Projet édito // Autoédition

5 éléments à ne pas négliger dans votre packaging

 

Combien de livres sont publiés par année ? Selon les statistiques, 4000 à 5000 sont publiés par année au Québec. De son côté, la France publie plus de 75 000 livres par année. Même s’ils ne sont pas tous disponibles ici, plusieurs milliers d’entre eux sont importés pour le marché québécois. Tous ces livres sont en compétition pour obtenir notre attention. Et quelle est la première fois que l’on regarde avant de s’approprier un livre ? Il y a fort à parier que vous regardez la couverture. Même si vous ne le voulez pas, elle aura un effet sur votre opinion. C’est pourquoi je voulais vous parler de votre packaging ou l’emballage. L’emballage est un élément non négligeable de votre marketing. Il doit être réfléchi afin de servir votre objectif : rejoindre vos lecteurs. Voici donc quelques éléments de packaging à réfléchir au moment de la production de votre livre.

1. La couverture et la quatrième de couverture

Quoi de plus excitant que de voir la couverture finale de notre livre ? Avant de pouvoir la contempler, il faut pouvoir prendre les bonnes décisions pour avoir une couverture qui parle à notre lecteur potentiel.

La qualité de votre couverture montrera aussi votre professionnalisme. Par exemple, si vous faites un livre (ou même un ebook !) pour montrer votre expertise, la couverture doit dégager expérience, professionnalisme, connaissance de votre sujet. La couverture établit votre image de marque. De plus, vous devez parler à votre lecteur. Par conséquent, vous devez bien connaître votre public cible et le genre de votre livre pour faire une couverture qui pourra les convaincre de feuilleter votre livre s’il est sur une table avec une dizaine d’autres titres. Optez pour un équilibre entre ce que vous aimez et ce que votre lecteur aimera. Par exemple, les livres historiques ou les livres fantastiques doivent répondre aux normes de ce genre.

Votre quatrième de couverture est en quelque sorte un pitch de vente. Vous avez très peu d’espace pour faire valoir votre livre. Vous devez piquer la curiosité de votre lecteur potentiel, mais vous ne devez pas tout lui dévoiler. Il faut créer du suspense tout en donnant assez de contenu pour que votre lecteur se reconnaisse et se sente interpeler. Beau défi n’est-ce pas ?

N’oubliez pas de penser à l’épine de votre livre. Il s’agit de la partie cachant la reliure de votre livre. Quelles informations voulez-vous écrire ? On y voit normalement l’auteur, le titre et le logo de la maison d’édition.

2. L’intérieur

Même si c’est l’intérieur, la maquette du livre fait partie de l’emballage. C’est l’emballage de votre texte, de vos mots. Vous devez prendre le temps de concevoir votre maquette avec un graphiste afin qu’elle réponde à des normes universelles, notamment pour la lisibilité. Par exemple, vous devez choisir une typographie facile et à lire et choisir une grosseur qui ne nuira pas à la lecture. Ce ne doit pas être trop gros ou trop petit. Les titres doivent être distinctifs, comme les titres courants et les numéros de page.

Avez-vous un index, une table des matières, des remerciements ? Comment ces composantes servent-elles votre contenu ? Comment vous permettront-elles de vous démarquer et d’atteindre votre objectif ? Quel est l’avantage concurrentiel de votre compétiteur ? Pouvez-vous offrir un outil qui vous permettra de vous distinguer à votre tour ?

Pour savoir davantage sur le processus de production, notamment les éléments graphiques d’un livre, suivez ma formation «CRÉER mon projet éditorial».

3. La jaquette

La jaquette d’un livre est cette enveloppe de papier qui recouvre le livre. On dit qu’elle sert à protéger le livre. Ça peut se justifier pour un beau livre, mais qu’en est-il des romans ? Est-elle vraiment utile ? Personnellement, je jette très rapidement la jaquette. Je la trouve encombrante et inutile. Souvent, il y a seulement une reproduction de la couverture. Elle n’apporte rien de plus.

Alors, pourquoi penser à une jaquette ? Demandez-vous si vous souhaitez protéger votre livre. Si oui, demandez-vous comment vous pourriez utiliser cet outil de façon créative. Voulez-vous l’utiliser pour montrer votre avantage concurrentiel ? N’oubliez pas que la jaquette doit tout de même reprendre des éléments essentiels (titre, auteur, élément visuel) afin que les gens puissent reconnaître votre livre même s’il est protégé.

4. Le bandeau

Le bandeau est cette fameuse bande de papier que l’on met par-dessus le livre. On le voit souvent dans deux situations :

a) un prix littéraire. Si le livre a remporté un prix littéraire d’importance, les éditeurs ajoutent parfois un bandeau sur lequel on peut mettre le nom du prix.

b) un auteur attendu ou un titre attendu. S’il s’agit d’un auteur populaire qui revient en force après un moment d’absence, ou s’il s’agit d’un livre tant attendu (pensons aux différents tomes d’une série par exemple), le bandeau peut permettre au lecteur de repérer l’information facilement sur une table.

L’utilisation du bandeau doit être réfléchie. Il s’agit de coûts supplémentaires qui peuvent être payant si vous avez un message à faire passer, mais il peut aussi être un simple bout de papier que les lecteurs s’empresseront de mettre aux poubelles. C’est la triste réalité, très peu de gens conservent les bandeaux. Ils savent bien qu’il s’agit d’un outil de promotion.

5. Les autres: signets, invitations, communiqués de presse, les produits dérivés, etc.

Le packaging ne s’arrête pas seulement à votre livre. Il s’agit aussi de tout ce qui l’entoure, que ce soit les signets, les invitations au lancement, les communiqués de presse, les produits dérivés, etc. Ces éléments doivent être alignés avec votre livre. Ils doivent respecter votre image de marque, que ce soit dans le message ou dans le l’aspect graphique de ces outils. Des outils ? Bien sûr ! Ce sont des outils qui soutiendront la promotion de votre livre.

Parfois, on peut douter de l’utilité des signets. N’en doutez pas ! Les signets sont un bel outil pour débuter la conversation. Une personne pourra s’arrêter pour prendre un signet et vous pourrez alors ouvrir la discussion. De plus, plusieurs personnes collectionnent les signets. Elles s’arrêteront irrémédiablement à votre table lors d’un événement pour prendre un de vos signets. À vous de prendre le temps de discuter avec eux. Soyez vendeurs ! Qu’on le veuille ou non, un livre est un produit qui doit être vendu pour être lu.

Les invitations au lancement et les communiqués de presse doivent véhiculer les informations essentielles. Par contre, elles doivent être en harmonie avec votre livre. D’ailleurs, pour mon blogue personnel, je reçois régulièrement des communiqués de presse. Pourtant, leur mise en page varie très rarement. Vous avez un peu de temps et de créativité, pour la réalisation de ces feuillets. Vous attirerez l’œil des personnes à qui vous enverrez votre livre. Vous augmenterez vos chances d’avoir de la visibilité. Rappelons que les journalistes, blogueurs, etc. sont souvent sollicités pour lire des livres. Donnez-leur le goût d’ouvrir le vôtre et de le lire !

Voyez à ce sujet ma vidéo sur le packaging de l’envoi de presse de Trois portugais sous un parapluie (sans compter le mort).

Avez-vous pensé à des produits dérivés ? Les produits dérivés peuvent être de bons choix pour annoncer votre livre. Du même coup, vous pourrez financer la publication de votre livre. Attention ! Les produits dérivés doivent être alignés avec votre vision de publication. Ce peut être des objets qui sont en «vedette» dans votre livre, ou des objets liés à votre sujet. Ce peut aussi être des objets connexes qui s’adressent au même public : un livre à colorier pour un livre pour enfants, par exemple. L’important, c’est de toujours garder en tête votre vision pour éviter de faire des produits inutiles ou qui n’attireront pas le bon public.

 

Alors, que ce soit pour votre livre ou pour tout ce qui l’entoure, vous devez toujours avoir une ligne directrice au niveau du message et du graphisme. Cette ligne directrice doit servir votre vision de publication. Quel est votre objectif ? Transmettre votre expertise, atteindre la rentabilité, vivre de vos publications, etc. À vous de le déterminer, mais garder en tête que votre emballage servira votre objectif. N’oubliez pas aussi qu’avec tous les livres qui se disputent l’attention des lecteurs, vous devez vous démarquer… du premier coup d’œil !

 

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