez-vous d’être consulté à chaque étape.
  2. Vérifiez le contrat avec la maison d’édition auprès d’un avocat ou d’un agent littéraire qualifié.
  3. Demandez du soutien. On reproche souvent à l’édition à compte d’auteur de ne pas offrir le soutien éditorial adéquat, notamment la lecture de manuscrit.

 

Pour l’édition traditionnelle ou l’édition à compte d’auteur, rappelez-vous qu’il y a de bons éditeurs et de mauvais éditeurs. C’est comme dans n’importe quelle profession. Dépassez votre souhait d’être publié pour trouver un éditeur qui vous écoute. Assurez-vous d’avoir une belle connexion avec lui.

L’autoédition

L’autoédition est une forme d’édition où l’auteur prend en charge toutes les étapes et tous les frais. Il est responsable de gérer son projet, d’engager les professionnels et de bâtir une stratégie de diffusion et de distribution.

L’autoédition demande de l’investissement de temps et d’argent. Pour obtenir un livre de qualité, il faut investir, que ce soit dans la forme (graphisme, outils marketing, etc.) ou le fond (révision linguistique, lecteur professionnel, etc.). Bien sûr, c’est à vous de choisir où vous voulez investir, mais assurez-vous de prendre des choix éclairés pour faire un ouvrage de qualité.

Quand l’autoédition a mauvaise presse, on parle souvent de la piètre qualité de la publication : choix du papier, graphisme de mauvaise qualité, fautes de français, etc. Votre livre est votre porte-parole, votre ambassadeur, une mauvaise qualité peut nuire à votre contenu et à votre image.

Mes conseils :

  1. Assurez-vous de bien vous entourer pour profiter de l’expertise des professionnels avec qui vous travaillerez : réviseur, correcteur, lecteur professionnel, graphiste, etc. Bâtissez une équipe éditoriale qui contribuera à la réussite de votre livre.
  2. Ayez une attitude professionnelle pour votre projet. Qu’est-ce que je veux dire ? Faites des choix professionnels. Ne vous empressez pas de publier par manque de budget par exemple. Prenez le temps de bien faire les choses afin que votre livre soit à la hauteur de son contenu.
  3. Faites une étude de marché. Une étude de marché pourra vous aider à faire des choix éclairés en regardant ce qu’il y a déjà sur les tablettes.

 

>> Dans les ressources gratuites, vous avez un tableau qui récapitule les avantages et les désavantages de chaque type d’édition. Vous pouvez y avoir accès en vous abonnant à l’infolettre.

 

Quelques questions à me poser pour choisir la bonne option

Chaque type d’édition a des avantages et des désavantages. Pour choisir la bonne option, vous devez réfléchir à vos priorités. Voici quelques questions à vous poser pour pousser votre réflexion.

  1. Comment est-ce que je perçois l’édition traditionnelle?
  2. Quelles sont mes forces et mes faiblesses pour mon projet d’édition?
  3. Quelles sont mes peurs quant à mon projet de publication?
  4. Quelle est ma position quant aux droits d’auteurs?
  5. Comment est-ce que j’envisage le branding de mon livre?

N’hésitez pas à poser des questions pour faire un choix éclairé. Et surtout, ne pensez pas que l’autoédition vaut moins que l’édition traditionnelle. Il faut faire un choix qui nous convient parfaitement pour avoir le livre ses rêves.

 

>> Rejoins le groupe Autoédition | Groupe d’entraide sur Facebook pour partager vos questions et votre parcours avec d’autres personnes amoureuses des livres.

Projet édito // Autoédition

Publier un livre: faire une étude de marché

 

Je le dis souvent. Au travail, je n’ai pas une approche romantique du livre. J’ai plutôt une approche communicationnelle : un livre doit rencontrer son public. Pour ce faire, il faut non seulement connaître son publier, mais il faut aussi connaître ses concurrents. Certaines personnes n’aiment pas entendre que le livre est un produit, mais c’en est un! Il doit être vendu et consommé. Encore plus en autoédition, lorsque l’auteur doit assumer tous les frais. Pour connaître la compétition, rien de mieux qu’une étude de marché. Que vous écriviez un roman ou un livre de non-fiction, une étude de marché peut être intéressante. Je vous invite à découvrir pourquoi vous devriez faire une étude de marché et quels éléments vous devriez surveiller.

Avant de commencer, sachez que la longueur de votre étude de marché est à votre discrétion. Ce sera un outil pour vous avant tout. C’est à vous de juger combien de livres vous voulez regarder. Pour une couverture complète, il est préférable d’y aller avec 5 livres et plus. Par contre, 3 livres peuvent être bien assez selon votre domaine. N’oubliez pas de prioriser les livres récents, notamment pour la mise en page, la couverture et même, l’angle adopté par l’auteur.

Pourquoi faire une étude de marché?

Le livre est un produit qui entre en compétition avec des milliers d’autres produits chaque année… et pas seulement des livres. Quand on y pense, les connaissances que vous souhaitez transmettre sont en compétition avec les blogues, les podcasts, etc. de votre domaine. Si vous écrivez un roman, ne vous sentez pas à l’abri. Une étude de marché peut être très utile pour savoir comment vous positionner sur le marché.

Cette étape peut sembler inutile pour plusieurs. Pourtant, l’étude de marché permet d’apprendre une foule d’informations sur les livres de votre secteur d’activités ou de votre genre. Voici des raisons plus précises de faire une étude de marché.

  1. Connaître la concurrence. Comme je le mentionnais plus haut, oui, le livre est en compétition avec d’autres livres… et d’autres médias. La première étape dans une étude de marché est de chercher ses concurrents. Si vous connaissez bien votre domaine, vous connaîtrez sûrement déjà des auteurs et des livres. Dépassez ce stade. Découvrez des auteurs moins connus, mais dont le livre a un format semblable à ce que vous voulez écrire.
  2. Découvrir les forces et les faiblesses des livres des concurrents. En observant les ouvrages de vos concurrents, vous pourrez bâtir un plan solide. Vous pourrez profiter de leurs forces et utiliser les faiblesses à votre avantage. Par exemple, si vous constatez qu’ils ne montrent pas assez d’exemples de famille où les deux parents travaillent, vous pourrez présenter ces exemples dans votre livre.
  3. Mieux vous distinguer. En connaissant vos concurrents et leurs faiblesses, vous comprenez que vous pourrez vous distinguer. Que ce soit pour la couverture ou la maquette intérieure, vous aurez la possibilité d’avoir une vue d’ensemble des plus récents ouvrages pour vous tailler une place sur le marché.
  4. Valider des choix. Si vous avez déjà commencé, voire terminé la rédaction, l’étude de marché pourra vous permettre de valider vos choix dans la structure du livre par exemple. Vous pourrez valider vos choix de couverture et de maquette aussi.
  5. Gagner en professionnalisme. L’autoédition est une arme à double tranchant. Il faut faire attention, car vos choix pourraient nuire à la qualité de votre livre. En sauvant de l’argent ici et là, vous pouvez nuire à votre produit carrément. En analysant le marché, vous pourrez faire des choix éclairés et adaptés à votre public. Vous saurez donc où investir.

 

L’étude de cas permet vraiment d’avoir une vue d’ensemble pour vous distinguer et vous tailler une place sur le marché.

 

Après tout, vous voulez être lu, non?

 

Les éléments à surveiller

Je vous présente ici les principaux éléments à surveiller quand vous faites une étude de marché. Bien sûr, certains éléments pourraient ne pas être utiles pour vous. N’hésitez pas à adapter la liste suivante à votre projet.

  1. La couverture et ses composantes. Évidemment, la première chose que l’on voit, c’est la couverture. Cet élément doit obligatoirement être dans votre étude de cas. D’ailleurs, c’est un des éléments pour lesquels la date de publication des ouvrages que vous étudierez est essentielle. Les couvertures et les styles graphiques vieillissent et évoluent à travers le temps. Alors, même si vous trouverez un concurrent pertinent, mais qu’il date de 1990, il est possible que la couverture ne parle plus à votre lecteur idéal.
    Prenez le temps de lister les éléments qui la composent : nom de l’auteur, maison d’édition, sous-titre, élément visuel. Mettez le plus de détails possible sur ce que vous inspire l’élément visuel. Idéalement, prenez une photo pour ne pas oublier la couverture si vous y revenez plus tard!
  2. La quatrième de couverture ses composantes. Écrire une quatrième de couverture demande d’être stratégique. Il faut savoir se vendre, sans trop en révéler. Pour vous guider, notez tout ce qui est présenté dans la quatrième de couverture. Parle-t-on des sections présentées dans le livre ? Parle-t-on des avantages concurrentiels, comme les tableaux, les exemples, les exercices ?
    Aussi, n’oubliez pas de noter les éléments visuels de la quatrième de couverture. Est-ce seulement du texte ? Y a-t-il des titres ? Y a-t-il un tableau récapitulatif ? Comme pour la couverture, vous pouvez prendre une photo pour y revenir plus tard au besoin.
  3. La table des matières. Il ne s’agit pas ici de regarder la présentation visuelle de la table des matières. Quoique… vous pouvez vous inspirer. Par contre, vous pourriez voir comment est structuré le livre : bibliographie, glossaire, index, sections (sujets traités), caractéristiques du manuel, préface, etc. En peaufinant les sections de votre livre, vous montrerez votre professionnalisme.
  4. Les supports visuels. Dressez la liste des éléments visuels utilisés dans la maquette du livre : tableaux, figures, encadrés, rubriques, pictogrammes, etc. Notez également leur utilité. Est-ce que les encadrés sont utilisés pour présenter quelque chose en particulier, comme des exemples ? Est-ce qu’il y a des pictogrammes pour guider le lecteur ? Voyez ensuite comment vous pourriez utiliser des concepts et des éléments visuels qui dynamiseront la lecture de votre livre, mais aussi qui contribuera à la compréhension de votre contenu.
    Ça compte aussi pour les photos et les illustrations.
  5. Le prix. Bien entendu, vous devrez faire des calculs pour vous assurez d’être rentable. Par contre, vous pouvez regarder les prix des livres de vos concurrents pour vous assurer d’être dans la bonne tranche.
  6. La mise en page générale. Regardez la mise en page générale des autres livres. Notez comment ils présentent les titres, les sous-titres, le texte courant. Vous pourrez voir ce qui s’applique aux ouvrages de votre domaine. Vous pouvez également noter le format du livre. Si vous prévoyez faire un grand format, mais que tous les livres dans la même catégorie sont en format poche, il y a sûrement une raison.
  7. Le public cible. Si vous écrivez un livre pour les femmes, restreignez votre public. Est-ce des mamans ? Si oui, est-ce des mamans à la maison, des mamans qui travaillent ? Des mamans qui tricotent ? Des mamans qui s’entraînent ? Voyez comment vos concurrents écrivent à leur public. Soyez attentifs aux détails.
  8. L’angle de traitement. Si vous trouvez des livres qui traitent du même sujet que vous, étudiez comment vos concurrents l’abordent. Dans quel angle le présente-t-il ? L’idée n’est pas de reprendre le même angle, c’est plutôt de voir comment vous vous positionnez par rapport à leur façon d’aborder le sujet. Si vous avez le même angle, voyez comment vous pourriez vous distinguer, notamment avec les éléments nommés ci-dessus.

 

Voilà !

Je crois que vous êtes équipés pour commencer votre propre étude de marché. Vous avez des questions, n’hésitez pas à m’écrire.

Diffusion-Distribution

La distribution : faire voyager son livre en autoédition

Deux choses inquiètent généralement les auteurs qui souhaitent se lancer dans l’autoédition, le budget et la diffusion et la distribution de leur livre. J’ai répondu à la première inquiétude dans cet article. Aujourd’hui, je répondrai à la deuxième inquiétude : la diffusion et la distribution. En autoédition, la distribution est un peu le nerf de la guerre. Sans les grosses machines de distribution des maisons d’édition, comment s’en sortir ? Deux mots à retenir : dévouement et créativité. Je vous en parle dès maintenant.

Comment fonctionnent la diffusion et la distribution traditionnelle ?

Les éditeurs ont des contrats avec un diffuseur-distributeur. Le diffuseur assure la représentation du livre sur le marché, notamment dans les librairies. Le distributeur s’occupe plutôt de la partie logistique : stockage des inventaires, livraison dans les points de vente, gestion des retours, etc. Bien souvent, un distributeur a un service de diffusion, ce qui permet d’avoir un service complet pour l’éditeur qui cherche à diffuser et distribuer ses livres sur tout le territoire québécois. Certains distributeurs ont aussi des ententes pour faire de la diffusion-distribution à l’extérieur du Québec.

Pourquoi les auteurs autoédités n’ont pas cette possibilité ?

Il est très rare qu’un auteur autoédité ait accès aux services d’un diffuseur-distributeur. Pourquoi ? Selon l’ADELF (Association des distributeurs exclusifs de livres de langue française), les diffuseurs-distributeurs recherchent des maisons d’édition qui ont un plan d’affaires à long terme. Les frais encourus par la représentation, la gestion des stocks et la logistique notamment nécessitent certaines garanties. Malheureusement, les auteurs autoédités peuvent rarement fournis ces garanties, par exemple la quantité de livres imprimés et le nombre de livres publiés dans les années à venir.

Les options de diffusion-distribution d’un auteur autoédité

Par conséquent, si vous choisissez l’aventure de l’autoédition, prévoyez dès le début que vous n’aurez pas de distributeur. Vous ne serez donc pas pris au dépourvu avec vos livres imprimés. Vous aurez déjà bâti votre stratégie. Après tout, ce que l’on veut, c’est vendre votre livre.

1. L’impression à la demande

Certains sites Internet vous permettent de déposer votre manuscrit et de faire de l’impression à la demande. Si vous vendez une copie de votre livre, l’entreprise imprimera une copie de votre livre et l’acheminera directement à l’acheteur.

Vous vous évitez ainsi une gestion d’inventaire. Par contre, l’impression à la demande n’est peut-être une option unique. Vous pourriez la combiner à d’autres options.

2. Un représentant

Si vous avez les moyens, vous pouvez engager une personne pour vous représenter sur la route. Je ne connais pas d’auteurs qui ont opté pour cette solution. Il faut pouvoir vendre un grand volume pour pouvoir faire du profit après avoir déduit le salaire de votre représentant.

3. Vous : votre créativité et du jus de bras

Bien souvent, les auteurs autoédités sont leur propre distributeur. Si vous préparez votre stratégie au fil de votre aventure éditoriale, vous pourrez réfléchir aux actions que vous poserez pour assurer votre visibilité. Je vous présente ici quelques options, mais n’hésitez pas à faire preuve de créativité.

a) La consignation

Voici une option plutôt traditionnelle. Comment fonctionne la consignation ? La consignation consiste à déposer quelques exemplaires de votre livre dans une librairie ou dans une boutique. Vous établissez une date pour un suivi des ventes. Le point de vente se prendra un pourcentage sur la vente et vous remettra le reste. Vous déciderez alors si vous continuez votre collaboration et, si oui, combien d’exemplaires supplémentaires vous pouvez laisser au marchand.

Pour votre information, dans le circuit de l’édition traditionnelle, les libraires reçoivent 40 % du prix de vente d’un livre.

Ici, il est intéressant de noter que les livres ne se vendent pas seulement en librairie. Certains auteurs se rendent dans des boutiques qui privilégient les créations québécoises, par exemple. Donc, si vous faites un livre de menuiserie ou de mécanique, pensez aux garages, aux grandes surfaces, etc. Si vous faites un livre de DIY, pensez aux boutiques d’artisanat, de projets créatifs, etc. Faites une liste de points de vente intéressants.

b) Les événements

Même si plusieurs salons du livre sont fermés aux auteurs qui se présentent seuls, sans éditeur ou distributeur, il est possible de se faire connaître dans d’autres types d’événements. Informez-vous sur les petits salons du livre de votre région, les salons d’artisans, les journées de la culture, etc.

Évidemment, ce travail vous demande de faire de la recherche et de remplir des formulaires d’inscription. Par contre, les événements vous permettent d’entrer en contact directement avec le public. Par conséquent, n’oubliez pas de bien cibler les événements. Si vous écrivez pour les enfants, n’allez pas dans un salon destiné aux professionnels. Il faut savoir mettre son énergie à la bonne place.

Du côté des événements, vous pouvez aussi organiser des séances de dédicace. Ces séances, souvent en librairie, sont un excellent moyen de rencontrer de nouveaux lecteurs. Vous pourrez aborder les gens pour leur présenter votre livre. N’hésitez pas à avoir des signets avec vous. Plusieurs personnes aiment avoir le signet pour se souvenir d’un titre par exemple. Lors de votre présence en librairie, vous pouvez également proposer de faire une lecture publique de votre livre. Par exemple, si vous avez un album jeunesse, vous pourriez inviter les familles à vous rejoindre à une heure précise pour la lecture de votre livre. Ce sera comme une heure du conte à la librairie ! (Et pourquoi ne pas proposer une heure du conte à votre bibliothèque de quartier ?) Si vous publiez un livre sur la santé par exemple, vous pouvez également proposer à la librairie d’organiser un événement où les gens seront invités à vous rencontrer pour avoir une lecture d’un extrait du livre et une discussion avec vous par la suite.

c) Le web

Le web est un incontournable pour vendre votre livre. Vous devez avoir une plateforme pour votre livre, que ce soit votre propre boutique en ligne ou une autre boutique, comme Etsy. Donc, si vous parlez de votre livre à quelqu’un, il pourra vous retrouver sur le web.

Pour dépasser les frontières géographiques de votre région, vous devez vous faire connaître sur le web. Votre boutique en ligne ne fera pas la job toute seule. Bâtissez une stratégie pour augmenter votre présence en ligne, notamment avec les médias sociaux.

Miser sur le web est intéressant, car il vous permet de rejoindre des personnes qui dépassent votre quartier, votre ville ou votre région. Pour profiter des avantages du web pour vendre votre livre, il faut travailler votre présenter en amont.

4. Miser sur sa communauté et sur la mission de votre livre

Ce n’est pas quand votre livre est imprimé que vous devez commencer à travailler votre visibilité sur le web. Vous devez préparer le terrain pour trouver vos lecteurs potentiels. Vous pourriez avoir un blogue, par exemple. Vous pourriez montrer votre expertise et votre passion pour votre livre. Ici et là, vous parlez de votre projet de livre.

L’important, c’est de commencer à vous faire connaître dès le début de votre aventure d’autoédition. Si vous attendez d’avoir votre livre imprimé, il se peut que vous deviez entreposer vos livres un petit moment avant de vous faire connaître.

 

En autoédition, il faut prendre le taureau par les cornes. À moins que vous souhaitiez publier un livre qui ne sera pas lu, il faut voir votre livre comme un produit. Comment feriez-vous la mise en marché de votre produit ? Qui devrait acheter mon livre ? Commencez dès maintenant à bâtir votre stratégie et à repérer les opportunités de vous faire connaître. Oui, il faut mettre vos craintes de côté. Il faut prendre votre courage et contacter des gens pour mettre votre livre de l’avant. Vous êtes capables ! Croyez en vous, croyez en votre projet !

 

Ici, je vous parle d’autoédition. Dans la section Ressources gratuites, vous pourrez consulter un tableau qui distingue les types d’édition. Pour avoir accès à cette page, abonnez-vous à mon infolettre.

Si vous avez une expérience différente de la diffusion-distribution pour votre livre autoédité, n’hésitez pas à m’écrire, je serai heureuse d’échanger avec vous : info@mariemichelemartel.ca.

Psst. Si vous cherchez de l’aide pour bâtir votre stratégie, n’hésitez pas à m’écrire. Nous pourrons discuter pour savoir comment je peux vous aider.

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Ça coûte combien l’autoédition ?

Soyons franc. L’autoédition, ça peut coûter aussi cher que vous le souhaitez… et ça ne peut pas rien coûter. Vous devez investir un minimum pour avoir un livre de qualité à votre image… et comme dans tout, vous pouvez toujours payer pour des extras et faire grimper la facture. Donc, avant d’attaquer cet article, il faut déjà s’entendre sur quelques principes :

  1. Les gens ne travaillent pas gratuitement… sauf peut-être votre meilleur ami. Certains services semblent évidents, comme la révision linguistique. Pourtant, toutes les personnes qui travailleront sur votre livre contribueront à son succès. Il ne faut pas penser que l’un est plus important que l’autre. Alors, ce n’est pas vrai que le travail d’un illustrateur est moins important que celui de votre réviseur linguistique. Ce n’est pas juste une illustration, c’est votre image. Il y a une recherche importante pour arriver à ce résultat, comme la réviseure qui recherche les règles concernant différentes utilisations linguistiques.
  2. Les prix peuvent grandement varier. Une des questions qu’on me pose le plus souvent, c’est : « Oui, mais as-tu une échelle de prix ? Une idée de combien ça pourrait coûter ? » La réponse est : oui… mais surtout non. Beaucoup de données influencent les estimations que vous recevrez pour bâtir votre équipe éditoriale. Un exemple simple serait l’impression. Tout influence le prix : le papier, le type de reliure, la couleur, le format, etc. Alors, la seule vraie façon de répondre à la question « Combien ça coûte ? », c’est de demander des prix pour votre projet.

Pourquoi investir dans votre projet d’autoédition ?

Avant de parler de prix, voici pourquoi vous devriez prendre le budget de votre projet au sérieux.

  1. Pour livrer une expérience de lecture qui marquera votre lecteur

Voulez-vous un livre à tout prix, ou voulez-vous un livre à votre image ? En partageant votre expertise, vos connaissances, votre vécu, vous vous mettez de l’avant. Que voulez-vous que les gens retiennent de leur lecture ? Pas seulement de leur lecture, de leur expérience globale ! Oui oui, la couverture, le papier, la mise en page, tout influence notre expérience de lecture. Vous voulez marquer votre lecteur, assurez-vous de livrer un ouvrage qui offre une expérience de lecture incroyable en cohérence avec votre message.

  1. Pour avoir un livre qui correspond à votre image de marque

En plus d’une expérience de lecture, votre livre doit parler pour vous. Il deviendra votre porte-parole. Il doit donc transmettre un message bien précis : celui de votre marque. Même si vous n’avez pas une entreprise, si vous vous lancez dans l’autoédition, vous décidez d’être travailleur autonome, puisque vous souhaitez vendre votre livre, non ?

Vous devenez donc votre propre marque. Qui êtes-vous ? Quel est votre objectif ? Quelles sont les valeurs que vous voulez faire passer dans votre ouvrage : détermination, connaissance, persévérance, etc. ? Il est important de se connaître pour mettre son image de l’avant. Êtes-vous un professionnel coloré ? Alors, pourquoi faire un livre à la mise en page ennuyeuse ?

  1. Par fierté

Vous bâtissez une expérience de lecture incroyable, à votre image en plus… Il ne faut pourtant pas oublier quelque chose de très important : la fierté. L’écriture d’un livre et l’autoédition de celui-ci sont un projet d’envergure qui demande beaucoup d’investissement personnel (pas seulement d’argent). Soyez fier de votre produit. Si vous ne l’êtes pas, vous ne pourrez pas le vendre. Et il faudra le vendre pour être lu… à moins bien sûr que vous le donniez. C’est à vous de voir.

Où et combien investir ?

Par où commencer ? Par planifier. Planifier votre budget et votre équipe. Il est important de dire qu’un professionnel ne se magasine pas seulement sur la base de son prix. Suivez votre feeling. Vous devez être à l’aise avec la personne que vous choisirez. Après tout, elle aura la prochaine étape de votre projet entre les mains.

Voyons maintenant chaque étape où vous aurez à investir. Je vous présente ici les étapes incontournables dans un processus professionnel. Rappelez-vous que chaque étape est optionnelle. Pourtant, certaines étapes semblent essentielles, comme la révision linguistique. Si votre budget est restreint, miser sur vos forces et déléguer vos faiblesses.

La lecture de manuscrit

Pour certains, la lecture de manuscrit par un lecteur professionnel pourra sembler inutile et pour d’autres, essentielle. La lecture de manuscrit vous permet d’avoir un regard extérieur sur votre texte, d’avoir des commentaires constructifs qui vous permettront d’améliorer votre texte et de connaître les points faibles à retravailler.

Plusieurs lecteurs professionnels, qu’ils soient agents littéraires ou conseillers littéraires ou comme moi (coucou !), ont des forfaits de lecture de manuscrit. Vous pourrez avoir des lectures approfondies ou en surface. Vous pourrez également avoir la lecture des premières pages seulement, par exemple.

Maximiser votre budget pour choisir le forfait qui vous convient. N’oubliez pas que vous souhaitez partager vos connaissances et votre expertise. Vous pouvez donc faire appel à un collègue aussi pour avoir une lecture plus scientifique de votre manuscrit. Qu’est-ce qu’une lecture scientifique ? Il s’agit d’un professionnel de votre milieu qui vous donne ses commentaires sur son manuscrit. Ses commentaires seront davantage en lien avec le contenu. Le lecteur généraliste pourra vous faire des commentaires sur le contenu, mais aussi sur la structure.

Combien ça coûte ? Le prix d’une lecture approfondie pourra dépasser plusieurs centaines de dollars, mais le lecteur vous remettre une fiche de lecture détaillée. Pensez qu’il s’agit d’un investissement pour améliorer la qualité de votre texte au regard de votre lecteur idéal.

La révision linguistique

Nul besoin de vous décrire de long en large la révision linguistique. Le réviseur s’assurera de la qualité de langue de votre manuscrit. Il pourra aussi faire des commentaires quant à la compréhension et parfois, à la structure.

Combien ça coûte ? Ne soyez pas surpris si je vous dis que le prix varie grandement selon le manuscrit. Plusieurs éléments peuvent influencer le prix. D’abord, le niveau de difficulté de la révision. Si vous avez de grandes difficultés en écriture, il est possible que le réviseur travaille plus longtemps sur votre manuscrit. Le prix augmentera alors. Certains réviseurs ont un tarif au mot, d’autres ont un tarif à l’heure.

La révision linguistique repose sur une grande confiance. Votre réviseur devra comprendre votre objectif. Par exemple, si vous souhaitez vulgariser des concepts théoriques, il devra respecter cette consigne et respecter votre souhait de simplification. Si vous vous adressez à des experts dans votre domaine, choisissez un réviseur qui a de l’expérience dans ce domaine afin qu’il puisse comprendre le sujet de votre texte.

L’infographie

L’infographie comporte deux volets : la maquette intérieure et la couverture.

La maquette intérieure est toute la présentation intérieure du texte. La couverture, je crois que vous savez ce que c’est. Certains graphistes ne font pas de couverture, alors que d’autres ne font pas de mise en page intérieure. Informez-vous afin de vous assurer que votre graphiste est à l’aise avec deux volets. Sinon, vous pourriez avoir deux graphistes.

Combien ça coûte ? Le prix pour la maquette intérieure varie selon différents facteurs (êtes-vous vraiment surpris ?) : complexité des éléments à présenter (titres, onglets, numéros de pages), présence d’illustrations, etc. Certains graphistes vous feront un prix à l’heure. D’autres vous donneront un prix pour le concept général, puis un prix à la page.

Pour la couverture, il ne faut pas oublier qu’elle est le premier élément que le lecteur potentiel verra. Elle doit être unique, attirer l’œil et faire passer un message puissant. Elle doit parler à votre lecteur idéal. Il faut donc compter plusieurs centaines de dollars pour une couverture, en haut de 400 $.

L’impression

Avoir un livre imprimé est tellement plus excitant. Pourtant, l’impression peut être un poste budgétaire effrayant.

Combien ça coûte ? Voilà une question piège. Si plusieurs facteurs peuvent influencer le prix de toutes les étapes de votre projet, sachez que les possibilités sont pratiquement infinies pour l’impression. Il y a le type de papier, le type de reliure, le type de papier pour la couverture, le format, le nombre de pages, etc. De plus, il faut savoir que plus vous commandez, plus le prix par exemplaire sera petit. C’est le prix du gros.

Le marketing

Le marketing est vraiment difficile à chiffrer. Vous avez les outils de promotion, le web, les consignations, les événements, les conférences, etc. Vous devez donc miser sur des éléments de marketing avec lesquels vous êtes à l’aise :

  • le marketing en ligne : boutique en ligne, médias sociaux, etc.
  • les événements : salons du livre, salons des artisans, etc.
  • les outils de promotion : argumentaire, signets, affiches, etc.
  • les conférences : parler devant public, ça vous tente ?

Combien ça coûte ? Autant que vous le souhaitez ! À vous de vous lancer !

 

Voilà ! C’était mon article sur le coût de l’autoédition. Il ne vous donnera jamais le prix exact d’un projet, parce que tous les projets sont différents. Par contre, vous savez maintenant à quoi vous attendre. Si vous êtes du genre anxieux quand on parle d’argent, prenez le temps de demander des prix, de vous bâtir un budget. Éviter d’avoir des surprises en cours de route. Préparez-vous et vous vivrez une aventure incroyable qui vous amènera un sentiment incroyable de fierté et d’accomplissement !

Projet édito // Autoédition

Réussir ton aventure d’autoédition sans expérience

Tu as ton manuscrit. Puis, tu te dis : «Par où commencer ?» Tu penses à ton inexpérience en édition. Devrait-elle t’arrêter ? En 2018, je te souhaite de passer à l’action. Malgré ton manque d’expérience en édition, tu pourrais bien avoir 4 choses essentielles pour réussir ton aventure en autoédition : une vision, de l’organisation, de la volonté et un esprit de vente. En lisant ce texte, tu verras si tu as tout pour vaincre ton manque d’expérience.

La vision

Peut-être souhaites-tu être publié depuis longtemps… ou depuis quelques temps seulement. Toutes les réponses sont bonnes. L’important, c’est que l’envie de publier est si forte que tu te vois déjà en train de tenir ton livre entre tes mains. C’est vrai, tu aurais peut-être aimé que ce soit sous la bannière d’une maison d’édition reconnue (on comprend ça !). Pourtant, l’autoédition s’offre à toi pour diverses raisons. Tu te vois bien à Noël apporter ton livre pour le montrer à tous les membres de ta famille.

Tu as déjà une vision.

La vision peut prendre différents chemins. La première voie est celui du produit fini. On se voit bien tenir un livre avec notre nom sur la couverture. Mais encore ? Que veux-tu pour la qualité de ton livre ? Quel genre de papier ? Quel genre de couverture ? Des photographies, des illustrations ? Quel format ? La vision peut aussi s’appliquer à la diffusion de ton livre : dans ta librairie préférée, dans ton café préféré, dans la vitrine de ta boutique, sur des grands sites de vente en ligne, etc.

Pour savoir comment définir ta vision, je te propose de lire ce texte.

L’organisation

L’organisation, c’est :

  • la planification de ton projet qui te permet d’éviter les surprises ;
  • la gestion de ton projet pour éviter qu’il ne s’éternise ;
  • ton équipe qui te permet d’atteindre ta vision de publication.

L’organisation passe surtout par la discipline. Tu feras ce projet dans le confort de ton foyer, de ton atelier, de ton bureau, pas dans un cadre formel. Tu dois donc apprendre à te discipliner et à gérer ton temps pour atteindre ton objectif dans l’échéancier que tu as bâti.

Tu trouveras une foule d’outils sur la page Ressources gratuites. Inscris-toi à l’infolettre (dans la barre latérale) pour y avoir accès.

La volonté

Tu dois vouloir ce projet au plus profond de toi. Publier est un projet de cœur. Oui, il peut être pratique pour ta visibilité, ta crédibilité, ta business… mais il doit aussi venir de ton cœur.

Tu dois avoir la volonté de faire un produit de qualité. (C’est pas mal plus difficile de vendre un produit bâclé.)

Tu dois avoir la volonté de planifier ton projet pour éviter les mauvaises surprises… et du même coup, le découragement.

Tu dois avoir la volonté de rendre ce projet exceptionnel.

Tu dois avoir la volonté de croire en toi.

Alors, le veux-tu vraiment ?

L’esprit de vente

Eh oui. Difficile d’y échapper. Si tu choisis l’autoédition, tu n’as pas d’équipe de vente à ton service… à moins bien sûr que ta business possède une équipe de vente. Si tu te publies comme un projet personnel, tu dois être prêt à te vendre.

Es-tu prêt à te présenter aux gens dans divers événements ? Es-tu prêt à animer différents médias sociaux pour parler de ta passion et partager ton amour pour ton projet ? Ton meilleur atout sera de te bâtir une communauté. Tu dois pouvoir te créer une image de marque. Après tout, tu es l’auteur et la maison d’édition. Tu es la marque de ton projet. C’est à toi de prendre le contrôle de la vente et de bâtir une stratégie qui te ressemble.

 

Cet article voulait te faire réfléchir et te dire que tu n’as pas besoin d’expérience pour te lancer en autoédition. Tu dois avoir une vision, faire preuve d’organisation, le vouloir plus que tout et partager ta passion dans une stratégie de vente.

 

Alors, prêt pour la grande aventure ?

Projet édito // Autoédition

3 questions à te poser pendant les Fêtes pour passer à l’action en 2018

Dans le temps des Fêtes, on est bousculé par le temps… justement ! Les partys et les soupers s’enchaînent. Les journées filent et au final, les Fêtes se terminent sans avoir pu prendre du temps pour soi. De plus en plus de personnes souhaitent prendre du temps pour faire le bilan de l’année et prévoir l’année suivante. Si ça vous arrive, vous vous dites sûrement PAR OÙ COMMENCER ? Voici 3 questions à te poser pour passer à l’action en 2018… avant même de planifier ton projet !

Pourquoi je veux écrire un livre et le publier ?

C’est souvent un feeling, une inspiration. Alors, prends le temps de mettre des mots sur ce sentiment. Tu pourras mettre le doigt sur ce qui t’allume vraiment dans ce projet.

C’est un projet qui te demandera beaucoup de volonté et d’énergie. En cas de moments de doute, tu pourras revenir au POURQUOI. Demande-toi pourquoi tu veux écrire et pourquoi tu veux être publié. Après tout, il est possible d’écrire sans être publié. Tu pourrais aussi te demander pourquoi tu veux être lu ?

Pourquoi je veux être publié par un éditeur ? Pourquoi je suis tentée par l’autoédition ?

Il n’y a pas un choix meilleur que d’autres, mais ils n’engagent pas les mêmes décisions et la même planification. Même chose si vous choisissez l’édition à compte d’auteur.

Intéressé par les types d’édition ?
Je redonnerai le webinaire gratuit «Les types d’édition» fin janvier 2018 ou début février 2018. Suis la page Facebook pour en savoir davantage !

Les raisons te semblent sûrement évidentes, par exemple l’argent. Pourtant, en détaillant toutes les raisons, tu te sentiras plus en paix avec ton choix.

Je suis prêt à _____ %. Qu’est-ce qu’il me manque pour passer à l’action ?

Savoir ce qui nous empêche d’avancer est important. Tu pourras ensuite trouver la solution pour aller de l’avant. Ce qui te manque peut prendre plusieurs formes : les ressources financières et matérielles, la peur, le soutien familial, etc. Prends le temps des Fêtes pour assumer qui tu es et de te sentir complètement confortable dans ton projet.

Quelles sont les solutions ? Maintenant que tu connais ce qui te ralentit, il faut trouver des solutions. Écris tes solutions à la première personne pour bien te les approprier. Tu prendras ainsi le contrôle sur ce qui te manque. Sois vraie. Dis-toi ce qui te fait peur dans ces solutions. Puis, prends ton courage à deux mains et mets en pratique la solution choisie. Tu dois foncer pour te réaliser. Pour ça, il faut vaincre ses peurs et surmonter les obstacles.

Maintenant que tu connais bien ta situation face à ton projet d’édition, tu peux commencer à planifier.

Tu peux commencer avec le cours gratuit… ici !

Dans les prochaines semaines, nous aborderons janvier sous le thème de la planification et des objectifs.

Projet édito // Autoédition

5 pièges à éviter pour se rapprocher de ton rêve de publication en 2018

Début décembre. L’heure est au bilan. Avez-vous eu une belle année en général ? Comment sont votre santé, et celle de vos proches ? De quoi êtes-vous le plus fières ? Qui dans votre entourage vous a impressionné cette année et pourquoi ?

Où en est votre rêve de publication ?

Facile de mettre nos projets en veilleuse pour s’occuper de nos proches par exemple. Il n’y a aucune gêne à avoir, vous n’êtes pas la seule à avoir bousculé vos plans pour faire de la place à la famille, aux amis, au travail, etc.

Toutes sortes de choses peuvent nous amener à repousser votre rêve de publication. En voici quelques-uns accompagnés des conseils pour éviter que ça se reproduise en 2018.

1. Du mal à organiser le contenu.

Vous avez une idée, mais vous êtes incapables de bâtir un plan qui tient la route ? Prenez le temps de mettre toutes vos idées sur papier. Supprimez celles qui ne sont pas directement en lien avec votre sujet pour éviter de vous éparpiller. Puis, éliminez les idées qui ne s’adressent pas è votre lecteur cible. N’oubliez pas de demander du feedback à une personne objective.

2. Syndrome de l’imposteur.

Pas un auteur ? Pas un éditeur ? Certains diront que ce n’est pas tout le monde qui peut être auteur et, encore moins, éditeur. C’est sûrement vrai, mais c’est impossible de le savoir sans l’avoir essayé. Prenez votre courage et notez toutes vos questions et vos inquiétudes. Pour répondre à vos questions, faites une recherche et demandez des conseils à un professionnel. Pour les inquiétudes, il faut les connaître pour les surmonter. Après avoir discuté avec un professionnel, vous pourrez réduire vos craintes.

3. Ne pas savoir par où commencer.

Pas d’excuses. Commencez par suivre mon cours gratuit «Définir mon projet éditorial» pour en savoir plus sur les étapes en autoédition.

Si vous souhaitez un accompagnement plus personnalisé, je bâtis un accompagnement de lancement. Écrivez-moi pour savoir comment je peux vous aider : info@mariemichelemartel.ca.

4. L’argent.

L’argent est un obstacle à beaucoup de choses. Prenez le temps de planifier votre projet, de demander des estimations, etc. Bâtissez-vous un budget. C’est avec des pratiques professionnelles que vous démontrerez votre leadership, vos compétences et votre désir de bien faire les choses. Encore là, dans mon cours gratuit, vous aurez les bases pour bâtir votre budget.

5. Le manque de temps.

J’adore celle-ci. J’y pense moi-même régulièrement, mais ma devise ou mon mantra est «Une chose à la fois». Alors, si vous manquez de temps aujourd’hui, vous vous éloignez un peu plus de votre rêve.

 

En 2018, fini la procrastination, bonjour le rêve !

Projet édito // Autoédition

Jasons finances avec Louise Tremblay, CPA, CMA, MBA et auteure autoéditée

Il y a quelques semaines, j’ai assisté à une formation de Louise Tremblay, CPA, concernant la fiscalité des auteurs autoédités. Il y avait beaucoup à dire. Certaines choses plus complexes que d’autres. C’est pourquoi je l’ai invitée pour nous parler de finances/fiscalités et d’autoédition. Nous espérons toutes les deux que cette entrevue vous sera utile.

Quand on choisit l’autoédition, l’auteur devient en quelque sorte un travailleur autonome, n’est-ce pas ?

Il faut que le projet ait pour but de dégager des profits éventuels. S’il s’agit d’un passe-temps, il n’y a aucune déduction fiscale admissible.

L’auteur qui se lance en autoédition avec l’intention d’en faire une entreprise profitable devient travailleur autonome, propriétaire d’une entreprise individuelle. Même si en parallèle il occupe un emploi, il peut être employé et travailleur autonome.

Quel serait le premier geste à poser quand on se lance dans l’autoédition d’un point de vue comptable ?

Comme entrepreneur, l’élaboration d’un plan d’affaire devrait être le premier geste à poser. Ce document sert de réflexion sur tous les éléments qui touchent au projet, et servira de guide par la suite. Dans le cadre du plan d’affaire, l’étape financière est la construction d’un budget. Idéalement, on voudra produire trois scénarios : réaliste, optimiste, pessimiste. Le budget obligera l’auteur à obtenir des soumissions et à bien comprendre le coût global du projet, puis prendre dès le début les décisions appropriées.

Quelle serait une bonne habitude à adopter quant à la comptabilité de notre occupation d’auteur ?

Conserver toutes les copies de factures, tenir un registre de déplacements qui indique les kilomètres parcourus pour fins d’affaire (salons du livre, activités, livraison de livres par exemple à des libraires, etc.). Idéalement, puisque certains coupons de caisse s’effacent avec le temps, numériser ou photocopier ces factures. Tenir un agenda permettra de valider qu’on comptabilise bien tous nos déplacements. L’agenda servira éventuellement dans le cadre d’une vérification fiscale à démontrer que l’auteur a réellement l’intention de réaliser des profits à la lumière des activités promotionnelles auxquelles il prend part.

On entend souvent qu’il faut faire plus de 30 000 $ par année pour réclamer des taxes. Pourtant, il peut être avantageux de s’inscrire aux taxes dès le départ. Peux-tu nous expliquer pourquoi ?

On a l’obligation de s’inscrire à la TPS-TVQ si on réalise plus de 30 000 $ de revenus taxables sur quatre trimestres consécutifs. Par contre, il peut être avantageux de s’inscrire même si les recettes sont en deçà du seuil de 30 000$. Comme inscrit, on peut réclamer toutes les taxes payées sur les dépenses admissibles. Ces taxes peuvent représenter un bon montant en tout début de projet quand on doit payer les frais de révision, correction, montage graphique, premier tirage.

Si on n’est pas inscrit, on peut tout de même déduire les taxes comme dépenses admissibles, mais alors plutôt que de récupérer 100% on ne récupère que plus ou moins 10% à 40% selon votre taux moyen d’imposition.

Puisque l’auteur devient un travailleur autonome, il a droit à certaines déductions. Quels genres de factures peut-il conserver pour avoir le droit aux déductions au moment des impôts ?

Les dépenses suivantes, puisqu’elles sont directement liées au projet d’autoédition sont déductibles : frais de correction et révision, frais de montage graphique, impression des signets, coût des livres vendus, publicité, papeterie, frais de lancement, de participation à des salons et foires, déplacements, etc. Comme des règles particulières s’appliquent à des dépenses spécifiques, vous devriez en discuter avec votre comptable.

Quel conseil aimerais-tu donner aux personnes qui se lancent dans l’autoédition ?

Souvent, les auteurs ont travaillé de longs mois, même des années, avant de finaliser un texte. Surtout dans le cadre d’une première œuvre, les auteurs cheminent longtemps avant de décider de publier. Mais quand la décision est prise, qu’ils ont accepté de se livrer, ils voudraient que tout aille très vite.

Les auteurs qui se lancent en autoédition ont tout intérêt à bien saisir les enjeux, et de s’outiller pour mieux comprendre tous les éléments pertinents au projet. Je recommande fortement aux auteurs de s’informer sur le monde de l’autoédition avant de se lancer.

Mais si le succès était au rendez-vous ? L’auteur qui aura élaboré un plan d’affaire, un budget et organisé sa comptabilité vivra ce succès beaucoup plus sereinement que celui qui ne l’a pas fait.

 

Louise a écrit Bogue Céleste, Géants et Miniatures. Découvrez-les sur son site.